‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 67 sur 302 · RUE DU FOIN · texte numérisé non relu

RUE DU FOIN

Cette voie, à laquelle on ajoutait le nom rie Saint-Jacques pour la distinguer d’une homonyme située dans le quartier du Marais, est mentionnée dès le xin' siècle et existait sans doute auparavant. Dans la plupart des textes latins, elle est appelée meus feni, fenarii, straminis, et dans les pièces écrites en français rue au fein, o fam, au foing, de la foinerie; ce qui indique qu’on y vendait du fourrage. Les anciens titres ne laissent aucun doute à cet égard; ils citent fréquemment, en effet, les ttgranchesn qui se trouvaient en la rue du Foin; un entreautres, en date de ie53 et appartenant au fonds des Mathurins, mentionne une ttgranchen assise en la rue du Foin, devant la maison de Thomas le foinier, granchiam silam in vico Feni, ante domum Thome fenarii.

Bien que ces textes justifient l’ancienneté et la permanence du nom de cette rue au fourrage, on en rencontre un autre dans quelques chartes du fonds de Sainte-Geneviève, et ce dès le commencement du xme siècle. Il est question, en ces documents, d'un certain viens Servidi, avec de nombreuses variantes : en 1 2 1 6, on trouve Scrvoide et Servode; en 1217, vicus qui vocatur Servode; en 1 a 44 , viens sei-vi Dei; en 1 2/18, vicus Servode; en 1253, vicus qui dicitur Servode, infundo ecclesw Sancli Malurini. Ces appellations variées, rencontrées avant nous par Le Beuf et Jaillot, ont provoqué, de leur part, diverses explications plus ou moins conjecturales.

Le premier, se fondant sur l’analogie qui lui semblait exister entre le viens servi Dei, — rue du Serviteur de Dieu, — et une certaine rue b au Moine n dont il est question dans le Dit de Guillot, a cru pouvoir identifier cette voie avec la rue des Chiens, attendu que la marche suivie par Guillot conduit le lecteur sur le haut de la montagne Sainte-Geneviève. Cette identification nous mène un peu loin de la rue du Foin.

Quant à Jaillot, il nous conduit plus loin encore : voyant dans le mot Servode un nom propre, et constatant, dans le censier de 1248, que le viens Servode y est mentionne à la suite des indications de cens à percevoir in monte Cetardi et avant ceux qui étaient dus in diviti burgo, c’est-à-dire dans le bourg Saint-Marcel, il croit pouvoir affirmer que la rue portant le nom d’un certain Servode était située entre celle d’Orléans, de Couppeaux — aujourd’hui rues Daubenton et I^acépède — et la rue Mouffetard.

Deux actes de la censive des Mathurins, daté le premier de 1247, le second de 1 253, que les deux historiens n’ont sans doute pas connus, nous permet d’écarter

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, leurs hypothèses et d'identifier la rue Sei'vode avec celle du Foin. Dans l’un, on lit : Quidam domui site in via) Servi Dci, qui vicus dicitur viens Fenarie, rétro ecclesiam Sancti Maturini; et dans l’autre : Quinlam partent domus in vico qui dicitur Servode, in fundo ecclesie Sancti Maturini. Que le mot Servode ait été le nom propre d’un habitant; que l’expression Servi üei s’applique à saint Mathurin, ce pieux solitaire, sous le vocable duquel était placée l’église voisine, il n’y a là rien de déraisonnable; mais ce ne sont que des conjectures.

Ce qui n’est point conjectural, c’est la situation topographique de la rue du Foin. Elle longeait le pourpris des Malburins et n’aboutissait pas primitivement à la rue de la Harpe, obstruée quelle était par les dépendances de l’ancien Palais des Thermes; ce qui fait qu’on l’appelle, en 1243, niella sine capite, versus Therminos. Mais en 129/1, sa contiguïté au couvent des Mathurins est nettement accusée : une maison servant de dortoir aux Mathurins est dite in vico Servode et faisant partie du manerium de Saint-Mathurin.

Pour en finir avec les variantes de noms portés temporairement par la rue du Foin, mentionnons encore une appellation que l’on rencontre dans quelques documents du xivc siècle; c’est celle de ttrue aus moines de Cernayn. Elle s’explique par la situation, en cette rue, de l’hôtel qu’y possédaient les abbés du monastère des Vaux de Cernay, et qui était leur résidence parisienne.

La voie qui nous occupe, et qui faisait communiquer entre elles les rues Saint- Jacques et de la Harpe, a été complètement absorbée par le moderne boulevard Saint-Germain.

