ALIÉNATION DU PETIT PRE AUX CLERCS
Ce lut en Pan i54o que l’Université passa un premier contrat d’aliénation du petit Pré à monsieur Pierre Le Clerc, vice-gérant du conservateur des privilèges apostoliques de ladite Université, mais la minute et la grosse de ce contrat s’estant trouvées adirées et ledit Le Clerc ayant esté troublé, l’Université luy fit un nouveau bail le 3i mars i543 W à la charge du cens de 18 livres de rente par arpent.
Ce nouveau preneur commença d’abord par disposer de partie dudit petit Pré aux Clercs en laveur de plusieurs particuliers, à la charge du cens envers l’Université et d’une rente applicable à son profit à proportion de la quantité de terre qu’il donnoit
Ce procédé fit murmurer quelques officiers de l’Université, et, pour les appaiser, ledit Le Clerc passa un acte le 17 avril i548, qui fut suivi d’un contrat d’abandon du dernier octobre i552, au profit de l’Université, de tous les émoluments qu’il auroit pu retirer des sous-baux^,
(i) On sait que ce mémoire est le développement de celui qu’avait composé Egasse duBoullay, l’historien et l’avocat de l'Université. Édouard Fournier, qui l’avait beaucoup étudié, en a donné une édition critique fort estimable, et il y a semé des notes historiques et littéraires, avec une prodigalité d’érudit. Le lecteur les trouvera avec plaisir, mêlées aux nôtres et à celles de Pourchot, dont elles complètent et rectilient le texte sur plusieurs points.
Le travail de M. Fournier a été publié dans le tome IV des Variétés historiques et littéraires.
Nous avons indiqué, dans le présent volume, page 1 3 , et dans le volume du Bourg Saint-Germain, page 68, l’origine du petit Pré-aux-Clercs. La transaction par suite de laquelle ce terrain fut cédé à l’Université est mentionnée, dans les termes suivants, par le Cartulaire de l'Arsenal, 4099, cote 12, fol. 233, sous la date de 1 368 : Instrument um factum in plena congregatione Universitatis apud Sanctum Mathurinum , pro permutation predictorum duorum arpenlorum, videlicet quod dicta Universilas consentit quod monasterium Sancli Germani haheret de terra prati clericorum , pro faciendo fossata dicti monasterii et ponendo terras inde extradas , ac eliam pro relevando et curando dicta fossata, quando opus erit , cum omni plenitudine juris , immunitalis et domimi, quibus hactenus tenait dicta Universitas. In compensation, dictum monasterium tradidit ilia duo arpenta cum dimidio supcrius designàta.
{"' Huit jours après la signature de ce nouveau
bail, le recteur élevoit déjà une plainte contre Le Clerc pour divers griefs : i° parce qu’il ne se trouvoit aucune minute du contrat passé avec lui en 1 56o ; 20 parce qu’il n’avoit encore rien payé; 3° parce qu'il n’avoit pas encore commencé à bâtir ainsi qu’il s’y étoit obligé. Le Clerc se défendit de son mieux et donna sans doute de bonnes raisons, puisque, malgré les plaintes du recteur, l’assemblée ordonna «que le second contrat confircr malif du premier seroit exécuté.» Si Le Clerc n’avoit pas bâti depuis i54o. c’est qu’il avoit trouvé des obstacles de la part de M. Claude Barbier, de la part surtout du cardinal de Tournoi). qui, comme il 1 allégua dans sa réponse aux plaintes du recteur, «qui cum œdifcare impedivit.-n Afin de se mettre en garde à l’avenir contre de pareils empêchements, afin surtout de se prémunir contre ceux que pouvoient lui susciter les moines de Saint- Germain, rr il représenta, dit du Boulay, qui s’en ff étonne, que pour la sûreté de son contrat, il étoit rrà propos de le faire confirmer par le pape ou par «des commissaires à ce délégués. » L’Université prétendit que le pape îfavoit là rien à voir; mais Le Clerc, qui tenoit toujours à une sanction ecclésiastique, rme laissa pas de présenter son contrat aux rr grand s vicaires de l’évêque de Paris.» Le 1 h octobre suivant, il avoit obtenu l’homologation et la ratification qu’il demandoit. (Vov. Du Boullay, p. 157-159.)
(4) fiamus, qui «voit certainement figuré parmi
à la charge par l’Université de les entretenir; et par le mesme contrat ledit Le Clerc se réserva une place qu’il avoit fait enclore de murs à la charge du cens tel qu’il plairoit à 1 Université.
Sous-baux faits par le sieur Le Clerc.
Le premier, d'un morceau de terre propre à faire maison, par contrat du lx octobre i5û3, à M. Martin Fretté, clerc au greffe criminel de la Cour, moyennant 10 deniers parisis de cens, 1 o livres tournois de rente.
