‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 68 sur 302 · COLLÈGE 1)E MAÎTRE GERVAIS OU DE NOTRE-DAME DE BAYEUX · texte numérisé non relu

COLLÈGE 1)E MAÎTRE GERVAIS OU DE NOTRE-DAME DE BAYEUX

Voici une fondation scolaire qui a fait le plus grand honneur à l’écolier de fortune auquel on la devait. — Gervais, surnommé Clirestien, dit FélibienW, après Du Boullay, était né à Vendes, au diocèse de Bayeux, d’une famille fort pauvre. Le seigneur de ce village l’envoya, dit-on, à Paris, vers l’âge de quinze ans pour mener un lévrier au fils aîné de Philippe VI, le duc de Normandie, qui fut plus tard Jean le Bon. Sa physionomie et ses réponses frappèrent le prince qui le fit étudier au collège de Navarre, d’où il sortit, après de brillantes études dans les lettres et les sciences. Artien, théologien, astronome, r mirer, il devint le premier rr physicien -n du roi Charles V, chanoine de Paris, archidiacre de Chartres, chanoine et chancelier de Bayeux.

Toutes ces dignités ne lui firent point oublier son humble origine, et, pour aider les pauvres écoliers de son pays à venir, comme lui, étudier à Paris, il fonda, par acte du 20 février 1370, un collège qu’approuva l’évêque de Paris Aimeric

(l) Tome I, p. 67 1 .

de Maignac, ainsi que le pape Grégoire XI, qui l’honora de trois bulles (1.375,

Gervais Chrétien fut large et éclectique en sa fondation. Destiné presque exclusivement aux étudiants de son diocèse, — d'où le nom de Collège de Notre- Dame de Bayeux, par lequel on l’a souvent désigné, — le nouvel établissement devait abriter un principal et vingt-quatre boursiers partagés en deux communautés, qu'011 appellerait, de nos jours, sections des lettres et des sciences. Douze artiens composaient la première; la seconde était formée de huit théologiens, deux mires et deux décrétistes; plus tard, deux mathématiciens portèrent le nombre des boursiers à vingt-six.

Les deux étudiants de celte dernière catégorie étaient de fondation royale : n Cédant à ses goûts scientifiques et à son affection pour son médecin, dit le continuateur de Du Boullay, Charles le Sage créa, dans le nouveau collège, deux bourses destinées à des mathématiciens, qui devaient prendre le nom d'écoliers du lloi. . . A ce premier témoignage de sa faveur il ajouta les instruments de travail, le matériel scientifique jugé alors nécessaire pour l’étude des cieux, ceslà-dire des sphères, des astrolabes, des équatoriaux et autres instruments. 11 Le collège de Maître Gervais devint donc une sorte de petit observatoire, fort rudimentaire à la vérité, mais le premier qu’ait possédé Paris.

Pour loger ce personnel et ce matériel, il fallait de l’espace et des bâtiments. Me Gervais Chrétien y pourvut en achetant de ses deniers six maisons ou parties de maisons qui sont ainsi désignées dans un Registre conservé aux Archives nationales (MM A 0 0 ) et intitulé : Inventaire des litres et papiers du Collège de Notre- Dame de Bayeux, autrement dit de M‘ Gervais. Aux pages i5 verso et 16 recto, on lit ce qui suit sous la date du 20 février 1870, avant Pâques :

Pour la dotation desdits ecoliers, M" Gervais Chrestien leur donne les objets suivants qu’il avoit acquis en la rue Erembours de Brye, aujourd’hui ditte rue Bouttebrie.

Savoir,

i° Une maison , la première des maisons de M® Gervais devers la rue aux Parcheminiers, tenant d’une part, du côté de ladite rue à Jean Hobiere, d autre part a la maison qui fut Morise de Blais et est à présent audit Me Gervais, aboutissant aux estables de l’iiôtel du Heaume assis sur la Grande rue S1 Jacques; ladite maison en la censive du parloüer aux Bourgeois cl chargée pour toutes charges d’un denier de fonds de terre.

