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Un document de 1677 localise plus exactement le collège de Tréguier, qui est dit : cr situé en la place Cambray, tenant d’un côté, au collège des Trois evesques, d’autre à la petite ruelle Jean de Latran, par derrière à la rue Froidmantel, et, par devant à la grande porte des freres hospitaliers de Saint Jean de Latran . . . Il n’est resté, après 1 G10, que quelques vieilles maisons joignant le collège royal. «
Bien qu’il y eût eu dans la dotation du collège de quoi entretenir huit boursiers bretons, moins d'un siècle après sa fondation, le collège avait besoin de nouvelles ressources; un de ses anciens boursiers, Olivier Doniou, alias Donjou, Danjou, et Donjon, docteur régent en Décret, fonda, en iAi 2, six nouvelles bourses à Tréguier. Quatre ans après, Christian d Ilauterive, évêque de Tréguier, léguait au collège six corps d hôtel cr sis en ceste ville de Paris, en la rue des Petits- Champs P)-». Ce supplément de biens n’ayant pas suffi, une nouvelle réunion de bourses eut lieu. Ainsi le constate Félibien : icLe 25 avril 1675, Laurent, seigneur et marquis de Kergroadez, patron du collège de Léon, autrement dit de Kérembert, donna au collège de Tréguier l’emplacement de ce collège de Léon, dont les boursiers avoient vendu jusques à la charpente, aux tuiles et aux pierres; et le collège de Tréguier fit rebastir celui de Léon'3bn
Il semblerait que ces divers appoints aient dû rétablir les affaires du collège de Tréguier; niais, dit le continuateur de Du Boullay, trune mauvaise administration et des dissentiments intérieurs réduisirent ses revenus et menacèrent son existence; aussi, lorsqu’il abandonna, pour l’établissement du collège de France, une partie (sic) des terrains qu’il possédait, il trouva, dans ce marché, plus de profit que de préjudicen.
(3) Félibien, Histoire de la Ville de Pans, l. I. p. 54o.
(l) Archives nationales, S 6582.
(î) Archives nationales, S 6582.
L’emprise à faire sur le collège de Tréguier et ses dépendances comprenait le collège entier et trois maisons aliénantes; résolue par Henri IV dans les premiers mois de 1G10, elle fut réalisée dans la même année. Les procès-verbaux qui nous en donnent le détail sont donc trà cheval d sur deux règnes : le premier porte la date du 5 avril, et le second, celle du 28 juin. Félibien raconte le fait en ces termes : «Le roi Henri IV, voulant faire bâtir un collège royal du nom de France, dans l’Université de Paris, fit estimer le collège de Tréguier et celui do Cambrai, pour bâtir à leur place le collège royal. Il fut stipulé que les boursiers du collège de Tréguier auroient leur demeure dans la moitié du grand corps d'hôtel qui seroit entre les deux ailes, et qu’en attendant ils prendraient annuellement la somme de quatre cents livres au trésor des bâtiments. . . On n’a bâti qu’une aile du collège royal. . ., et les boursiers de Tréguier, depuis 1610, sont sans collège; mais depuis 16 46, ils ne sont pas payés des quatre cents livres de rente que le roi Henri IV leur avoit promises W. *
Nous extrayons du trProcez verbal de visite et estima lion 11, dressé les 1 5 avril et 28 juin 1G10, les détails suivants sur les propriétés et parties de propriétés du collège de Tréguier, qui contribuèrent à former le pourpris du Collège royal :
tt Premièrement, une cuisine au derrière de la salle à manger où est pour enseigne la Sallemarde . . . ® en la rue Saint-Jean-de-Latran;
(r Item, une maison sise rue Fromenteuil, où est pour enseigne i.’Estoile d’or ... ;
«Hem, une maison sise rue Saint Jean de Latran, où est pour enseigne le Lys