Le deuxième, du 9 desdits mois et an, d'une autre petite portion de terre, à Nicolas Delamarre, moyennant 1 denier de cens et 2 sols de rente.
les mécontents dont il vient d’être parlé, ne dut pas être satisfait de l’abandon que Le Clerc consent ici. Ses prétentions, toujours fort intéressées comme on va le voir, alloient plus loin : «Le petit pré, cf dit-il dans sa harangue de 1 5 57, est tout conffstruil et basty de beaucoup de belles maisons que «ce seroit grand dommage d’abattre; pourquoy frfUniversité requiert que le revenu de chasque rr année de ces edilices, qui sont tenuz par quelques tf particuliers, s’employe aux gages des lecteurs des rr quatre Facilitez de théologie, de droict, de médecine et des arts liberaux.» Or Ramus étoit un de ces lecteurs royaux. En faisant et surtout en confirmant par l’acte de 1 56a l’abandon mentionné ici , Le Clerc cédoit non seulement aux murmures d’une partie des maîtres et des écoliers, mais aussi à leurs violences. A plusieurs reprises et principalement en 1 568 , le Pré avoit été envahi par ceux des écoles qui avoient toujours été contraires «à l’aliénation du terrain et aux constructions qui menaçoient de couvrir tout le champ de leurs promenades et de leurs jeux. «En juillet 1 5 68 , dit du rrBoulay(p. 1G6), ils s’avisèrent dedesmolir quel- «ques maisons, tant de celles qui estaient desjà «baslies que de celles qu’on bastissoit, et mesme rr mirent le feu à quelques-unes.» (Voy. aussi du Breul, p. 29^.) On comprend alors que Le Clerc eût certain empressement à se défaire de terrains dont la possession étoit aussi périlleuse. En 166*2, les écoliers firent pis encore, et c’est ce qui dut engager Le Clerc à renouveler sa demande de rétrocession, et f Université à n’y pas être contraire. Profitant de ce qu’après la retraite de Charpentier, le 1 h mars 1 5 5 5 , l’Université se trouvoit sans recteur, et étant d'ailleurs excités par Pierre Ramus et par Pierre Galland, celui-là, comme huguenot, les animant surtout contre les religieux de Saint- Germain et leurs continuels empiétements, celui-ci les lançant de préférence contre les habitations dont on encombroit le Pré, tous les mutins des écoles
vinrent s’en prendre à la fois aux moines de Saint- Germain et aux propriétaires des maisons du grand et du petit Pré-aux-Clercs. Cette sorte d’invasion se trouve décrite avec tous ses ravages par Félibien (t. II, p. io*i5) et par du Boulay (p. 167). J. du Bellay l’a aussi racontée dans ce passage de sa Satyre (le maistre Pierre du Cuignet sur la pelromacliie de l’Université de Paris, déjà citée par M. Charles Waddinglon, dans son excellente Vie de Ramus :
Venez tous esleindre le feu Que ces Pierres ont excité Parmi nostre Université,
Qui n’estant d’un recteur guidée,
Semble une jument desbridée,
Ou une barque vagabonde Laissée à la merci de l’onde.
Le Pré-aux-Clercs en est tcmoing.
Où il n’y a si petit coing De muraille qu’à coup de pierre On ne fasse broncher par terre,
Lapidant les champs fructueux Et les beaux logis somptueux,
Auxquels la pierreuse tcmpeste Gresle sans fin dessus la teste.
La grande affaire de l’Université, c'étoit de s’opposer aux usurpations des moines de Saint- Germain ; mais pour cela il 11e lui falloit pas moins que l’accord et l’appui de tous ses membres. Afin de se les rallier, elle leur fit une concession : Elle souscrivit à la demande de Le Clerc, reprit ses terrains, et, quoique Ramus fût, au sujet des maisons déjà construites et louées, de l’avis émis plus haut, elle n’hésita pas à décider qu’on feroit table rase. «L’Université, dit du Boulay (p. 167) ffse trouva fort embarrassée dans cette conjoncture « d’affaires, et se vit obligée de défaire ce quelle « avoit fait, c’est-à-dire de consentir la démolition «des maisons qu’elle avoit stipulé de faire bastir « par le .con tract faict avec Le Clerc, afin de réunir «par ce moyen tous les esprits à combattre contre «les ennemis communs.»
Le troisième, du 5 janvier i544, à Guillaume Maillard, libraire, d une pièce de terre contenant i42 toises, moyennant 4 deniers parisis de cens et 17 livres i5 sols de rente.
Le quatrième, du dit jour 5 janvier i544, à Husson Frérot, doreur sur fer, d’une pièce de terre contenant 166 toises, moyennant 4 deniers de cens et 2 5 livres 10 sols de rente.
Le cinquième, desdils jour et an, à Richard Carré, brodeur, d’une pièce de terre contenant 1 38 toises, moyennant 4 deniers parisis de cens et 24 livres de rente.
Le sixième, du 18 juin 1 54 5 , à Nicolas Baujouen, aussi brodeur, d'une pièce de terre contenant 157 toises, moyennant 4 deniers parisis de cens et i5 livres i4 sols de rente.
