‹ Tombeaux de la cathédrale de RouenChapitre 85 sur 99 · Guillaume de Vernon, chanoine · texte numérisé non relu

Guillaume de Vernon, chanoine

Sa pierre tumulaire se voit à l’extrémité de la basse-nef du nord, entre les deux derniers piliers, près de la chapelle Sainte-Anne. Une épitaphe en vers latins en décorait la frange ; ces mots seuls sont encore visibles :

OLIM GYILLELMVS QVJ DE VERNONE YOCATYR.

QVADRA qyi silice * .

Le nom de ce chanoine figure aux registres capitulaires, dans les années 1465-1467. On ignore l’époque précise de son décès.

1468. Guillaume du Désert, chanoine.

On fixe à cette époque la mort de ce chanoine.

Au mois de février 1467, sentant, sans doute, sa fin prochaine, il avait fait porter à la librairie du chapitre, devançant ainsi les dispositions de son testament, cinq beaux volumes, parmi lesquels figuraient des traités de saint Jérôme et de saint Augustin. Il demandait, afin d’assurer leur conservation, que ces livres fussent enchaînés.

Est-ce lui qui, en sa qualité d’amateur de livres, s’était fait adjuger, quelques années avant sa mort, pour 30 écus d’or, une Bible que le chapitre vendait au chanoine le plus offrant? Elle ne faisait point partie des cinq volumes qu’il abandonnait.

Guillaume du Désert avait été chargé, avec le chanoine Jean Mauger, le 7 mai 1431, de choisir, dans les prisons, une personne condamnée à mort, pour la délivrer, en vertu du privilège de Saint-Romain. Ils n’eurent pas l’heureuse inspiration de désigner Jeanne

1 Ce doit être plutôt: « Quadram qui silicem » pour commencer le vers suivant. — F. B.

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cTArc, ou bien ils ne l’osèrent pas \ A quelques jours de là, le 30 mai, elle montait sur le bûcher.

En 1452, le chapitre, adhérant aux demandes adressées par les Etats de Normandie à Charles VII, à la suite de l’expulsion des Anglais, désigna Guillaume du Désert et le chanoine Jehan de Gouys % pour faire choix de deux ou trois clercs notables, qui seraient chargés de les soutenir auprès du roi.

En 1467, l’année qui précéda sa mort, Guillaume du Désert avait reçu la mission de faire peindre la statue de Guillaume-Longue-Epée. (Voir p. 24).

1470. Antoine Crespin, archevêque de Narbonne, frère de la veuve de Brézé.

Un chanoine de la Cathédrale, Jean Rouxel, le 16 octobre 1470, demandait et obtenait la permission de faire inhumer Antoine Crespin dans l’église cathédrale. La cérémonie des funérailles eut lieu, en 1472, seulement. Il est présumable que les restes du prélat furent déposés dans la Chapelle de la Vierge, auprès de ceux de son beau-frère, Pierre de Brézé. On ignore, tout en le supposant, si le chanoine Jean Rouxel l’y rejoignit plus tard.

1474. Jean Blondel, chanoine.

On possède son testament, dans lequel il exprime la volonté d’être inhumé dans la Cathédrale de Rouen, sans désigner la place. Il rédigea cet acte de sa main, étant malade dans sa maison, devant le portail des Libraires. Cette maison existe encore de nos jours1 2 3.

1474. Robert Lesueur, chantre et chanoine.

Il demanda à être enterré dans l’allée devant la « chapelle Saint-Pierre-Saint-PauL »

1477. Guillaume Leuvain, inhumé dans le transept, côté du nord. (Voir p. 155).

1478. Gilles Deschamps, chanoine et doyen.

Il était neveu du cardinal Gilles Deschamps, aux pieds duquel il fut enterré dans la chapelle de la Vierge, ainsi qu’il en avait exprimé le vœu par son testament.

1 Ils choi-irent un nommé Souplis Lemire, coupable de viol. Histoire du Privilège de saint Romain, par M. A. Floquet, 1. 1, p. 142. — F. B,

2 M. l'abbé Langlois l’appelle « de Gouves. » Voir Reeherclies sur les Bibliothèques des Archevêques et du Chapitre de Rouen, p. 22. Nous croyons que c’est le même, que Jean de Gouys, dont il sera parlé plus loin, p. 222. — F. B.

