LIVRE IV, CHAPITRE X. l
Ah, Madame !... quoiqu'il n'y pensât point à mal... ce récit vous offenserait peut-être; et j'en serais au désespoir.
Finis, donc, repartit vivement Sophie, je oe veux pas que l'on me cache rien.
£h bien. Madame, je vous dirai, puisque vous le voulez, que M. Jones étant un jour entré dans une chambre où j'étais seule à travailler, et ayant aperçu votre manchon sur une chaise , ce même manchon que vous me donnâtes avant hier... il le prit; il mit ses mains dedans... et le baisa... Ah, Madame!
je ne vis jamais de baiser semblable... J'imagine, interrom[Ht Sophie en rougissant, qu'il ignorait que ce manchon était à moi.
Écoutez donc, Madame, vous saurez tout...
Il continuait à baiser ce manchon , mais avec une ardeur que je ne puis vous peindre, et répétait à chaque instant qu'il n'en était pas de semblable... Mais, lui disais-je (en riant de sa frénésie), qu'a-t-il donc aujourd'hui déplus charmant que d'ordinaire ? Ne Tavezvous pas vu cent fois entre les mains de ma Wiaîtresse ?... Hélas ! sans doute ( s'écria- t-il en soupirant); mais quand on est près d'elle
Par exemple, ud jour qae vous êtie clavecin peur amuser M. Western, M. 1 qui était assis dans la chambre voisine , raissait fort mélancolique. Qu'avez-' doûc? lui dis-je. Pourquoi cet air rév< Gageons que je lis dans votre âme.... H dit -il en se réveillant tout à coup coi d'un songe, à quoi puis-je penser en é tant et en contemplant ta belle maître Oh , ma chère Honora ! heureux et i fois heureux le fortuné mortel... Un so arrêta le reste , et son haleine en vérité plus douce qu'une rose... Mais ne vou chez pas au moins, Madame, car le pa garçon n'y pensait point à mal; et je flatte que vous tiendrez ceci secret.. J'î terai même qu'il m'a donné un gros écu ] n'en jamais ouvrir la bouche, et qu'il m fait jurer sur un livre... mais je suis pre; convaincue que ce livre n'était pas la Bi ainsi je puis parler en sûreté de conscie
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