‹ Tonkourou [microforme]Chapitre 47 sur 72 · DATE · texte numérisé non relu

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On entend retentir sur la faulx qui s’aflile

La pierre au rude grain. Les agneaux à la file

Franchissent les fossés, d’un bond léger, hardi.

Dans Pair caline, au soleil, toute l’après-midi,

| Sous un ciel sillonné par des vols d’hirondelles, Partout, des charriots, dans leurs hautes ridelles,

! Transportent au fenil, ardent comme un bûcher,

Le foin plein de senteurs qui va se dessécher.

CUS La roue au fort moyeu crie au fond de l’ornière, Et le trêfle empourpré laisse à chaque barrière Une vive guirlande, un radieux feston

ne ? Où vient se reposer l’aile du hanneton.

Ruzard serra ses foins, ce jour-là, de bonne heure : € ï . Q 4 L I] referma sur lui sa tranquille derneure

Et vint aider Lozet qui charriait tout seul.

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La faneuse attendait à l’ombre d’un tilieul Le retour du vieillard, Selon l’accoutumée 1 C’est elle qui foulait la charge parfumée. 4

Ruzard s’approcha d’elle avec un doux souris :

—N’auras-tu done jamais, dit-il, que du mépris Pour celui qui t’adore et te reste fidèle e. | Malgré son désespoir.

— Puis-je t’aimer, fit elle ? DL

Peut-on deux fois aimer avec le même cœur ?

—Je t’aime, et c’est, Louise, assez pour mon bonheur.

Léon ne viendra plus ; pourquoi toujours l’attendre ?

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Le vieux sauvage et lui semblaient ne pas s’entendre,

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