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CHAPITRE XIV

LE COUVENT DES CHARTREUX

Sommaire : Origine du monastère; légendes merveilleuses qui s’y rattachent. — Donations de saint Louis et de Philippe le Long. — Description de 1 église des Chartreux et de ses chapelles. Grand et petit cloître; les cellules des religieux; l’infirmerie et sa chapelle. Se'pul-

I tires et épitaphes. — Clos des Chartreux. — Sceaux du monastère.

Le couvent des Chartreux était contigu au pressoir de l’Hôtel-Dieu, et faisait le coin septentrional de la rue d’Enfer. L’extrême austérité de l’institut des Chartreux, fondé par saint Bruno à la fin du xic siècle, était éminemment propre à faire naître l’admiration et les sympathies du pieux roi Louis IX. Résolu à créer, près de Paris, un monastère de cet ordre, il écrivit à D. Bernard de la Tour, prieur de la Grande Chartreuse de Grenoble, pour l’informer de son dessein , et I invita à lui envoyer en conséquence quelques religieux qui pussent devenir le noyau d’une communauté nouvelle. Conformément à la décision prise dans un chapitre tenu le h aoilt 1257, Bernard de la Tour adressa au Roi quatre moines, sous la conduite de D, Jean Joceran, muni de l’autorisation de recevoir des néophytes jusqu au nombre de quarante et un.

D. Joceran et ses compagnons furent accueillis avec empressement par le Roi, qui les établit d’abord dans une propriété située à Gentilly, et par lui acquise de Jean Ogier, fils de son cuisinier Pierre. Ils n’y demeurèrent que bien peu de temps, car, dès le 2 1 novembre de la même année 1 a57«, ils s’installèrent dans le chdteau de Vauvert, aux dépendances duquel ils réunirent deux pièces de vignes que les chanoines de Saint-Étienne-des-Grès leur vendirent en juin 1258, moyennant vingt livres. Toutefois c’est seulement au mois de mai i259 que la donation du château de Vauvert leur fut régulièrement faite par saint Louis, qui leur abandonna en même temps la maison de Gentilly, et une rente de cinq muids de son ble de Gonesse, à percevoir le jour de la Toussaint dans le grenier royal de Paris(2). Dix ans après, en avril 1269, ü amortit tous les biens que les Chartreux avaient acquis jusqu’alors.

La fondation de l’ordre des Chartreux et celle de la Chartreuse de Paris sont

™ Félibien dit 1358 (t. I, p. 368).

D après une charte du mois de mars 1260, une transaction aurait eu lieu entre les Chartreux et i’archiprêtre de Saint-Séverin , au sujet des droits

parochiaux de ce dernier sur le lieu de Vauvert; mais Jaillot, dans une réponse insérée à la fin de son ouvrage ( Recherches critiques , etc. , quartier du Luxembourg), a démontré la fausseté de cette charte.

liées à certaines histoires merveilleuses. Du Breul, appuyé du témoignage de P. Durland et de P. Sutor*1), raconte avec des détails circonstanciés que le château de Vauvert était hanté par un démon qui, se plaisant à maltraiter les passants assez hardis pour s’aventurer dans les environs du manoir, était devenu la terreur des habitants du faubourg; il ajoute qu’une recluse, douée de la faculté de prédire 1 avenir, déclara que la création d’une maison de Chartreux était l’unique moyen de réduire à 1 impuissance le malin esprit, et que cette considération détermina la démarche du roi saint Louis près de Bernard de la Tour. L’événement, d ailleurs, aurait pleinement justifié les prévisions de la recluse, car les prières des moines chassèrent promptement le démon, lequel manifesta sa rage d’être vaincu par les vapeurs infectes et dangereuses qu’il laissa après lui1'2*. On a expliqué cette légende en supposant quelle avait pour origine les violences de quelques brigands habitués à se réfugier dans les bâtiments du château devenus inhabitables. Ce n est sans doute qu’une conjecture; mais elle ne manque point de vraisemblance, et il répugne d admettre comme le résultat d’une pure invention cette tradition si populaire du diable de Vauvert, dont une locution vulgaire a perpétué le souvenir jusqu’à nos jours*3!.

