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BUE DES MAÇONS

Cette voie, qui porte aujourd’hui le nom de l’égyptologue Champollion, avait pour point de départ la rue des Mathurins et, pour aboutissant, la place créée audevant de la Sorbonne, lors de la reconstruction de ce collège par le cardinal de Richelieu. Elle remonte au xm° siècle, et peut-être plus haut, puisqu’on la trouve, dès 12 54, dénommée viens cemmtariorum ; l’expression viens latkomorum se rencontre quelques années après (1263). Impliquaient-elles, l’une et l’autre de ces appellations, la présence en ce lieu d’un groupe d’ouvriers maçons ou carriers? Rappelaient-elles, comme l’a prétendu Jaillot, le fait d’une ou plusieurs maisons appartenant, dès le xm° siècle, à une famille Masson ou Le Masson? La première hypothèse est la seule sérieuse. Les métiers identiques se groupèrent, dès l’origine, dans des rues respectives; et c’est seulement à la (in du xiuc siècle qu ils désertèrent leur centre natif, sans que, par suite de leur dispersion, tombât la dénomination qui leur servait d’enseigne générale.

Guillot, qui rimait son Dit en i3oo, après avoir mentionné la rue de Sorbonne, écrit :

La rue à l’abbé de Cligny Et la rue au seigneur d’Igny Sont prez de la rue o Corbel.

La première de ces trois voies est évidemment celle des Mathurins, où s’élevait l’hôtel des abbés de Cluny; la troisième, qui devait son nom à une enseigne du Corbeau, se laisse confondre avec la ruelle Coupe-Gueule; quant ù la deuxième, ce ne pouvait être que la rue des Maçons, au moins dans sa partie inférieure; cl la dénomination que lui donne Guillot devait venir d’une maison possédée, ou

habitée, par les seigneurs d’Igny, près de Palaiseau. Ces conjectures ont amené Lebcuf à penser que les trois voies que signale Guillot étaient et des rues détruites par l’agrandissement de quelque collège, et que 1 une déliés pouvait être le passage Saint-Benoît communiquant avec la rue Saint-Jacques -n. L’étude topographique de cette région et les documents manuscrits sur lesquels elle s’appuie sont hostiles à cette hypothèse. Il semble démontré, au contraire, que la rue o Corbel s’identifie avec la ruelle Coupe-Gueule, et que tria rue au seigneur d’Igny n n’est autre que celle des Maçons. On ne s’expliquerait pas, en effet, que le descripteur ne les eût pas mentionnées, si elles avaient porté un autre nom.

Il est vrai que Guillot cite une autre voie très rapprochée, qu’il désigne ainsi :

Desus siet la rue o Porel.

Mais il s’agit, à coup sur, de la rue des Poirées, qui aboutissait anciennement à celle de la Harpe, et était située au sud do celle des Maçons et de la ruelle Coupc-Gueule.

Dans un document de 1 5 1 3 , il est question d’une Maison du Soleil d’or, située en la rue de Sorbonne, aboutissant à celle des Maçons, et tenant à une autre maison appartenant au prieur de Ligny. Guillot, qui a souvent défiguré les noms propres, a donc bien pu écrire Igny pour Ligny, ce qui semble confirmer l’identification de la rue ainsi appelée par lui avec celle des Maçons.

Dans celle voie, comme en plusieurs autres de la région de l’Université, il existait un puits au nu' siècle (î s5 A) , ainsi que le constate 1 extrait d un acte appartenant aux archives des Mathurins; il y est question d’une certaine maison, sise vers le Palais des Thermes, dans une certaine rue excentrique, devant un certain puits, quamdam domum , sùaift versus palalium de Tennis, in quodam vico forano , aille quemdam puteum. Ce puits ne semble pas avoir contribue à la propreté de la rue, puisque le Procez verbal de î G 3 (5 y constate 1 existence de cr boues, immondices, plairas, gravois et fumiers n.

Parallèle à la rue de la Harpe, celle des Maçons a toujours eu le caractère d’une voie de décharge. Dans le cours de 1 article que nous lui consacrons, on veria que plusieurs établissements scolaires y avaient leurs dépendances.

Quant à l’élite de sa population, elle est ainsi spécifiée dans Nos adieux à la vieille Sorbonne, par Oct. Gréard, p. i63 : ci La rue des Maçons était une rue de magistrats, locataires de la Sorbonne et souvent ses commensaux. iNous avons trouvé dans les baux de la maison les noms de Le Vayer, de Catinat, de Versigny, de Ferrières, de Le Tellier, de La Saulçaie, de Pasquier, qui se succédaient de père en lils.r Ils y avaient été précédés par Me Louis tr mire n de Louis IX; ils y seront suivis par Jean Racine.

