‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 101 sur 128 · Registre 6 et P.— Mois de Nivôse, Pluviôse qt Ventôse · texte numérisé non relu

Registre 6 et P.— Mois de Nivôse, Pluviôse qt Ventôse

circulait pas. On éprouvait une peine extrême à appr< visionner la Ville. Les marchandises se cachaient et le denrées de première nécessité atteignaient des prix exoi bitants. On fabriquait le pain avec du froment mèU d'orge et de seigle. Il était exécrable et on avait d» nouveau réduit la ration de chaque habitant à une livr» par jour. 1

L'abolition du Maximum (3 Nivôse an IH-23 Dé^^ décembre 1794) ne ramena pas la prospérité. Les assir-^3signats tombèrent à rien et l'agio tage sur le blé deviez - -în1 effréné. Les prix haussèrent encore et celui du paLï:-»^ parvint à un chiffre invraisemblable. Si, en 1794, oc=^ ot avait eu à lutter contre l'égoïsme des propriétaires, * s

l'on avait eu toutes les peines du monde i se procur» "tmci des grains, du moins le pain ne fut pas d'une cherr-rm:rt< excessive ; il ne dépassa jamais quatre à cinq sous - ^

livre. Aussitôt après l'abolition du Maximum, il axi&J*^ menta dans de douloureuses proportions. En Pluviô* ^^8' (Janvier 1796), il valait encore neuf sous; en Germins -â*^al il valut quinze et dix-huit sous ; en Floréal, vingt - e

vingt-deux sous ; en Prairial, trente sous, et en Mes» ^ S1 " dor, il atteignit le prix effroyable de 3 francs la livcm: ""TC- Le froment se payait à ce moment 400 livres le bvàxr^het et l'orge, i5o livres. Le bichet, à Tonnerre, était d'tu — *flviron 5o litres et valait dans les années ordinaires d^« à à 10 livres. 2

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