SP.O
FiG. 7.
lées par Hamy dans la situation de la scissure âe Rolando. D'après cet auteur, le lobe frontal serait relativement petit à la naissance, et la scissure de Rolando, loin d'être placée, comme chez l'adulte, très en arrière de la scissure frontale aussi bien en haut qu'en bas, croiserait cette scissure dans sa partie moyenne pour aller cacher son tiers antérieur sous le frontal ; pour la même raison, l'angle rolandosagittal ne serait que de' 52 degrés, tandis qu'il est de 70 chez l'adulte. La vérité est que chez les enfants de tout âge, comme chez l'adulte, la scissure de Rolando est toujours placée très en arrière de la suture
coronale. Si les distances rolando-coronales, qui sont en moyenne de 33 millimètres pour la supérieure et de 11 millimètres pour l'inférieure chez le nouveau-né, ont une longueur moindre que chez l'adulte, cela tient à la seule difîércnce de volume et de longueur du cerveau, car les distances sont relativement les mêmes chez l'adulte et le nouveau-né.
Scissure de Sylvius. — Chez l'adulte, la partie moyenne de la scissure de Sylvius répond à très peu de chose près à la suture temporo-pariétale. Chez l'enfant, il en est tout autrement : la scissure de Sylvius est toujours placée très au-dessus de la suture écailleuse, et elle est toujours recouverte par le bord inférieur du pariétal, qui s'avance jusqu'à la deuxième circonvolution temporale.
Sur huit cerveaux de nouveau-nés, j'ai constamment trouvé les fiches, implantées le long de cette suture, dans la deuxième circonvolution temporale : seule, la plus élevée atteignait parfois le sillon parallèle. Sur quatre enfants de six à huit ans, trois des fiches les plus élevées pénétraient le bord inférieur de la première circonvolution temporale.
Nous avons l'habitude de dire que chez l'adulte la scissure de Sylvius répond à la suture écailleuse; et cela est vrai, ou à peu près; car, à y regarder de très près, les fiches implantées dans la suture écailleuse tombent plus souvent dans le bord contigu de la première temporale que dans la scissure elle-même.
C'est, je pense, par degrés insensibles que se produit ce relèvement de la scissure. Je ne puis croire, avec Symington, que « ces parties prennent leurs rapports définitifs vers huit ou neuf ans » ; je pense, en m'appuyant sur les recherches que je viens de résumer, que ce rapport s'établit, progressivement, un peu plus tard, quand s'arrête le développement du cerveau et de sa boîte osseuse.
11 n'est pas exact de dire que chez les enfants le ptérion répond à la partie postérieure de la troisième frontale (Féré). Je me suis assuré souvent que le ptérion répond à un point situé bien au-dessous de cette circonvolution : si l'on place deux fiches, l'une à l'angle postérieur du ptérion, l'autre à l'angle antérieur, la première va toujours percer la face inférieure du lobe frontal, vers la partie antérieure de la scissure de Sylvius, la seconde tombe constamment dans la partie antérieure du sillon parallèle qui sépare les deux premières circonvolutions du lobe temporal. — J'ai fait ces recherches quatre fois sur des enfants d'un
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jour à un an, quatre l'ois sui- dos enfants de six à huit; les résultats ont été sensiblement les mêmes.
Mes recherches n'ont point confirmé davantage l'assertion du même auteur que chez le jeune enfant la fiche enfoncée sur la bosse frontale pénètre en plein dans la deuxième frontale, tandis que chez l'adulte elle entre au voisinage de la scissure (?) frontale supérieure, et même quelquefois dans la première circonvolution frontale. J'ai enfoncé vingt fiches frontales, dont huit chez des nouveau-nés, huit chez des enfants de six à huit ans, et les quatre autres, chez des adultes, et toujours j'ai retrouvé la fiche dans la deuxième circonvolution frontale, en moyenne à l'union de son tiers externe avec ses deux tiers internes; une seule fois sur vingt la fiche était dans le premier sillon frontal.
Scissure pariéto-occipitale. — Comme chez l'adulte, la scissure pariéto-occipitale de l'enfant est en rapport avec le lambda. Mais, tandis que chez l'adulte elle s'élève à peine de 1 à 3 millimètres au-dessus du lambda, chez l'enfant elle est située à 12 millimètres en moyenne au-dessus de ce point. Et là encore il ne semble pas que les dimensions relatives du lobe occipital soient autres que chez l'adulte; c'est l'occipital qui n'a. pas pris encore ses dimensions définitives. Si l'on vient à mesurer comparativement les lobes du cerveau chez l'enfant et chez l'adulte, les proportions restent les mêmes.
Les différences observées par la topographie crânio-cérébrale ne doivent donc point être attribuées à des modifications dans la forme ou le volume respectifs des lobes; elles ressortissent au développement de la boîte osseuse.
Au point de vue pratique, il faut conclure de cette quasi-identité de forme entre les cerveaux d'enfants et d'adultes, que les mêmes procédés seront applicables chez les uns et chez les autres, à cette condition que ces procédés soient basés sur des chiffres exprimant les rapports respectifs entre l'encéphale et sa boîte osseuse.
Le procédé que nous indiquerons pour trouver le point rolandique supérieur (moitié de la ligne naso-inienne plus 2 centimètres) donnera toujours d'excellents résultats, quel que soit l'âge de l'individu. De même, pour le point rolandique inférieur, nous déterminerons un point sur les mêmes bases. — Il était intéressant de dire cela.
Maintenant que nous sommes en mesure de déterminer, c'est-à-dire de dessiner sur le crâne, les points correspondants aux principales scissures et régions de l'encéphale, il importe d'étudier à l'aide de quels points de repère on peut réussir les mêmes déterminations sur le crâne revêtu de ses parties molles.