Collard était le beau-frère de Cherest
ÏÊ4 TONNERRE
1 id'Hdrbois -et plusieurs autres députés. Nousfeuravons fait part de toutes nos affaires auxquelles ils ont tous ?paru prendre le plus grand intérêt. Nous devons voir ^aujourd'hui le citoyen Maure, que nous n'avons pu encore rejoindre. La Société de l'Hôpital est fort mal notée 'dans l'esprit des Parisiens ; le citoyen Garnier qui doit partir Dimanche dans le Jura: nous a promis de xepasser exprès à Tonnerre, où sa présence pourra être nécessaire*.. Nous nous occupons sans relâeke aux Jabobins, au Comité de Salut» public et k la«Con- •vention»où nous allons tous les. jours. Nous espéroès efrnous. aimons à le croire, que toutes ces mesures ne seront pas infructueuses. Du courage, de . la' persévé- • rance, de la fermeté et ça ira !- » *
Ils étaient porteurs d'une 'adresse. des Religieuses à la Convention et à la Commune 4e Paris. Celle-ci répondit à la Société, le 21 Août :
« Vos députés à la Convention Nationale, et à la Commune de Paris ont. fait lecture de votre adresse à i;la Convention. Le Conseil Général Ta entendue avec satisfaction. . . C'est avec douleur que le Conseil a appris combien vous êtes traversés par les projets liberticides câ'une horde aristocratique , qui veut écraser le patriotisme qui vous anime. Vous les avez combattus avec ce courage et cette énergie qui ne se trouvent que dans l'âme des vrais républicains. Vous avez remporté la
1. Pièces justificatives. — Lettre de Collard et Gabasson >du 13 Août 1793.
PENDANT LA RÉVOLUTION l65
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victoire, le bon ordre est rétabli dans votre Ville, mais •"-vos ennemis veillent et vous êtes trop ardents patriotes -pour vous endormir sur vos lauriers ; veillez sans
cesse, frères et amis, jusqu'à ce que vous ayez terrassé
- vos ennemis, ceux de la République une et indivisible. a 1
Pendant ce temps-là, il se passait à Tonnerre des ■faits graves et qui venaient à point servir les intentions : du parti populaire.
L'anniversaire du 10 Août avait donné lieu à une
grande fête et Rousseau prononça à la Société des ' Religieuses, un long discours emphatique, à la mode
du temps. 2 Toutes les mesures d'ordre avaient été
prises, les armes visitées, et il avait été défendu de tirer. ' Néanmoins, le soir, des rixes se produisirent au Pâtis.
Hardy, Officier municipal et le Procureur de la Com- ^ mune voulurent s'interposer, ils furent insultés, malgré
leurs écharpes et fort maltraités. On arrêta les pertur-
- bateurs. 3
Le lendemain, qui était un Dimanche, les Religieuses invitèrent le Conseil à se joindre à la Société et à continuer la fête de la veille en se rendant le soir à l'autel de la Patrie pour y chanter des hymnes patriotiques. Le Procureur Bailly qui, depuis sa rupture avec Che-
1. Ibid. — Lettre du Comité de Correspondance de la Commune de Paris, du 21 Août 1793.
3. Ibid. — Discours prononcé par Louis-Charles Rousseau ttc, le 10 Août 1793.