CÔTÉ MÉRIDIONAL

(d’Orient en Occident).

Le PELICAN, maison d’angle, que facit cuneum.

CLOÎTRE, ex la censive de la Grande Confrérie.

Le Cloître, ou clôture des Mathurins, avait été formé, comme beaucoup d’autres cloîtres parisiens, par la réunion et l’appropriation d’un certain nombre de maisons privées, acquises ou léguées à diverses époques et rattachées aux bâtiments conventuels. Le plus important de ces immeubles est appelé, en i5/|2 : tria Grant Salle du cloistren, ayant sa façade principale en la rue Saint-Jacques, sous l’enseigne du Berceau de fer.

Divers documents corroborent cette restitution, entre autres cette mention d’un immeuble de la rue Saint-Jacques : tt Maison de l’Ange (i438), puis du Berceau de fer ( 1 5 éi 2 ) , ayant alors issue rue du Foinn.

L’identité ne semble donc pas douteuse, mais d’autres documents viennent s’ajouter à celui-là et en augmentent la force probante, en même temps qu’ils jettent un nouveau jour sur le cloître, ainsi que sur les issues que le couvent des Mathurins avait de ce côté. La maison dont il s’agit, — l'Ange et le Berceau df, fer, — est mentionnée ainsi dans un document de 1 Ô8g : tr Maison, rue du Foin, à présent la Grant salle du cloistre, tenant à ladicle rue du Foin, d’autre part à la cour des religieux, aboutissant le long de Talée par laquelle on entre de ladicle rue du Foin en la cour desdicts religieux, et de l’autre bout rue Sainct Jacques. »

L’allée dont il est question ici longeait la tt Grant salle du cloistre n et conduisait probablement à la Grant porte» que mentionne un document de i3g6. Une maison, qualifiée de première, ou maison d’angle y est dite et tenant à la cour de Teglise, faisant cloison du costé de ladicte rue près la porte d’icelle», ce qui pourrait s’entendre d’une porte donnant entrée dans la rue, ainsi qu’il en existait beaucoup alors, notamment en celle dite des Deux-Portes, dans le voisinage immédiat de la rue du Foin. Mais on trouve d’autres mentions spécifiant qu’il s’agit du couvent des Mathurins; nous les transcrivons ici :

tt Maison contiguë à la Grant porte de nostre couvent.

«Maison en la rue du Foin, à costé de la porte du couvent.

rr Deux maisons à costé de ladicte porte du couvent».

Les Mathurins, qui avaient deux issues, Tune sur la rue Saint-Jacques, l’autre sur celle qui a longtemps porté leur nom, en possédaient donc une troisième sur la rue du Foin.

Dépendances du Couvent des Mathurins. — Elles consistaient en maisons, ou parties de maisons acquises, avons-nous dit, et appropriées par les religieux; mais certaines portions, jugées inutiles au service du monastère en avaient été détachées et affectées à d’autres usages. La plus importante de ces anciennes dépendances paraît avoir été le

Bureau des Lirraires, ayant son entrée sur la rue des Mathurins, mais se prolongeant en arrière sur celle du Foin. Un tt thoisé » de 1 68g nous permet de constater cette extension; il y est dit, en effet : «La maison rue des Mathurins, tenant à l’église, huict thoises de face sur trois de profondeur, pour le corps d’hostel de devant; le petit corps du milieu qui est le Bureau des Iubraires, trois thoises et demie de large, sur deux de profondeur; plus deux ailes, ayant quarante huict thoises de superficie, elles deux cours, trente cinq thoises.» C’est par ces deux grandes ailes et ces deux longues cours, que le Bureau des Libraires atteignait à la rue du Foin.

En cette voie consacrée tt J’ancienueté * au dépôt et à la vente du fourrage, il n’est pas étonnant que le Bureau des Libraires ait été jadis une tr grandie n. C’est ainsi, en effet, qu’est désignée, en i3o2, la troisième maison de la rue du Foin; en 1390, elle est dite tien censive des bourgeois de Paris -n.

Le Bureau des Libraires s'est maintenu en ce lieu jusqu’au siècle dernier ; mais il avait pris le litre plus pompeux de Chambre syndicale des Libraires et Imprimeurs. Lue publication descriptive de celle époque le localise ainsi : n celle Chambre est située sur la rue du Foin, près celle de Saint-Jacques i> (‘b

Maison sans désignation d'abord, puis ayant dù être, au xnic siècle, la Domus Cancellorum, qui a servi pendant longtemps à désigner les Mathurins et même les maisons qui leur faisaient face. On sait, en effet, que les éditeurs des xvne et Win0 siècles localisaient leurs établissements par les mots juxla ou contra Cancellos Malhurinensium. La Domus Cancellorum est probablement celle qui fut achetée, en ia5o, par Peints de Capella (Pierre de la Chapelle), puis donnée aux Mathurins, et ensuite amortie par la Ville, dans la censive de laquelle elle se trouvait en mai 1263. Il y aliénait alors une k grandie - ainsi appelée en i3o2, et qualifiée de n masure * en 1 4 6 0 .

