ROUGE
Maison de la Pucelle (1 386) et des Trois Pucelles (1/107), dite, à cette dernière date, 0 tenant au Heaulme*, en 1/1A2, it aboutissant à l’Hostel du Petit Saulmon, à Jourdain*, et, en 1577, ctà la Fleur de lys*. En 1A98, le libraire Jehan Driart avait sa boutique aux Trois Pucelles.
Maison de l’Ymaige Sainct Pol (1/118), ayant eu, en i3C8, pour enseigne, l’Ymaige Saincte Katherine. Elle porta ensuite celle de la Fleur de Lis, en i/i65, et la Fleur de Lis couronné en 1620. Comme elle était divisée en deux corps de logis, l’un d’eux, ou le tout peut-être, paraît avoir été nommé le Petit Saulmon, en 1 Zi /1 2 et 1/171. Voisin de Jehan Driart, l’imprimeur Jehan Petit, occupait, en la même année que lui, la Fleur de lys; quinze typographes composaient son atelier.
CENSIVE DU ROI
Maison de l’Agnus Dei (i/iG5), paraissait, ainsi que la précédente, avoir été construite sur une portion de la
Maison du Faulcon (i/i65) et du Flacon d’argent (i52o), dont l’emplacement présente quelque incertitude. L’une des deux dénominations, la plus ancienne peut-être, doit être erronée, les mots falcon et flacon résultant du déplacement d’une seule lettre.
CENSIVE DE ROI ET DU CHAPITRE DE NOTRE-DAME
Celle partie de la censive royale appartenait, pour moitié, au chapitre de Notre- Dame, par suite d’une transaction intervenue en 1086. ün n’y comptait qu’une seule maison, celle qui suit, à moins qu'il 11e faille y placer celle du Faulcox ou Flacon d’argent, dont la localisation est quelque peu incertaine.
Maison du Saulmon ( 1 3 6 5 ) , précédant ou suivant celle que nous venons de mentionner, et en ayant peut-être fait partie primitivement. — Le testament de Maître Gervais Chrétien, fondateur du collège de ce nom, la mentionne, en 1 .870 . sous le nom de n Maison de Sainct Anthoine ditte du Saulmon, séant en la grant rue Sainct Jacques, en la censive des Escholes de Sorbonne Ou. Par suite de libéralités de la reine Blanche et de saint Louis, la censive royale était devenue celle des écoliers de Robert Sorbon. Les cuisines et le jardin du collège de Maître Gervais aboutissaient latéralement à la Maison du Saulmon.
CENSIVE DU ROI ET DU CHAPITRE DE NOTRE-DAME
Maison de l’Ymaige Sainct Nicolas ( i 6 4 1 ). A cet immeuble se rattachent deux documents d’une certaine importance; le premier qui a été publié par Sauvai est ainsi conçu : tt Ordinaire de Paris ( 1 5 1 1 ) . — Les abbé, doyen et prevost de la Grande Confrairie aux bourgeois de Paris, fondée en l’église de la Magdeleine, pour l’acquisition par eux faite de quarante trois livres de rente sur les trois parts, dont les quatre font le tout, d’une maison seize en la grande rue Saint-Jacques, où est 1 enseigne de Sainct Nicolas; de laquelle Mc Guy Rigaudeau, notaire au Chastelet, est à présent déternpteur et propriétaire M. •» Le second document, qui présente beaucoup d’intérêt, est un inventaire notarié des biens dun habitant de l’Ymaige Sainct Nicolas, Jehan Jolivet, qui y mourut en 1 43 1 . Cet inventaire contient un étal énumératif et descriptif du mobilier garnissant les lieux, et répond ainsi à la question que les curieux peuvent se poser : Qu’est-ce que renfermait la maison d’un bourgeois de Parts au xve siècle? Nous reproduisons aux Appendices cette intéressante pièce.
Maison de la Pucelle ( 1 3 3 6 ) . Cet immeuble, que les noies placent ici, ne figure pas sur le plan de restitution, probablement à cause des nombreuses enseignes similaires qui ont pu en rendre la localisation incertaine.
Maison de la Limace, dite en censive royale aA’ant 1 2 G 1 , époque où elle fut
(l) Archives nationales, MM /i oo. — (î) Antiquités de la ville de Paris , t. III. p. 552.
amortie par le Roi, et depuis, notamment en iA38, dans celle des Mathurins, ainsi que toutes les maisons de la rue du Foin.
Maison sans désignation, faisant retour d’équerre sur la rue du Foin. Elle avait dû, à l’origine, faire partie delà maison suivante; puis elle y fut réunie défi nilivement, après en avoir été détachée pendant un certain temps.
Maison de l’Aigle, Douas ad aquilam (1294); Maison de l’Aigle d’or (i&3s), faisant le coin septentrional de la rue du Foin, et ayant porté, par corruption peut-être, l’enseigne de l’Ange, ainsi que celle du Berceau de fer, sise sur le coté oriental et appartenant à la maison qui venait ensuite. Celle de l’Aigle était sculptée à l’encoignure des rues Saint-Jacques et du Foin, en face de la chapelle Saint-Yves.
PAROISSE SAINT-SEVERIN