2° L’autre maison qui fut audit Morise tenant de 1 autre part a une maison qui est audit Gervais, et qui fut jadis à Jean de Breban, en laquelle est le puits de la cour dudit Mc Gervais, aboutissant auxdits étables; en la même censive et chargée en un denier de fonds de terre et en 20^ parisis de rente payable aux héritiers de Jeau de Pacy, et en 3o sols de rente viagère à la veuve de Guiart Villain.

3° Jja maison où est le puits qui fut Jean de Breban tenant d une part aux places qui furent

à l'archidiacre d’Avalon, où est à pre'sent la cour de la grande maison dudit M° Gervais et la cuisine et une partie de la salle et la partie du jardin qui est en droit, aboutissant à la maison du Haume, en la même censive et chargée d’un denier de fonds de terre.

4° Lesdites places édifiées , comme dit est, qui contiennent la cour de ladite grande maison et environ deux toises de la salle de cette partie avec ladite cuisine et le jardin d’endroit, tenants d’autre part à une place qui fut à Gencian Tristan, aboutissant à la maison de Saint Antoine ditte au Saumon, séant en ladite Grande rue Saint Jacques, en ia censive des Ecoliers de Sorbonne, chargée de deux deniers parisis.

5° La partie de la salle où jadis eût place qui était dudit Parloüer et dudit Gencian, tenant à l’hôtel de la Pennevaire qui est à M" Gervais, aboutissant à l’hôtel de Saint Antoine, en ladite censive du Parloüer, chargée, pour toutes les charges, en un denier parisis de fonds de terre.

fi° La maison de la Pennevaire qui est audit rang la dernière des maisons de M* Gervais, quant à présent, tenant d’autre part tout au long à M" Jean Ollivier, aboutissant audit Saint Antoine, en la censive du Parloüer et chargé en dix deniers et maille de fonds de terre.

7° Et une maison neuve de nouvel édifice par ledit M" Gervais, en laquelle maison fut jadis une place qui fut Jean Rennat, et est de l’autre part de la rue Ercmboürt de Brye, à l’opposite de la porte de la grande maison do M" Gervais, tenant d’une part à Me Jean Le Noir, illumineur du Roy, d’autre et aboutissant aux jardins M' Jean Dachières, qui jadis furent de ladite maison; en la même censive et chargée en un denier parisis de fonds de terre pour toutes charges. Laquelle maison avec les jardins de Jean Dachières étaient chargés de soixante sols parisis de rente envers les clercs de Matines de Notre Dame; mais ledit Dachières s’était obligé et avoit été condamné à garantir de ladite rente la maison de M" Gervais.

Par cet acte, M° Gervais se réserve le droit d’habiter en sa grande maison, lui et ses gens, sa vie durant, ou tant qu’il lui plaira; et, en outre il se réserve le droit de visitation, correction, etc., sur les escoliers, sa vie durant PL

C’était bien le moins que le brillant élève du collège de Navarre fût l’inspecteur et le censeur viager de la maison qu’il avait fondée et dotée.

Le nouvel établissement était à peine institué qu’il lui venait un accroissement inattendu. Aux diverses époques de créations scolaires, les fondateurs n’ont pas toujours mesuré l’étendue des obligations qu’ils s’imposaient, et il est arrivé parfois que les charges ont dépassé les ressources. C’est ce qui advint à un collège peu antérieur à celui qui nous occupe, puisqu’il avait été établi en î oAj), dans la rue Hautefeuille , en une maison ayant pour enseigne Le Pot d’Étain. clous les biens que le fondateur avait laissés, dit Félibien, ne montaient, ses dettes payées, qu’à dix huit livres de rente 11 fallut aviser, et le Conseil de l’Université prit, à la date du 3 juin 1870, une délibération par laquelle et vu que les fonds légués par Maistre PioberL Clément ne se trouvoient pas suffisans, les escoliers qu’il avoil assemblez seroient unis à quelque autre collège». O11 lit choix de celui qui allait

(1) Archives nationales, MM 4oo. — (2) Histoire de Paris, t. I, p. 671.

ouvrir ses portes, et le 22 septembre suivant, le collège de Maistre Gervais Chres-

tien devint également celui de Maistre Robert Clément.

