DEUXIÈME SECTION. — LE SECOND MUR
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rnç 'Arrofjstç. a /.e second mur commençait à la porte appelée Gen- »nath, laquelle appartient au premier ; il n'entourait que la ^partie septentrionale, et s'étendait jusqu'à la forteresse Anvtonia.»
Rien de plus vague que cette description. Le point de départ est un lieu inconnu , le parcours de la muraille n'est point indiqué , et le mot fort impropre de **/m* désigne un espace indéterminé. La tour ou forteresse Antonia est le seul point bien connu . Sa position est indiquée dans un autre endroit (B. J. , V, 5, 8). « Antonia était située à l'angle de deux portiques du premier temple, ceux du touchant et du Nord. » Le premier temple , pour Josèphe , c'est l'enceinte extérieure du temple. — Le second mur finissait à Antonia , c'est-à-dire près de l'angle Nord-Ouest du temple.
Quant à la porte de Gennath , son nom n'est pas biblique et le sens en est mal connu. Mais il no peut y avoir grande incertitude sur sa position. Le second mur, qui n'entourait la ville que du côté du Nord , finissant comme nous l'avons vu à l'Orient, ne pouvait commencer qu'à l'Occident. Or, la porte de Gennath appartenait au premier mur qui n'entourait que Sion. Nous placerons donc la porte de Gennath très près de la tour Hippicus, un peu à l'Est. Il est impossible de se faire une idée exacte de l'arc que décrivait ce second mur : toute ligne courbe tirée d'Hippicus à Antonia, en s'élevant vers le Nord , répond à l'énoncé de l'historien.
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Sclwlz a retrouvé des traces de ce mur depuis le château des Pisans jusque près de l'église du Saint-Sépulcre. E. Robinson en a vu plus au Nord. Ce dernier prouve que l'espace compris entre ce second mur et le premier devait être assez grand. Sans cela, l'étang d'Ezéchias , qui paraît authentique et qui devait se trouver dans la ville ancienne , serait en dehors ; la basse ville serait réduite à un triangle extrêmement petit ; enfin , le sommet d'Akra eût été laissé en dehors , et le mur eût été dominé par cette colline , ce qui dans une ville forte serait absurde.
Le savant voyageur déclare quelque part que la date de la construction de ce second mur est inconnue ; je ne l'ai trouvée indiquée dans aucune des sources que j'ai consultées ; mais je crois pouvoir la déterminer d'après la Bible. Il est dit (2 Chron XXXII, 5; XXXIII, 14) qu'Ezéchias qui craignait l'approche de Sennachérib , après avoir réparé et fortifié de tours le mur où il y avait une brèche , bâtit une autre muraille en dehors. Ce texte me paraît s'appliquer parfaitement au second mur. E. Robinson soutient (t. II , p. 67) que ce mur, puisqu'il enferme l'étang d'Ezéchias doit être antérieur à ce prince; il revient à plusieurs reprises sur ce sujet (t. I, p. 461 sq. et 487 sq.) , et ne paraît pas avoir songé à ce texte où sont tranchées les questions qu'il exprime.
Ce second mur n'avait que quatorze tours.
La thèse que je soutiens me paraît d'autant plus plausible que la seconde ville n'est nommée (à ma connaissance) que dans le récit de faits postérieurs à Ezéchias (2 Rois XXII , 14; 2Chron.XXXIV, 22; etpeut-^treSoph. 1, 10; Néh.XI, 9). (Voy. Winer. Art. Jérusalem , t. I , p. 644 et 645).