‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 136 sur 302 · CENSIVE DE L’ÉVÊCHÉ · texte numérisé non relu

CENSIVE DE L’ÉVÊCHÉ

Maison de la Couronne ( i 5 7 5 ) , faisant le coin occidental de la rue des Carmes. Elle est dite, en i322, la maison de la Grant Courone et de la Petite Courone, rrau coin de la rue des Noïers et de laruë Sainct Hilaire w ; et en 1 5 5 3 , » maison devant les Carmes, faisant angle de la rue Saint-Hilaire n, laquelle maison tut depuis divisée en trois corps de logis : la Couronne, l’Image saint Martin et la Bouteille (1h

Maison de l’Imaige Saint Martin ( 1 553).

Maison de la Bouteille ( 1 553).

Cette maison et la précédente, qui faisaient primitivement partie de la Grant Couronne et de la Petite Couronne ( 1 3 2 6 ) , en ont été détachées à une époque indéterminée, dans le cours du xive siècle. Un titre de i3q7 mentionne à part les deux dernières enseignes : la maison à deux corps d'hôtel qui les portait appartenait trà l’église de Notre-Dame n.

Jardin, qui fut au collège de Presles (1689), et a peut-être constitué une dépendance des maisons précédentes. 11 est ainsi décrit en 1 3a6 : ttUne place vuide, assise oultre Petit Pont, joignant, par devant, à la rue des Noyers, et, par derrière, à la censive de la maison de Raoul de Presles®, et, en un des costez, à la maison appellée la Grant Couronne, et, en laultre costé, a la maison a la Croiz de fust.m

Maison de la Croiz de fust (i3a6), ayant conservé son enseigne, en la modernisant, jusqu'au xvuc siècle; un document de 1610 la désigne ainsi : <vla Croix de bois, tenant à une maison qui fait le coin de la rue Jehan de Beauvais, d autre part, au collège de Presles, aboutissant aux deux.*

Maison du Croissant (1689)1 faisant le coin oriental de la rue Jean ou Saint- Jean-de-Beauvais. En 1668, c’était l Hostel d Ambligny. Elle appartenait alors, ou avait appartenu antérieurement, au chapitre de Notre-Dame, ainsi que la Couronne, la Bouteille et la Croix de fust.

,') Arch. nat. . Q1, 1099111. - Communication <!e M. P. Le Vayer.

£i) C’est le collège dont il sera parlé tout ati long à l’article de la rue des Carmes.

Maison de l’Agneau pascal (i 53 o) , faisant le coin occidental de la vue Jean, ou Sainl-Jcan-de-Beauvais. Elle a été la demeuve du libraire qui, selon quelquesuns, aurait donné son nom à la rue. En i38o, elle appartenait aux héritiers dudit, comme en témoigne le censier de Sainte-Geneviève dressé en celte même année.

Maison de l’Imaige Saint-Michel (i53o), portée, en i6o3, comme rassise tant dans la rue des Noyers que dans celle de Saint Jehan de Beauvais n, bien qu’elle ne paraisse point aboutir à cette dernière voie.

Maison du chef Saint Jehan (1/189), dont on ne connaît que l’enseigne.

PAROISSE SAINT-BENOÎT

Maison sans désignation à une certaine époque, puis du Croissant. Le censier de 1/198 la désigne ainsi : « Maison qui fut à Lebaleux . . . , jardin derrière, ouquel n de présent une chapelle. v La découverte faite, en 1866, d’un chapiteau gothique et d’une statue mutilée représentant un moine en prière, au point où devait se trouver ladite chapelle, localise la maison dont il s’agit : elle correspondait au n° 27 de la rue des Noyers. C'était le Croissant; le chapiteau et la statue appartenaient, selon toute probabilité, à la chapelle, et auraient été enfouis dans le sol , au moment de sa destruction M.

Deux maisons sans désignation, ayant dû faire partie de la précédente.

Les basses maisons (i/i85), ayant pour enseignes, l’une l’Arbaleste, l’autre i.es Bastes. En i534, pour en augmenter la profondeur, il fut pris, sur le jardin de Sainl-Jean-de-Latran, un espace de neuf toises de long, sur sept toises deux pieds de large, lequel fut donné à bail.

Maison du Signe ( 1 /i 8 5 ) , paraît avoir échangé, un siècle plus tard, cette enseigne contre celle de l’Annonciation (1 5 g 5 ).

