‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 3)Chapitre 83 sur 150 · KM A · texte numérisé non relu

KM A

FAVBOVRG SAINT- GERMAIN

IjSSEAV, DIT PLAN DES COLONNELLES

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FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. 139

tt commet et depputeMarc de Comans et François de ia Planche à l’establissement rret entreprinse, en ceste ville de Paris et autres villes de ce royaume, des manufactures de tapisseries de laine, soye et capiton, enrichies d’or et d’argent. n Le faubourg Saint-Germain semble parfaitement propre à une fondation de ce genre, et François de la Planche, l’un des concessionnaires, qui possédait un hôtel dans la rue a laquelle on a depuis donné son nom, y lait, peu d’années après, un premier établissement confirmé par et lettres-patentes de continuation, n des 10 décembre 1629 et 29 mars 16Ô0. La manufacture touche à l'hôpital des Enfants teigneux, maison d’isolement créée par la Maladrerie, avec une chapelle dédiée à sainte Reine -P; elle passe, en 1GÔ/1, des mains de Marc de Comans dans celles d’Alexandre de Comans, son (ils ; puis, en 1 654 , elle a pour directeur Hippolvte de Comans, trescuïer, sieur de Soudes. 11 II n’en est plus question à partir du moment où le vieil établissement des Gobelins devient manufacture royale ( 1 6G7) . L hospice des Incurables (1 63Ô) peut compter également parmi les grands établissements civils du faubourg; il a pour pendant, à quarante ans de distance, l'Iiôtel royal des Invalides, le monument le plus considérable du faubourg Saint-Germain.

Les constructions civiles ont, comparativement aux maisons religieuses, un regrettable désavantage : pour la plupart, elles n’ont pas rencontré d’historien. Tandis que Lebeuf, Dubois, Felibien, Jaillot, le Gallia christiana et plusieurs autres ouvrages de moindre importance nous renseignent assez exactement sur les fondations monastiques, c’est dans les études des notaires de Paris, dans les papiers de famille et autres documents de difficile accès, qu’il faudrait aller chercher l’historique des- hôtels construits au xvu1- et au xviu6 siècle. Les archives de l’Abbaye ne fournissent guère que des contrats de vente, qui permettraient peut-être de reconstituer le parcellaire du faubourg; mais l’intérêt n’est pas dans cette reconstitution, qui est d’ailleurs facile à faire, puisque le lotissement général a peu varié; il est dans le mouvement artistique provoqué et soutenu par la construction de tous ces hôtels. Architectes, sculpteurs, peintres, décorateurs de tout genre ont concouru à les créer et à les embellir; aussi est-ce à ce point de vue que se placent les seuls auteurs qui en aient parlé avec quelque détail: Blondel, Thiéry et Piganiol de la Force. Les renseignements que donnent ces descripteurs offrent un grand intérêt artistique.

Une autre source d’informations, c’est la collection des anciens plans de Paris, où sont figurés assez exactement, quoique d’une façon sommaire, les accroissements du faubourg. Les établissements religieux y occupent, comme dans les textes, la place la plus importante; cependant les constructions civiles s’y ren-

11 existe 6 Alise- en Bourgogne, lieu du mai-- atteints de la teigne. Cette circonstance explique le tyre de sainte Reine, une fontaine et un hôpital vocable sous lequel a été placée la chapelle de la fréquentés, de temps immémorial, par les malades rue de la Chaise.

contrent aussi, en hachures ou en pointillé pour les maisons ordinaires, en lignes noires pour les somptueuses résidences de l’aristocratie. Mais ces documents ne commencent à présenter un véritable intérêt que dans la seconde moilié du XVIIe siècle. On a pu en juger par les reproductions que nous en avons insérées dans le volume du Bourg Saint-Germain (pages 2,6, 10, qÔ3).

