I. Il
122 TOH JONES.
de sa famille, fortifiant chaque jour ces bonnes réflexions, il obtint assez sur luiménïe pour abandonner cette poursmte, au point d'être trois mois entiers sans aller chez le garde-chasse.
Ce refroidissement subit de la part d'un jeune homme dont on se flattait d'être aimée ne fut pas du goût de Moly. Cette fille, que nous avons dit si belle, l'était bien en effet , mais de ces beautés mâles et vigoureuses dont les inclinations ne démentent presque jamais la figure , de ces femmes, eu un mot, qui de leur sexe n'ont tout au plus que les dehors. Son dépit, et quelque autre chose encore, augmenta sa passion pour Jones, au point de ne laisser perdre aucune occasion de se rencontrer chaque jour sur ses pas. Elle en fit tant enfin, que Tom eût surpassé tous les héros de Scudéry et de la Calprenède, s'il eût pu résister à tant d'amour. /
Elle se conduisit pourtant avec assez d'adresse (et en fallait-il tant avec un amant de l'âge et du caractère de Tom ! ), elle se conduisit si bien, dis-je, qu'il n'attribua la