‹ Tombeaux de la cathédrale de RouenChapitre 13 sur 99 · TOMBEAU MODERNE DE HENRI -LE -JEUNE · texte numérisé non relu

TOMBEAU MODERNE DE HENRI -LE -JEUNE

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E la nef, on nous étions, il n’y a qu’un instant, passons dans le sanctuaire.

Là s’élevaient les tombeaux de Henri-le-Jeune , fils de Henri II, roi d’Angleterre et duc de Normandie ; de Richard-Cœur-de-Lion, son frère ; de Guillaume , fils de Geoffroy Plantagenet ; les tombeaux de Charles Y, roi de France ; de Jean, duc de Belford, oncle du roi d’Angleterre, Henri V. Que sont devenus ces mausolées? Quelques lignes gravées sur le pavé de l’église indiquaient la place qu’occupaient ces cendres illustres. Voilà tout ce qui en restait. Chose difficile à croire, c’est par les mains du clergé de la Cathédrale luimême que ces précieux monuments ont été renversés. Ce fut, dit-on, pour embellir son église qu’il les livra à la pioche du maçon. En 1733, les chanoines, ayant conçu le dessein d’exhausser leur maître-autel, et, en même temps, pour dégager le sanctuaire, brisèrent les tombeaux : « Tout fut abattu, dit un contemporain ; on remua le sol jusqu’à la profondeur de quinze pieds2. » Je trouve à ce sujet, dans le registre capitulaire :

« Payé au sieur Cecille, maistre maçon, pour ouvrage de son mestier par lui fait pour la démolition de l’autel et le pavage du chœur, suivant son mémoire et quittance du 28 juin 1734, cinq cents neuf livres, »

1 Dans les deux éditions .précédentes, la partie de l'ouvrage relative à ce tombeau ne formait point un chapitre spécial, mais se trouvait confondue parmi les Tombes el les Inscriptions diverses, à la fin du volume, sans la plupart des détails donnés ici. — F. R.

* Toussaint Duplessis; Description de la Haule-Normandie , t. II, p. 28.

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Du avait commencé la démolition au mois de mai; on voiturait encore les vidanges, au moi il ■ septembre suivant, disent les mêmes registres. Ce ne fut qu'en 1736 que tout fut terminé et que le nouveau maître-autel fut placé.

Cependant les chanoines (il faut leur rendre cette justice) voulurent perpétuer le souvenir des nobles et antiques sépultures sur lesquelles ils venaient de porter la main. A l’endroit où se voyait la statue de Richard-Cœur-de-Lion , couchée en habits royaux sur son mausolée*, ils firent graver, sur une dalle d’un nouveau pavé, cette inscription :

COR

RICARDI REGIS ANGLLE NORM ANNEE DUCIS COR LEONIS DICT1 OBIIT ANNO MCXCIX.

Cœur de Richard, roi d’Angleterre, duc de Normandie, dit Cœur-de-Lion.

« Il mourut l’an 1199. »

Le cœur de l’Achille normand était seul, en effet, déposé là. Richard avait ordonné, en mourant, que son corps fût porté à Fontevrault et enseveli aux pieds de son père, Henri il ; ses entrailles, sa cervelle et son sang à Poitiers \ Ï1 avait légué son cœur à Rouen, à raison de l’affection particulière qu’il portait aux Normands, dit un de ses historiens : « Propter prœcipuam dilectionem quam advenus Normannos gerebat. » — « En remembrance d’amour ; » comme s’exprime la Chronique de Normandie. La même Chronique ajoute : «: Et sont intitulez ces vers de lui fais en un tabel assis devant sa représentation en la dicte église de Ne l)e de Rouan au costé devers le revestiaire et se commencent ainsi :

AD KALUS CECIDIT REX REGNI CARDO RICARDUS HIS FERUS IIIS HÏÏMILIS IIIS AGNUS ET HIS LEOPARDUS CASUS ERAT LUCIS KALUS PER SECULA NOMEN IGNOTUM FUERAT SED CERTUM NOMINIS OMEN NUNC PATUIT, RES CLAUSA FUIT, SED LUCE CADENTE PRODIIT IN LUCEM PER CASUM LUCIS ADEMPTE

1 La dalle sur laquelle était couchée la statue s’élevait de terre portée par quatre lions. D’après D. Pommeraye il ne restait plus, en 1686, du tombeau de Richard, qu’une simple pierre noire. La statue aurait déjà disparu.

