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CHAPITRE XXIV

Béaniy Blf^rre, MA^arre, ConserAiis, comté de Fols et RoumUlon.

Ces provinces, situées sous les 45* et W degrés de latitude, et sous les 16% iV, iV et SO* degrés de longitude» forment les quatre départements des Basses-Pyrénées, des Hautes- Pyrénées, de FAriége et des Pyrénées-Orientales, qui contiennent ensemble 100,069 hectares de vigne. Cest dans ces contrées méridionales de la France que Texposition des vignobles et la nature du sol paraissent influer plus sensiblement sur la qualité des vins, qui , récoltés sous la même zone, sont, les uns pourvus d'un très-haut degré de spiritueux , et les autres tout à fait privés de cette qualité. Dans le même département, celui des Pyrénées-Orientales, les arrondissements de Céret et de Perpignan produisent d'excellents vins, tandis que celui de Prades n'en fournit que de médiocres et que, dans une partie de cet arrondissement, l'âpreté du climat ne permet pas d'y cultiver la vigne.

S I- DéparkmtfU des Bassbs-Ptrénéks , formé du Béam, de la Navarre, des pays basques, de Soûle, de Labour^ d^une parité de la Chalosse et de F élection des Landes; il est divisé en 5 arrondissements : Pau, Bayonnej Mauléon\ Oloron et Orthez,

35,004 hectares de vigne, sur le territoire de S52 communes, produisent, récolte moyenne, environ 365,000 hectolitres de vins (rouges 192,000, blancs 173,000), dont à peu près 100,000 sont consommés par les habitants, et parmi lesquels plusieurs se distinguent par leur qualité.

VINS ROUGEB.

Première classe.

JuBAJfçoN, à 6 kil. de Pau, récolte, en petite quantité, des

B<ABN KT NÀTÀftRI. S79

Tins rouges et des tins paillets qni jouissent d*une grande réputation. Les premiers ont une belle couleur , du corps, du spiritueux, de la sève et un joli bouquet. Les autres, qui proviennent du mélange des raisins rouges et des blancs, sont très-légers, fins, délicats et d'un goût fort agréable.

Le vignoble de Gan, à 6 kil. 0. de Pan, touche à celui de Jurançon et produit des vins de la même espèce, mais beaucoup plus corsés et plus moelleux. Ils se gardent fort longtemps.

Deuxième okuse.

Moi^iN et AuBEBTiN, à 13 et 15 kil. d'Oloron, donnent des vins de même espèce, mais un peu inférieurs i ceux de Jurançon.

Les vignobles de Conghez, Portbt, Atdie, Aubons, Diusse, Jadousse, Cadillon, Usseau, Saint- Jean-Poudge, Ponts et BuEossE, situés entre 24 et 32 kil. de Pau, fournissent, en petite quantité, de fort bons vins rouges, parmi lesquels on distingue ceux du cru de M. Diesse, à Diusse. Les vins de cette couleur, formant à peine le vingtième du produit des vignobles, sont tous consommés dans le pays ou dans ses environs.

Troisième classe.

Les vignobles de Lasseube, la Hourcade, Savlt-de-Na- VAILLES, CuQUERON, LvG, ct quolqucs autres des environs d'Oloron; ceux des cantons de Lagos, de Navabbenx et de Sauve- TEBBE, à 12 et 14 kil. d'Orthez, récoltent plus de vins blancs que de rouges ; parmi ces derniers , il y en a qui sont estimés comme vins d'ordinaire.

VINS BLANCS

JuBANçON, Gan , LABBonN, Saiwt-Faust, Gelos, Rousti- GNON et MAZiBES, entre 1 et 7 kil. 0. de Pau, récoltent beaucoup de vins blancs, qui se distinguent par un goût et un parfum approchant de ceux de la truffé; ils sont de bonne garde et gagnent à vieillir; mais, dans chaque commune, ils se distinguent par des nuances de qualité qui leur sont particulières. Ceux de Gan sont moins délicats, mais plus corsés et plus moel-

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leux que ceux de Juraoçon ; ceux de Salut-Faust ont moins de spiritueux et de sève. On cite le petit cru nommé gaye, à Gan, comme produisant le meilleur vin, et, après lui , les crus de Y Anguille couronnée^ à Jurançon , du Fer à cheval » à Saint- Faut, et celui de Tout y croit, à Gelos.