Le huitième, des inesmes jour et an, à Jean Dupont, sergent à Verge-au-Chastelet, d’une pièce de terre contenant 168 toises, moyennant 4 deniers parisis de cens et 1G livres 16 sols de rente.
Le neuvième et dernier, du 7 mai 1 5 4 6 , à Jean Courjon, marchand mercier, d’une pièce de terre contenant 38o toises, moyennant 8 deniers de cens et 2 5 livres de rente.
De manière que ledit sieur Le Clerc avoit disposé de i5 à iG cens toises de terre dudit petit Pré aux Clercs avant la rétrocession qu il en lit après à l’Université, sans y comprendre le jardin qu il se réserva, sur lesquelles places sont aujourd’huy bâties plusieurs maisons dans les rues du Colombier et des Marais, dans l’ordre et ainsi qu’il va estre expliqué.
Première maison, rue du Colombier M .
La première maison, où se trouve aujourd’hui commencer la censive de l’Université, est la sixième que l’on rencontre à main droite dans la rue du Colombier, y entrant par la rue de Seine, la gauche et le commencement de ladite rue estant aujourd’huy de la censive de l’Abbaye.
Cette maison est bastie sur 64 toises de terre, faisan t partie de 1 38 que M. Pierre Le Clerc donna à cens et rente, par contrat du 5 janvier j 544 , à Richard Carré, brodeur, moyennant 4 deniers parisis de cens et 2 4 livres de rente, laquelle par acte du 3 juillet audit an, ayant este réduite 317 livres 5 sols, il en lut ledit jour racheté 1 3 livres 1 5 sols, et le surplus, montant à 3 livres 10 sols, déclaré non rachetable (2L
Ces G 4 toises de terre furent vendues par ledit Carré au sieur Adam Godard, marchand au Palais, par contract du 28 août 1 5 54 , sur lesquelles ayant fait bastir une maison avec cour et jardin, il la revendit, par contract du 29 janvier 1 5 5 6 , à François Desprez, commis à relier les livres de la Chambre des comptes et à Catherine Longis sa femme (4).
(l) On l’avoit d’abord appelée le chemin aux Clercs , puis le voisinage d’un colombier dépendant de l'Abbaye lui avoit fait donner le nom qu’elle porte ici. (Voy. Sauvai, t. I, p. 127; Jaillot, Quartier Saint-Germain, p. 2G.) Elle alloit de la rue de Seine è celle des Petils-Augustins. C’est maintenant une portion de la rue Jacob. ( Notices biographiques et littéraires sur la vie et les ouvrages de Jean Vauquelin de la Fresnaye et Nicolas Vauquelin des Yveleaux . . . Paris, i846, in-8°, p. 4i, note.) Nous aurons plus loin à citer souvent celte curieuse brochure.
Dans le volume de du Boulay, la transaction de Le Clerc avec Carré est seule mentionnée (p. 1 63). Il n’y est point parlé des contrats qui suivirent et qui sont analysés ici. De même pour les autres maisons. Du Boulay se contente de relater en peu de mots
les actes conclus entre Le Clerc et les premiers cessionnaires.
(l) 11 seroit curieux d’avoir la minute de ce contrat et de voir si François Desprez y a signé. Selon les exigences singulières de son emploi de relieur à la Chambre des comptes, il n’auroil pas dû pouvoir le faire. On sait, en effet, d’après Pasquier (Recherches de la France, liv. II, chap. v) et d’après un document inédit publié par M. L. Lalanne dans ses Curiosités bibliographiques , p. 3op, que, suivant une mesure prise en 1/192, lors de la réception de Guillaume Oger, rrle relieur de ladite a Chambre devoit affirmer qu’il ne savoit lire ne a escrire ,* et cela, dit Pasquier, «afin qu’il ne descreouvrist les secrets des comptes. »
("' Elle étoit sans doute fille ou sœur du libraire
Uk
Ladite veuve Desprez, après la mort de son mary, donna, par contrat du 29 janvier io5y, en contre-échange de la moitié de ladite maison (l’autre luy appartenant, à cause de la communauté), à Nicolas Bonfils, à cause de Michelle Desprez, sa femme, et à Raoul Brojard, à cause de Nicole Desprez, aussi sa femme, filles et héritières dudit défunt et d’elle, une rente sur la ville, au moyen de quoy la totalité de ladite maison luy appartint W.
Ladite veuve Desprez épousa en seconde noce Christophe Godin, chirurgien, dont elle eut Jean et Catherine Godin, lesquels, après sa mort, échangèrent, par contract du 23 juillet 1597, la susdite maison avec Jean Petit, procureur au Parlement, contre 600 livres compta ns et 100 livres de rente sur un particulier.
Ledit M. Petit racheta, le 22 avril 1698, la rente de 35 sols dont ladicte maison estoit chargée.
Le 8 juillet 162 A, damoiselle Anne Petit, sa fille et héritière, veuve de M. Jérôme Godefroy, procureur au Parlement, vendit ladite maison à M. .Michel Pousteau, aussi procureur.