L'historien de la Cathédrale ne parle « que d’une pierre sur laquelle ces vers auroient été autrefois gravez. » « Ad Chalus cecidit, etc. » Voir p. 62. — F. B.

2 Voir Appendice II.

DE RICHARD— COEUR— DE— LION

ANNO MILLENO BIS CENTENO MINUS UNO AMBROSII FESTO DECESSIT AB ORBE MOLESTO.

PICTAVIS EXTA DUCIS SEPELIS REA TERRA KALUCIS CORPUS DAT CLAUDI SUB MARMORE FONS EBRAUDI NEUSTRIA TUQUE TEGIS COR INEXPUGNABILE REGIS '

SIC LOCA PER TRINA SE SPARSIT TANTA RUINA NEC FUIT HOC FUNUS CUI SUFFICERET LOCUS UNUS.

EJUS YITA BREVIS CUNCTIS PLANGETUR IN ÆV1S.

Voici le sens des six derniers vers, les moins mauvais, de cette longue épitaphe :

« Le Poitevin ensevelit les entrailles du duc, la terre coupable de Chaluz livre son corps à Fontevrault, qui l’enferme sous le marbre. Et toi, Normandie, tu couvres le cœur indompté du roi. C’est ainsi que cette grande ruine est partagée entre trois lieux différents : il n’était pas de ceux qu’un seul lieu peut contenir 3 . »

La boîte contenant le cœur de Richard avait été enfermée dans une châsse en argent 3 , qui, depuis, disent Les Chroniques de Normandie, « fut prinse pour la rançon du roy Saint Loys de France, prisonnier aux Sarrasins et au mesme lieu en fut faicte une de pierre 4. » L’ombre de Richard-Cœur-de-Lion ne dut pas s’indigner cette fois : il avait payé plus d’une fois la rançon des braves.

Montfaucon, dans ses Monuments de la Monarchie française , a donné le dessin de la statue de Richard et de celle de Henri-le-Jeune, qui existaient encore de son temps. Malheureusement ces dessins ne paraissent pas avoir été faits avec l’exactitude que réclament ces sortes de monuments. C’est un reproche fondé que l’on a souvent adressé à l’ouvrage du

1 Voir Appendice III.

* Les historiens anglo-normands nous ont conservé plusieurs autres épitaphes de Richard-Cœur-de-Lion. (Voir Mathieu Pâris, Bromton, Henri de Knyghton.) Il n’est pas jusqu'au poète, au chantre de Philippe-Auguste, le rival, l’ennemi de Richard, qui n’ait payé son tribut à la mémoire du héros :

« . Cujus cor Rotomagensis

Ecclesiæ clerus argento clausit et auro,

Sanctorumque inter sacra corpora in æde sacratâ Compositum, nimio devotus honorât honore,

Ut tantæ ecclesiæ devotio tanta patenter Innuat in vita quantum dilexerit ilium,

Cujus adhuc mânes tanto dignatur honore. »

(Guillaume le Breton, Philippidos.)

Liber ,V, vers 610-616, édition des Historiens de la Gaule el de la France, t. XVII. •— F. B.

3 D’autres parlent d’un cercueil en argent.

4 Page 159, édition de 1610, chez Martin Le Mesgissier. — F. B.

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savant Lénédi tin. Le portefeuille de Gaignières, conservé à la bibliothèque d’Oxford, nous en montre une image plus Adèle.

