‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 22 sur 128 · Ibid. — Passim · texte numérisé non relu

Ibid. — Passim

Grâce à ces mesures, on n'eut pas à souffrir de la disette.

Aux termes de l'article XLII du décret de l'Assemblée Nationale du mois de Décembre 1789, concernant les Municipalités, les Officiers Municipaux et les notables devaient être renouvelés chaque année par moitié. Les élections pour le renouvellement annuel devaient être faites dans tout le Royaume le (Dimanche après la Saint-Martin. Elles eurent lieu à Tonnerre le 14 Novembre.

Le sort faisait sortir MM. Guyard Desforges de Chamblain, Carteron de Magny, Cabasson, de Marcenay, Denis Gelliez, Hullin,Gaupillat, Huguenin, Roudon, Gonthier, Gros-Jean et Lejay. Il y avait aussi à remplacer Cherest et Deschamps, élus au District.

Les électeurs nommèrent : MM. Huguenin ; Guenot, ci-devant religieux; Mamès Ravaux, chapelier, et Gelliez, en qualité à! Officiers Municipaux; MM. P. Gormand; Nicolas Collard, apothicaire; Simon Edmond Bocquet, huissier; Poupas, vicaire de St-Pierre; Edme Ester, jardinier; Jacques Cottan, notaire; Paul Lelarge, vigneron ; Forgeot, laboureur au Petit-Béru ; Pierre Prieur, aubergiste, en qualité de notables 1

Les nouveaux représentants de la Commune prêtèrent serment le i5 Novembre. Jean Percheron conserva ses fonctions de Maire. Quelques mois plus tard, en

1. Pièces justificatives. — Procès-verbal de l'Assemblée primaire du 13 Novembre 1791.

Avril 1791, Cherest- Verne, mis en demeure d'opter entre les fonctions de Procureur de la Commune et celles de Greffier de la Justice de Paix, donna sa démission de Procureur et fut remplacé par dom Guenot, ci-devant religieux-bénédictin : de sorte qu'à cette époque, deux prêtres se trouvèrent à la tête de l'administration de la Ville.

Au mois de Janvier 1791, J. Percheron fit au Conseil un long rapport sur l'état de la promenade du Pâtis. Elle était en partie plantée de noyers que l'hiver de 1788-1789 avait détruits, c Cette promenade, dit le Maire, autrefois si gaie, si vivante, est presque abandonnée. » Il proposa de la replanter de tilleuls et de marronniers. La dépense était élevée et la Municipalité demanda au Directoire du District l'autorisation de la faire. Elle lui fut accordée.

Le 8 Avril suivant, le Conseil Général décida la replantation, et le 3o, il délivrait aux sieurs Prieur fils et Roydot père deux mandats de i3i livres pour le charroi de 25o pieds d'arbres destinés à la promenade. Ces arbres provenaient de Vitry-le- Français ; ils coûtèrent 567 livres ; on dépensa, en frais de plantation et de premiers soins, 1014 livres. 1

C'est de cette époque que datait la magnifique allée de marronniers dont le dernier est tombé au mois de

1. Reg H. et J. — Délibérations des 31 Janvier et 8 Avril 1781. — Mandats du 30 Avril. — Comptes de la Municipalité de

Décembre 1881 ; la chaussée, dont nous pouvons admirer encore la solidité, avait été établie en 1760, par les soins de Léonard-François Bizet, des Brions, bailli de Tonnerre.

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