Après avoir donné aux Chartreux la maison de Vauvert, saint Louis, dit du Breul , te ordonna que ledit hoslel lût réparé, c’est à sçavoir les grands murs de c l’.environ dudit hostel , la oh'àppelle qui estoit toute déserte , qui fut refaicte comme tt.neufve, laquelle pour le présent est appliquée en un réfectoire, et cinq petites « celles ou maisonnettes, contre les grands murs de devers Nostre Dame des Champs, r pour la demeure des cinq religieux, où depuis communément ont demeuré les rt frères convers , jusques à ce qu’estans devenues ruyneuses elles ont esterefaict.es çde neuf, et peu d’autres logis pour leur famille et domestiques. Toutes lesquelles et habitations et édifices furent faits hastivement, jusques à ce que autre ordontc n’ance feusse faicte, pour la composition et construction d’une plus grande église , Rcloistres et logis nécessaires. Et depuis leur aumosna encores quelque peu de et moyens, s'estant bien proposé de leur faire de plus grands biens, et les fonder tt amplement, s’il n’eut esté prévenu de mort, d

Saint Louis étant parti en mars 1270 pour l’expédition dont il ne devait point

1 Conf. Pierre Sutor, De vita cartusiana libri duo,. Cologne, 1609, 1 vol. in 8°, p. 05; et Pierre Borland, Chrcnicon carlusiènse, p. 3 7 5 . La chronique de Dorland, écrite vers l’an i5oo, a été publiée in-8" à Cologne, en 1608, par Théodore Pétrus , qui l'a annotée. Nous reproduisons, aux Appendices, les parties les plus intéressantes de ces deux opuscules, qui sont fort rares, en les faisant précéder de la légende de saint Bruno, écrite en vers latins sur les murailles du cloître

de Vauvert et traduite en français par le P. Jary.

(2) Du Breul, p. 65a et suiv. La longue notice que Du Breul a donnée sur les Chartreux et qui nous sert de guide, est d’autant plus intéressante que leurs archives, actuellement fort incomplètes, ne permettent pas d’en rédiger une autre. Nous sommes ainsi obligé de reproduire les assertions des auteurs sans pouvoir les vérifier.

On dit encore, en effet : « aller au Diable au vert,” par .corruption de crau Diable de Vauvert.”

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îevenir vivant, les Chartreux, d après le conseil des bourgeois de Paris qui s’étaient chargés de gérer leurs affaires temporelles, entreprirent la construction du grand cloître et de huit cellules. La mort du roi provoqua un temps d’arrêt dans les travaux; néanmoins les moines firent bientôt jeter, sur une vaste échelle, les fondements de leur grande église et de son « revestiaire, „ c’est-à-dire de la sacristie. Deux carrières qu’ils ouvrirent dans leur enclos leur fournirent des matériaux en abondance; «mais de massons et tailleurs de pierre, ils n’en avaient qu’avec peine «et par la faveur de leurs amis, pour ce qu’environ ce mesme temps, l’on faisoit «plusieurs grands ouvrages et somptueux édifices en ladicte ville, comme les Cor- «deliers, les Quinze-Vingts, le Palais du Roy, et plusieurs autres. . . si bien que «les massons et tailleurs de pierre furent si chers qu’on n’en pouvoit trouver pour «argent, et là où on en sçavoit, on lesprenoitpar force, de par le Roy, et estaient «leurs journées taxées. 11

En 1276, les fondations de l’église et du revestiaire étant achevées!'), on commença la maçonnerie en élévation au-dessus du sol. Pour l’avancement de l’œuvre, le pape Clément IV avait précédemment accordé cent jours d’indulgence aux personnes qui « ayderoient de leurs biens, ou qui manuellement y travailleraient, » et l’octroi des indulgences produisit son effet habituel, en déterminant les libéralités dune loule de donateurs. Cependant, comme on menait de front divers batiments claustraux, et qu’en attendant l’achèvement de la nouvelle église on se servait de 1 ancienne chapelle du Palais, les travaux marchèrent lentement.