Les communes de CoNGHEz, Portet, Atdie, Aubons» Diusse, Jâdousse, Cadillon, Usseau, Sait^t-Jean-Poudge, Ponts et BuROssE, toutes dans le canton de Garlin, entre 25 et 33 kil. de Pau, produisent des vins dits de Viquebille, très-recherchés en Flandre et en Belgique; ils sont doux sans être pâteux, ont plus de corps, de spiritueux, de moelle et de sève que ceux de Jurançon : mis en bouteilles après quatre ans de garde en tonneaux , ils deviennent excellents et sont souvents préférés au Jurançon. On distingue particulièrement ceux des crus de MM. Hitifif à Couchez; Diesse, à Diusse; Dangosse^ à Portet, et Blandinf à Cadillon. Il faut choisir avec beaucoup de soin dans ces vignobles, attendu que les vins sont de qualités très-variées dans chacun d'eux.

Anglet, à 4 kil. de Bayonne, fournit des vins blancs légers, qui ont un goût sucré et assez agréable; il faut les boire la première année. On les récolte sur le bord de la mer, à 4 kil. de Tembouchure de TAdour.

Le principal commerce de ce département se fait à Pau, pour les vins de Jurançon et autres ; mais les grandes opérations se font à Bayonne, ville commerçante située sur la rive gauche de FAdour et sur la Nive, à Tendroit de leur confluent, à 2 kil. de rOcéan, à 100 kil. 0. N. 0. de Pau, et à 789 kil. S. S. 0. de Paris. Tous les négociants de Bayonne spéculent sur les liquides, et cette ville est l'entrepôt général des vins et des eaux-de-vie des départements voisins. Les vins de Jurançon et des autres vignobles voisins de Pau sont conduits par terre jusqu'à Peyrehorade, à 17 kil. S. de Dax, département des Landes, où on les embarque sur le Gave-de-Pau, qui les conduit à TAdour et de là à Bayonne. Les vins dits de Viquebxlle des communes de Couchez, Portet, etc., sont transportés par terre à Saint-Sever, où on les embarque sur l'Adour, qui les conduit de même à Bayonne, où ils sont chargés sur les navires.

Les tonneaux en usage se nomment barriques, et contiennent environ 40 veltes ou de 300 à 310 litres. Le vin se vend à Yhéralde ou cruche, qui , à Pau , se compose de 23 litres, et varie de capacité dans les différents cantons.

BI60RRE. S84

§ H. Département des Hautbs-Ptbbnées » formé des parties de la Gascogne nommées Bigorre^ et du pays des Quatre-Vallées; il est divisé en 3 arrondissements : Taries^ Argelès et Borgnères,

15,419 hectares de vigne, sur le territoire de 301 commanes, produisent, récolte moyenne, environ 294,000 hectolitres de vins (rouges 93,000, blancs 201 ,000 hectol.), dont à peu près 170,000 se consomment dans le pays ; le surplus est exporté.

VINS ROUGES

Première classe.

Mâbiban, 25 kil. de Tarbes. Son territoire produit des vins riches en couleur, âpres et pAteux; ils se conservent de huit à dix ans en tonneaux sans s'altérer; mais on peut les mettre en bouteilles au bout de cinq ans; ils ont alors une couleur moins foncée, du corps, du spiritueux et un goût agréable. Lorsqu'ils proviennent d'une bonne année et ont vieilli en bouteilles, ils se présentent avec avantage à Tentremets sur les meilleures tables du pays, et soutiennent la comparaison avec des fins qui jouissent d'une plus haute réputation. On estime particulièrement ceux des crus dits d!Anguis et de Lastechenères.