Le bienfaisant cr physicien n de Charles V put voir, de son vivant, la prospérité de sa fondation parfaitement assurée; mais ses boursiers continuèrent son œuvre après sa mort, et se mirent en devoir d’accroître les bâtiments scolaires. L’auteur de f Inventaire, que nous avons déjà cité et que nous allons citer encore, ajoute à ses extraits du testament de Mc Gervais Ghreslien, la note suivante, que nous reproduisons parce qu’elle appartient à l’histoire topographique du collège :

cc Après la mort de Mc Gervais, dit-il, les Ecoliers par lui fondés acquirent une maison, rue Bouttebrie, à l’extrémité de celles qu’ils possédaient du côté de la rue de la Parcheminerie, et une autre maison, rue du Foin. C’est sur les emplacements compris dans ces différentes acquisitions qu’ont été construits, depuis environ un siècle, c’est-à-dire en 1670, 71 et 72, la maison appelée le Collège, dont l’entrée était toujours sur la rue Bouttebrie, mais qui s’exploitoit aussi par la grande porte sur la rue du Foin, et les bâtiments et corps de logis qui y sont contigus, situés tant sur la rue Bouttebrie que sur la rue du Foin, tels qu’on les voit aujourd'hui, *

Le même manuscrit dont nous avons tiré tous ces renseignements et qui est un Inventaire des titres et papiers du Collège, contient aux pages 2 43, 2 44 et 245, des détails qui complètent l’histoire topographique de l’établissement fondé par Mc Gervais et agrandi par ses écoliers : il s’agit des reconstructions totales, ou partielles, dont la nécessité s’imposa aux administrateurs de presque tous les collèges de cette région, après une occupation scolaire de trois ou quatre siècles. Voici ce qui fut fait pour celui de Notre-Dame de Baveux :

Vers le milieu du siècle dernier (1G70, 1671, 1672), presque toutes les maisons que le Collège de Mc Gervais possédait, contiguës l’une à l’autre, situées tant sur la rue du foin que sur la rue Bouttebrie, étaient dans un état de caducité. Les officiers et boursiers de ce collège se déterminèrent à les faire reconstruire peu à peu. Ils commencèrent par faire reconstruire la maison située sur la rue du Foin, dans laquelle est la grande porte d entrée du college; la maison y contiguë faisant le coin de ladite rue du Foin et de celle de Bouttebrie et un petit corps de logis y joignant sur la meme rue Bouttebrie. Cette reconstruction fut faite pendant les années 1670, 1671 et 1G72, et se monta, suivant le procès-verbal de visite, à 3G,ooott.

En l’année 1 7 1 8 , le collège fil reconstruire une maison située rue du Foin, à droite en entrant par la grande porte du collège, du côté de la rue Sl-Jacques, laquelle était alors appelée le Vieux collège; et celle construction coûta la somme de 18,000 suivant l’adjudication qui lut faite au sr Joubert, entrepreneur des bâtiments, le 17 septembre 1717-

En l'année 1723, le collège (il pareillement reconstruire une maison située sur la rue Bouttebrie, dans laquelle fut placée la porte d’entrée du collège, sur l'emplacement d’une maison qui avait été donnée à bail emphytéotique le 4 juin 1609 et dans laquelle le collège venait de rentrer. Il fut employé à celte reconstruction : i° la somme de 1 3,900 tt, suivant 1 adjudication

RÉGION CENTRALE DE L’UNIVERSITÉ, qui en fut faite audit sr Joubert le 11 juin 1728; 20 la somme de 5,i44^ i5 sols 9 deniers pour augmentation faite audits plans qui avaient été arrêtés. En tout, 19,094^ i5 sols 9 deniers.