Celte tt grandie * appartenait aux Mathurins aussi bien que la Maison de la Croix blanche, ainsi qu’il appert du texte suivant ( 1 2 0 o ) : tt Domum sitam versus Palatium Terminorum, in vico qui dicitur Feni, conliguam domui veneralilis pains de Curtiniaco, in ccnsiva civium Parisiensium. L’amortissement de cette maison fut faite en mai 1263, y compris ttune grandie contiguë*.

n L’époque relativement moderne à laquelle a été publié le Dictionnaire historique de la Ville de Paris et de ses environs nous oblige de rejeter en note les renseignements suivants, qui ont la valeur d’un témoignage de visu. A un siècle et demi en arrière, ce qui a totalement disparu prend naturellement place dans l’histoire du vieux Paris. Voici donc ce qu’ont vu, vers 1760, Hurlaul et Magny :

t Au-dessus de l’attique de la porte de la maison, sont les armes de l’Université, écarlelées avec celles de la Ville, et appuyées sur deux sphinx. Sur la grande porte intérieure de cette maison , par laquelle on pas e d'une cour à l’autre, on lit sur une table de marbre :

ÆDES REGLE B I B L 1 0 P O L A R V M ET T Y P O G R A P H O R V M > 7 a 8.

rr La belle inscription , qu'on lit sur la Chambre des visites, a été composée par Thibout, imprimeur Tort célèbre par son érudition, mort le 20 avril

Elle est conçue dans les quatre vers suivants qui font connaître l’usage de cette salle :

BIBLIOTHEORIA

Quos hic prœüciunt prœtores Regia servant Mandata, ut vigeat Relligionis amor.

Chnrla lime prava, interdictavc; Lydius aurum Ut lapis, hæc libros sic domus æqua probat.

11 s’agit, comme on le voit, de la censure royale, éprouvant les écrits comme la pierre de Lydie éprouve l’or. Celte épreuve, menaçante pour certains auteurs, avait lieu dans le Bureau des Libraires.

Un autre document de, i3oa nomme le propriétaire de la «grandie» et spécifie quelle était enclavée entre la Choix Blanche ou Maison des Cahneaulx, appartenant alors aux Mathurins, et la Choix D’On, appartenant aux moines de Cernay. Voici le texte d où résulte le fait : « Domus que dicilur Granchia Hugonis Consisi (sic), xita in vico Feni, cum jardino et ceteris cjus pertinenciis , contigua ex una parle domui fratrum Sancli Maturini, Parisiis, que dicilur domus de Quarnellis, el ex alia parle domui. mmacliorum de Sarnaye (Cernay).

En 1 5 1 5 , celte « grandie» est dite «tenant, comme jadis, à une maison que les hoirs Nicole Chapelle — • ce sont probablement les descendants de Pelrus de Capella — tiennent des Mathurins, — d’autre part, à l’hostel où se tient le prétoire des privilèges apostoliques — Maison de la Choix d'Oh — aboutissant à Cluny».

Maison de la Croix d’Oh (iCo5), plus tard divisée en deux. Il est question, dans un titre do î 5 1 5 , que nous venons de citer, d’un «lioslel où se tient le prétoire des privilèges apostoliques » , lequel paraît devoir être identifié avec la maison dont il s’agit.

Le document de i6o5 établit que la Croix d’Oh était située entre le Heaulme et les Mathurins. La «grandie» s’était donc ajoutée au pourpris de ces religieux, lequel s étendait, vers 1 orient, jusqu’à la rue Saint-Jacques et enveloppait de toute part les bâtiments conventuels; ce qui ressort évidemment d’un autre titre de cette même année iGo5 : «La Croix d’Oh, tenant aux Mathurins, d’autre part à la Maison du Heaulme, aboutissant à l’hostel de Cluny.»