CÔTÉ ORIENTAL

(du Nord au Sud).

PAROISSE SAIîST-SÉVERIN.

Le côté oriental de la rue des Maçons était occupé dans sa partie inférieure, c’est-à-dire au nord, par deux hôtels, celui de Robert de Douay et celui de la famille d’Harcourt, mentionnés dès le xmc siècle.

L’hôtel de Robert de Douay était situé, dit un texte de 1235, t tprope palatium de Tennis r; un autre titre de 1 254 le place devant le puits de la rue des Maçons, te anle puleum vici Latomorumn. Le propriétaire de celte demeure fut l’un des bienfaiteurs du collège de Sorbonne, au moment où cet établissement naissait des libéralités de Blanche de Castille et de saint Louis : il lui en fit peut-être un don direct, ou tout au moins il lui en facilita l’acquisition en le gratifiant de quinze cents livres parisis. Aussi, l’hôtel de Robert de Douay, devenu propriété de la Sorbonne, est-il mentionné dans son cartulaire, à la date de 1 2 G 3 , comme lui appartenant déjà depuis quelque temps : tt Domus noslra que quondam fuit Magislri R. de Duaco, in qua mansit defunctus magister Johannes de Sanclo Amando, quondam clcricus noslerifiH II résulte cependant d’un autre titre que la maison, avant d’échoir à la Sorbonne et de continuer le cours de ces mutations, fut vendue à Guillaume de Chartres. L’existence de ces deux propriétaires, Robert de Douay et Guillaume de Chartres, explique comment, aux peintures retrouvées à l’intérieur de la chapelle d’Harcourt, auraient pu se mêler des armoiries autres que celles de la famille ayant donné son nom au manoir suivant, où l’immeuble ci-devant douaisien, chartrain et sorbonique devait se fondre.

L’hôtel d’Harcourt, édifice seigneurial construit sur de vastes proportions et possédant une chapelle. O11 en constate l’existence dès la fin du xmc siècle, dans le Livre de la Taille de 1298. 11 était situé au coin de la rue des Maçons et de celle des Mathurins, en face du palais des Thermes, avec lequel on l’a quelquefois confondu, puisqu’on le nommait communément et le palais de Julien l’Aposlat-n, en souvenir du séjour que' ce César fit dans l’édifice gallo-romain.

La famille d'Harcourt n’avait pas fait construire ce manoir ; nous avons déjà vu quelle le possédait de seconde main; toutefois l’un de ses membres l’habitait en 1371. En effet, un compte de cette même année le mentionne en ces termes : rt La maison du comte d’Harcourt, devant le palais des Termes!2), y De cette fa-

1 Cartulaire de Sorbonne , f° 3 g 7 . — Antiquités de Paris , t. III, p. 261.

mille, il passa, par mariage, à celle de Lorraine; mais, malgré cette mutation, il conserva son ancienne appellation augmentée de la seconde, comme en témoigne le plan de Du Cerceau, qui est de i56o.

Cependant, dans la première moitié du xvic siècle, il avait été acquis par le père de M° Gilles Le Maistre, conseiller du Roi au Parlement, du prince Claude de Lorraine, duc de Guise, et d'Antoinette de Bourbon, sa femme. La date de cette acquisition est de i5/i3, et Sauvai l’a reculée en écrivant ce qui suit : tt Quant à la rue Coupe-Gueule, en i5oi, c’étoit une rue condamnée; car Nicolas Ferre! ayant fait faire un petit logis sur l’un de ses bouts, vers la rue des Malhurins, le père de Gilles Le Maistre, conseiller avocat du Roy au Parlement, s’opposa à l'entreprise, en qualité de propriétaire d’un grand logis appelé l’Hôtel d’Harcourt, qui occupait tout l'espace qu’il y a entre la rue Coupe-Gorge et la rue des Maçons, qui appartient encore à ses descendants P'. *