Le 17 septembre 1 643 , le dit Pousteau la vendit à damoiselle Marguerite Rollot, veuve de Georges de Bourges, et depuis de Vincent de la Prime, avocat, dont elle eut Charles de la Prime, sur qui ladite maison ayant esté saisie réellement, elle fut adjugée par sentence du nouveau Chastelet du 1 h septembre 1676, à Guillaume de Voulges, marchand, qui en passa le titre nouvel le 6 novembre suivant.
Jeanne Varet, veuve de Guillaume de Voulges, a passé titre nouvel pardevant Baglan et son confrère, notaires à Paris, le 11 septembre 1G9/1.
Deuxième maison.
Cette maison, joignant la précédente, est bastie sur 69 toises de terre, faisant moitié des 1 38 mentionnées en l’article précédent, données audit Carré par Le Clerc.
M. Marin Duhuval, prestre habitué à Saint-André-des-Arts, les acquit dudit Carré, par contract du 22 aoust 1 5 4 5 .
Il y Cst bastir une maison, laquelle ses héritiers vendirent après sa mort à messire Jean de Feu, conseiller au Parlement par contract du ...(?) chargée de 35 sols de rente et de h deniers parisis de cens envers l’Université.
Les héritiers dudit sieur de Feu vendirent, par contract du 16 may 1 6 3 4 , la susdite maison
à M. Pierre Hardy, controlleur des fortifications femme.
Jean Longis, dont la Caille a parlé dans son Histoire de l* imprimerie et de la librairie ( i n - 4 0 , p. 97), sous la date de i5a8 à 10/11, et qui, d’après un acte que cite du Boulay (p. 3q8), possédoit luimême dans les environs «un quartier six perches «■de terre, pris en une pièce assise près le peLil rr Pré-au x-Clercs, tenant d'une part à la grande rue rr allant de l'Abbaye, par-dessus les fossez à la rifrvière de Seine, et d'autre part audit petit Pré.”
' rr 11 est h remarquer que derrière celte maison il y a un petit bastiment construit sur 5 toises de terre en quarré, que ledit Carré vendit à Louis Lemaignan, par contrat du 2 novembre 1 5 4 3 , <pie ledit Lemaignan vendit depuis à M. Charlel, auditeur des comptes, et qui furent par luy depuis vendues, le 2 4 janvier 1 5 6 4 , à Helie de la Faye,
le Picardie, et à damoiselle Marie Barret, sa
duquel monsieur Jean Petit, procureur, les acquit conjointement avec une maison sise rue de Seine, par contract du août 1573. Elles sont chargées d’un denier de cens. . . « (Note de l’auteur.)
(3) Il comptoit parmi les plus fameux du Parlement. «Avant que le marchand y enlrasl, est-il dit dans L’ anti-caquet de l’accouchée , il y avoit trop de gravité. On ne pouvoil, au temps passé, approcher ses conseillers, Saint-Valerien, la Roche- Thomas, Vignolle, Ruelle, Regnard, Feu, et un tas d'autres des Parlements et Chambre des comptes, dont la race est noble jusqu’à la quatrième génération.» (Tes caquets de l’ accouchée , notre édit, p. 25 h.) 11 fut l’un de ceux que les Seize proscrivirent au mois d’avril 1 5 9 1 . (L’Esloille, édit. Michaud, p. /17.)
Ladite maison ayant depuis esté saisie réellement sur lesdits sieur et damoiselle Barret, elle fut sur eux vendue et adjugée, par sentence des requestes du Palais du 3o mai i646, à M. Claude Noël, receveur général des finances en Berry, lequel en passa aussitôt déclaration au profit de messire Nicolas-Jean Chevalier, seigneur de Breteville M, conseiller au Grand Conseil.
Les héritiers et créanciers dudit sieur de Breteville ont vendu depuis ladite maison à Gilles Dupont, marchand, par conlract du 8 juillet 1671, lequel en a fait déclaration au profit de Charles Gohier, secrétaire du Boy, par acte du 3o décembre 1 6 7 5 . Ledit sieur Charles Goliier a passé litre nouvel pardevant Baglan, notaire, le 26 octobre 1696.
Troisième maison.
Cette maison est bastie sur 1Z12 toises de terre baillées à cens et rentes le 5 janvier i544, par ledit sieur Le Clerc, à Guillaume Maillard, marchand libraire et doreur de livres, moyennant 4 deniers parisis de cens et 2/1 livres 10 sols de rente, réduite après à 17 livres i5 sols, dont il en pourroit estre racheté i4 livres 5 sols.
Jean Bonamy, aussi libraire, ayant acquis les droits dudit Maillard, passa audit I^e Clerc, titre nouvel desdites i42 toises de terre le 19 aoust i545.
Les héritiers dudit Bonamy vendirent par contract du à messire Jean
de Feu, conseiller au Parlement, la maison bastie sur ladite place, chargée seulement de
3 livres 10 sols de rente et de quatre deniers parisis de cens envers l’Université, dont ses héritiers passèrent titre nouvelle icr septembre 1 6 3 1 .