Les vins de Madiran sont très-employés à Bayonne pour donner du corps et de la couleur aux vins faibles ; on tempère leur Apreté en y mêlant des vins blancs , dont ils supportent le mélange à un tiers de leur volume, et conservent encore une couleur convenable.

CASTELNAu-RiyiÈRE-BASSE, à 36 kil. de Tarbes, fournit des vins qui ressemblent beaucoup à ceux de Madiran et passent pour les égaler en qualité : on cite particulièrement les crus dits Lalire, Cammas et Rangouer.

Saint-Laune, Soublegause et Lascazères, voisins de Caste!nau, produisent des vins qui jouissent de la même réputation : le premier, dans les crus dits Menjarres, Rican et Marmondons; le second, dans celui de Lagrasse. Tous ces vins sont connus et se vendent sous le nom de mns de Madiran.

BIGOUVE.

Deuxième cUust*

Les cras que je pourrais citer ici ne fournissent que des vins bien inférieurs aux précédents ; ils sont âpres et colorés, se conservent difficilement et sont sujets à tourner à l'aigre. Ceux des arrondissements de Bagntèrbs et d'ÂRGELËs sont au-dessous du médiocre et consommés dans chacune des communes qui les produisent : ils proviennent de ceps hautains.

VINS BLANCS

Les communes de Bouilh, Pereuilh, Castelvibilh et Pet- RiGDÈRE, situées à TE. de l'arrondissement de Tarbes, et entre 8 et 112 kil. de cette ville, récoltent des vins blancs agréables, qui se gardent très-longtemps en bouteilles et acquièrent une qualité qu1ls ne paraissent pas susceptibles d'obtenir quand ils sont jeunes ; on les consomme presque en totalité dans le pays, où ils sont estimés à cause du godt de pierre à fusil qui les caractérise : ce goût est surtout très-prononcé dans ceux de Peyriguère.

Le canton de Vic-en-Bigorre, à i6 kil. N. de Tarbes, et les environs de cette dernière ville produisent des vins blancs audessous du médiocre , qui sont consommés dans les cabarets. Autrefois ils furent convertis en eaux-de-vie; mais ces établissements ont cessé d'être en activité, sans doute a cause du peu de spiritueux dont ces petits vins sont pourvus.

Les tonneaux en usage se nomment barriques , et varient de capacité depuis 340 jusqu a 480 litres. L'ancienne mesure du pays, pour la vente du vin, est la comporte^ qui contient depuis 45 jusqu'à 60 litres ; celle de Tarbes est de 52^836.

Le principal commerce des vins se fiait a Tarbes, d'où les vins rouges de Madiran sont expédiés par terre pour Bayonne et pour Dax. Paris a tiré une certaine quantité de ceux de 1825 ; mais cette spéculation n'a pas été avantageuse. On eu envoie quelquefois à Bordeaux, où ils sont employés dans les

COlfSSRÀXTS.

S III. Pépartement de TAriégs^ formé du Conserans, du comté de Foix et âlvne ^partie du Languedoc; il est divisé en 3 arrondissements : FoiWf Pamiers et ^aint-Girons.

12,755 hectares de vigne, sur le territoire de 225 communes, produisent, récolte moyenne, environ 120,000 hectolitres de vins rouges, qui se consomment tous dans le pays et ne suffisent même pas aux besoins des habitants.

