LIVRE IV, CHAPITEE VIII. l
qu'elle avait été d'abord : cette passion , ^elques jours auparavant si délicieuse, ne lui parut plus qu'un poison dans son cœur.
Elle s'arma de toute sa raison , fit des efforts au-dessus de son âge pour triompher de sa faiblesse, pour en extirper jusqu'aux moindres racines; et son succès fut si rapide, qu'elle se crut bientôt en état d'espérer sa guérison du temps ou de l'absence. £lle résolut d'éviter autant qu'il lui serait possible la rencontre de Tom, en attendant qu'elle pût obtenir de son père la permission d'aller passer quelques mois chez sa tante > qui demeurait à quelques lieues de là.
Mais la fortune, qui avait d'autres vues, mit un obstacle invincible à ce projet, en faisant naître l'incident dont nous allons parler.
TON lOHES.
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