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Extrait du Plan <& • .
HISTORIQVE DV VIEVX PARIS
Extrait du Plan de Gomboust (1652)
Extrait du Plan de Turbot (1735)
RÉGION CENTRALE DE L'UNIVERSITÉ, de Metz (i434). L’altération continue : aux xvc et xvie siècles, on lit, en effet, Bourg de Brye eu i44g; Au bourg de Brie en îùqg, et enfin Bout de Brie et de Brye dans Corrozet ( 1 586) et le Journal de l’Estoile ( 1 5 g 3 ) ; Boutebrie, en un seul mot, est une forme plus moderne.
Malgré toutes ces variations, une seconde appellation a été donnée à la voie qui nous occupe. La proximité de la rue de la Parcbeminerie y ayant attiré des enlumineurs, ou miniaturistes, — et cela dès le xmc siècle, puisque le Rôle de la Taille de 1293 en nomme Luit, — cette circonstance lui valut le nom de rue aim Enlumineus, vicus Illuminatorum, désignation qui disparaît au xvc siècle.
Enfin le voisinage du Collège de Notre-Dame-de-Bayeux lui a fait parfois donner le nom du fondateur, Maître Gervais Chrétien, ainsi qu’on le voit dans un acte de i532.
Raccourcie à son extrémité méridionale par l’ouverture du boulevard Saint- Germain, la rue Boutebrie est continuée aujourd’hui, sous une même dénomination, par celle des Prêtres, ou du Cloître-Saint-Séverin.
CÔTÉ OCCIDENTAL
(du Nord au Sud).
CENS1VE DE LA SORBONNE
Maison faisant le coin de la rue du Foin, à l’opposite du collège de Maître Gervais Chrétien, ayant son entrée principale sur la rue du Foin, tenant, d’une part, dit un acte de i54i, ctout au long de ladicte rue du Bourg de Brie, d’autre, à deux maisons, l’une l’Escu de sainct Georges, l’autre le Daulphin, aboutissant, d’un bout, à la rue du Foin, d’autre, à la Maison du Pape, en la rue Bourg de Brien.
En i53o, cette maison avait été vendue par Charles Guillard, ou Grillart, président au Parlement, et Jeanne de Vignacourt, son épouse, à Louis Guillard, leur fils, évêque de Chartres.
On ne peut la qualifier de et maison sans désignation », puisqu’elle s’est appelée successivement Hostel de Bourbon et Maison de la Roïne Blanche. La raison de ces deux dénominations est purement historique : un membre de la famille de Bourbon l’a possédée antérieurement à i38o, puisque, à cette date, elle est désignée sous le nom de Maison de la Royne Blanche.
On sait que les veuves de nos rois portaient le deuil en blanc; d’où le nom fréquemment donné aux maisons où elles se retiraient pendant leur veuvage. Quelques veuves royales ont dû l’habiter, aux xive et xve siècles; mais il est certain que, au commencement du xvie siècle, Marie d’Angleterre, veuve de Louis XII, fit choix de l’hôtel des abbés de Cluny, pour y passer la durée de son deuil. Or
la maison dont il s’agit était située à l’opposite de 1 hôtel de Cluny, dont elle n eUnL
séparée que par une n grandie «.
Donc rien d’étonnant à ce que le séjour de la soeur de Henri VIII ait fait donner à l’ancien Hostel de Bourbon le nom de Maison de la Royne Blanche, qu’une tradition, inconsciente peut-être, lui a conservé jusqu’à nos jours.
La Maison de la Royne Blanche, qui formait l’angle des rues Boutebrie et du Foin, appartenait, en 1 5 1 7, à Henri de Marie. Un acte de cette époque, relatif a une maison contiguë, contient, en ellet, cette mention: kMaison du Lyon veut, tenant et aboutissant, en partie, à 1 hostel qui fust Maistre Henry de Marie, qui fait un des coings de la rue Erambourg de Brie.n
Maison du Pape ( 1 568), contiguë à celle qui formait l’angle occidental de la rue du F’oin.
Cette Maison du Pape devait peut-être son nom au voisinage du collège de Maître Gervais, dont la fondation fut approuvée par Grégoire XI, et à la contiguïté de la Maison de la Royne Blanche, habitée, en 1 5 3 0 , par Louis Guillard, évêque de Chartres, puis, de i5y5 à 1692, par Nicolas Fumée, évêque de Beauvais W.
Maison sans désignation, dépendant autrefois d’une autre maison sise en la rue de la Harpe.
A cette mention sommaire s’en rattachent trois autres, qui concernent des maisons indiquées dans les notes, mais non désignées sur le plan. Ce sont :