En l’année 1724, le collège fit reconstruire une maison située sur la même rue Bouttebrie, attenante celle reconstruite en 1723, du côté de la rue de la Parcheminerie, sur l’emplacement des trois petits corps de logis; et il fut dépensé pour cette reconstruction la somme de 23,6oo livres, suivant l’adjudication qui en fut faite au sr Héron, entrepreneur de baliuiens, le 2 1 juillet 1724.

En 1 année 1725, le collège fit pareillement reconstruire une maison sur la même rue Boultebrie, attenant la précédente, du côté de la rue de la Parcheminerie et dont la reconstruction entraîna celle de la maison dont il est ici question : et il fut employé pour cet objet la somme de 7,5oo livres, suivant l’adjudication faite au sr Héron, le 17 août 1726,

En l’année 1728, le collège fit aussi reconstruire une maison rue Bouttebrie, tenant d’une part à celle qui avait été reconstruite en 1723, et d’autre part à celle qui fait le coin de ladite rue et de celle du Foin.

Et d un autre côté, il fit démolir deux étages quarrés et un étage lambrisé et grenier; le tout étant au-dessus de ladite maison faisant l’encoignure des rues Bouttebrie et du Foin et de celle attenante sur la rue du Foin, reconstruite en 1670, 167 i et 1672 ; lesquels étages avaient été reconnus par experts de mauvaise construction; et il fit reconstruire à la place un étage en mansarde au-dessus du second étage.

Ceux des objets de reconstruction coûtèrent la somme de 21,000 livres, suivant l’adjudication qui en fut faite audit sr Héron, le 4 juin 1728.

Enfin en 1781, le collège fit reconstruire trois maisons ou corps de logis joignant ensemble, formant le fonds et les deux ailes en retour sur l’ancien jardin du collège formant aujourd'hui la partie inférieure de la grande cour; desquels trois corps de logis un donne sur la rue Bouttebrie, et est situé sur l’emplacement le plus en avant du côté de la rüe de la Parcheminerie.

L adjudication de celte construction fut faite au même sr Héron, le 17 novembre 1780, moyennant 5o,ooo livres .

La dépense qu’avait entraînée la reconstruction faite en 1G70, 1671 et 1672, et celles qu’il était nécessaire de faire pour reconstruire les autres maisons du collège, qui, presque toutes, comme on la déjà dit, étaient dans un état de vétusté, nécessitèrent la suspension des bourses. En conséquence, par arrêt du Conseil du 25 mai 1700, toutes les bourses du collège furent suspendues à compter du premier juin de la même année, et il 11e fut conservé qu’un principal, un procureur et deux chapelains. . . et même, par la suite, les deux places de chapelains furent suspendues, de sorte qu’il ne resta que le principal et le procureur. Tel a été l’état du collège de M Gervais, force par les reconstructions dont on a parlé cydessus, jusques à l’année 1745, que par arrêt du Conseil du 7 septembre il fut rétabli pour le premier octobre suivant douze boursiers, dont six grands et six petils. Et il n’en existait que ce nombre au moment de la réunion du college de M° Gervais à celui de Louis le Grand.

Les maisons du collège donnant sur la rue Bouttebrie avaient toutes, aulrefois, des entrées particulières par cette rüe; mais, en 1773, le Bureau d’administration a jugé à propos de supprimer l’ancien jardin pour ne former qu’une seule et grande cour; de supprimer les entrées particulières donnant sur la rue Bouttebrie, et de donner une entrée commune à toules ces maisons par la grande porte, rue du Foin 6).

{I) Archives nationales, MM 4oo.

