‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 103 sur 302 · VT · texte numérisé non relu

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renseignent sur ce portail et sur cette ailée touchant à «hospital* et ayant donné jadis accès au couvent des Mathurins, mais hors d'usage alors, par suite des nouvelles entrées pratiquées sur la rue de ce nom. Leur inutilité avait déterminé les Mathurins à vendre ou à bailler le terrain qui les portait et le sol environnant ; ce que constatent les textes suivants :

re 1 6 o g et 1610. ... Gros murs servant des appartenances dudict lieu appelle l’Hospital et de l’allée du Portail servant à entrer au cloistre. . . Deux maisons que lesdicts Dufossé et Chevalet doivent faire bastir au dessus dudict lieu. . . Il a esté faict un retranchement de trois pieds sur la ruë. . . Trois petites maisons vieilles, avec le dessous de voulte du lieu nommé l Hospital et le dessus de l allée de leur cloistre. . . Trois maisons rebasties sur le terrain de l Hospital. . . auxquelles fut adjousté le dessus des voultes de i. Hospital et de l allée . . . contenant de lace, sur la rue, depuis la cloison de Saincl Claude jusques à 1 encoignure de l’Hostital, cinq toises, un pied, neuf poulces dans œuvre, et sur le dortoir, douze toises, quatre pieds, huit poulces.* C’est en 1609 et 1610 que furent faites ces appropriations de l’ancienne «Voulte et allée de l Hospital des Mathurins*. En 1734, dit un autre texte, «l'Hôpital joignant l’église*, représenté par «un petit lieu servant ci-devant d entrée au petit huis claustral*, était dit avoir appartenu «aux dames de la Saulsaye, auxquelles on payait rente foncière, et paraissant être aussi en leur censive, car les Mathurins leur en passèrent titre, eu 1 626 el 1671*.

O11 voit, par les diverses pièces dont nous avons cité des extraits, que la partie de la rue Saint-Jacques, côté occidental, comprise entre les rues des Mathurins et du Foin, et formant la limite orientale du pourpris des Mathurins, a été l’objet de nombreux remaniements, par suite du déplacement de l’entrée principale de l’hôpital et du couvent. Les démolitions et les reconstructions s’y succédèrent.

Église des Mathurins, ou de saint Mathurin.

Construite selon les règles de l’orientation chrétienne, cette église, dont 011 trouvera la monographie à l’article de la rue des Mathurins, avait, sur la rue Saint-Jacques, son chevet flanqué de boutiques et échoppes qui appartiennent topographiquement à cette dernière rue, et dont nous devons dire quelque chose ici. Il en est fait mention dans plusieurs pièces des Mathurins.

a 1617. OuvROLEH , ou petite eschoppe, contenant trois toyses et demy pied de long, ou environ, et de trois piedz de large, séant sur la gravit ruë Sainrt

Jacques, entre le chevet d’ycelle église et à l’opposite des hostels du Rouet et du Chief Sainct Denys.» Le Rouet paraît avoir échangé son enseigne contre celle de la Hache.

it 1 A 6 5 . Bail par le Roy d’une place de trois toyses et trois piedz, au chevet de l’église, pour faire une loge.»

tr 1 5 i A . Boutiques et esciioppes, estant au coing de la rue Saiuct Jacques et de la rue Saiuct Mathurin, et derrière nostre eglise jusques au puis rué Saiuct Jacques . . . Place prez du puis, ayant trois toyses de long et trois piedz de large, en saillie.-»

» i 5A î . Eschope tenant au puis dudict lieu, n

tr 1578. 11 fut décidé que I’eschope faisant le coing des Mathurins et de la rué Saiuct Jacques serviroit de garde pour y faire sentinelle.»

tr i58o. Place faisant le coing des Mathurins, ayant, de ce coslé, quatre piedz huict poulces de profondeur et quatre piedz cinq poulces du costé de la rué Sainct Jacques. »

Cette place est encore indiquée en 1 5 8 6 , ainsi qu’une rt boutique entre deux arcs-boutans, faisant partie de la place de l’ancien portail, au long de laquelle est l'allée du cloistre». Quant au puits, il fut comblé en 1690.

