‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvéChapitre 97 sur 140 · LIVRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII

tion à ce que Partridge disait, et presque sans le remarquer lui-même, s'avança vers M. Allworthy. « Je crois, monsieur, lui dit-elle, qu'il y a si long -temps que j'ai eu l'honneur de vous voir, que vous ne me reconnaissez pas.—En efFet, répondit Allworthy, vouS êles si changée à tant d'égards , que si cet homme ne m'eût pas déjà insfniit qui vous étiez, j'aurais plus de peine à vous reconnaître. Avez- vous, madame, quelque affaire particulière qui vous amène vers moi? » Allworthy prononça ces derniers mots avec un ton d'ex, cessive gravité; car le lecteur peut bien croire qu'il était peu satisfait de la conduite de cette dame, et aussi peu de ce qu'il en avait appris autrefois, que de ce que Partridge venait de lui en raconter.

Mistress Waters répondit : « H est vrai, monsieur, j'ai une affaire très-particulière à traiter avec vous, ef elle est de nature à ce que je ne puisse la communiquer qu'à vous. Je dois donc vous prier de m'accorder la grace de vous dire un mot, maii à vous seul car ^^- ,6

je VOUS assure que ce que j'ai à vous dire est de la plus grande importance. »

Partridge recul en conséquence ordre de se retirer; mais avant de sortir, il pria la dame de convaincre M. Allworlhy qu'il était parfaitement innocent. « Vous n'avez pas besoin de craindre, monsieur, lui répondit-elle, je l'en convaincrai parfaitement. »

Alors Partridge se retira, et le lecteur trouvera dans le chapitre suivant, ce qui se passa entre M. Alhvorthy et mistress Waters.

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