Ce qui pouvait adoucir le regret de la perte de la statue de Richard , perte aujourd’hui réparée , c’était la conservation de celle du même prince, placée sur sa tombe , à Fontevrault, et qu’on y voit encore aujourd’hui dans une des chapelles de cet ancien monastère. J’ai pu dessiner, en 1829, cette dernière figure, un de nos plus précieux restes d’antiquités. Cette statue a 2 mètres de long; elle est en pierre et porte encore des traces de la peinture du temps. Le prince est représenté couché, la tête appuyée sur un coussin, et dans le costume royal. Sa couronne, qui est ouverte, est ornée d’émeraudes et de rubis. Son manteau, peint en rouge tirant sur le rose, et dont la bordure est dorée , est semé de taches blanches. Il agrafe sur la poitrine. En dessous se dessine, à plis serrés, une dalmatique bleu vert, à manches larges et pendantes, et que retient autour du corps une ceinture richement travaillée. La tunique est rouge. Le prince est éperonné et ganté ; il porte les cheveux courts et des moustaches. Fidèle à la réputation du personnage qu’il avait à représenter , l’artiste s’est appliqué à lui donner un air farouche.

Malgré la raideur du dessin et une certaine sécheresse de travail , cette statue est extrêmement remarquable pour l’époque. Elle prouve quels progrès les arts avaient faits depuis le xie siècle, où la statuaire, en particulier, était descendue si bas. Elle a dû être exécutée dans la dernière année du xne siècle, et ne peut être sortie que d’une des mains les plus habiles du temps '.

Le 6 avril, jour anniversaire de la mort de Richard-Cœur-de-Lion, on célébrait une messe pour le repos de son âme,, dans l’église de Rouen. Le souvenir de ce prince était resté cher aux chanoines de la Cathédrale, moins à cause de ses hauts faits et même de sa qualité de roi, qu’en raison de sa libéralité envers eux. Le vainqueur de Saladin devait leurs prières â trois cents muids de vin qu'il leur avait libéralement départis. Voici ce qu’on lit dans le vieil obituaire de la Cathédrale 3 :

« VIII idus aprilis obiit Richardus illustris rex Anglorum qui dédit huic ecclesiæ CGC modios vini de modiatione sua apud Rothomagum pro restauratione dampnorum eidem ecclesiæ illatorum a rege Franciæ 3 .

1 Etant à Fontevrault, j’interrogeai, à plusieurs reprises, le maçon qui avait fouillé, en 1793, la tombe de Richard, pour savoir quel avait été le résultat de cette recherche. Il persista à m'assurer qu’on n’avait absolument rien trouvé, pas même d’ossements, soit que cet homme craignît de me dire la vérité, soit plutôt, peut-être, qu’on n eût pas creusé jusqu’à la fosse où était placé le cercueil.

1 Cet obituaire a été écrit vers le milieu du xme siècle : il est conservé aux Archives départementales.

1 La charte de dotation, délivrée à Rouen, le 9 avril 1191, faisait le partage de ces 300 muids annuels, estimés 20 sous angevins le muid, savoir : 100 pour l’archevêque ; 200 pour les chanoines; et elle avait soin d’ajouter que « les bar-

DE RICHARD— COEUR— DE— LION

« Le 84 des ides d’avril (6 avril) mourut Richard, l’illustre roi des Anglais, qui donna à celte église 300 muids de vin sur sa modiation de Rouen, en réparation des dommages causés à ladite église par le roi de France. »

Les 300 muids du roi Richard étaient tellement chers aux chanoines qu’ils étaient persuadés que ce n’était pas trop des foudres de l’Eglise pour punir ceux qui cherchaient à frauder les droits d’entrée à Rouen, et qui pouvaient ainsi rogner leur part. Le pape Nicolas IV, sur leur pressante prière, lança, en 1453, un bref d’excommunication contre les fraudeurs * .

Nous devons dire, cependant, à l’honneur et gloire des chanoines, que, depuis bien longtemps , ils ne buvaient plus du vin du roi Richard, lorsqu’ils faisaient encore des prières pour lui 2. Il est vrai que le vainqueur de Saladin, étant à Bordeaux, avait légué, par mesure de précaution, un revenu de 30 livres angevines pour la nourriture des deux prêtres de la Cathédrale qui diront la messe pour le salut de son âme et celle de son père et de son frère Henry inhumé dans la Cathédrale. Cette rente était payable, moitié à la Saint-Michel, moitié à Pâques.