be plan de la Tapisserie, par exemple, ne montre, au delà du chemin de Vaugirard, que le Pressoir de l’Hôtel— Dieu et la Chartreuse de Vauvert; à Pouest du carrefour de la Croix-Rouge et du moulin de Saint-Père, on n’aperçoit que la Maladrerie, des chemins et des champs cultivés. Même aspect sur les plans de Braiin, de Saint-Victor et de Truschet, avec cette circonstance aggravante que le dessinateur, voulant dissimuler la nudité de la campagne, à l’endroit même où sont situés les terrains du faubourg, y a placé un immense cartouche, dont la tradition se perpétue jusqu’à Gomboust ( 1652). Le plan de Saint-Victor confirme les assertions contenues dans la harangue de Ramus : le petit Pré-aux-Glercs y paraît couvert de constructions; les étudiants s’y promènent, et, à l’extrémité du chemin qui traversait le grand Pré dans toute sa longueur, c’est-à-dire sur l’emplacement actuel du Palais Bourbon, le graveur a figuré cia place ou Ion vouloit « faire lostel dieu nouveau.*

Le plan de Quesnel, qui est de 1609, et dont nous avons publié un fragment dans le volume du Bourg Saint-Germain, montre le cours de la Seine avec un ■raccourci analogue à celui du plan de Saint-Victor; mais, en même temps, d résume le travail qui s’est accompli dans la seconde moitié du xvie siècle et dans les premières années du xvuc. Le palais et les vastes jardins de la reine Marguerite y apparaissent dans tout leur développement; le grand Pré-aux-Clercs est supprimé, comme le petit, et de longues allées d’arbres, se prolongeant jusqu’à l’extrémité de l’ancienne promenade des écoliers, marquent l’emplacement des futures rues de l’Université, de Verncuil et de Bourbon. Le bac, que remplaceront prochainement le pont Rouge, puis le pont Royal, est amarré à la Grenouillère; des cabarets sont échelonnés sur le bord de l’eau, et cette région paraît déjà s’animer. Le côté occidental du chemin de Saint-Père, au sud de la chapelle, commence à se peupler; les rues Saint-Dominique, de Grenelle, de la Chaise, de Sèvres, du Cherche-Midi , de Vaugirard, s’ouvrent vers Paris et se perdent dans les champs; misent que la ville déborde de son enceinte et rayonne vers la campagne.

Six ans après Quesnel, Mérian publie son plan-estampe qui précise les détails indiqués sommairement par son prédécesseur : les maisons, encore isolées le long des rues que nous venons d’indiquer, sont coupées par des murs de clôture et accompagnées de jardins en profondeur; c’est le mode de peuplement de toutes les voies suburbaines.

A côté de ces plans qui s’appliquent plus particulièrement au bourg Saint-

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FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DV F AV B O V R G SAINT GERMAIN

FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. Germain, et que, pour cette raison, nous avons reproduits dans le volume qui lui est consacré, se placent des documents du même ordre, réédités tout récemment dans une publication monumentale W, et pouvant fournir encore des renseignements sur le développement progressif du faubourg: nous voulons parler des plans de Vassalieu (iGog), Melcbior Tavernier (i63o) et Boisseau (i64q).

Le premier ajoute peu de chose aux détails graphiques fournis par Quesnel et Mérian ; cependant il donne approximativement le tracé de la Tranchée, à laquelle Berty a consacré un chapitre de son livre. Cette fortification, composée d'un fossé et d’un vallum, ou retranchement, affecte la forme d’une enceinte bastionnée; elle couvre le moulin et la chapelle de Saint-Père, ainsi que la Maladrerie Saint- Germain; le reste de son tracé disparaît sous les cartouches et autres ornements.

Melchior Tavernier, qui publia son plan près de vingt ans après, aurait pu indiquer moins sommairement le développement du faubourg; mais il se borne à reproduire Mérian, en supprimant toutefois le palais et les jardins de la reine Marguerite, qui avaient été vendus en 1622, à charge de construire, et il couvre l’emplacement des rues de Verneuil et de Bourbon par un ovale entouré de fleurs et de fruits, au milieu desquels se prélasse un sixain fort peu poétique.