Maison de l'Imaige sainct Jaques (iZio/i), faisant primitivement partie de la précédente. Il lui fut également concédé, en i53Zi, à titre de bail, par la communauté de Saint-Jean-de-Latran, un espace de neuf toises de profondeur, sur trois toises quatre pieds et demi de largeur, pour lui permettre de s’agrandir.

''> La découverte en a été faite le 2 juillet 1866, par M. Th. Vacquer, au cours des travaux exécutés pour rétablissement de l'égout collecteur sous le sol du boulevard Saint-Germain.

Maison de l’Ymaige sainct Nicolas (1696).

Maison de l’Imaige saint Pierre ( 1 5 5 5 ).

Maison dü Chef saint Dents ( 1 i 9 8 ) , puis de la Madeleine (i5a8). Ayant été agrandie, au moyen d’une concession à bail, de neuf toises de long et trois toises quatre pieds et demi de large, pris sur le jardin de Saint-Jean-de-Latran.

C’est dans cette maison de la Madeleine, d’après M. Oct. Gréard ( Nos adieux à la vieille Sorbonne , p. 87, 88), que la Faculté de théologie avait voulu établir son siège, comme cela résulte d’ailleurs de la déclaration laite en 1G10 au cours de l’enquête générale ouverte sur les revenus de l’Université :

rtl ne maison size rue des Noyers, où pend pour enseigne la Madeleine, consistant en deux petits corps de logis, court et jardin, en laquelle se font ordinairement les congrégations et assemblées des députez de ladicte Faculté, et sont en icelle logez les deux bedeaulx d’icelle Faculté, sans qu’ilz en payent aucun loyer, » (Arch. nat., P 7781.)

Ces deux derniers immeubles 11e figurent pas sur le plan de restitution.

Maison de l’Imaige saint Benoist (1 5 5 5 ) et du Cocq (i5g5), ayant été bâtie sur une sorte de pilotage composé de pieux couronnés de plates-formes en bois de chêne, ainsi que l’a constaté le service archéologique des fouilles, eu 1866, lors de l’établissement de l’égout collecteur du boulevard Saint-Germain.

Maison du Croissant (1 58a), qui comprenait originairement trois corps de logis avec enseignes distinctes; c’étaient : le Croissant, le Couronnement de la Vierge et l'Image saint Nicolas. On ignore l’époque précise où le démembrement eut lieu; mais 011 constate qu'il existait à la fin du xvie siècle.

Le Couronnement de la Vierge est mentionné comme une maison distincte, eu

L’Image saint Thomas, d’abord (i56o), puis l’Image saint Nicolas (1677), a également sa place à part. Ce dernier corps d'hôtel est dit contigu à la maison faisant le coin méridional de la rue Saint-Jacques. Thomas Levesque, procureur au Chastelet, pour maison à l’enseigne précitée de I’Image Saint-Thomas, tenant d’une part à Fuiphelin, d’autre à daine Bonhommeau et aboutant à François Régnault, doit un cens à la ville, en 1577 (1).

Archives nationales, Ql 1099*°“*. - Communication de M. P. Le Vaver.

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ. 3/i9

Sur l’emplacement de ces trois maisons, il existait, au xve siècle, une tcgranchen dépendant de la Maison du Plat d’estain, alias le Pot d’Estain (1677), laquelle formait l’angle de la rue Saint-Jacques.

A la suite de ces localisations qui s’appuient sur des titres, il en est d’autres qu’on 11e peut essayer, parce quelles manquent de base topographique. Deux notamment sont de nature à embarrasser les topographes.

Sauvai cite, à la date de i5o6, et sous la rubrique Voirie, un article ainsi conçu : ttLa veuve de Jean Lescalopier, pour une gallerie estant en la ruë des Noyers, pour aller d’une maison à l’autre W. » Encore une fois, nous ne saurions dire où se trouvait cette galerie traversant la rue.

D’autre part, il aurait existé dans cette même rue une maison portant, vers la fin du xvue siècle, pour enseigne l’Kcu d’Anoezune, et ayant pour habitant le poète académicien Jean Ogier de Gombaud. C’est, du moins, le domicile que lui prête le Ménagiam (p. 1 63 de la seconde partie de l’édition de 1693). Nous n’en avons pas trouvé d’autre mention.

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