8 Dans la rue Saint-Romain. C’était une des maisons canoniales, comme il y en avait un certain nombre à l’usage des chanoines. — F. B.

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Voici l’épitaphe qui était gravée sur la pierre :

£)ic jucet nobilis uir quonbam tmiquae pmïmitiae et citruinspectieims ac scientiae maqister 3Uijiïmîs be Campis be îlotflimiqa oriunbns, iiccntiatus in leqibuq ne Ipijus ecclesiae becanns et cancmicns, nepae praescripti bumiui rnrbinalis , qui obiit antin bomini 1478, bie nitimn menais netnbeis.

« Ici gît noble homme jadis d’une grande prudence, circonspection et science, maître Gilles Deschamps, né à Rouen, licencié en droit, doyen et chanoine de cette église, neveu du susdit cardinal. 11 mourut l’an de notre Seigneur 1478 ', le dernier jour du mois d’octobre. »

Les deux frères Mathieu et Simon de Campis (Deschamps), ses exécuteurs testamentaires, remirent à l’église de Rouen trois cents livres, et à la fabrique, trente livres, qu'il leur avait léguées.

Gilles Deschamps, en sa qualité de doyen, fut mis souvent en avant.

En 1476, ce fut lui qui recevait la lettre suivante de Louis XI et qui en donnait lecture au chapitre :

« A nos cliiers et bien amés les Doyen et chapitre de l’eglise Nostre-Dame de Rouen.

« Chiers et bien amez, pour la singulière devocion que nous avons à la benoistc Vierge Marie mere de Dieu nostre créateur à ce que par sa grâce elle nous soit secourable en tous les fais et affaires de nous et de nostre royaume nous avons voué la somme de XI1CC escus d’or pour icelle estre employée en rente pour la fondation de vostre eglise laquelle somme de XIICC escus nous vous envoyons présentement pour vous bailler par le porteur et vous prions que en suivant nostre veu et volunté vous employez icelle somme de XIICC escus en rente pour l’augmentation de la fondation de la d. eglise en

1 L’imprimé d’où j’ai extrait cette épitaphe, ainsi que le Gallia Clirisliana, porte 1438. C’est évidemment une erreur, puisqu’on possède le testament olographe de Gilles Deschamps, qui est daté du 2 septembre 1477 . Cette pièce existe aux anciennes archives de la Cathédrale.

Cet Imprimé est YHisloire de la Cathédrale, de Dom Pommeraye, qui a mis, après l’épitaphe du cardinal, Gilles Deschamps, et avant celle du chanoine de ce nom: «Et juxlà præsentem sepulturam immédiate sub tumba; Jacet nobilis, etc., p. go. — F. B.

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nous ayant toujours nous et nostrc filz le Daulphin en vos prières envers Dieu et la d. Dame pour recommander. Donné à Paris le premier avril. Loys. »

Louis Xï n’était pas donnant : le chapitre dut remarquer, en souriant, qu’il répétait trois fois, dans sa lettre, XIRc écus 1 .

Lors de l’entrée de Charles VIÏI, alors duc de Normandie, à la Cathédrale de Rouen,, le 18 novembre 1475, ce fut Gilles Deschamps qui, en sa qualité de doyen, lui présenta, à la porte de l’église, le livre des Evangiles et le lui donna à baiser.

1478. Jean Dumesnil.

Sépulture incertaine.

Ses héritiers achètent au chapitre, pour sa sépulture, une pierre tombale, qui leur est vendue dix écus d’or. Le chapitre avait en magasin un assez grand nombre de ces pierres, en vertu de la décision qu’il avait prise, en l’année 1432, d’enlever, pour les vendre, les anciennes tombes, ab antiquo existentium, et principalement celles qui n’offraient point d’écriture ou d’annotations. Seulement il mettait la restriction qu’elles ne seraient employées que pour les sépultures dans la Cathédrale. C’est une de ces pierres que les héritiers de Jean Dumesnil placèrent sur sa sépulture.

1479. Laurent Surreau, chanoine.

Né à Sens, décédé le 6 novembre 1479, inhumé dans la nef, devant le Crucifix.