Boisseau, dont le travail parut vers le milieu du xvnc siècle, était mieux en situation de figurer l'extension progressive du bourg au delà de ses anciennes limites; aussi, dans son petit plan, comme dans le grand, il a consigné un certain nombre de détails fort importants pour la topographie de cette époque. Le plan dit des Colonelles accorde une place considérable au nouveau faubourg, dont les principales voies longitudinales et transversales paraissent bordées de constructions. La campagne 11e commence qu’à l'ouest de la rue du Bac; les rues de 1 Université, de Verneuil , de Bourbon, s’avancent au milieu et à côté de l’ancien Pré-aux- Clercs, dont il ne reste plus que des terrains vagues, limités par une nouvelle tranchée quelque peu différente de celle dont Berty a étudié le tracé. Cette fortification projetée apparaît sous la forme d’une enceinte bastionnée, et son parcours ne rejoint que vers l’enclos des Chartreux celui de la Tranchée du xvic siècle. Partant d’un point qui correspond à peu près au débouché de la rue de Bourgogne sur le quai d’Orsay, elle coupe les rues Saint-Dominique, de Grenelle, de Varenne, à peu près dans l’axe des rues Hillerin-Bertin , Vanneau et des Brodeurs, couvre les Incurables et enferme le Mont-Parnasse dans son périmètre. Les principaux établissements religieux sont figurés sur le plan de Boisseau, et les Colonelles sont réparties sur les divers points du faubourg; elles ont pour chefs MM. Hébuterne, de Bacquemare, de Sève, Cottin et Bolard. Le faubourg, assimilé à la Ville, en est devenu partie intégrante,

Cette assimilation est surtout évidente dans le grand plan du même géo- (l) Allas des anciens plans de Paris , 3 vol. grand in-folio.

graphe : il n’y a plus de chemins; toutes les voies du faubourg sont appelées rues. La rue et Saint-Perre i> et le tequay de Malaquestn sont bordés de constructions, du milieu desquelles émergent les hôtels. Le pont des Tuileries, ou pont Rouge, se montre dans l’axe de la rue de Beaune et conduit à la Halle, ou Marché du Pré-aux-Clercs, l'un des centres d’approvisionnement du nouveau quartier; celui de la Croix-Rouge ne fut créé qu’en 1661. La rue du Rac, interrompue à la hauteur de la rue de Verneuil par des terrains vagues, se compose de plusieurs tronçons distincts: au delà de la rue de Sèvres, elle est continuée par la petite rue du Rac, ou rue du Petit-Bac, la rue des Carmes, ou du Regard, et l’ancien chemin Herbu (rue Notre-Dame-des-Champs). Les autres voies transversales (rues de la Rutte, des Rosiers, de la Chaise) sont complètement formées; la rue de Bellechasse 110 se compose que de deux murs enfermant des jardins.

Les grandes voies longitudinales sont bâties aux angles, ainsi que sur plusieurs points de leur parcours, et laissent voir des jardins, des parcs, des cultures maraîchères derrière les murs de clôture qui les bordent. Le Pré-aux-Clercs, refoulé pâlies constructions, montre les amorces des rues de Verneuil et de l’Université, qui se perdent à l’état de chemins dans les prairies; l’un de ces chemins aboutit à un bac, probablement celui qu’a remplacé le pont Bouge et qui est descendu en aval, pour fonctionner entre la Grenouillère et la Porte de la Conférence. Il n’y a plus de trace de la Tranchée; mais sa zone extérieure de servitude n’est pas encore bâtie. La rue Notre-Dame-des-Champs n’est qu’un chemin à travers les jardins, et le Mont-Parnasse, auquel les événements contemporains donnent un autre nom l'I, figure au milieu de la plaine avec ses escarpements.