Nous avons extrait de la Déclaration du temporel de l'abbaye des Vaux de Cernay faite en i5ii, la mention suivante : «Les religieux, abbé et couvent de l’abbaye de Nostre-Dame des Vaulx de Cernay possédaient plusieurs maisons, caves, cours et jardins, assis à Paris, ès rues du Foin et de la Harpe, d’ancienneté nommés la Granche du Palais des Thermes. La première, où souloit prendre pour enseigne la Choix d Or , qui comprend plusieurs chambres, grenier, court devant et jardin au costé, est à présent au domaine d’icelle abbaye des Vaulx; et tout le demourant, c’est à sçavoir le Gril, les Singes et le Mouton Rouge, ont esté baillés à titre de ferme et loyer d’argent, jusques à certain tems.»

Maison sans désignation, ayant fait partie de la précédente.

Maison du Heurleur (i6o5); ce qui constitue une mauvaise lecture; il faut lire, en effet

Maison du Heaulme, aux moines de Cernay; laquelle fut plus tard divisée en

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, deux. Le censier du Temple de 1253 fait mention, à propos de cet immeuble, des et moines de Sarnays, et le Cartulaire des Mathurins le désigne sous le nom de Domus vallis Sarnmj (1263).

Maison des abbés des Vaux de Cernay. tt Les abbés des Vaux de Cernay, dit Sauvai, ont logé à la rue du Foin, que, pour cela, on appeloit autrefois la rue des Moines de Cernay. v (II, 269.) Ce logis, qui se profilait à la fois sur deux rues, résultait de l’acquisition et de la réunion de «plusieurs maisons, caves, cours et jardins, ès rues du Foin et de la Harpe», ainsi quil est dit dans la Déclaration île 1 5 1 1, citée plus haut. Le Heaulme, la Giunche du Palais des Thermes, la Croix d’Or, le Gril, les Singes et le Mouton d’argent avaient dû contribuer, en tout ou en partie, à fonderie pourpris du palais abbatial. Une certaine Maison de l Vmaige Nostre Dame, formant encoignure, dut y entrer, également, sous ce nom ou sous un autre; mais ce qu’il est difficile de déterminer, cest la part que chacun de ces immeubles abandonna au logis abbatial et celle qui fut aliénée ou baillée à cens, pour augmenter les revenus du monastère, ainsi quil advint, en 1 5 8 3 , de la Corne de Cerf.

Maison des Cinges (i5 éi 7 ) , ayant appartenu aux religieux et abbes de Cernay, et étant entrée dans le pourpris de l’hôtel des Abbés.

Maison de la Corne de Cerf, donnée à bail par l’abbé de Cernay, en 1 583. C’était une partie du Mouton Rouge.

Parlie de cette même maison du Mouton Rouge, qui, avec la Maison du Val, le Gril, les Singes et la Corne de Cerf, composait un groupe d immeubles appar tenant à l’abbaye des Vaux-de-Gernay. Il s y joignait aussi, d après la Déclaration de 1 5 1 1 , relative à son temporel, non seulement Saint-Jean-Baptiste, et le Franc-Rosier, en façade, sur la rue de la Parcheminerie et étant, par conséquent, dans le voisinage immédiat de la rue du Foin, mais encore, aux termes de la Déclaration précitée, «r plusieurs autres maisons assises és rues du Foin, du Feurre, et en la rue des Murs, prez la Porte Sainct Victor, une autre prez de l’eglise de Sainct-Bon, autres maisons en la rue de Sainct-Germain-1 Auxerrois, desquelles ladicte abbaye ne jouit à présent». Cette énumération du temporel de l’abbaye des Vaux-de-Cernay nous conduirait hors des limites de la région que nous avons à décrire; nous devons donc nous y renfermer.

Maison sans désignation, tenant à celle qui formait 1 angle méridional de la rue de la Harpe.

CÔTÉ SEPTENTRIONAL

(d’Occident en Orient).

Maison de la Housse Gilet (1607) ou île la Housse trappue (i5io), Taisant le coin septentrional de la rue de la Harpe, et mentionnée à l’article de cette dernière voie. Elle y formait un corps de logis.

Maison de l’Espée de Bois (i546), formant une dépendance de la Maison de i.Escu de Saint-Georges, laquelle s’ouvrait rue de la Harpe.

Maison du Mirouer (1527).

Maison de la Corne de Cerf (1573).

Les titres ne lont que mentionner ces deux immeubles, sans autres renseignements.

La Maison du Lyon vert est, en un document de 1517, présentée comme tt tenant, d’une part, et aboutissant en partie à l’hostel que fut maistre Henry de Marie, qui fait un des coings de la rue Erambourg de Brye, d’autre part à Henry Goupil, contenant, sur le devant, quatre thoises un pied de long, et onze pieds de large, donnée en i/i83, à la Confrérie par Nicolas Maillard, notaire au Cliasteletn.

