‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvéChapitre 73 sur 140 · LIVRE XVXI. l · texte numérisé non relu

LIVRE XVXI. l

t-elle, si votre conscience sera bientôt délivrée de tous ces scrupules qui contribuent à vous désoler. »

Elle lui dit beaucoup d'autres choses de ce genre, dont quelques-unes ne lui feraient pas grand honneur dans l'opinion de quelques lecteurs , si nous les rapportions. Nous ne sommes pas même tout -à- fait sûr que les réponses faites par Jones ne seraient pas tournées en ridicule par d'autres. En conséquence, nous supprimerons le reste de cette conversation, et nous nous contenterons défaire observer qu'elle se termina en toute innocence, beaucoup plus à la satisfaction de Jones que de mistress Waters : car le premier était transporté des nouvelles qu'elle lui avait apportées; mais la dame n'était pas tout-à-fait si charmée de la conduite repentante d'un homme dont, à la première entrevue, elle avait conçu une opinion toute différente de celle qu'elle était obligée d'en prendre en ce moment.

Ainsi se trouva presque entièrement dissipée la tristesse qu'avait occasionnée le rapport de M. Nightingale; mais raballemenl causé par

celui de Qiislress Miller subsistait toujours; son récit s'accordait si bien avec les expressions de la lettre de Sophie, qu'il ne doutait pas un moment qu'elle n'eût montré la sienne à sa tante, et n'eût pris la ferme résolution de l'abandonner.

Les tourments que cette pensée lui causa ne pouvaient être égalés que par ceux que lui lit subir une nouvelle calamité que la Fortune lui réservait encore, et que nous communiquerons au lecteur dans le second chapitre du dix-huitième livre.

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