Ces mesmes héritiers vendirent, par conlract du îfi may 1 634 , ladite maison avec ses appartenances a M. Pierre Hardy, contrôleur des fortifications de Picardie, et à damoiselle Marie Barret, sa femme. Elle fut dans la suite, conjointement avec la précédente, sur eux saisie réellement, et enfin adjugée audit M. Noël, qui en passa déclaration au profit dudit sieur de Breteville. Gilles Dupont, marchand, qui avoit acquis des héritiers dudit sieur de Breteville la précédente maison, acheta encore cellc-cy par le mesme contract.
Elle appartient présentement audit sieur Charles Gohier, secrétaire du Boy, qui a passé titre nouvel pardevant Baglan, notaire, le 25 octobre 1695.
Quatrième maison.
Cette maison est bâtie sur partie de i46 toises de terre données à cens et rentes, par contract du 5 janvier i5 44, par ledit sieur Le Clerc, à Husson Frérot, doreur sur fer l1 2l, moyennant
4 deniers parisis de cens et 2 5 livres de rente, réduite après à 18 livres.
M. Bené Beignier, ayant acquis les droits dudit Frérot, fit bastir deux maisons sur ladite place, et après sa mort, Marguerite J^espicier, sa veuve, ayant fait saisir réellement ladite maison sur monsieur Pageot, tuteur des enfans mineurs dudit défunt Beignier et d’elle, par
(1) C’est le même que nous avons rencontré dans le Caquet de V accouchée. Il étoit alors devenu président et jouoit un grand rôle. (Voy. notre édit., p. 27, note.)
(2) Comme celle des brodeurs, dont il sera parlé plus loin, la confrérie des doreurs sur métaux étoit de création récente. Elle ne devoit même être tout à fait constituée que par règlement de Charles IX
en 1573. Chose nouvelle, elle prenoit pied dans les quartiers nouveaux où elle n’avoit pas à craindre le contact hostile des communautés plus anciennes. 11 paraît qu'elle fut nombreuse dans ces parages, car elle avoit choisi pour paroisse l’église voisine des Grands-Augustins. (Voy. Mélanges d'une grande bibliothèque, cliap. v, p. 68, et Guide du corps des marchands, 1766, in-8°, p. 2 32.)
sentence des requestes du Palais du 3i mars 1628, clic Fut adjugée à M. Athanase Amy, avocat en la Cour, chargée de 9 livres de rentes et de 4 deniers parisis de cens envers l’Université.
Ledit sieur Amy en passa titre nouvel le 25 juillet 1 6 3 1 ; damoiselle Marie Prévost, sa veuve, en passa encore titre nouvel le 21 décembre 1661, et depuis les héritiers desdits sieurs et damoiselle Amy en ont passé titre nouvel pardevant Baglan, le 26 may i6q5, savoir: M. Athanase Amy, prestre; M. Gilles Amy, avocat au Parlement; damoiselle Magdelaine Rousseaux, veuve de Bon Charles Amy, bourgeois de Paris.
Cinquième maison.
Cette maison est bâtie sur l’autre moitié desdites 166 toises de terre mentionnées en l’article précédent; elle fut vendue par le sieur Reignier, comme estant aux droits dudit Frérot, à M. Estienne Bonnetz, procureur en la Cour, chargée de lx deniers parisis de cens et de 9 livres de rente, par contract du lx aoust 1607.
Ledit sieur Bonnet, mariant Marguerite Bonnet, sa fille, avec M. Pierre Calluze, principal commis au greffe criminel de la Cour, luy donne ladite maison par son contract de mariage du 7 octobre 1629.
Ladite veuve Calluze, après la mort de son mary, vendit ladite maison à M. Henry Mouche, avocat, par contract du 25 janvier 1 6 58 ; ledit sieur Mouche, par son codicille du 27 aoust 1678, passé pardevant Savigny, notaire, substitua à M. Théodore Raffou, son neveu, ladite maison, chargée de 2 deniers de cens et 9 livres tournois de rente foncière; ledit sieur Raffou a passé titre nouvel pardevant Baglan, notaire, le 6 may 1695.
Sixième et septième maison.
Ces deux maisons, qui en faisoient autrefois trois, sont baslies sur 157 toises de terre données à cens et rente par ledit Le Clerc à Robert Sourdeaux, praticien, par contract du 18 juin 1 545, moyennant 10 deniers parisis de cens et 1 5 livres 1 lx sols de rente foncière.
Le 27 janvier 1567, ledit Sourdeau échangea ladite place avec M. Jean Mallet, prestre habitué de Saint-André-dcs-Arcs. André Mallet, son frère et héritier, vendit les trois maisons baslies sur ladite place à M. Ambroise Amy, procureur, par contract du 20 décembre i55p, lesquelles il fit après réduire en deux.
