‹ Tonkourou [microforme]Chapitre 37 sur 72 · RL · texte numérisé non relu

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Qui nous montre de loin le chemin de l’honneur ! C’est l’étendard qui porte en ses plis le bonheur!

Comment cet homme grand, dont le puissant langage Des saintes libertés nous apportait le gage,

Est-il resté courbé sous le joug de l’erreur ? Comment cet homme fort qui semait la terreur

Et voyait, à son nom, fuir l’ennemi suprême, N’a-t-il, dans son orgueil, pu se vaincre lui-même ? Et lui qui d’espérer nous faisait un devoir

Comment s’endormit-il d’un sommeil sans espoir ?

Mais respect au tombeau. Silence donc, ma lyre | Au fond des cœurs troublés-notre Dieu seul peut lire. Et quand son prêtre saint se retire en pleurant,

Son ange veille encore au chevet du mourant.

Le peuple de ses droits commençait la conquête : C’était le tour du glaive après l’humble requête. Plus ardente au combat, la jeunesse surtout, Pour secouer les fers se levait de partout.

Léon était touché de cet élan sublime.

I] voyait son pays sur le bord de l’abîme

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Et cet amour nouveau, l’amour de tous les siens, Lui semblait le plus noble et le premier des biens.

Il parlait des devoirs de celui qui gouverne Et de la lâcheté d’un peuple’qui prosterne Devant la tyrannie un front toujours craintif. Il pleurait sur le sort de son pays captif, Démasquait l’ennemi, flétrissait le despote, Et se faisait l’écho du plus grand patriote.

Les jeunes gens aimaient ses éloquents discours. Ils voulaient de leurs bras apporter le secours Pour rendre au sol natal la liberté divine.

Les vieillards refroidis, pliés à la routine, N’entendaient pas sans peur gronder en ce inoment, Au fond des cœurs en feu, le nouveau sentiment. Beaucoup le combattaient. Lozet plus que les autres De la révolte fière insultait les apôtres.

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