Gomboust, qui levait son plan en même temps que Boisseau dessinait le sien, donne beaucoup plus de précision aux détails de construction et de topographie; nous sommes donc, en le consultant, infiniment mieux renseignés sur le développement progressif du faubourg. Et d’abord, la ligne séparative du bourg est nettement tracée du quai Malaquais à la rue de Vaugirard; des maisons et des jardins bordent presque sans interruption le côté occidental de la rue cr des «Saincts Peres;i> c’est la première fois que ce nom lui est donné sur un plan. M. Pidoux a son hôtel au coin de la rue de Bourbon, et M. le Cocq a construit le sien à 1 angle delà rue de l’Université, appelée, par analogie, rue de Sorbonne. Vis-à-vis les bâtiments de l’hôpital de la Charité s'étend, parallèlement à la rue Saint-Guillaume, ancienne rue de la Butte, le tt cimetiere des prétendus réforn niez, 11 La partie supérieure de la rue, qui s’arrondit à son débouché dans la rue de Grenelle pour gagner la Croix-Rouge, n’offre aucune autre particularité. Le carrefour est fermé par une sorte de barrière, en face des rues rr de Sève et du

1 A moins qu'il ne doive ce nom de «Mont de la Fronde n aux luttes d’enfants, qui avaient lieu à coups de pierres, ainsi qu’il est advenu à 1 ancienne rue des Frondeurs, située sur le flanc de la butte des Moulins.

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FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. 143 te Chasse-Midv; -n la rue «du Vieil-Goulombiem est bâtie, et la rue Cassette n’est bordée, du côté occidental, que par des jardins. Dans la rue de Vaugirard, le couvent des Carmes Déchaussés profile ses constructions et ses jardins en face de ceux du palais d’Orléans ou de Luxembourg; un regard de fontaine apparaît au coin de la rue de ce nom et de celle de Notre-Dame-des-Champs; au delà c’estla campagne. La rue du « Chasse-Mid y i> est plus construite, surtout du côté occidental; trois voies y débouchent et conduisent aux Incurables; ce sont : les rues Saint-Maur, Saint- Placide, alors tout récemment ouvertes par l’Abbaye, et la petite rue du Bac, partie intégrante de l’ancien chemin des carrières de Notre-Dame-des-Champs aux Tuileries. Le côté oriental de la rue de Sèvres est bordé de maisons ordinaires; mais le côté occidental est formé presque exclusivement par trois grands établissements religieux et hospitaliers : les Dix-Vertus, les Petites-Maisons et les Incurables.

Ce dernier hospice est devenu un centre de population; trois des rues dont nous venons de parler lui doivent leur ouverture. L’abbaye de Saint-Germain en ordonne le percement, pour utiliser les terrains que la proximité de l'hospice a mis en valeur, et les acquéreurs du Mont-Brûlé, dont il a été question plus haut, construisent de leur côté sur les terrains qu’ils ont achetés. La rue de la Fresnaye (dcBabylone) n’est encore qu’un chemin à travers les jardins, ainsi que la rue de Varenne, qui se perd dans les champs; quant aux rues de Grenelle et de Saint-Dominique, elles sont un peu plus bâties. Les maisons religieuses s’v montrent de place eu place; mais les hôtels y sont encore très clair-semés. On distingue, entre autres, celui du président Le Cogneux, qui est représenté aujourd’hui par la mairie du VIF arrondissement. Le Boi a une orangerie rue de Grenelle, à côté du jardin des religieuses du Verbe-Incarné. Les trois grandes voies du Pré-aux-Clercs (rues de l’Université, de Verneuil et de Bourbon) ne dépassent guère la rue du Bac; la première montre un fort bel hôtel, celui de M. Tambonneau , et une académie, ou école hippique , dirigée par M. Forestier; la seconde est bordée de jardins et de maisons ordinaires; dans la troisième se voit la chapelle de la Vierge, qualifiée «Ayde de Saint-Sulpice, d le long de laquelle a été ouverte la petite rue Sainte-Marie, dénommée aujourd’hui rue Allent. Dans le rectangle formé par les rues de Beaune, de Verneuil, de Bourbon et du Bac, apparaît le marché désigné sous le nom de « Halle des Prez-aux-Clercs. n Cette fameuse promenade, réduite à son extrémité occidentale, n’est plus qu’un terrain vague, coupé par des chemins en remblai, praticables en temps d’inondation. La Grenouillère a toujours ses cabarets et ses chantiers de bois flotté.