CENSIVE DE LA SORBONNE

IIostel de Bourbon, puis Maison, de la Croix Blanche, et, en dernier lieu Maison À levesque de Chartres. En i 5 i 7 , elle appartenait à Henri de Marie; en i53o, elle fut cédée par Charles Guillard, président au Parlement, t\ Louis Guillard, son fils, qui fut évêque de Chartres. Dite alors crà Levesque de Chartres en i558», elle est désignée, en 1675, comme appartenant à l’évêque de Beauvais h).

Los titulaires du siège de Chartres avaient eu et eurent depuis, soit à titre personnel, soit à raison de leur dignité, d’autres résidences à Paris, sur les deux rives de la Seine. Jean de Garlande, évêque de Chartres, dit Sauvai (t. II, p. 204), rrlogeoit en 1 3 1 3 , sur le Quay des Celeslins». En

i4oi, un autre évêque de la même ville, Miles d’Illiers, habitait l’hôtel de ce nom, paraissant être le même qu’une Maison de l’Ymaige Nostre-Dame et situé dans la rue des Rats, ou, de l’Hôtel Colbert. Sauvai nous apprend également que les évêques de Chartres demeuraient, en 1 553 , «■ au bout de la

Maison de la Pennevaire ( i 3 5 g ) , faisant alors le coin oriental de la rue Erambourg de 15 ri e . et ayant servi depuis à l’établissement du Collège de Maître Gervais.

Nous donnons, à la suite de la description topographique de la rue du Foin, une notice sur le Collège de Maître Gervais; mais nous devons en dégager certains détails que nous révèlent des notes relatives à d’autres quartiers de Paris, et notamment celles où il est question du fief de Thérouenne, que le collège possédait en partie. A propos des rues de la Grande et de la Petite Truanderie, situées dans la région des Halles des Champeaux, nous avons pu constater que, entre la Pennevaire et l'Ahbaleste , au milieu desquelles le Collège de Maître Gervais se trouvait enclavé, il existait divers immeuhles faisant partie de ses dépendances. C’est ce qui résulte de la note suivante, extraite d’un document authentique sans date déterminée :

et Item, les boursiers (du Collège de Mc Gervais) occupant plusieurs maisons joingnant l’une l’autre en ceste ville de Paris, ès rues du Foing et d'Erembourg de Brie, entre les cours et jardins qui sont dans l’enclos dudict college, tenant, d’un costé, à une maison des Mathurins, et continuant jusques au coing». Cette maison et des Mathurinsr était

L'Ahbaleste (i A68), dénommée, un siècle plus tard, l’Ymaige Sainct Sébastien

Venait ensuite la Maison du Pressoueii , qui renfermait deux de ces appareils de vendange; le premier est mentionné en 1AC7, ttavec une foullerie-n ; il est question du second, en 1/178.

L'Allée, servant d'issue à la Maison nu Saulmon, laquelle avait son entrée principale sur la rue Saint-Jacques.

Maison de la Lanterne (1571). C’est entre cette maison et les précédentes que se trouvaient primitivement tries privez et cloaques», en latin cloaca, des Mathurins (1 293). Elle communiquait tt d'ancienneté» avec le couvent, au moyen

rue Picquel, et, en 157a , dans la rue de Grenelle- n'avoir occupé, au xvi" siècle, que l'ancienne mai- Saint-Honoré, près de l'hôtel de Soissons*. son de Guy de Marte, rr faisant le coing des rues du

Quant aux évêques de Beauvais, ils paraissent Foing el Erambourg de Brien.

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, d’une galerie à deux étages, en forme, de pont, longue de treize pieds, large de onze pieds deux pouces, et établie à trois toises au-dessus du sol. Les Mathurins obtinrent, du 'Parlement, la permission de la bâtir, mais à la condition quelle n’aurait plus que cinq pieds et demi de largeur, entre cloisons. Cette autorisation, qui est du 28 juin 1 553 , fut renouvelée en 1G1 1.

Maison des Trois Pucelles (i5i3), ayant été, selon toute apparence, réunie <à la précédente, dans le cours de ce même siècle; mais alors elle formait un corps de logis distinct et avait pour enseigne particulière

La Choix verte (i53i), à laquelle est dite alors contiguë une

Maison du Berceau.

Granchette, ou petite grange (1/170), ayant sans doute été agrandie et transtormée plus tard, puisqu’on la trouve dénommée plus tard Maison de l'Estrier ( 1 5 1 3 ) .

La Pomme Rouge (1600).

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