Bien qu’il eût passé en d’autres mains, l’ancien hôtel d Harcourt et de Lorraine continuait à porter les noms de ces deux familles, car Sauvai lui-même le désigne ainsi : a Rue du Palais des Thermes. — L’hostel d’Haucoubt, dit »e Lorraine, appartenant de présent à Me Gilles Le Maistre, président en la Cour de Parlement121. « Les Le Maistre ne méritaient pas, en elfet, de le dénommer, puisqu’ils le détruisirent, après en avoir obstinément défendu les abords. Le premier procès soulevé par eux était encore, en 15/17, pendant devant la Grand’Chambre. Trois ans après, nouveau litige, à la suite duquel le Parlement, statuant sur le différend «entre Me Gilles Le Maistre, pour lors advocat général, propriétaire de i'hostel d’Harcourt, dont les murs bordent la ruelle dite Coupegueule, et les Prieur, Maistres et Boursiers de Sorbonne *, rendait un arrêt par lequel «la Cour réprime l’usurpation desdicts de Sorbonne sur les murs dudict hostel d Harcourt, ordonnant la démolition des ediffices adossez contre lesdicts mursW*. Aux termes de cet arrêt, l’ancien hôtel d’Harcourt et de Lorraine devait avoir libres «ses veués, esgousts, gargouilles, contre-pilliers, taillus et vuidanges*; quant à la réouverture de la ruelle Coupe-Gueule, que l'avocat général Le Maistre voulait aussi obtenir «contre lesdicts de Sorbonne*, le Parlement déclarait quil serait «informé d’office sur la commodité et incommodité*.

Le morcellement de l’hôtel d’Harcourt s’opéra dans le cours du xvnc siècle; en 1 677, on comptait déjà sept maisons bâties sur son emplacement; mais il en subsistait encore quelque chose, puisqu’un Le Maistre est dit en être propriétaire, en 172/1; un demi-siècle plus tard, à l’époque où écrivait Jaillot, il n’en restait que «les vestiges de la chapelle*.

Cet oratoire datait du xmc siècle, et les vestiges dont parle Jaillot avaient encore quelque importance. La preuve, c’est que, lors de la démolition complète effec-

1 Antiquités tic Paris, t. I, p. 08. — Ibid. — ! Archives nationales, S 6-ji 1.

(uée en i852, pour faire place à de nouvelles constructions, on retrouva, masqués par les anciennes, les pignons de l’édifice avec leurs fenêtres. Il fut présenté, à cette occasion, par M. Albert Lenoir, au Comité de la langue, de l’ histoire et des arts de la France, un rapport dont nous extrayons les lignes suivantes :

cLa récente démolition des maisons bâties vis-à-vis l’hôtel de Cluny a fait voir qu’elles occupaient toute l’étendue de la chapelle particulière de l’hôtel d’Harcourt , construite vers la fin du xnic siècle. Cette chapelle conservait encore presque intacts ses deux pignons avec leurs fenêtres, closes de meneaux découpés; aux peintures retrouvées à l’intérieur, se mêlaient des armoiries autres que celles de la famille d’Harcourt . . . L’écu de forme ancienne est du xiuc siècle, porte de gueules, avec hermine en chef!1). Les deux pignons de cette chapelle ont fait voir que des moyens de défense étaient ménagés sur toutes les parties des habitations particulières. À cette découverte importante se joignent quelques portions de l’hôtel même, ou partie réservée à 1 habitation, de nombreux pavés vernissés, une credence et des corbeaux sculptés et peints avec beaucoup de soin'2*, u

Arrière-façade d’une maison appartenant à la Sorbonne, avec entrée principale à l’extrémité méridionale de l’impasse Coupe-Gueule. Il est dit, en effet, que la Maison du Figuier, faisant front sur la rue de Sorbonne, « tient à une maison appartenant à icelle Sorbonne et aboutissant en partie à la rue des Maçons (V v.

Jardin appartenant à la Sorbonne et s’étendant, de la rue de ce nom, à celle des Maçons.

Bâtiments postérieurs de l’hostei. des Espaignols. L’identification de ces bâtiments résulte de la mention suivante faite en un titre de i5ai : n Maison, rue de Sorbonne, devant la chapelle du collège» — il s’agit de l’ancienne — , <t tenant à un jardin des appartenances de Sorbonne, d’autre part, à une maison appartenant au collège, vulgairement nommée l’Hostel des Espaignols, aboutissant rue des Massons W. »

Maison du Soleil d’or, désignée, en 1 5 1 3 , comme occupant le coin méridional de la rue des Maçons et aboutissant à celle de la Sorbonne. Avant i A83 , elle avait arboré pour enseigne Le Buis. C’est là que l’imprimeur Gering transporta ses presses en 1 483 , après les avoir installées d’abord dans l’enceinte de la Sorbonne (1/170), puis au Soleil d'or, en la rue Saint-Jacques (1/173). Bien que Gering

(1> M. A. Lenoir paraît ignorer que (es d’Har- <*> Bulletin du Comité, 0' série, t. I, p. /118

court des branches de Beaumesnil et de Charan- w Cartulaire de Sorbonne , f° 3tjQ.

tonne portaient : de gueules à deux fasccs d’hermines. Ibid. , f° 3 9 4 .

