‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 2)Chapitre 98 sur 302 · Partie postérieure du Collège de Clunï. (Voir à la rue des Poirées · texte numérisé non relu

Partie postérieure du Collège de Clunï. (Voir à la rue des Poirées

Maison sans désignation, formant encoignure sur la rue de la Harpe, appartenant, en 1 5 g 5 , à la ccensive des Prévost et Eschevins», c’est-à-dire à l’Hôtelde-Viile, ainsi qu'il résulte de la note suivante : « Sur le collège, jadis deux maisons, appartenant aux Freres de l’Hostel-Dieu de Paris, l’une en la censive de Sainte-Geneviefve , l’autre en celle des Prevosts et Eschevins. »

Indépendamment des maisons proprement dites et autres constructions solides, le Passage des Jacobins renfermait un assez grand nombre d’échoppes, ou petites bâtisses légères, appliquées aux bâtiments conventuels et servant, comme nous l’avons dit plus haut, à augmenter le revenu des religieux. Aux termes de la déclaration faite par le prieur en 1790, il en existait alors vingt-neuf, qualifiées de c petites boutiques» et contenues ndans la grande cour du couvent n, c’est-à-dire dans le passage. Elles rapportaient, affirme le prieur, tt treize cent vingt et une livres, sur parole et sans aucun bail W n. L’établissement de ces échoppes devait être assez ancien, puisqu’il était nécessaire de les reconstruire dans les premières années du xvnc siècle, attendu quelles tombaient de vétusté. Le tome III du Chartrier des Jacobins contient, en effet, l’analyse de différentes pièces, doù il résulte :

Que le 1 2 janvier 1 621, il fut présenté nrequeste à MM. les Trésoriers generaux de France, par les Dominicains de Saint-Jacques, pour donner un allignement aux échoppes qu’ils ont derrière le gros mur de leur église, depuis leur porte d’entrée jusqu’à la maison où il y avoit un boulanger. . ., lesquelles sont au nombre de sept qui menacent ruine n;

Que le 21 du même mois et de la même année, ctprocez verbal de visite desdites eschoppes fut fait par un commissaire de MM. les Trésoriers, par lequel il décidé que elles doivent estre rebasties, vu le péril éminent ou elles sont La reconstruction fut opérée de 1621 à 1623. Mais il restait sans doute dautres

,;l Arch. nat. S A918, n° 1069. — 1 Ibid. , S /039.

échoppés à rebâtir ou à réparer, puisqu’un rapport rédigé à cette date expose te ce qu il convient de faire, outre ce qui est faitW».

Les échoppes accolées aux églises et aux bâtiments conventuels, ainsi que nous le constaterons eri parlant de Saint-Yves, de Saint-Étienne et des Mathurins, constituaient une véritable lèpre; c’était une façon de vandalisme qui n’a pas peu contribué, plus tard, à la destruction de ces édifices, auxquels il avait enlevé tout caractère.

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