M. Athanase Amy, aussi procureur en ladite Cour, fils et héritier dudit défunt, eut lesdiles deux maisons.
Elles eschurent après en partage à M. Ambroise et Jean Amy, auxquels M. Guillaume Amy, substitut de M. le procureur général du Parlement, ayant succédé, il en a fait donation entre vifs, par contract passé pardevant Garnier, notaire, et son confrère, le 3o mars 1689, àdamoL selles Jeanne et Marie-Magdelaine Amy, sœurs, lesquelles en ont depuis vendu une, sçavoir : la sixième à M. Jean Prarcos, avocat en la Cour, le 28 may 1687, par contract passé pardevant Le Roy et Taboüé, notaires, de laquelle ledit Prarcos en a passé titre nouvel pardevant Lorimier, notaire, le 1er janvier 1692. La septième appartient aujourd’huy à damoiselle Jeanne Amy, fille majeure, comme donataire dudit Guillaume Amv, laquelle en a passé titre nouvel ledit jour, premier janvier 1692, pardevant Lorimier, notaire.
Huitième et neutième maison.
Ces deux maisons sont baslies sur 168 toises de terre baillées à cens et rente par ledit
Le Clerc à Jean Dupont, sergent à verges au Chastelet de Paris, par contract du i8 juin i545, à la charge de 16 livres 16 sols de rente et quatre deniers parisis de cens.
Le 1 3 mai 1682, Louis et Marie Dupont, enfans et héritiers dudit Jean Dupont, vendirent à M. Guillaume Guyon, procureur en la Cour, la susdite place.
Le 17 mai iGo5, Nicole Hardricourt, veuve dudit Guyon, vendit conjointement avec ses enfans une maison bastie sur partie de ladite place à M. Estienne Tricot.
Le 10 juin 1G19, Barbe Guyon, veuve de Louis de Vezines, et Magdeleine Guyon, sa sœur, filles et héritières dudit feu Guyon, vendirent par échange à M. Jean Boyer et à Marthe le Prestre, sa femme, les deux tiers à elles appartenant sur une autre maison bastie sur le restant de ladite place.
Le 2 1 janvier 1 6 3 1 et 28 décembre i 6 3 5 , Philippes Demontgé, tailleur, et Jeanne Dubreuil, sa femme, acquirent de Hugues Macquerel et de Barbe Lebassy l’autre tiers de ladite maison.
Le 7 aoust et 7 octobre 16/1 5, Charles Tricot, secrétaire de la Chambre du Boy, fils et héritier dudit Estienne Tricot, et lesdils Demontgé et sa femme vendirent à messire Charles Loiseau, conseiller en la Gourdes Aydes, lesdites deux maisons basties sur lesdites 168 toises de terre, dont il passa titre nouvel le 27 novembre audit an.
AL Charles Loiseau, conseiller en la Cour, fils et héritier dudit feu sieur Loiseau, a passé titre nouvel et reconnoissance pardevant Baglan et son confrère, notaires à Paris, le 29 juillet 1G94 , au terrier de l’Université.
Dixième maison.
Cette maison est bastie sur la petite place et jardin que ledit sieur Le Clerc s’estoit réservée par le contract de rétrocession qu’il fit à l’Université le dernier octobre i552, du bail quelle luy avoit fait de tout le petit Pré-aux-Clercs, moyennant deux sols parisis de cens.
Monsieur le Cardinal de Givry acquit des héritiers dudit Le Clerc ladite place et jardin, et les vendit à M. Guillaume Lusson, docteur en la Faculté de médecine, par contract du 9 avril iGo4, dont messire Guillaume Lusson, son fils, president en la Cour des monnoyes, passa titre nouvel le 2 may 1 GAG. Ledict sieur Loiseau, conseiller en la Cour des Aydes, a depuis acquis cette maison des héritiers dudit sieur Lusson , par contract du 23 septembre 1 6 58. Monsieur Charles Loiseau, conseiller en la Cour, fils et héritier de M. Charles Loiseau, conseiller en la Cour des Aydes, en a passé titre nouvel, et ensemble des deux précédentes maisons, pardevant ledit Baglan, notaire, le 29 juillet 1G7A.
Onzième et douzième maisons.
Ces deux maisons sont basties sur 38o toises de terre, données à cens et rente, le 7 mars 1 546, par ledict sieur Le Clerc à Jean Courjon, bourgeois de Paris, moyennant 8 deniers parisis de cens et 25 livres de rente. Le 2/1 janvier 15A7, Jean Beddon, ayant les droits cedez dudit Courjon, racheta 19 livres de la susdite rente, laquelle fut par ce moyen réduite à G livres.
Le 2 aoust 1 682 , François Coquet, sieur de Pontchartrain, et damoiselle Heleine de Servient, son épousé, acquirent de Jeanne Beddon, fille et héritière dudit Beddon, une grande maison sur partie desdits 38o toises.
Le 12 novembre audit an, lesdits sieurs et damoiselle de Pontchartrain échangèrent ladicte maison et le restant desdites 38o toises avec Jean Honoré, sieur de Bagis.