PAROISSE DE SAINT— BEKOIT

Maison du hoy David et du Paon ( 1 A 2 5 ) , faisant le coin septentrional de la rue des Mathurins, et dépendant, ainsi que le chief Sainct Dents, de la Choix Blanche, laquelle, ayant façade sur la rue des Mathurins, se projetait latéralement sur la rue Saint-Jacques. Une rt Déclaration», de 1678, présente ainsi cette situation :

<r La Choix Blanche, en deux corps, l'un le roy David, l’autre, le chef Saint Denys, faisant face à l’église des Mathurins, tenant, d’autre part, au sieur Bénard, aboutissant au cloître. Dans ladicte maison, il y avoit cy-devant une grande cour, dans laquelle les chanoines — de Saint Benoit — ont fait bastir de neuf plusieurs corps de logis, dont partie leur sert pour le cloistre de leur chapitre, et leur logement, et les autres sont par eux loués à différents; le tout ayant entrée par une

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, porte, rue Saint-Jacques. . . Item, dans une cour estant de l’enceinte de ladicte église, ont fait bastir deux petites boutiques, ayant face dans la rue Saint-Jacques dans l’une desquelles estoit placé l’estail à boucher, auparavant dans la Croix Blanche.* Cet étal, qui appartenait aux chanoines de Saint-Benoit, faisait partie d’une de leurs boucheries de la rue Saint-Jacques. Ajoutons que le Roij David fut le deuxième local où le libraire Ambroise Girauld exerça sa profession entre i 5a 1 et i5A6.

Maison oe l’Innocent (i 5 2 5 ) , puis du Compas d’or, et enfin du Nom de Je!sus ( 1 5 6 8 ) , tout en ayant conservé l’enseigne primitive, puisqu on la trouve appelée l’Innocent en 1 5 8 5 . Les deux autres étaient celles de la boutique.

Maison des deux Genettes ( 1 563), corps de logis détaché de la maison precedente.

Maison du Chaste.au rouge (iùg5) dite, en i5ig ttau dessus des Mathurins, devant et à l’opposite d’une petite maison dépendante du Cocq, tenant à Michel Le Noir, d’aultre part, et aboutissant aux maisons du chapitre de Paris*. En 1 667, elle est dite et tenant à la Quoquille*.

Maison de la Quoquille (1567), à laquelle le Chaste.au rouge est dit aboutir.

Les Archives nationales, consultées par M. Paul Le Vayer, fournissent sur cette maison le renseignement suivant : tr Allocentur per Officiariwm lxs I: Joanni Lhuillier locatorio domus de la Coquille, in vico Sancti Jacobi, super locagiis dicte domas, soluti lathomo pro muro intermedio ipsius domus et vidue Alexandre nuper facto^'K *

Maison de l'Imaige saint Laurent ( 1 585).

Maison de la Fleur de las ( 1 5 4 2 ) .

Maison de l’Homme saulvaige (1 55g) , ayant été, entre t 5 1 6 et i55o, le logis du libraire Régnault Chaudière.

Maison de l’Escrevisse ( 1 5 5 9 ).

Maison de la Fontaine (i54a). C’est à cette enseigne qu’exercèrent les imprimeurs libraires Jocodus Badius (i5oa), et Michel Vascosan (1 53o-i 5 7 G ) .

Archives natiouales, LL i 5q , f° 63 vu.

Maison de l’Ange (1567).

Maison de l'Escu au soleil (1567).

Maison des trois Faucilles (1/1A7) dite, 1111 siècle plus tard, «tenant, d’une part, à Dumont, d’aultre part, à i.'Imaige sainct Maiitin, par derrière, à une maison de la communauté de Sain t— Benoist t>.

Ces sept maisons, comprises dans un espace assez restreint, paraissent avoir eu peu d’importance, sauf celle de La Fontaine.