11 restait encore beaucoup à faire pour les terminer lorsqu’ en i3io, à la suite d’une vision miraculeuse, Jean de Cérées, clerc de Philippe le Long, y consacra des sommes considérables, qui provenaient d’un legs de son oncle André Porcheron. L’édifice fut achevé, sauf le comble et les accessoires. Sollicité par son clerc, Philippe le Long permit alors aux Chartreux de prendre en ses forêts tout le bois dont ils auraient besoin; «et, parce que l’un des maistres charpentiers a voit audict lieu de Vauvert un sien fils unique, religieux, la besongne fut plus «soigneusement et diligemment conduicte par son moyen, et le comble de l’église « accomply l’an 1 3afi. « Le 26 juin de l’année suivante, l’évêque de Troyes, Jean d’Aubigny, dédia l’édifice entièrement achevé à la Vierge et à saint Jean Baptiste , comme l’apprenait cette inscription gravée sur une pierre encastrée dans la muraille, près dune porte placée au-dessous du chœur et communiquant avec le petit cloître :

Anno domini M CCC XXV 6 kalendas Julii, scilicet in testa beatorum marlyrum Johannis

(1) Aa mois de février 1268, c’est-à-dire du vivant de saint Louis, l’abbé de Saint-Germain permit aux Chartreux de prendre, quand il leur plairait, dans la sablonnière de la garenne de l’Abbaye, le sable dont ils auraient besoin pour

construire. Les Chartreux cédèrent, en échange, trois arpents qu ils avaient près de la fosse à sablon, et, à la suite d’un procès, ils furent maintenus dans leur droit par une sentence du 2 janvier i5oo. ( Iuvenl . des Chartreux. Arch. nat. , S h 09 2.)

pt Pauli, fuit dedicata præsens ccclesia Val lis Viridis, ordinis carthusiensis, et consecrata a reverendo pâtre domno Joanne, tune episcopo Trecensi, ad lionorem beatissimæ semper virgi ni s bealique Johannis Baptistæ, et omnium sanclorum, totiusque curiæ cœlestis. Primo incœpta a beato Ludovico, rege Francorum, et consummala a magislro Joanne de Ceresio, quondam tbesaurario ecclesiæ Luxoviensis. Orate pro eo.

L’église des Chartreux était fréquemment appelée ccNotre-Dame-de-Vauvert. u

Cet édifice, dont Eudes de Montreuil passe pour avoir donné les premiers plans, était très mal orienté, car il se dirigeait encore plus vers le midi que vers l’orient. Il consistait, en un vaisseau large, dans œuvre, de 1 om, y 5 , long, hors œuvre'1' (non compris le porche), de 55 mètres, terminé par une abside à sepl pans, et. flanqué, du côté du nord-est, par une série de sept chapelles. Ce vaisseau, dans sa longueur, était divisé. en trois parties : la première, garnie de stalles, était le chœur des Frères convers; la deuxième, également pourvue de stalles était le choeur des Pères, et la troisième, correspondant au chevet, formait le sanctuaire. Là se trouvait le grand autel, derrière lequel il en existait un second dédié à saint Hugues, évêque de Lincoln. Cet autel avait été fondé d’abord, en i33i, par Louis, duc de Bourbonnais-, comte de Clermont, puis par Jean, lîls du roi Jean, duc de Berry et d’Auvergne. A la clôture séparant les chœurs s’adossaient deux autres. autels. Devant celui du nord-est, dédié à saint Denis, reposaient les dépouilles mortelles de deux avocats au Parlement, par lesquels il avait été renté : Guillaume Morel, chanoine de N.oyon, mort en 1 3 36 , et Guillaume Roze, mort en 1375 (3‘. La pierre tombale de ce dernier personnage recouvrait aussi le corps de sa femme, Perrenelle de Bemars. Auprès de l’autel du sud-ouest, dédié à saint Louis, on apercevait la dalle funéraire de Michel Mauconduit, doyen de Chartres et bienfaiteur de l’autel, mort en 1828.