Damoiselle Marie Honoré, sa fille et héritière, épouse de M. Claude Thiballier, écuyer, et sieur d’Anglurre, en passa titre nouvel le 11 novembre i645.
Dame Marie Tliiballier, fille et héritière dudit feu sieur Thiballier et de ladile dame Marie Honoré, ayant acquis du sieur François Tliiballier, son frère, ladite maison et place, comme luy estant eschue en partage, elle la fit abattre et en fit construire deux neuves au lieu d’icelle.
Elle en vendit une M, le 16 may 1 665 , à M. Georges Baudouin, controlleur de la maison du Roy, sur lequel TUniversité Payant fait saisir réellement, faute de payement des lods et vente, elle fut adjugée par sentence des requestes du Palais du 18 aoust 1666, à M. Guillaume Le Juge, secrétaire du Roy, et à damoiselle Marie Haslé, veuve de Michel Petit, controlleur des décimes, dont ladite veuve Le Juge et les héritiers de ladite damoiselle Haslé, veuve Petit, onl passé litre nouvel le 17 mars 1688, pardevant Baglan et Le Sec de Launay, notaires.
Et à l’égard de l’autre maison, ayant esté saisie réellement sur ladile dame Thiballier, elle fut adjugée par sentence des requestes du Palais, du dernier février 167a, à M. Jacques Pannart, avocat, qui en passa déclaration au profit de M. Jean Thuault, procureur en la Cour, le
juin 1G95.
Ledit M. Thuault, par sentence des requestes du Palais du aoust 1 G 9 4 , a esté condemné, de son consentement, à payer seulement 10 deniers de cens, ladite sentence portant au surplus titre nouvel.
Et a ledit sieur Thuault passé titre nouvel, le 28 juin 1695, pardevant Raglan et son compagnon I2', notaires.
Treizième et quatorzième maisons.
Ces deux maisons sont basties sur 59 perches de terre, données à cens et rente par l’Université à Alexandre Papin, par contrac! du ai février 1 565 , moyennant 12 livres de rente et deux sols parisis de cens.
Le 25 février i58A, ledit sieur Papin vendit à Christophle Lemercier, masson <3>, lesdites 5p perches de terre, à la charge du cens et de la rente envers l’Université, sur lesquelles ledit Lemercier fit bastir une maison qui est la quatorzième, faisant l’encoignure des rues Jacob et
des Petils-Augustins.
Le 11 novembre 1 584 , ledit Lemercier en vendit la moitié à Baptiste Androuet, sieur du Cerceau, architecte du roy.
Le 2B mars 1 G02 , Marguerite Radiguier, sa veuve, la revendit à Jacques Androuet, aussi sieur du Cerceau f4è
Damoiselle Marie Androuet, sa fille et héritière, épousa Elie Redde'e, sieur des Fourgerais,
docteur en médecine.
Et damoiselle Marie Beddée, leur fille, veuve dite maison, qui est la quatorzième, et elle en le 6 juillet 1 687.
« Celle maison a son entrée par la rue des Marais, derrière celle qui appartient aujourd’huy a M. Thuault, procureur en la Cour.
1,1 Les notaires ne s’appeloient pas autrement entre eux. Celui des Femmes savantes (acte V, sc. 3) , refusant d’introduire dans son acte les termes pédantesques que désire Philaminte, lui dit ;
. .Si j’allois, Madame, accorder vos demandes,
Je me ferois sifïïer de tous mes compagnons.
(i) Peut-être est- ce le père de Jacques Lemercier, né en 1590, et qui construisit la Sor-
de M. André Colombet, possède aujourd’hui laa passé titre nouvel pardevant Baglan, notaire,
bonne, le Palais Cardinal, l'Oratoire et Saint-Boch.
W La Croix du Maine, dans sa Bibliothèque françoise (1 584 , in-fol. p. 175), explique ainsi comment il ne faut pas voir ici autre chose qu’un surnom donné au célèbre architecte : ff Jacques Anrrdrouet, parisien , surnommé du Cerceau, qui est cr à dire cercle, lequel nom il a retenu pour avoir un trcerceau, ou cercle, pendu à sa maison, pour la cr remarquer et y servir d’enseigne (ce que je dis tren passant, pour ceux qui ignoreroyent la cause rr de ce surnom ).»
Le 1 1 juillet en Tan 1602, Marin Bricard et Antoinette Delaistre, sa femme, veuve Auparavant dudit Lemercier, vendirent l’autre moitié de ladite place à M. Jean Beddée, sieur de la Gourmandière, avocat au Parlement, sur laquelle il fit bastir une maison, qui est la treizième, de laquelle David et Elie Beddée, ses enfans et donataires universels, passèrent titre nouvel le 29 aoust 16G9.
M. Alexandre Simon Bolé, seigneur de Cliamplay, a acquis, par conlract du 29 février 1669, ladite maison de Benjamin Beddée.