Il donna, par testament, une partie de ses livres à l’église de Rouen :

« Et veuil, disait-il, que ceulx livres soient mis, appliquez et enchaynez en la librairie dicelle esglise pour y estre tant quilz pourront durer au prouffit et utilité des bons estudians sauf à les changer a meilleurs plus prouffitables quant on les pourra trouver et soient escript en grosses lettres au commencement et en la fin Ex donc > Laurentii Sureau in utroque jure licentiati canonici hujus ecclesiœ Rothom. Orate pro eo. »

Ces livres étaient au nombre de dix-sept, dont les registres capitulaires nous ont conservé le détail 2. Il n’attendit pas sa fin pour en faire jouir ses confrères et les bons

1 Quelques années auparavant, en 1467, Louis XI avait fait une première fondation de 80 livres pour une basse messe perpétuelle à dire à l’autel S' Pierre en la nef, « pour la prospérité de nous et de nos successeurs et ferons escripre en un tableau de pierre contre le prochain pilier dud' autel S' Pierre la fondacion. » Le chapitre décida qu’elle le serait sur pierre de liais ou sur cuivre, mais avec peu de dépense le mieux qu’il se pourrait cum modicâ expensâ prout meliûs polerit. Le soin de cette affaire dut incomber au doyen, notre maître Gilles Deschamps.

2 On y lit, à la suite de l’inventaire des livres : « De quo quidem lam magnifico dono Domini præfali eidem Surreau débitas impenderunt gratiarum acliones.— Duquel don si magnifique messieurs susdits rendirent au même Surreau des actions de grâces bien méritées. »

Le nom de Laurent Surreau figure dans les Recherches sur les Bibliothèques des Archevêques et du Chapitre de

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estudians. 11 eut à cœur de les déposer de son vivant dans la librairie de la Cathédrale. Le chapitre s’empressa d’exprimer sa reconnaissance à Laurent Surreau pour ce don magnifique.

Laurent Surreau fit également don à l’église Saint-Etienne de plusieurs autres livres, toujours sous la même condition. « Les quels livres j’ai donnés à la d. esglise par telles conditions, qui seront mis et enchaisnez à chaynes de fer avecques les autres livres d’estude d’icelle esglise et ne pourront estre vendus, aliénez, prestez ou mis hors de leurs lieux, excepté en eminent péril et pour plus grand seurté. » Laurent Surreau tenait tellement à cette précaution, qu’il s’était chargé de lui-même, antérieurement, de faire faire, pour deux des grands volumes de la librairie du chapitre, h deux longues chaynes de deux aulnes et plus. »

Laurent Surreau devait être riche. En 1459, le chapitre lui empruntait cent écus d’or pour la réparation de la Tour Saint-Romain. ^Précédemment, il avait fait placer, à ses frais, dans la chapelle des Innocents, une grande image, magna imago, de son patron. En 1462, il contribuait à la réparation de la verrière de cette chapelle, qui avait été brisée par la grêle : elle dut passer par les mains de Guillaume Barbe, le maître verrier.

Le 19 décembre 1455, lors de la révision du procès de .la Pucelle, Laurent Surreau fut désigné pour y prendre part ' .

1480. Jean Lévesque, bénéficier de la Cathédrale, décédé le 16 février 1480.

Le chapitre réprimanda vivement un chanoine qui avait laissé enterrer, nuitamment, clandestinement, le bénéficier Jean Lévesque, dans le cloître, proche de l’entrée de la salle capitulaire, avec cierges et ornements de l’église: « On ne peut passer, dit le registre capitulaire, une pareille chose sous silence. »

1479. Jacqueline Turmel, inhumée dans la chapelle Saint-Etienne.

Les chanoines, touchés « de la singulière dévotion que portoit à ceste esglise honeste femme Jacqueline veuve de defunct Michel Moncandon et remariée à Martin Turmel, accordent que son corps soit enseveli dans la. chapelle Saint-Etienne sous la tombe de

Rouen, par M. l’abbé P. Langlois, comme acquéreur de deux bibles vendues par le chapitre le 8 mars 1450 et le 23 avril 1454, et non comme donateur (p. 21). Il doit être ajouté sur la liste de ceux qui firent des legs à la bibliothèque du chapitre de Rouen. — F. B.