Des sept chapelles latérales, la première, la plus rapprochée du chevet, avait été bâtie par Robert, abbé d’Anchin en Artois, qui prit l’habit de chartreux au couvent de Vauvert. Dotée par messire Jehan BiUouart et sa femme, elle avait été consacrée, l'an i3a4, en l’honneur de saint Michel^;

La deuxième chapelle était dédiée à sainte Anne, et la troisième à sainte

11 Un compte de 1/171 mentionne le «■ cliappirrteau de devant l’église,” et ce chapiteau paraît avoir été une sorte de porche.

{2) Les stalles des Pères, d’ordre composite, avaient été faites en 1680, par le frère convers Henri Fuziliers. On lui devait également celles des frères, exécutées en 1681 et 168-2; elles étaient d’ordre ionique; mais il y en avait probablement eu d’autres précédemment.

(3) La fondation de Guillaume Rose est du 1 6 septembre i36g.

( ,; Elle communiquait avec le sanctuaire par une porte placée vis-à-vis de celle de la sacristie, et formait, dit Millin (Ant. nat., t. III), la seule entrée des six autres chapelles qui, s’ouvrant les unes dans les autres, étaient entièrement séparées de la nef. Mais cette assertion est démentie par les plans modernes, et aussi par un plan de 1618, où les cinquième et septième chapelles sont représentées avec des portes donnant accès dans la nef. La porte de la dernière chapelle existait encore vers la (in du xvni' siècle.

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Marie Magdeleine. Toutes les deux, bénites en 1 3 3 5 , avaient été bâties par maître Jean des Moulins, chanoine de Ghâlons et clerc des rois Philippe le Long et Charles le Bel. Elles avaient été restaurées et voûtées en pierre par le trésorier de France, Jean de la Driesche, premier président de la Chambre des comptes, qui mourut en i486.

La quatrième chapelle était dédiée à saint Pierre et à saint Paul , et la cinquième à saint Jean-Baptiste. Elles avaient été construites Tune et l’autre à l’aide de sommes provenant des biens de Jean du Four, changeur et bourgeois de Paris. Sa femme et lui avaient leur sépulture dans la chapelle Saint-Pierre et Saint-Paul, qu’ils avaient dotée et fait bénir en î 36 1 .

La chapelle Saint-Jean fut premièrement décorée et dotée par le chartreux Jacques le Long, puis par Gilles Galloys, seigneur de Luzarches, et sa femme Jeanne, qui, le 27 juin i384, en augmentèrent les revenus et l’ornèrent richement. Une inscription placée près de la porte de la sixième chapelle apprenait qu elle était dédiée à saint André apôtre et à saint Étienne martyr, le 2 1 septembre 1 327; qu elle avait etc bâtie et dotée par Mc André de Florence, cardinal, évêque de Tournay, mort le 2 juin i343.

La septième chapelle, qui avait une porte extérieure, formait l’encoignure de la façade de l’église; elle était dédiée à saint Bruno, fondateur de l’ordre, et au chartreux saint Hugues, évêque de Lincoln. On ne savait point si cette chapelle avait un fondateur, ni à quelle epoque elle avait été édifiée, « sinon, ditDuBreul. trque Ion recongnoist assez quelle a été construicte depuis cent ans en ça, pour " recevoir plus commodément ceux qui ont dévotion particulière audict saint «Hugues, à la mémoire duquel Ton a accoustumé d’apporter les enfans qui sont " détenus de maladie langoureuse, qu on dit autrement les enfans qui sont en chavire; (desquels, auparavant que ladite chappelle fut bastie, l’on souloit apporter d’an- (ccienneté à un autre autel dédié à 1 honneur dudit saint Hugues, derrière le ((grand autel de ladite Église. n La chapelle Saint-Hugues avait été consacrée pai 1 evèque de Paris, le i3 janvier i5ao, peu de temps après sa reconstruction, à ce que rapporte Lebeuf.