En 1838, le mardi 31 juillet, j’eus l’insigne bonheur de découvrir, sous le dallage du sanctuaire de la Cathédrale, à l’endroit où le clergé de 1736 avait fait placer une inscription commémorative, la statue et le cœur de Richard-Cœur-de-Lion. Je ne puis mieux faire que de transcrire le procès-verbal, dressé par moi, de cette découverte :

« Procès-verbal de la découverte de la statue et du cœur de Richard-Cœur-de-Lion dans le sanctuaire de la Cathédrale de Rouen.

« Aujourd’hui mardi, trente-et-un juillet mil huit cent trente-huit, en l’église Cathédrale de Rouen, en présence de :

« MM. l’abbé Fayet, grand-vicaire général de la Cathédrale de Rouen ;

A. Deville, conservateur du Musée des Antiquités de Rouen ;

J. Pinchon jeune, inspecteur des travaux de la Cathédrale de Rouen.

« Après avoir procédé à l’extraction de la statue en pierre de Richard-Cœur-de-Lion, qui venait d’être découverte dans le sanctuaire de la Cathédrale de Rouen, sous le pavé, à main droite, du côté du midi, près l’entrée du sanctuaire, en regard et auprès du premier entrecolonnement, à l’endroit connu de la sépulture de ce prince ;

riques seraient pleines.» Indépendamment de ces dispositions, le donateur stipulait, et ce, en première ligne, des prières pour son âme et pour celles de ses ancêtres et successeurs et pour son anniversaire.

‘ Archives de Rouen.

8 Charles VI, qui avait confirmé la donation de ce prince, jouissait de leurs prières, au même titre.

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- A huit heures du matin, en fouillant dans la maçonnerie formant la base dudit entrecolonnement, auprès et au côté droit de la statue de Richard-cœur-de-Lion, dans une petite excavation pratiquée carrément et qui se trouvait, à peu de chose près, directement sous la dalle de marbre blanc , encastrée dans le pavé du sanctuaire , on lisait cette inscription :

COR

RICARDI REGIS ANGLLE NORM ANNEE DVCIS COR LEONIS DICTI OBIIT ANNO MCXCIX.

« Cœur de Richard, roi d’Angleterre, duc de Normandie, dit Cœur-de-Lion.

11 mourut l’an 1199. »

« A cinquante-sept centimètres au dessous du pavé actuel, à un mètre environ de la première colonne du sanctuaire, vers l’entrée du midi, à soixante centimètres de la grille de l’entre-colonnement, il a été découvert une boîte en plomb, qui a été, à l’instant même, transportée dans la grande sacristie de la Cathédrale. Là, en présence des personnes cidessus désignées, il a été procédé à l’examen de ladite boite.

« Il a été reconnu qu’elle était de forme carrée , ayant quarante-cinq centimètres de longueur, trente centimètres de largeur et seize centimètres de hauteur ; que le plomb en avait été fortement oxydé et que le couvercle supérieur avait été tellement altéré par le temps, qu’il était défoncé et était réduit à quelques fragments pulvérisés ; que le plomb, dans les autres parties, avait environ vingt millimètres d’épaisseur ; qu’il existait, aux deux bouts de la boite, extérieurement, deux petites douilles de plomb, dans lesquelles étaient des fragments de fer oxydé, qui avaient pu servir d’anses à la boîte.

« Cette première boite en renfermait une seconde de même forme, également en plomb, à parois plus minces, dont le couvercle avait disparu.

« Celte seconde boite laissait voir une troisième boîte, en plomb et de même forme, mais plus petite que les précédentes, ayant de long vingt-trois centimètres, de large seize centimètres, et de hauteur quatorze. Les panneaux de cette troisième boîte étaient en place, mais non adhérents entre eux ; les clous, en plomb, qui les liaient dans l’origine, ayant été oxydés et réduits en poussière, "ainsi que l’indiquaient les trous, encore existants, lesquels étaient au nombre de huit pour le couvercle.

