TOMBEAU DU PRINCE DE CROY
duc à l’initiative de Mgr Blanquart de Bailleul; ce généreux enfant de la Normandie l'a habituée à ce noble désintéressement.
Au nom de M. Barthélemy, architecte du monument, qui en a dressé le plan, fait tous les dessins et surveillé lui-même l’exécution dans toutes ses parties, au nom de M. Fulconis, auteur de la statue et des figures d’anges, nous nous faisons un devoir de joindre les noms plus modestes des artistes et principaux ouvriers qui ont coopéré à l’érection du tombeau, ainsi que nous l’avons fait pour celui du cardinal d’Amboise, ne fama pereat.
C’est à M. Armand Riquier, entrepreneur à Rouen, chargé de la restauration de l’église cathédrale, que sont dus tous les travaux de maçonnerie et de pierre du tombeau.
Les sculptures d’ornements ont été exécutées par M. Bonet, sculpteur de Rouen.
Un artiste de la même ville, M. Capclle, marbrier, a fait l’écusson et gravé les armoiries et la lettre de l’inscription sépulcrale.
Toutes les pièces du tombeau, travaillées et préparées dans l’atelier, prêtes à être mises en place, ont été apportées et montées dans la chapelle de la Vierge, et le monument inauguré en 185G.
Dix ans plus tard, une grille en fer forgé, dans le style du xive siècle, a été placée, par les soins dcM. Barthélemy, devant le monument, afin de le protéger. Espérons qu’elle ne partagera pas le sort de celle du tombeau de l’archevêque Guillaume de Flavacourt, qui s’élevait dans la même chapelle.
Félicitons la ville de Rouen d’avoir trouvé, dans son sein, des artistes capables d’embellir d’un nouveau monument Féglise métropolitaine de la Normandie.
La chapelle de la Vierge n’a pu donner asile à deux tombeaux, dignes d’y figurer, mais qu’il ne nous est pas permis d’oublier et de ne pas comprendre dans la revue que nous nous sommes proposé de passer des monuments tumulaires existants dans la Cathédrale de Rouen. Ce sont ceux de Claude Groulart, premier président du Parlement de Normandie, sous Henri III et Henri IV, et de Barbe Guiffart, sa femme.
C’est dans la grande chapelle Saint-Etienne, au bas de la Tour-de-Beurre, vers l’entrée de l’église, qu’ils vont s’offrir à notre vue. Que le lecteur nous y suive.