1 II fut élu pour seconder le cardinal d’Estouteville, archevêque de Rouen. Voir le Procès, édité par M. Quicherat, t. V, p. 218. Il fut aussi le procureur de la famille Darc, assista à la sentence de réhabilitation, ibid t. II, p. 109, et t. IR, 362. — F. B.

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son premier mari, ubi quondam parva tumba jàm fuit (là où jadis une petite tombe a déjà été placée). »

On ne dit pas si le second mari fut flatté de ce choix. (Voir, à la date de 14G9, l’article Michel Moncandon, p. 216). Messieurs du chapitre ne s’en préoccupèrent pas autrement; cela ne les inquiétait guère.

1479. Philippe de Larose, chanoine.

Né à Paris, il fut trésorier de la Cathédrale de Rouen ', puis archidiacre du Petit-Caux. Il demanda à être inhumé dans la nef, devant le Crucifix, sous une tombe neuve, convenablement sculptée, « supra quant sepulturam apponi volo marri tumbarn novam sculptant decenter et honeste quant citius », dit son testament.

Par le même acte, Philippe de Larose donnait 40 écus d’or pour deux obits à dire au maître-autel de la Cathédrale ; 5 sous pour réparer les verrières de la chapelle Saint- Léonard, de Saint-Amand1 * 3 ; 1 marc d’argent à chacun de ses exécuteurs testamentaires ; 1 marc d’argent à Pierre, archidiacre de Rouen, et son Pétrarque en deux volumes, sur papier, « duos libellos meos papireos de operibus Laureati Petrarchæ ; » à la librairie du chapitre un magnifique volume Decreti perpulcher. Sa chasuble et son calice furent légués à l’autel de la Vierge.

Ce fut Philippe de Larose que le cardinal d’Estouteville, alors à Rome, déléguait, en 1456, en son nom, pour informer touchant la révision du procès de Jeanne d’Arc, dont il avait été un des juges 3 .

Il s’en était peu fallu que Philippe ne se fût assis sur le siège archiépiscopal de Rouen, au lieu du cardinal d’Estouteville. Voici dans quelle circonstance. Charles VII, ayant accordé aux chanoines le droit de désigner leur archevêque, en remplacement de Raoul Roussel, décédé en 1452, leur choix se porta sur Philippe de Larose et sur le chanoine Alain Olivier. N’ayant pu s’entendre entre eux, le pape se vit dans la nécessité d’intervenir. Pour couper court au débat, il nomma Guillaume d’Estouteville.

La Cathédrale de Rouen doit à Philippe de Larose la charmante clôture en pierre sculptée de la sacristie, avec sa porte en fer ouvragé.

1 Le trésorier, en entrant en charge, était tenu de promettre et jurer, la main placée sur la poitrine, de s’acquitter avec zèle et fidélité de son. office, sous peine d’une amende de 1,000 florins d'or, pour lesquels il donnait caution. (Iteg. cap.)

1 La première porte le nom de Saint- Liénard, dans l'Histoire de la Cathédrale, de D. Pommeraye; l’autre n’y ligure point. Voir pages 525-533. — F. B.

3 Voir les Procès de condamnation . et de réhabilitation , t. V,.p. 218, et t. II, p. 157, 309, 310, et III, p. 50. — F. B.

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Il avait également enrichi le chœur de grilles, dites Caroles, qui, moins heureuses que la clôture en pierre de la sacristie, ne sont point parvenues jusqu’à nous. C'est un plaisir, un devoir pour nous de transcrire ici le feuillet du registre qui a trait à cette double donation :

« 1er Mars 1481. Ce jour dit et affirma le seigr chancelier maitre G. Auber qu’il voulait et entendait des biens et argent de l’exécution ( executionis ) de défunt vénérable homme maitre Philippe de La Rose, de son vivant archidiacre du Pctit-Caux, et chanoine de cette église, dont icelui chancelier est exécuteur, faire faire somptueusement et lionorifiquement, sumptuosè et honorificè, suivant le modèle dressé à cet effet, qu'il exhiba, les caroles, ccirolas, de cette église, si comme est clos le tour du chœur de chaque côté, celles actuelles étant trop antiques 1 et très en difformité avec les stalles du chœur luimême, en même temps de faire remplacer le mur en plâtre de la clôture du revestiaire (la sacristie) laquelle exige une bonne et honnête maçonnerie ( lathomiam bonam et honestam ) d’un grand prix et d’un grand décor conformément au patron qu'il avait ordonné de faire 3 . »

1480. Guillaume Roussel, chanoine.

Sépulture incertaine.