Les voies transversales du faubourg ne sont pas moins clairement indiquées dans le plan de Gomboust. La plus importante, qui a toujours été la rue du Bac, n’offre plus de solution de continuité; de longs murs la bordent en plusieurs endroits, mais elle est construite aux angles, et montre, le long de son parcours, les Récollettes et l’hospice des Convalescents. La rue de la Chaise, bordée à l’est par

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, le jardin des Annonciades, et à l’ouest par les Petites-Maisons, a son et hospital «des Taigneuxn et sa manufacture de tapisseries. Les rues de Bellechasse et Hillerin-Bertin , séparées par l’enclos des tr religieuses de Lorraines (chanoinesses du Saint-Sépulcre), sont l’amorce d’une seconde grande voie transversale, que la rue Vanneau a complétée de nos jours.

Vingt années s’écoulent, pendant lesquelles les faubourgs de Paris se développent, concurremment avec la Ville, et en dépit des mesures prohibitives qui en gênent l'expansion. Le plan de Bullet etBlondel, qui porte la date de 1670-1 676, est l’expression exacte de cette situation topographique; il fournit, en ce qui concerne le faubourg Saint-Germain, des renseignements pleins d’intérêt. La partie de ce faubourg qui se peuple le plus rapidement est celle qui confine aux Incurables; à partir de ce moment, la rue de Sèvres devient, et est restée depuis, la grande artère de la région. Dans ses environs immédiats, on ouvre les rues du Leude ou des Brodeurs, Traverse, des Vachers ou Rousselet, qui ont conservé leur ancien aspect jusqu’à nos jours, ainsi que les rues Abrulle et des Vieilles- Tuileries, qui portent aujourd’hui les noms de Saint-Romain et de la Barouillère. A l'occident de la rue du Bac, que Bullet et Blondel appellent tt du Barcn ou «du « Barq, n le mouvement d extension est plus lent, et de grands espaces vides apparaissent encore entre les rues de Babylone, de Varenne, de Grenelle et Saint- Dominique. La maison du président Le Cogneux, entourée de magnifiques jar- ’dins et devenue 1 hôtel de Navailles, est le modèle et l’amorce des nombreuses résidences seigneuriales qui vont surgir, comme par enchantement, au milieu des anciennes cultures maraîchères. Ce qui reste du Pré-aux-Clercs est dans le même état que du temps de Gomboust; mais un projet de cours, ou boulevard planté, coupe en deux ces prairies et en prépare la transformation.

Ce cours, dont le tracé fut utilisé plus tard avec quelques modifications, devait partir du bord de l’eau, à peu près à la hauteur de la porte de la Conférence, et aboutir au plateau de Sainte-Geneviève, en coupant successivement les chemins du Pré-aux-Clercs, les rues Saint-Dominique, de Grenelle, de Varenne, de Sèvres, du Cherche-Midi , de Vaugirard, du Faubourg-Saint-Jacques et de l'Arbalète. Trois ronds-points y étaient ménagés, au delà desquels le cours s’in fléchissait d’occident en orient, pour former le demi-cercle. La construction de l’hôtel des Invalides et l'ouverture de diverses voies d’isolement autour de cet édifice modifièrent le tracé que nous venons de décrire; mais on le suivit assez exactement pour le percement de la rue de Bourgogne, ainsi que pour l’établissement du c nouveau cours, 11 ou boulevard du Mont-Parnasse.

Le plan de Bullet et Blondel est le seul qui indique une autre particularité: à 1 entrée de la rue Notre-Dame-des-Champs et vis-à-vis la chapelle du Saint-

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