CHAPITRE VIII
Ce qui arriva à M. Jones dans sa prison.
M. Jones avait passé seul plus de vingtquatre heures bien tristes , sans autre compagnie que celle de Partridge, lorsque M. Nightingale revint. Bien loin que ce digne jeunr homme eût abandonné ou oublié son ami, il
avait employé la plus grande partie de soa temps à le servir.
II avait ajipris, par ses informatioDs, que les seuls témoins du commencement de la rencontre de Jones et de Fitzpatrick étaieot une troupe de matelots d'un vaisseau de guerre alors à Deptford. H était donc allé à Deptford pour les voir; mais à bord du vaisseau , on lui apprit que les hommes qu'il cherchait étaient tous à terre. Il les suivit à la piste de place eu place, et enfm il eu trouva deux buvant ensemble avec une troisième personne, dans un mauvais cabaret, près Aldersgate.
Nightingale désira parler à Joues en particulier, car Partridge était dans la chambre. Quaud ils furent seuls, Nightingale prenant Jones par la maiu, lui dit : « Mon brave ami, ne vous laissez pas trop abattre jj^r ce que je viens vous dire. Je suis fâché d'être un messager de mauvaises nouvelles, mais je crois que j'aurais tort de vous les taire. — Je devine, répondit Joues; le pauvre gentilhomme est donc mort! — J'espère que non : il était encore vivant ce matin , quoique je ne veuille