Une huitième chapelle, consacrée à saint Jean l’Évangéliste, faisait partie de la sacristie, laquelle renfermait de beaux reliquaires et un ancien tableau qui 1 epi ésentait, dit Millin : cda Vierge sur un trône d’or, à qui saint Jean présentoit (tun bourgeois vêtu d une robe rouge et fourrée, avec de grandes manches et des "mitaines; il avoit derrière lui un jeune homme en robe verte. De l’autre côté,

" c’étoit une religieuse qui présentoit aussi à la Vierge une femme en surcot vert, «bordé de blanc, avec la robe de dessous rouge; elle éloit coiffée en cheveux, avec (( une petite toque sur la tête. Derrière elles étoient deux petites filles en robe verte , «avec les cheveux noués d’une bandelette, et en haut on voyoit des anges jouant «de divers instruments. Près de la sacristie se dressoit une tourelle octogonale,

s terminée par une campanille à jour, à laquelle étoit attaché le cadran d’une corloge, et qui renfermoit un carillon sonnant à tous les demi-quarts. «

L’intérieur' de la grande église était enrichi de tableaux des principaux maîtres de l’école française. Au-dessus des tableaux régnait une décoration d’architecture ionique peinte à fresque, ainsi qu’une Annonciation placée au-dessus de la porte et accompagnée de ces vers à demi effacés :

Mimais; varios quibus h’æc delubra colores Irradiant; néscis pu mi ni s esse domum.

Debuit æquari cœlis hæcrçgia; verum Tain non est artis quam pietatis opus.

Entre les’six fenêtres du chevet on avait aussi peint les douze apôtres, et, au milieu, se trouvait une niche, dont le fond doré était semé de fleurs de lis. Elle renfermait une statue de la Vierge, ouvrage du xive siècle. La voûte de l’édilice était, dit Millin, tcde bois et richement décorée; celle des chœurs, en guirlandes w de fleurs et d’arabesques, rehaussées d’or, et celle du sanctuaire, dorée en plein; non voyait des auges qui tenaient les instruments de la Passion, et au bas une balusr trade ayant, d’un côté, saint Bruno, et de l’autre, saint Hugues. * Le clocher, en forme de flèche, atteignait une grande hauteur; il s’élevait du sommet du toit à la jonction du sanctuaire et du chœur des Pères.

Attenant à l’église, du côté du sud-ouest, était le petit cloître, dont les quatre galeries étaient divisées, celles du nord-ouest et du sud-est en six travées, celles des autres côtés en sept. Au centre de ces deux dernières, on remarquait des tourelles à six pans. Les arcades de toutes les galeries, butées de contreforts, avaient été rebâties à une époque qu’on ne précise pas, et ornées alors d’archivoltes ainsi que de pilastres doriques. Dans leur dernier état, les haies, formant fenêtres, étaient fermées de vitraux peints en apprêt, et représentant divers sujets religieux, entourés d’arabesques. Gilles Sadeler, graveur né à Anvers et mort en 1629, à l’âge de cinquante-neuf ans, avait donné le dessin de ces vitraux, qui paraissent être les mêmes que les te vitres figurées d’histoires r> dont parle Du Breul. Ils auraient donc existé dès 1 ü 1 2, et l’on peut croire qu’ils furent exécutés peu de temps après le. remaniement des arcades.

Le long de ces portiques se développaient des peintures à fresque représentant la vie de saint Bruno, illustrée par une légende en vers. Les costumes accusaient la période de Charles VII, suivant Millin. qui dit ailleurs, sans doute par suite d’une faute d’impression, que cette vie de saint Bruno fut peinte pour la première fois en i35o ( 1 éi 5 0 ? ) sur les murailles du petit cloître, avant d’y être peinte sur toile en i5io, et enfin sur panneaux, par Euslache Lesueur, en 16/18. Quant aux vers latins qui racontaient la légende de saint Bruno, et que Millin attribue à tort au prieur Dom JaryW, ils étaient joints aux tableaux du xvie siècle.

11 Jury ne fil que les traduire, comme le prouve l'opuscule intitulé : Description de l’origine cl pre-

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