Maison de i.’Imaige saint Maiitin (1/11 5), où existait «d’ancienneté ung estai! à bouchier*, lequel est cité dans une sentence de la Prévôté, rendue à propos d’une contestation entre le chapitre de Saint-Benoît et les maîtres bouchers de Paris. Ceux-ci soutenaient que «nul 11e puet avoir ne tenir boucherie en ladiclo ville, vendre chairs crues et cuittes, 6auf les bouchiers de la Grande Boucherie, et ceulx des anciennes boucheries qui, d’ancienneté, sont et ont esté accoutumez d’estre à Paris*. Si intolérants qu’ils fussent, les maîtres boucliers reconnaissaient que «on souffrait un estail dans la Maison de l’Ymaige sainct Martin, en la rué Sainct Jacques où ladicte yinaige estoit encore paincte au dessus de la porte* (16 1 5 ) ; mais ils faisaient observer que «cet estail 11’avait que six ou sept piedz, et ne povoit avoir que cela, et que il ne povoit y avoir d’estaux que au dessus, en allant à la porte Sainct Jacques, et non au dessoubz, comme estoit la Maison des Ciseaulx où se trouvait un estail, et qui avoit donné lieu à la contestation *.

La sentence décide que Messieurs de Saint-Benoît, ayant droit de haute, moyenne et basse justice, peuvent avoir des étaux où ils veulent, dans leur terre, et de la grandeur qu’il leur plaira.

La Maison de l’Ymaige saint Martin aboutissait, au xvc siècle, dans une certaine ruelle, ou longue allée, sorte de couloir assez commun dans celle région, où les terrains avaient de la profondeur, et qui laisait communiquer les constructions postérieures avec la rue. Le passage du titre où il est fait mention de ladite ruelle est ainsi conçu : «Masure, ou place vuide, où souloit avoir en paincture', contre le mur, l Ymaige saint M artin , tenant d une part à une place vuide, qui lu à Jehanne la Mareschalle, et d’aultre part aboutissant par derrière et ayant issue anciennement en une ruelle de laquelle on ne scet le nom.*

Maison des Croisettes ou Crochettes (1008). Elle paraît avoir été, avant ou après cette date, un corps d hôtel de la Maison du Plat d’estaing, laquelle avait sa laçade sur le cloître Saint-Benoît.

Maison de lTmaige Saixcte Barbe (i5 ai), ayant dû avoir pour dépendances la

Maison du Croissant (i 698), corps de logis fort peu important, puisqu'il n’avait, en i5oo, que dix-neuf pieds de profondeur sur dix de largeur. Les prisons du chapitre Saint-Benoît, qui s’étendaient par derrière et avaient leur entrée sur le cloître, 11e lui avaient laissé en profondeur que cet étroit espace. Le libraire Poncel Lepreux, qui s’était transféré du Lour au Croissant, séjourne en cette dernière demeure, de 1698 à i552.

Maison des Trois Couronnes (i5a5), et de la Cigogne ( 1 585) construction de peu d importance , à cause du voisinage des prisons et de leglise.

Église collégiale de Saint-Benoît. — Ainsi que nous l’avons fait observer à l’article de la rue du Cloître, l’église canoniale et paroissiale de Saint- Benoît avait primitivement son portail principal sur la rue Saint-Jacques, et c’esl pour ce motif qu’on l’appelait Saint-Benoît le bestourné, ou mal tourné. Remaniée dans la suite, selon les règles de l’orientation chrétienne, elle eut son chevet sur la rue Saint-Jacques et sa façade sur celle du cloître, dans l’intérieur duquel l’édifice se développait en profondeur. C’est ce qui nous a détermine a en placer la monographie à l’article de la rue du Cloître. Nous y renvoyons le lecteur.

Croix de saint Benoît. 11 est question, dans une charte de 1 203, dune croix située devant l’église Saint-Benoît, cest-a-dire sur la rue Saint- Jacques, ou 1 edilice avait alors son entrée principale, A propos d’une maison sise «en la grant rues, il est dit, dans cette charte : « Domum silam in magna vico prope ecclesiam Sancli Benedicti le Beistourneit , inter crucem silam ante diclarn ecclesiam et domum Rogeri dicli Broc , ex alia parte. *

Maison du Mortier d’or (1079), localisée ainsi par une pièce de îfifig: et le Mortier d'or joignant le Gros tournons . devant la fontaine, tenant par derrièie aux maisons du chapitre et à l'église, n Un document conservé aux Archives nationales (S 889 bis) nous apprend que les chanoines de Saint-Benoît possédaient, sur cette maison, une rente de cinquante livres.