DE RICHARD -CŒUR-DE-LION

« Ce couvercle ayant été soulevé, nous avons remarqué, en le soulevant et en le retournant, qu’on y avait gravé, du côté regardant l’intérieur de la boîte, une inscription, en quatre lignes, dans la forme des caractères majuscules en usage en Normandie au xne siècle et au commencement du siècle suivant, et ainsi conçue :

f HIC IACET l COR : RICAR DI ; REGIS !

ANGLORVM :

« f Ici git le cœur de Richard roi des Anglais. »

« L’inscription était précédée d’une croix, ainsi que nous l’indiquons *, et les six mots qui la composent étaient séparés entre eux par trois points superposés.

« Au fond de la boîte étaient des fragments très altérés d’une étoffe qui nous a paru être de soie tirant sur le rouge, et auxquels était mêlée une matière pulvérulente, de couleur brun jaune, dont quelques parties étaient agglutinées et adhérentes à l’étoffe, et quelques fragments brun noirs. Parmi étaient des morceaux d’une matière blanche extrêmement légère et friable, et deux ou trois petits morceaux de charbon. Le tout garnissait le fond et un des côtés de la boîte, mais sous un faible volume : c’étaient les restes du cœur a.

« Les parois intérieures de la boîte étaient garnies d’une feuille d’étain extrêmement mince, dont quelques portions étaient oxydées. Nous avons remarqué que sur un des côtés, extérieurement, était une feuille semblable encore adhérente; ce qui doit faire supposer que cette troisième boîte avait été garnie de même extérieurement comme intérieurement.

« Après avoir replacé le couvercle de la boîte, la triple boîte, que nous avons laissée dans l’état où elle avait été découverte, a été enveloppée dans plusieurs feuilles de fort papier, ficelée et cachetée, puis placée dans une armoire de la sacristie, dont la clé a été remise à M. l’abbé Fayet, qui a bien voulu se charger de ce précieux dépôt.

« En foi de quoi nous avons signé le présent procès-verbal, pour être remis à M, le

1 Au lieu d’ètre de petite dimension et placée en tète de l’inscription, la croix se trouvait bien à gauche, mais sur toute la longueur de l'inscription. La plaque a environ 16 centimètres de large sur 14 de long. Voir Procèsverbaux de la Commission des Antiq. de la Seine-Inférieure, t. I, 1818-1 848, p. 261. On y trouvera un fac-similé.

2 II a été reconnu, par l’analyse, qu’à ces fragments du cœur était mêlé de l’encens, qui, mis sur le feu, a répandu une odeur extrêmement suave.

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baron Dupont-Deïporte , préfet du département de la Seine-Inférieure, par l’autorisation duquel les présentes fouilles ont été exécutées.

« L’abbé Fayet. A. Deville.

J. Pinchon »

Le coeur et la tichard-Cœur-de-Lion, après un oubli de trente années, que ne

: : ii. v tincre toutes mes instances, ont enfin trouvé un noble asile dans le temple qui

les avait reçus.

v t u coté droit du sanctuaire, côté du midi, dans l’entrecolonnement de la première !r.u.;o‘, en n i.nl de la sacristie, au-dessous du soubassement où a été découverte la caisse en plomb contenant le cœur de Richard, que s’élève le mausolée du héros normand. (Voir Pl. V.)

Sur un sarcophage en pierre de liais, de 2m,2G de long sur lm, 14 de large et de hauteur tout compris, dont l’ornementation, à oves évidés à jour sur un fond u-ni de denticules, a été empruntée à un motif du temps, qui brille à la porte d’entrée 1 ' mie du grand portail de l’église, on voit couchée l’ancienne statue de Richard3, couronne en tôle, sceptre en main, les pieds posés sur un lion, après avoir été habilement restaurée par le sculpteur rouennais Bonet.

Au centre du sarcophage a été réservée une petite tablette, portant l’inscription suivante :

IJIC • JACET i COR • RICARDI !

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