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, n’y habitât qu’à titre de locataire, celle dernière enseigne fut substituée alors à celle du Bois, ad Buxum. Félibien localise ainsi cet immeuble : «à l’endroit où une porte sépare la rue de la Sorbonne d’avec la Place W. r 11 se composait, d'après les indications contenues dans le Cartulaire de Sorbonne, dont il était une appartenance, il se composait, disons-nous, de «deux corps d’hostel et deux cours r , subsistant encore malgré les remaniements intervenus. Une pièce contenue dans le même recueil nous apprend que la maison lut en partie démolie, pour céder la place aux Ecoles externes du collège.

C’est ici le lieu de constater, d'après un manuscrit d’environ 16/10 (Arch. nat., S 62 16), que la Sorbonne, sur l’emplacement de ses quatre immeubles ci-dessus énoncés, en reconstruisit huit autres, dont l'un à l’enseigne de la Grenade, et l'autre à celle de Sainte-Ursule. Cette dernière occupait le coin de rue, et parlant se confondait avec les

Ecoles neuves de Sorbonne (i65o), dites contiguës au Soleil d or et à l Hostel du prieur d'Ygny ou de LiGNY, par derrière sans doute, car cette maison devait être en façade sur la rue de Sorbonne.

Voici maintenant en quels termes Nos adieux à la vieille Sorbonne , par Oct. Gréard, p. 219, en note, résument les vicissitudes de ces écoles : «A partir de 1820, les écoles extérieures de l’ancienne Sorbonne furent louées successivement à diverses industries. Finalement, elles étaient occupées par l’imprimerie du journal Univers, lorsque, en 1661, elles furent démolies pour faire place à 1 immeuble où est établi aujourd’hui un magasin de produits chimiques. Il ne reste plus actuellement des anciennes écoles que la partie qui est à l’angle de la rue Champollion (ancienne rue des Maçons n.

Maison sans désignation, appartenant au collège de Cluny, et acquise, en 16/10, par la Sorbonne; elle est dite alors tt faisant l’encognure des rues des Poirées et des Maçons, ou étoit demeurant le sieur de Marchaumontr. Félibien, qui donne ce renseignement, ajoute qu’elle fut achetée ttpour estre démolie, et le londs d'icelle employé pour parachever une place devant 1 église neuve de la Sorbonne W K.

CÔTÉ OCCIDENTAL

(du Sud au Nord).

Hôtel ou Collège du Trésorier, fondé en 1268, par Guillaume de Saône, trésorier de l’église de Rouen, et ayant son entrée sur la rue des Poirées, où se lira la notice que nous lui consacrons.

— Id., t. V, p. 107.

Histoire de la Ville de Paris, l. II, p. 862.

Cinq maisons, «en la rue Neuve-de-Richelieu », et comprises dans «le fief du Trésoriers, en face du collège. Leur situation sur la voie ouverte entre la rue de la Harpe et la place de la nouvelle Sorbonne, implique que leur construction datait des travaux opérés sur ce point par ordre du Cardinal.

Grange Canu (i/igo), ainsi appelée du nom de son propriétaire. Un titre de cette époque la mentionne, en effet, avec la maison dont elle dépendait : tt Maison et jardin, ou souloit avoir grandie, tenant au collège des Trésoriers, d’autre part, à M° Jean Canu.» Un an auparavant, elle était dite tt Grandie, ruë des Massons, de six à sept toises de large, sur liuicl de long, tenant d’une part et aboutissant au collèges. Eni/i8i,elle est spécifiée tt tenant au collège des Trésoriers, d’aultre part, à une maison du collège d’Harcourt d. En 1 478 , les titres la désignent ainsi : ttDeux maisons entretenantes, tenant aux Trésoriers, d’autre part à Guérin, aboutissant à la grancbe audict Guérin. * E11 1626, elle était possédée par tr le prieur de Sainct-Uemy de Reims», lequel habitait, en la rue de la Harpe, la Maison des Trois Croissans rouges. En i3qi, elle appartenait à Guillemite la Pelée, et était déclarée tt tenant à un Hostel des Serviers de Nostre-Dame, et, d’aultre part à J. Boulangent.

