‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvéChapitre 72 sur 140 · LIVRE xvir. i8i · texte numérisé non relu

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siire qu'il n'est pas en danger de mourir. Le premier chirurgien qui l'a pansé était un jeune homme, qui avait intérêt de faire croire la blessure dangereuse , afin de se faire plus d'honneur par sa guérison ; mais le chirurgien du roi l'a vu depuis, et assm-e qu'à moins d'une fièvre dont il n'aperçoit aucun symptôme quant à présent, il ne craint absolument rien pour sa vie. » A ce récit, Jones laissa voir sur son visage la plus grande satisfaction. Mistress Waters s'en apercevant, affirma la vérité de ce qu'elle avait dit , et ajouta : « Par le hasard le plus extraordinaire du monde, je loge dans la même maison, et j'ai vu ce gentilhomme; je vous assure qu'il vous rend justice, et dit que, quelles qu'en soient les conséquences , c'est lui qui a été entièrement l'agresseur , et qu'il n'y a pas le moindre reproche à vous faire. »

Jones témoigna la joie la plus vive de la nouvelle que mistress Watei's lui apportait ; il l'instruisit alors de beaucoup de choses qu'elle savait aussi bien que lui , comme de ce qu'était

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M. Fitzpalrick, de ce qui avait douiié lieu à son ressentiment, etc. Il lui raconta aussi plusieurs faits qu'elle ignorait absolument, comme l'aventure du manchon et d'autres particularités, lui taisant seulement le nom de Sophie.

II déplora ensuite les folies et les fautes de toute espèce dont il s'était rendu coupable; chacune d'elles, disait-il, ayant été suivie de conséquences si funestes, qu'il serait tout-àfait impardonnable s'il ne se tenait pas pour bien averti, et ne renonçait pas désormais à cette coupable conduite. Il termina en lui annonçant sa résolution d'être plus sage à l'avenir, de peur qu'il ne lui arrivât quelque chose de plus fâcheux encore.

Mistress Waters s'auuisa beaucoup à tourner tous ses beaux sentiments en ridicule, les regardant, disait-elle, comme les eflels du chagrin et de la solitude. Elle répéta quelques vieilles plaisanteries sur « le diable quand il fut malade», et dit qu'elle ne doutait pas de voir bientôt M. Jones libre et aussi gai qu'auparavant. » Je ne mets pas même en (picsfion, njoula-

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