Il y a peu de vignes basses dans les arrondissements de Foix et de Saint-Girons, excepté dans la partie la plus éloignée des Pyrénées ; mais, en revanche, on voit beaucoup de ceps hautains, que l'on plante près d'un érable ou d'un cerisier, et dont les tiges s^entrelacent dans les branches de ces arbres. Les raisins des hautains, cachés sons les feuilles, sont ordinairement verts et d*un goût peu agréable, parce qu'ils ne reçoivent pas assez de chaleur pour parvenir à maturité. On vendange presque toujours trop tôt dans ces vignobles, et le vin qu'on y fait est acerbe et sans chaleur. Les vignerons font souvent un second vin en jetant de Teau sur le marc : comme le premier n'est pas potable, le second est encore plus mauvais. L'un et l'autre ne sont pas salubres et donnent des coliquestrès-vives aux personnes qui n'y sont pas habituées ou qui en font un usage habituel. Pour éviter cet inconvénient, les propriétaires aisés mêlent à leurs vins une partie égale de ceux du bas Languedoc ou de Toulouse, et obtiennent alors une boisson convenablement spiritueuse et assez agréable.

Il y a des vignes basses dans tout l'arrondissement de Pâ- MiERS. Le vin qu'elles produisent, quoique très- supérieur à celui des hautains, est néanmoins de médiocre qualité. On distingue comme les meilleurs ceux des communes des Bordes et de Campagne , dans le canton du Mas-d'Azil , et ceux de Teillet et d'ËNGRAViÉs dans celui de Mirepoix; ils ont une couleur convenable et un bon goût.

La mesure en usage pour la vente du vin est la juste, qui , suivant les cantons, contient de 2 à 4 litres.

S8i ROUSSILiOIl.

s IV. Département des PTEÉNÉBS-OfiiBif talés, formé du Roussillon et d'une partie du Languedoc ; il est divisé en 3 arrondissements : Perpignan, Ceret et Brades.

<k6,895 hectares de viguB, surie territoire de 185 communes, produisent, récolte moyenne, environ 628,000 hectolitres devins (rouges 606,000, blancs 22,000), dont 180,000 sont consommés par les habitants ; le surplus est livré au commerce ou converti en eaux-de-vie qui sont fort estimées. Les meilleurs vignobles sont situés au pied des Pyrénées, dans des terrains pierreux et à peu de distance de la mer ; ils produisent des vins généreui, et particulièrement recherchés pour leurs vertus toniques. Dans ce pays, l'on voit ordinairement des raisins mûrs en juillet ; néanmoins les vendanges ne commencent que vers le 15 octobre. Cette heureuse habitude donne à toutes les grappes le temps d'acquérir leur parfaite maturité , et contribue beaucoup à la qualité des vins.

Les cépages le plus généralement cultivés sont le ^renacA^, le mataro et la crignagne, qui fournissent les vins les plus recherchés pour l'exportation. Le pique-poule noir^ \e pique-poule'' gris, le terret et la blanquette, qui font des vins moins colorés. On trouve aussi dans quelques cantons le saitU-antoine, la malvoisie et le maceabeo.

VINS ROUGES

Première classe,

Bagnols ou Banyuls-suE'Mer, à 8 kil. S. S. E. de Port- Vendre et à 28 kil. S. E. de Perpignan, produit des vins d'une couleur très-foncée, pleins de corps et de spiritueux, avec de la moelle, du velouté et un fort bon goût. En vieillissant, ils acquièrent de la finesse et du bouquet : après dix ans de garde, leur couleur est celle de l'or, et ils ont un goût de vieux qui les fait nommer vins rando, parce qu'ils ont alors de la ressemblance avec ceux que l'on qualifie ainsi en Espagne. Leur qualité augmente jusqu'à l'Age de trente ans, et ils se conservent jusqu'à cinquante ans sans dégénérer. Lorsqu'ils proviennent d'une année dont la température a été favorable à la vigne, ils ont quelque ressemblance avec le célèbre vin d*ÀIicante, dont ils

B0U8SILL0N. S85

possèdent une partie des vertus toniques et des qualités agréables. On en expédie pour Paris, pour le nord de la France et pour rAllemagne.