Si maintenant, renonçant ù l’ordre rétrograde, nous descendons du moyen tige au xvi' siècle, en i5oa, 011 appelle la place dont il s’agit «la Grange carre'e», peut-être par erreur du copiste. En 1807, on la porte comme ayant été ttacheptée aux Chartreux». En 1 5 2 6 , elle était divisée, ainsi qu’il résulte d’un titre de cette époque, en deux granges, l’une tenant au collège, d’autre part à l’autre, qui aboutit à Morin. Enfin, voici ce qu’on extrait de l 'Inventaire des biens de la Sorbonne, année 1667 : «Sur une grancbe, anciennement appelée Grangia Canu, appliquée au Collège des Trésoriers, par chacun an est deub xxs parisis. Plus est deub à cause de ladicte grancbe pour l’indemnité, par chacun an, vi* parisis. »

La Rouge lance (i5oy), ci-devant la Souche (i5o2). Ces deux enseignes désignent un immeuble unique, ainsi qu’il résulte des deux mentions suivantes :

« 1 5 0 2 . — La Souche, tenant à une maison d TI arcourt, et aboutissant, rue des Massons. v — - «1607. — La Rouge lance, appartenant aux Trésoriers, tenant audit collège, d’autre part, .à une maison du collège d’Harcourt », laquelle était connue sous le nom de Petit Harcourt.

Bâtiments postérieurs de l’Ostel des serviers de Nostre-Dame (1/192), autrement dénommés Petit Harcourt, ou Hostel du Petit Harcourt (1782), ce qui implique une dépendance de l’hôtel principal portant ce nom. Vers la fin du xve siècle, sur cette aire s’étendait une cour où les écoliers firent bâtir un corps de logis, abritant «par bas les escholes de théologie, et par haut des chambres».

Derrière de la PiOze VERMEILLE ( i A g 2 ) , maison plus tard réunie à l'Ostel des serviers de Notre-Dame.

Façade postérieure du Petit Bayeulx, ou dépendances du collège de ce nom, faisant front sur la rue de la Harpe. Un document de 1 AyA décrit ainsi les bâtiments que le collège projetait sur la rue des Maçons : « Cinq masures entretenantes, en la rue de la Harpe et en celle des Massons, dont les quatre sont comme en carré, tenant icelles quatre masures, tout du long, au collège de Bayeulx, et à ses appartenances, d’aultre part aux appartenances du collège de Harcourt « — c’est-à-dire au Petit Harcourt, ou Ostel des serviers de Nostre-Dame — , «et, en partie, à la cinquième masure cy aprez déclairée, aboutissant rué de la Harpe et, d’aultre part, rue des Massons; contenant icelles quatre masures, en long, depuis ladicle rue des Massons jusques à celle de la Harpe, du coslé de Harcourt, vingt toises et un pied et demy, ou environ, les murs de face compris, et, en large, sur la rue des Massons, dedans œuvre et jusques à une enclave qui est du costé du collège de Bayeulx, neuf toises cinq pieds, et, aprez ladicle enclave, sept toises, deux pieds et trois quarts; sur la rué de la Harpe, sept toises et un pied et demy. — Item, le cinquiesme des masures tient, d’une part, aux appartenances de Harcourt, et, d’aultre part, à l’une des quatre masures aboutissant rue des Massons, et, d’autre part, aux appartenances de Harcourt, contenant, à prendre depuis le dehors de la rue des Massons jusques.au dedans œuvre du mur mitoyen entre Harcourt et icelle masure, en long, dix toises et un demy pied, et, en large, quatre toises, compris l’espaisseur du mur estant entre lesdites masures; le tout en censive de Sorbonne, v Ces détails descriptifs sont consignés sous la rubrique : Maison du Petit Bayeulx.

Partie postérieure de la Maison paixcte et Façade d une maison sans désignation, appartenant ensemble au collège de Bayeux. Ces deux immeubles sont aussi décrits dans une note extraite d’un document authentique : «Ladicle Maison paixcte, cour derrière et édifiiee estant derrière ladicle cour, sous laquelle est la dépense du collèges — le grand Bayeux — , «qui aboutit à la rue des Massons, r La maison sans désignation est dite «seize en icelle rué et tenant au collège de Narbonne n; elle et sa voisine méridionale sont indiquées comme appartenant au collège de Bayeux. Elles avaient été, en effet, ainsi que l’Ostel dessus la Porte et les locaux du Grand Baveux, construites sur l’emplacement de la maison donnée pour l’installation du collège, par Guillaume Bouvet, alias Bonet..