A la suite de ces renseignements fort étendus sur les réparations, appropriations et reconstructions scolaires, l'auteur de cet intéressant travail donne à la page 2B0 le dernier état des bâtiments du collège :

„ Au moyen des arrangements faits en 1773, savoir, la suppression de l'ancien jardin du collège et des portes d’entrée donnant sur la rue Bouttebrie, les différens corps de logis e'ians autour de la grande cour ne forment plus, pour ainsi dire, qu’une seule et même maison, ayant une entrée commune par la grande porte, sur la rire du Foin. Mais ces différens corps de logis sont loués par des baux séparés Pi. a

Indiquons, en terminant, l’aspect général et les distributions de ce collège, celui de tous sur les locaux duquel nous sommes le mieux renseignés et qui donne une idée plus nette de l’intérieur des autres.

Lorsqu’on y pénétrait par la grande porte ouverte dans la Maison de la Pennevaire, sur la rue du Foin, on avait devant soi la cour et le jardin de 1 établissement, et, formant le fond de la cour, trois corps de logis se joignant. A droite, régnait une enfilade de maisons, au nombre de cinq, aboutissant à des arrièrefaçades de la rue Saint-Jacques, et louées à divers particuliers. À gauche, se profilait une aile de bâtiments composée de quatre maisons, où logeaient, en des habitations distinctes, les grands boursiers (théologiens, mires ou physiciens, mathématiciens ou écoliers du roi) et les pelits boursiers (artiens, ou humanistes).

Ces dispositions étaient conformes aux volontés du fondateur : cil ordonne, dit l’auteur de X Inventaire , que, de ces maisons, les deux plus grandes avec leurs dépendances serviront à l’habitation des Ecoliers, et les autres, avec certains revenus, à la dotation de la chapelle, ou oratoire, quil établit dans le collège sous le titre de Notre-Dame. . . \L Gervais ordonne ensuite que les boursiers, théologiens, médecins et les Ecoliers du Roy auront une habitation séparée des artiens; que les premiers demeureront dans la grande maison, qui est la plus proche de la rue des Parcheminiers et de Saint-Séverin , et les artiens demeureront dans la petite maison qui fait le coin de la rue du Foin, et est contiguë à la précédente, de maniéré que la chapelle sera commune aux deux maisons.*

Quant à l’affectation des immeubles en bordure sur la rue Boutebne, elle est indiquée dans ces termes en un document dont nous n’avons pas la date : client, trois corps d’hostel entretenans, rue Erambourg de Bric, tenant à la maison taisant le coing (La Pennevaiue), aboutissant, dun coste a ladicte rue, d autre sui la cour des artiens du collège. Les deux autres maisons suivantes, desquelles l’on comprend par derrière la chapelle et aullre logis appartenant au collège. La troisième est de présent la salle des théologiens. Item, une place, la maison des théologiens, deux corps d’hostel, derrière l’un desquels est bastie sur une gallerie,

a Inventaire des titres et papiers du Collège de Notre-Dame de Bayeux , autrement dit de .1/ Gervais Cliresticn. pages q63-345.

l’autre où est de présent la bibliothèque du collège, tenant, d’un costé, en icelle cour, à la maison dessus déclarée, d’autre à une maison des appartenances du collège, ii

Ce texte et les détails qui précèdent font connaître assez exactement ce qu’étaient ces agglomérations de bâtiments plus ou moins disparates dont se composaient les vieux collèges de Paris, formés et de pièces et de morceaux n, au hasard des acquisitions et des legs : ab uno disce omnes.

Pour ne point allonger cette notice déjà fort étendue, nous renvoyons le lecteur aux documents qui contiennent l’état des revenus et des charges du collège, ainsi que l’énumération des immeubles qu’il possédait tant à Paris qu'au dehors. «Sera observé, dit Sauvai, que les procureur et principal du collège de Maistre Gervais Chrestien, en l’Université de Paris, sont seigneurs en partie du fief de Thérouenne W, au territoire des Halles des Champeaux, n

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