Il était neveu de l’archevêque Roussel. Il figurait, en 1455, à la révision du procès de la Pucellc 3.

Nous venons de nommer deux des membres du clergé de la Cathédrale qui participèrent à cet acte de réhabilitation, Laurent Surreau et Philippe de La Rosé. On nous saura gré de les nommer tous. Voici ce que consignait le chapitre sur son registre, à la date du 19 décembre 1455 :

« Ordonné que Nicolas Dubosc, doyen, Philippe de La Rose, trésorier, Hector de Coquerel, Guillaume Roussel, Laurent Surreau, Jean Dubec, Jean de Gouys 4, signeront avec messieurs les juges ordonnés, cum clominis judicibus ordinatis, pour le procès de la Pucelle. »

1 Les caroles de Philippe de Larose, qui remplacèrent la magnifique clôture en fer ouvragé du chœur, regardée comme trop antique, furent trouvées, plus tard, à leur tour, trop antiques, et firent place à cette triste grille de grosses barres de fer, à laquelle on peut reprocher de n'être pas assez antique, et qui mériterait d'être renvoyée aux vieilles ferrailles,

2 Encore une traduction du latin, visant à reproduire le français du moyen-âge, suivant la mode de ce temps-là, à l’exemple de M. de Barante dans son Histoire des ducs de Bourgogne. — F. B.

3 Voir les Procès, etc., t. V. 218; II, 270, III, 39, 335, 3G2. — F. B.

4 C’est celui que M. Quicherat appelle successivement de Gonnys ou de Gonys, après l’avoir bien appelé de Gouis. Voir le Procès, t. V. p. 218, 522, et t. II, p. 310. — F. B.

INHUMÉS DANS LA CATHÉDRALE

Honneur à ces dignes ecclésiastiques, qui coopérèrent à la réhabilitation de l’héroïne Jeanne d’Arc I

1480. Pierre Lefrançois, chanoine.

On a son testament, où il dit qu’il veut être inhumé dans le côté gauche du chœur, vers l’angle de l’autel Saint-Pierre l’apôtre, in sinistrâ parte chori ad extra, versus angulum altaris beati Pétri apostoli' . « Je veux, ajoute-t-il, qu’à l’endroit de ma sépulture, sur le pavé, ou sur le mur, ou sur le pilier qui est devant le lieu de l’inhumation, on inscrive mon nom ou mon épitaphe , afin que les fidèles en Jésus-Christ adressent des prières au Dieu de miséricorde pour le salut de mon âme. »

1482. Guillaume Auber, chancelier de la Cathédrale.

« Dans la chapelle de la Trinité, aujourd’hui la petite sacristie, dit Farin, est une tombe, autour de laquelle on lit ces mots :

« O Qht aenerable Ijommc (üniiUanme ^ubnq Chancelier, Chanoine et (Eure ï>e <^aint-JHirl)ei î>e cette Ville ^ lequel îrespassa te îdtnanclje oint et rljinquième Vaoust fait mit quatre cens quatre uint ï>eur : priej =0îteu pour Paine ï»e lui 2. »

Guillaume Auber était signalé, en l’année 1477, le 15 août, comme grand vicaire et trésorier de la maison du cardinal d’Estouteville, qui l’honoraii de son amitié, dont il s’était rendu digne.

En 1480, le 11 septembre, il faisait don au chapitre d’une cloche pour le service du chœur et d’une horloge nommée le Cadran: Guillaume Auber était un homme d’exactitude et tenait à ce que l’on fût à l’heure.

Ce fut lui qui, en sa qualité d’exécuteur testamentaire de Philippe de La Rose, fit faire la clôture de la sacristie, ainsi que les caroles du chœur,, au nom et avec les deniers de son ami. (Voir p. 222).

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