Ruelle sans désignation. La génération contemporaine a pu voir entre les rues de la Harpe et des Maçons un passage auquel donnait entrée une arcade ogivale portant cette inscription : Collegium Bajocense. Ce passage rappelait la ruelle dont

Philippe le Bel accorda, en i3og, l’inféodation au fondateur du collège, ruelle ainsi désignée dans les titres : Quamdam ruellam incipientem in vieo Sancli Cosmi cl Jinientem in vico Lalhomorum, sitam intra domum Guillelmi episcopi Dajocensis. n Inféodée, dit le texte, pour l’utilité et l’avantage des écoliers, la ruelle, qui fut rouverte après la suppression du collège, dut être, durant l’inféodation, fermée des deux bouts; ce qui condamna l’issue qu’y avait un certain Girard de Raoul : «Exilas in dicta niella cujusdam ustii exislentis in domo quadam Girardi a Badulplto^.n Le fondateur du collège, le principal et les boursiers, auxquels on donnait, à cet égard, un pouvoir discrétionnaire et . de ca facere volunlalesn ,

durent s’arranger avec Girard de Raoul pour que la clôture de la ruelle ne lui portât pas préjudice.

Bâtiments postérieurs du collège de Baveux et Jardin de l’Evêque. Le pourpris du collège, qui comprenait l’ancienne demeure du fondateur et le jardin y attenant, s’appelait le Grand Baveux; le jardin longeait la ruelle dont il vient d'être parlé. Cette disposition résulte de deux textes descriptifs. Le premier, qui est de i3ig, concerne la maison d’un certain Oudart et précise l’ancien logis de Guillaume Bouvet, avec le jardin qui y était joint : et Domo, que quondam fuit Oudardi, conligua domui que fuit dicli Bouvet ex nna parle, et ex altéra , ruelle clause . . . , que prelenditur a vico Cithare usque ad jardinum dicli episcopi. * Le second texte, qui est de i55g, s’applique à lune maison rue des Maçons, tenant à la grande salle du collège de Bayeux, d’autre part à celui de Narbonne, par derrière, au jardin du collège de Bayeux n.

Deux maisons, sans désignation, dont l’une était celle que mentionne le document de 1 55g.

Maison de saint Sébastien, appartenant au collège de Narbonne et ayant été construite vers la fin du xvi' siècle, ainsi qu’il résulte d’un document de i5gg, cité par Félibien. Elle y est qualifiée de tt œdijicium novum quod vocatur Sancli Sebastiani v , et son entrée principale est indiquée comme étant sur la rue que nous décrivons : te habet egressum et exitum in vico Lalhomorum sive des Massons, v La Maison de saint Se'bastien servait, est-il dit dans ce texte, au logement des professeurs : et ad locationem et habilalionem regenlium facientium lecluras. n Le saint, sous le vocable duquel elle était placée, passait pour être originaire de Narbonne, et l’on célébrait sa fête dans le collège de ce nom.

Maison sans désignation, dont les derrières seuls étaient sur la rue des Maçons, la

G est ce qui re'sulte de 1 acte d’inféodation : - . . . Ideo precipimus ex utraque parte claudere ruellam. . . ad utilitatem et commodum scolarium quos Guillelmus, episcopus Bajocensis, conslituit Parisius perpeluo moraturos.

fi o

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, façade tournée vers les bâtiments postérieurs du collège de Séez. Une note relative à ce collège dit qu’il tenait «d’un costé ans escolliers de Narbonne, d'autre costé, à la maison de maistre Pierre Aubart et aux masures qui sont de l’hostel d’Harcourt, ladicte maison aboutissant, par derrière, à la rue des Massons*.

.Masures dont il vient d’être parlé, dépendant de l’hôtel d’Harcourt, bien que celui-ci fût situé sur le côté oriental de la rue.

Maison de l’Angle, avant occupé, comme sa désignation 1 indique, le coin formé par la rue des Maçons et celle des Matburins. En 1 Ai A, à cet immeuble, aboutissait la Teste pele'e, sise eregione de l’église Saint-Côme, en la rue de la Harpe. Une déclaration analogue de 1 5 g g en complète 1 identification.

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