Rtg 0. — Séances des 7 et 48 Primaire ; 10 Nivôse an III
2. Pièces justificatives. — Moyens d'opposition * la déUyçanae d'un certificat de civisme au citoyen Cherest- Verne, présentés par le citoyen Grosfils au Conseil Général de la Commune, séance -du 42 Brumaire, 3* année républicaine. — Registre S* — Séance du 42 Brumaire.
La Municipalité en profita pour maintenir Cherest- Verne en suspicion et mit de l'entêtement à ne vouloir prendre en considération aucune motion émanant de la Société populaire. 1
Celle-ci, furieuse, changea ses attaques, et accusa la Municipalité de malversation dans la distribution des grains et dans l'approvisionnement de la Ville.
Le Bureau Municipal, en présence de ces nouvelles accusations, n'hésita plus. Il fit arrêter d'abord un sieur Tesson, membre de la Société, qui avait tenu, contre les Représentants de la Commune, des propos calomnieux, et fit, quelques jours plus tard, fermer les portes du club (6 Frimaire). 2 On venait, à Paris, de fermer le club des Jacobins, et le Conseil avait envoyé à ce sujet, une adresse de félicitations à la Convention.
Cherest vint au Conseil, à la tête d'une députation de la Société, se plaignit vivement de cette mesure, et demanda en vain la remise des papiers et des archives du club.
Les colères s'accentuèrent de part et d'autre. Lombard, qui sortait de prison, se signala par l'emportement de ses paroles, traitant les officiers municipaux de scélérats et de coquins. On arracha en ville des affiches signées Regnard et contenant de violentes diatribes contre « l'abominable Cherest. » Cottan et Grosfils eurent de fortes altercations.