Registre H. — Séances des 26 mars, 1 er et 8 avril
du soir du i«r avril au i** octobre. Ils furent également astreints à se pourvoir d'un registre pour inscrire les noms des voyageurs. Les patrons furent invités à déclarer leurs ouvriers au greffe de la Municipalité. *
L'érection de Tonnerre en chef-lieu de district imposait à la Ville de nouvelles etnombreuses obligations. Elle n'avait pas de locaux pour les différents services que cette situation comportait. Les assemblées primaires se tenaient dans une des Eglises et les citoyens réclamaient un endroit plus convenable pour leurs réunions, parfois très tumultueuses. La Ville était en instance pour obtenir le Tribunal du district qui lui était vivement disputé par la ville de Noyers ; mais elle n'avait pas de place pour installer les différentes chambres d'audience. Il fallait aussi des bureaux pour le Directoire du district dont les membres allaient être élus. Le Conseil voulait encore des prisons convenables « qui ne rappelassent en rien celles qu'entretenaient les anciens seigneurs et qui révoltaient l'humanité. » Mais les ressources étaient insuffisantes pour acquérir des terrains et y bâtir. La Ville n'était pas riche : si elle contractait un emprunt, l'intérêt seul absorberait les revenus ; établir de nouveaux impôts, c'était mettre les propriétaires, déjà accablés de charges, dans l'impossibilité de les acquitter et de nourrir leurs familles.
Le Conseil Général de la Commune, dans sa séance du 18 avril 1790, résolut de profiter de la faculté que