René Godefroy, chanoine, docteur en médecine
A côté de la tombe de Guillaume Auber, dit Farin3, on lit sur une pierre tombale :
* M. C. de Beaurepaire, qui a cité le même passage, le fait précéder de ces mots : « Circa locum in quo benedictarium antiquitus esse solebat, etc. » Noies sur le Parvis de la Cathédrale de Rouen, p. 48 de l'Extrait. — F. B.
2 C’est dans l’édition de son Histoire de Rouen de 1731, IIIe partie, p. 23, que cette épitaphe a été ajoutée par ses continuateurs. — F.:E.
* Histoire de Rouen, ibid.,. p. 23. — F. B.
LISTE DES PRINCIPAUX PERSONNAGES
. Ilenatns . (Dcbefrcj) fcc <£abom<r orinnbneq nrtium et mebiriitae’
factor bit jus (£cckeiae canoninnq et atnttus 'QLitUitcnbae *. (Dbiit bie 24 jamtnrii 1....
« René . Godefroy, originaire de Caen, docteur ès-arts et médecine, chanoine de
cette église et curé de Tallevende. Il mourut le 24e jour de janvier 1.... »
Malheureusement, la date de l’année manque. Il ne nous a pas été possible d'y suppléer.
1483. Robert Le Goupil, chantre et chanoine.
Sépulture incertaine. 11 demeurait a Rouen* sur la paroisse de Saint-Pierre-du-Châtel, in vico anserum, dans la rue aux Oies, envieux langage, la rue aux Ouës , depuis, par corruption, la rue aux Ours , nom qu’elle porte encore aujourd’hui.
1483. Guillaume d’Estouteville, 77e archevêque.
Fils de Jean II, seigneur d’Estouteville et de Valmont, allié, par sa mère, Catherine de Bourbon, à la famille royale. (Yoirp. 161).
1486. Nicolas Dubosc, chanoine, doyen.
Il était aussi doyen de l’église de Bayeux. Il fut inhumé dans la chapelle de la Vierge, devers l’autel, versus altare; il n’en existe plus de trace. Il mourut âgé. En 1435, on lui prêtait, sur gage, un manuscrit de la bibliothèque du chapitre. Lui-même eût pu lui faire don du rituel manuscrit, sur lequel il avait fait inscrire : « Hune librum fieri fecit Nicholaus de Bosco. — Nicolas Dubosc a fait faire ce livre. »
Nicolas Dubosc figure en tête de la liste des délégués chargés de la révision du procès de la Pucelle et de sa réhabilitation. Si nous avions été assez heureux pour découvrir sa tombe, dans la chapelle de la Vierge, nous n’eussions pas manqué d’y déposer une fleur.
1488. Jean Jouglet, chanoine.
Il était licencié en droit. Jean Jouglet exprima, dans son testament, le désir d’être inhumé « contre l’huis du revestiaire et le petit huys du cuer (du chœur) le plus droit que
1 II y avait Laluendæ sur le ms., et M. Deville l’avait traduit par Lalonde. L’Imprimé donnait Taluendo qui est Tallevende, dans le Calvados. — F. B.
INHUMÉS DANS LA CATHÉDRALE
on porra parmy le lieu ou le prestre diacre et sous diacre passent en allant dire la grant
messe » ; afin, sans doute, d’attirer sur lui leur attention et de provoquer leurs prières.
1488. Jeanne du Bec-Crespin, femme de Pierre de Brézé.
Inhumée dans le tombeau de son mari. (Chapelle de la Vierge, p. 66).
1489. Pierre Escoulanc, chanoine.
Inhumé dans la chapelle du Jardin. Ce chanoine,, dans son testament, fit un jeu de mots pour indiquer la place où il voulait que son corps fût déposé : « Ad caput tumbæ de Carrel sub primo carello », dit-il; « à la tête de la tombe de M. Carrel, sous le premier earrel (carreau). » Il fallait que le bon chanoine eût bien envie de faire de l’esprit, pour en faire dans cette occasion.
En 1467, Pierre Escoulane était maître de la musique et des enfants de chœur de la Cathédrale ' .
1490. Robert Duquesney, chanoine.
Né à Rouen. Il demanda à être enterré au milieu de la chapelle de Saint-Barthélemy, autrement dite, du Revestiaire ou de la Sacristie.
1493. Jean Sebire, chanoine.
luhumé à l’entrée de la chapelle de la Vierge. Il laissa, par testament, cent écus d’or pour faire ses divers services dans la Cathédrale, demandant qu’ils fussent faits bien et notablement. Il voulut que, le jour de son premier service, il fût dit « cinquante petites messes, à célébrer par gens de l’église notables non suspes (suspects) de incontinence et de lubricité, lesquels, ajoute le testateur, qui prenait ses précautions, seront pris et choisis par mes exécuteurs testamentaires. » Jean Sebire n’y allait pas de main morte : cinquante petites messes, le premier jour de ses services !
1493. Robert de Croismare, 78e archevêque.
Elu en 1483, décédé en son palais archiépiscopal, le jeudi 18 juillet 1493. Il demanda, par son testament, fait au prieuré de Grammont, le 29 mars 1493 % à être enterré dans
1 La k Liste des Maîtres de la Musique et des Enfants de chœur dans l’église cathédrale de Rouen, » dressée par M. Langlois, dans la Revue des Maîlres de chapelle el Musiciens de la Métropole de Rouen, porte : « 21' Pierre Escoulant , chanoine, maître-ès-arts, 1456. » P. 26. On trouve aussi « Escoulans. » M.. Ch. de Beaurepaire, Notice sur Maître Jean Masselin, p. 7 de l’Extrait. — F. B.
* Les deux éditions précédentes donnent « 1492. » Voir pages 230 et 240. Son testament fut fait « en 1492, le 9 mars avant Pâques. » Voir Dom Pommeraye, Histoire des Archevêques. 1492 (vieux style) est 1 493 (nouveau style). — F. B.
LISTE DES PRINCIPAUX PERSONNAGES
la Cathédrale, « à l’endroit trouvé plus commode, honnête et pour le mieux par Messieurs de chapitre et par mes exécuteurs testamentaires. » Par le même testament, il dispose d’une somme de mille livres tournois pour son enterrement Son corps, après avoir été porté, suivant l’usage, à l’église de Saint-Ouen, fut rapporté à la Cathédrale, où on l’inhuma, dans la chapelle de la Vierge, au côté droit. Le treillis de fer, qu’on avait autorisé ses exécuteurs testamentaires à placer devant le tombeau, ferrariœ pro clausurâ, ne put le défendre contre les mains qui le renversèrent : plus de trace aujourd’hui de ce monument.
L’inscription suivante, qu’on avait placée, dans le dernier siècle, à l’endroit qu’occupait le mausolée, a disparu elle-même à son tour :
HIC JACET