M aison du Gros tournons (1 43 1) , dite « tenant à une maison de l'œuvre — ou de la fabrique — de Saint-Benoît, et aboutissant au cymetieren. Cette «maison de l’œuvre" devait être la suivante, c’est-à-dire

La Lanterne, qui appartenait, dès i3ig, aux bénédictines de Gif, village situé sur les bords de l’Yvette. Comme le monastère était double à l'origine, dit la

Gallia chrisliana, « monialium scilicet ac fratrumv, on s'explique que les religieuses suivant la règle de saint Benoît aient, ainsi que les religieux, possédé une maison à Paris dans le voisinage immédiat de l’église de ce nom.

Maison de la Pomme bouge (1/197), ainsi composée selon un document de cette date : te Deux corps d’ostel et une petite courcelle au milieu tenant, du costé de S. Benoist, le premier corps d’ostel à une masure à J. Alant, et le surplus d’iceluy premier corps tout du long audict cymetiere de S. Benoist, joingnant ladicte eglise, et d’aullre part, tout du long, à l’ostel et jardin iie la Chaise, m Line pièce de 1 5 1 6 ajoute à cette désignation le renseignement qui suit : ccL\ Pomme bouge, tenant à la Heuse, d’autre part à une maison appartenant à la fabrique et au cimetière S. Benoist, par derrière à Dorigny, personnage dont il est question à propos de la Maison du Giul.

Maison de la Heuse (1.357), riayant composé antérieurement, avec la précédente, qu’un seul immeuble en deux corps d’hôtel, portant l’enseigne de la Clef. Après leur disjonction et l’adoption d'enseignes nouvelles, la Pomme bouge et la Heuse n’en ont pas moins continué à être dénommées collectivement, quelquefois même isolément, la Clef : ce qui jette une certaine confusion dans les titres. Plusieurs baux, en effet, désignent le tout ou l’une des parties par l’une de ces trois appellations. La Clef, c’est-à-dire ses deux corps d’hôtel, la Pomme bouge et la Heuse, ligurent, à la fin du xm° siècle, parmi les maisons taxées pour le logement des étudiants externes, mesure que certaines théories tendent à faire revivre aujourd’hui, et dont on 11e soupçonne guère les antécédents. L’université de Paris, qu’on sait avoir été envahissante en matière de ses privilèges, avait obtenu du Boi cette taxation, malgré l’opposition des propriétaires, afin de favoriser les écoliers sans bourse, c’est-à-dire sans logement et sans pitance. A l’époque où elle lut taxée (1282), la Clef appartenait à IHôtel-Dieu, ainsi qu’il appert de la mention suivante : «La meson de l’ostel Dieu, en la rue Saincl Jacques, a l’enseigne de la Clef, six livres et demye. n En 1 5 3 5 , la Heuse appartenait au chapitre de Saint-Benoît, qui la loua pour six ans au libraire Jean Petit, moyennant cinquante-cinq livres de loyer par an, ainsi que le constate une pièce conservée aux Archives nationales (S 88g bis). Les chanoines de Saint-Benoît possédaient également, à la même époque,

Le Gbil, qui portait en 1819 l’enseigne des Balances, et sur lequel le personnage dont nous avons parlé à propos de la Pomme bouge possédait certains droits. Voici, en effet, ce que nous apprend la pièce que nous venons de citer et dont nous avons indiqué la cote : e Le 29 décembre 1 5 2 5 , Nicole Dorigny, président aux enquêtes, chancelier et chanoine de l’église Notre-Dame de Paris, remet à

Messieurs de Sainct Benoist les droits qu’il avoit de l’entrée et issue des caves de i,\ Meuse et nu Gril.»