M. Louis Jules Bolé, marquis de Cliamplay (P, maréchal des camps et armées du roy, fils
Ce passage nous a fort embarrassé. Bapliste du Cerceau, qualifié ici architecte du roi, est celui que l’Estoile appelle du Cerceau le jeune, et qui, suivant le môme écrivain, donna le plan et dirigea les premières constructions du Pont-Neuf. Lorsque, après sa mort, dont nous trouvons pour la première fois ici une date approximative, sa veuve, Marguerite Radiguier, vendit sa maison du Pré-aux-Clercs, quel est le Jacques Androuet qui l’acheta? Est-ce un frère du défunt, qui seroit resté inconnu jusqu’ici, ou bien est-ce le père môme de Baptiste, le célèbre architecte protestant ? Celte dernière opinion est la plus probable, d’autant plus qu’ elle s’accorde jusqu’à un certain point avec ce que l’Estoile a dit de la maison possédée par Androuet le père dans le Pré-aux-Clercs. Voici ce qu’il écrit à la date du mois de décembre 1 5 85 : rr( André, Androuet) du a Cerceau, architecte du roy, homme excellent et ff singulier en son art. . . aima mieux enlin quitter fret l'amitié du roi et ses biens que de retourner à rr la messe. Et, après avoir laissé là sa maison qu’il ff avoit nouvellement bastie avec un grand artifice et ff plaisir au commencement du Pré-aux-Clercs , et qui ff tut toute ruinée sur lui, prit congé de Sa Majesté, frla suppliant ne trouver mauvais qu’il demeurast ff aussi fidèle au service de Dieu, qui esloit son ff grand maistre, comme il avoit toujours esté au ffsien, en quoi il persévérerait jusqu’à la fin de sa ffvie.n Jacques du Cerceau fut donc propriétaire d’une maison au commencement du Pré aux Clercs. L’Esloile et notre Mémoire sont d'accord sur ce point. En décembre 1 585 , il la quille, toujours d’après l'Esloile. Or, c'est ici qu’il se trouve en contradiction avec notre Mémoire , d’après lequel la maison acquise par Baptiste en 1 584 n’auroit été cédée par sa veuve à Jacques du Cerceau qu’en mars 1602. JN'y auroit-il pas, dans le Mémoire de Pourchot, une erreur dans la manière dont les noms sont placés, et ne pourroit-on pas tout concilier en substituant l’un à l’autre, en faisant de Jacques le premier propriétaire et de Baptiste le second acquéreur, chose
d’autant plus rationnelle que Jacques est le père el Baptiste le fils? L’auteur des Architectes françois du xvie siècle, M. Callet, avoit eu en main un manuscrit ff échappé de l’incendie de la Bibliothèque de tfSaint-Germain-des-Prés,’» et concernant, d’après ce qu’il en dit, les titres de propriété de la maison de du Cerceau ; il s’y trouvoit même annexé une vue et un plan de cette belle demeure, qu’il reproduisit F 11 11 et l’autre dans son ouvrage (2e édition, p. 9*5). Les détails trop succincts que donne M. Callet, et qu’il lui eût été si facile de rendre complets avec les pièces alors à sa disposition , confirment à peu près ce que nous venons d’avancer. Suivant lui, Jacques du Cerceau eût laissé deux fois sa maison à son fils Baptiste: la première en 1 585 , lors de son exil volontaire, rappelé par l’Estoile ; la seconde lorsqu’il partit pour Turin, où, toujours d’après M. Callet, il seroit mort en 1692. Resteroil à savoir comment il se fit que, cette dernière date étant admise et notre hypothèse maintenue, la maison ne passa aux mains de son nouveau propriétaire qu’en 1602, et pourquoi la transmission si directe du père au fils n’eut pas lieu, et pourquoi enfin c’est la veuve qui fut investie du droit d’aliéner la maison. Ces questions sont encore plus inextricables pour nous que les autres. — Le médecin des Fougerais, qui, comme mari de la fille de du Cerceau, se trouva propriétaire de cette maison, n’est autre que celui dont Molière s'est moqué dans Y Amour médecin, sous le nom deDesfonandrès, lueur d’hommes. (Voy. Cizeron-Rival , p. 25.)
Les détails biographiques donnés par Berty ( Top. hist. du vieux Paris , 1. 1 , p. 27 4 , 275 , et t. II , p. 85 ) élucident les questions relatives aux Androuet et rectifient les inexactitudes d’Ed. Fournier. ( N. du service.)
(l) Ed. Fournier a confondu ce personnage avec Louis de Champlais, marquis de Courcelles au Maine, qui fut père de Charles, mari de la trop célèbre Sidonie de Lenoncourt dont M. P. Pougin a publié avec tant de soin les Mémoires dans la Bibliothèque ehévirienne. (N. de M. P. le Vayer.)
unique et seul héritier dudit feu sieur Rolé et donataire entre vifs de dame Marguerite Lcmaçon, sa mère, possède aujourd’hui ladite maison, lequel a esté condamné, par sentence du Chastelet du 9 février 1 G 9 5 , à passer titre nouvel à ladicte Université.