CENSIVE DE SAINT-JEAN-DE— LATRAK
Collège de Tréguier et de Léon.
Par son testament en date du 20 avril i325, Guillaume de Coatmohan, alias Comehan, Coëtmohan, Quoëlmohan et Quoïstmohan, qui était grand chantre de l’église cathédrale de Tréguier, en Bretagne, et docteur régent en droit de la faculté de Décret, à Paris, donna plusieurs maisons qu'il possédait et en la rue de Lospital Sainct Jehan de Jherusalemu, ainsi que diverses terres à lui appartenant dans le voisinage de Paris, pour abriter et entretenir huit pauvres écoliers de sa famille ou de son diocèse. Un mémoire manuscrit, conservé aux Archives nationales, sous la cote S 6582, localise approximativement l’immeuble dans lequel le collège fut établi :
cr C était, y est-il dit, une des maisons du fondateur, qui avoit son entrée vis à
TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, vis l’hôpital Saint-Jean-de-Latran, à côté de celle du collège de Cambray. . . 11 est assez difficile de se former une idée bien distincte de l’emplacement de cette maison et des autres léguées par le fondateur. . ., car, outre que dans l'inter— vale de plusieurs siècles, il y avoit esté fait dilférens changemens, comme la plus grande partie de ces maisons a été détruite, qu’on y a construit une partie du collège Royal, formé une place, et élargi une rue sur le terrain quelles occupoient, il ne subsiste plus rien qui puisse servir à fixer les idées. . . Ce terrain comprenait un espace qui donnoit sur la rue S. Jean-de-Latran et sur la rue Fromentel, et aboutissait à une ruelle qui séparoit le collège de Cambrai de celui de Tréguier. Sur ce terrain, outre la maison du collège, il y avoit sept autres maisons connues dans les titres par les enseignes de la Salamandre, de la Bonne foi, de la Cage, de la Lanterne, de l’Arbre verdoyant, du Loup qui taille et de l’Arbre