Maison des Marmousets, ayant changé trois fois d’enseigne en trois siècles : i.es Marmousets en 1 3 1 9 , le Chevalier au ciguë en 1/167, et sainte Barbe en i537-

PAROISSE DE SAINT-BENOÎT

Maison du Tresteau (16 A8) , ayant pris au siècle suivant (1 535) l’Imaige sainct Georges pour enseigne. Une série de mentions relatives à cette maison se succèdent de 1 A38 à 1 6a5. En i/i38, elle est dite «sur les jardins de la Sorbonne»; en 1/197, «tenant par derrière à la librairie de la Sorbonne»; en i5a5, leTrete.au et aussy saint Georges, tenant au Chevalier au cygne et au Coq»; en 1 535 , saint Georges, auparavant le Tréteau, tenant au Soleil dor, auparavant le Coq et la Poulle, ou la Pye » ; gi i i5/ii, «tenant par bas a l Image sainte Barbe»; eu i6a5, «Maison de l’Image saint Georges, autrefois le Treteau, tenant au Soleil d’or, d’autre part, assise à la Sorbonne». Enfin une dernière mention ajoute encore aux nombreux changements d’enseigne de cet immeuble : «Jadis le Treteau 11’en faisait qu’un avec la Ville de Lyon et la Petite Vertu.»

Jean Higmam, imprimeur allemand (1689), rue Joan-de-Beauvais, aux Lions, se transporte ensuite me Saint-Jacques, à l’Image saint Georges. Aux dernières années du xvc siècle, c’est l’imprimerie de Volfgang Hopyl, Allemand de nation. Elle avait séjourné à Sainte-Barbe (maison contiguë), et devait finir aux Gonnils, près les écoliers de Décret.

Sous François I", Nicolas Prévost imprimait, à son tour, sons la même enseigne.

Maison dl Coq et de la Pye ( 1 4 3 1 ) , puis du Soleil d’or (1 585), ayant été sans doute un corps de logis détaché du Treteau et touchant, par derrière, ainsi que le porte un texte de 1/197. ® "librairie» ou plutôt à l’imprimerie de la Sorbonne. On sait, en effet, que le petit établissement typographique de Ulrich Geriug. et de ses deux associés, Michel Friburger et Martin Krantz, installé d abord dans l’enceinte de la Sorbonne , fut transféré, en 1 Z173 , dans la rue Saint-Jacques. La maison qui portait alors l’enseigne du Coq et de la Pye, en prit une plus digne de la grande industrie qui allait s’y exercer : le Soleil d’or. Cette dernière, qui convenait si bien à l’imprimerie, l’instrument par excellence de la diffusion des lumières, suivit . quelques années après (1 /178). l’établissement dans la maison où on le transféra, mais en dépendant de la Sorbonne, avec façade sur la rue de ce nom et arrière-lacade sur celle des Maçons. Nous retrouverons la le Soleil dor de Gering.

Quelque temps après, Bercthod Rembolt, de Strasbourg, occupait le Soleil d’oii de la rue Saint-Jacques, puis saint Chbistophe, près du futur Collège de France. Sa veuve, en 1 5 1 3 , épousa Claude Chevallon et rentra avec lui au Soleil d’oii.

CENSIVE DE LA SORBOSXE

Maison des Lions, ayant été tantôt unie à la précédente, tantôt considérée comme un corps de logis distinct. A l'enseigne primitive, qui datait probablement du xiiic siècle, succèdent, au commencement du xivc, celle du Vau de Luques; eu i35g, celle du Ciiesne; en i43i, celle du Lion d’oii; en i/i48, celle du Ciiesne veut, et, depuis lors, celles de la Chasse rokale et l’Ihaige sainct Roch. Parmi ces diverses appellations, les unes ne sont que des modifications aux assignations anciennes, les autres constituent de nouvelles dénominations dues tant aux changements de propriétaire ou d’habitants qu’aux alternatives de réunion et de séparation des corps de logis.

Maison de la longue allée (i/io4) ou Ostel sainct Père, constituant deux immeubles distincts, l’un contenant le couloir auquel il devait son nom, l’autre étant un manoir d’une certaine importance auquel on arrivait par tria longue allée -n. Ce manoir fut donné, dès l’année 1235, aux religieux de l’abbaye de Saint-Père, de Chartres, par un certain Garin de Giset, archidiacre de Bayeux, qui l’avait fait bâtir. Le passage couvert, par lequel on y parvenait, ne constituait qu’une étroite séparation entre cet immeuble, le Soleil d’or et les trois Mores. Derrière l’ostel Saint Père, se trouvait l’ancienne chapelle de la Sorbonne qu’a remplacée l’édifice construit par les ordres de Richelieu.