CosPEBON, Pobt-Yendbe et CoLLiouREy dont les territoires font suite à celui de Banyuls et occupent un rayon d'environ 8 kil. du S. S. 0. au N. N. 0. de ce dernier pays, fournissent des vins de même espèce, de même qualité, et qui s'expédient concurremment avec ceux de Banyuls; cependant il y a entre eux des nuances de perfection qui ont déterminé Tordre dans lequel je les ai nommés.

Deuxième classe, Espiba-db-l'Agly, Riyesaltes , Salses, Baixas, Cor-

NElLLA-DE-LA-RlVIËRE, PeZILLA et YiLLENEUVE-DE-LA-RiVIËRB,

situés entre 7 et 14 kil. de Perpignan, dans un rayon qui s'étend depuis Pezilla, à TO., jusqu'à Salses, au N. de ce chef-lieu du département, livrent au commerce de France et à l'exportation des vins d'une très-belle couleur» corsés, spiritueux et de bon goût, qui sont généralement connus sous le nom de vins de la plaine. Il s'en expédie une forte quantité pour les diverses parties de la France, et surtout pour Paris ; la Suisse, l'Allemagne et le nord de l'Europe en tirent beaucoup. Leur ressemblance avec les vins de Porto et ceux des autres vignobles de la péninsule les fait expédier aussi pour l'Amérique méridionale, et surtout pour le Brésil.

Troisième et qtuitrième classes.

ToRRBMTLA, daus le territoire N. de Perpignan ; Tebbats, à i2 kil. de la même ville, et Espabbon, près Canet, à 8 kil. E. de Perpignan, sur le bord de la mer, récoltent d'excellents vins de table : ils ont de la finesse et un arôme fort agréable ; conservés pendant quelques années , ils font des vins rancio de bonne qualité.

Vebnet, à 2 kil. de Perpignan, fournit des vins d'ordinaire légers et agréables. Toutes les autres communes de la plaine produisent des vins d'ordinaire et des vins communs qui conviennent mieux pour la consommation des habitants que pour l'exportation.

L'arrondissement de Pbabbs contient peu de vignobles. Les

S86 BonssiLLOs.

vins 7 sont, en général, de qualité médiocre, et suffisent à peine aux besoins des habitants. La mauvaise exposition du territoire de plusieurs communes, particulièrement depuis Olette jusqu'à Textrème frontière du département, ne permet pas d'y cultiver la vigne.

Les vins communs du Roussillon, lorsqu'ils sont jeunes, ne conviennent pas pour la boisson ordinaire, surtout aux habitants du Nord; ils sont très-colorés et lourds ; plusieurs ont une douceur fade et un goût pftteux désagréable : mais, lorsque ceux des premières classes de ce pays sont épuisés ou à des prix trop élevés, on en expédie beaucoup dans les diverses parties de la France, et surtout à Paris, où ils sont employés pour donner aux vins qui se vendent en détail la couleur, le corps et le goût qui plaisent au consommateur.

Les vins du Roussillon supportent parfaitement le transport, même pendant les temps chauds, et ils gagnent de la qualité en voyageant. Cependant, quoiqu'ils soient assez spiritueux pour donner a la distillalion un quart de leur volume d'eau -de-vie à ââ degrés, ou un septième d'esprit à 33 degrés, on est dans l'n* sage de ne les expédier qu'après y avoir introduit un douzième, un quinzième ou un vingtième d'eau-de-vie à 32 degrés, qui, en augmentant encore leur force , aide à leur conservation , et les rend plus susceptibles de produire un bon effet dans les

Les vins de 1'* qualité, que l'on conserve longtemps en tonneaux, deviennent paillets de très-colorés qu'ils étaient. Lorsqu'on les garde en bouteilles, la couleur ainsi que les particules de lie et de tartre qui s'en séparent s'attachent en majeure partie aux parois de ce vase, de manière à l'obscurcir entièrement; la portion du dépôt qui se précipite et reste mobile est moins considérable que dans la plupart des autres vins de France. Cependant il est toujours convenable de les transvaser avant de les boire^ afin que leur limpidité soit parfaite.

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