C est probablement la Maison de la longue allée, corps de logis en façade sur la rue, et non l’ostel Saint Père, manoir donné à l’abbaye de ce nom en î a 3 5 , amorti en 1287, et situé au fond du couloir, que désigne l’article suivant emprunté à la tr taxe des logements en l’Université de Paris» pour l’année 1286 : u La maison de dame Agathe la mareschale, en la rue Sainct Jacques, à la Longue entrée, dix livres.»

La rue Saint-Jacques, principale artère du quartier latin, comptait plusieurs de ces maisons à logements taxés. A défaut de désignation précise, nous en indiquons ici trois sises en cette rue, et taxées, en 1 288, la première à neuf livres et demie, la seconde à huit livres douze sous, la troisième à dix livres. Elles se nommaient, l’une tria maison neufve de Sainct Mathurin», l’autre rrla maison d’Elie, dil le Rouge, devant Sainct Matburin»; la dernière, nia maison du chapitre de Saint Estienne des Grez».

lUiriucniE nationale.

Maison des mois Mores (1U9). D'après un terrier de i5 4a, celle maison contenait * trois ouvrouers sur ruer, indépendamment du principal corps de logis. Sur un plan de la censive de la Ville, ou du Parloir aux bourgeois, on trouve, en effet, l’indication de trois corps d’hôtel contigus, qui paraissent s’identifier complètement avec la Maison des troys Mores. Mais, dans un autre terrier, du xvme siècle, il est dit que cette maison se composait de quatre corps d’hôtel : celui des trois Mores, celui du Berceau d’or, mentionné en i58o, celui de sainte Katherine et celui de La Souche d’or, désignés dès 1670. Les cr trois ouvrouers sur ruer cachaient-ils, comme dans l’immeuble précédent, un quatrième corps d’hôtel, le plus important, situé par derrière et s’étendant en profondeur vers les bâtiments de la Sorbonne? L’hypothèse semble plausible; c’est le seul moyen de concilier les assertions contraires des deux terriers.

Un document conservé aux Archives nationales et relevé par M. Paul Le Vayer complète les renseignements qui précèdent :

te 27 août 1571. — Insaisinetur Michael d’Huisseau, clericus in graphario cnminali Parlamenti parisitmsis, de media parte per indivisum medietatis, que est quarta pars domits site Parisiis in vico Sancti Jacobi ad intersignum là Sovcue, a Joaune Chartier et Ludovica Gapaillard, ejus uxore, acquisita mediante summa cc liv. tz proul existit liltcris signatis Faveau et Tessier, notai- . regiis, de dicta die penultima julii anni presentis vclnxi'). n

La Maison des trois Mores appartenait, en iô3i, à la dame de Marcoiguet, propriétaire de plusieurs autres immeubles dans le fief de ce nom. Nous avons parlé précédemment de ce fief à l’article de la rue de la Harpe.

Maison sans désignation, qu’un document de l’année 1678 localise ainsi : «Maison à l’opposite du collège du Plessis, tenant à l’hostel de l’abbaye du Becq Hélouyn, d’autre part à un corps d’hostel La Souche, et à l’hostel qui fut de 1 abbaye Saint Père.»

De la teneur de ce texte, il suit que L\ Souche, l’un des corps de logis de la Maison des trois Mores, et l’hostel du Grand Becq encadraient, l’une au nord, l’autre au sud, la maison sans désignation dont il s agit.

Hostel du Grand Becq (1Ù10) ou du Gros Bec, appartenant, avant 1&78, à l’abbaye du Bec Hellouin, en Normandie : ce qui a paru constituer une sorte de jeu de mots, comme il en a été fait plusieurs du même genre dans les diffé-

(l Archives nationales, LL 167 f° 563 v°.

TOPOGRAPHIE HiSTORiÇVE DV VIEVX PARIS

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De la teneur de ce texte, il suit que La Souche, l’un de» coq* S» I«

u Maison des trois Mores, et l’hostei ru Grand Becq encadraient 1 »o- «u nord, l’autre au sud, la maison sans désignation dont il s agit

Hostel du Guano Becq (i4to) ou du Gros Bec api- - - *nt, avant 1078, a

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TOPOGRAPHIE HISTORIQVE DV VIEVX PARIS

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