‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 3)Chapitre 86 sur 150 · PARTIE DV PLAN RE · texte numérisé non relu

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1C0LAS DE "FER Jt- Germain, en 1697

FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DU FAUBOURG SAINT-GERMAIN. 151

Chasteau do Grenelle, ou ancien hôtel de Craon, relevant de la seigneurie de Grenelle, située plaine de Grenelle;

2 cimetières situez hors de la paroisse: un en la rue de Grenelle; un en la rue des Saints- Pères, vis-à-vis l’hôpital de la Charité;

2 communaulez de filles: de Sainte-Aure, au bout de la rue de Grenelle; des Filles de Saint - Joseph, rue Saint-Dominique;

2 couvents: des Jacobins, dit du Noviciat, rue de Saint-Dominique; des Théalins, dit de Sainle-Anne-la-Royale , quay des Théatins;

k couvents de filles : de Belle-Chasse, dit du Sépulcre, ruë Saint-Dominique; des Carmélites, rué de Grenelle; des Petites-Cordelières, ruë de Grenelle; des Récolelles, dit de la Conception, ruë de Barcq; de la Visitation, dit de Sainte-Marie, ruë de Barcq;

i corps-de-garde, en la ruë de Grenelle;

i gibet de la justice de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prez, situé au milieu de la plaine de Grenelle ;

Le Gros-Caillou est une habitation de plusieurs jardiniers et maraigers, où est aussi la boucherie des Invalides, situee au bas desdits Invalides, sur le bord de la rivière;

9 hostels considérables: d’Auvergne, ruë de l’Université; de Contv, quay de Conty ; de Lausun, quay Malaquais; de Liencourt, ruë de Seine; de Luines, ruë Saint-Dominique: de Mailly, quay Malaquais, au coin de la ruë de Beaune; des Mousquetaires, ruës de Beaune et de Barcq, de Richelieu, ruë de 1 Université; de Vil Jars , ruë de Grenelle, et plusieurs autres hostels écrits dans le plan;

à hospitaux : de la Charité, ruë des Saints-Pères et de Taranne; des Convalescents de la Charité, ruë de Barcq; des Enfants-Teigneux; ruë de la Chaise,- des Invalides;

î isle, appellée du lMast ou des Cignes, au bout du Pré-aux-Clercs ;

393 lanternes distribuées en 5 à ruës et culs-de-sac;

i,2i5 maisons, sans y comprendre les églises, couvents et échoppes;

Plaine de Grenelle, où est située la maison seigneuriale de celte plaine , qui a haute, moyenne et basse justice relevant de l’abbaye de Sainte-Geneviève, où l’on célèbre, tous les dimanches et lestes, la sainte messe, et où se font ordinairement les revuës et l’exercice du régiment des Gardes françoises;

1 pont royal ou des Thuilleries;

•2 ports : de Malaquais, où se vend le bois neuf à brûler; d’Orsay, où se déchargé et vend le bois flotté ;

Le Pré-aux-Clercs s’éleud depuis i’isle aux Cygnes jusqu’au quay de la Grenouillère, sur le bord de la rivière;

a quays: d’Orsay ou de la Grenouillère, depuis la rue de Barcq jusqu’au Pre'-aux-Clercs; des Théalins, depuis la rue des Saints-Pères jusqu’à la rue de Barcq;

7a ruës et culs-de-sac;

1 séminaire : des Missions étrangères, rue de Barcq;

Tombereaux pour l’enlèvement des boues et immondices de ce quartier: 6 pendant les mois d’octobre, novembre, janvier, février, décembre et mars; 4 pendant les mois d’avril, may et juin, et 3 pendant les mois de juillet, aousl et septembre;

Voirie pour la décharge des bouës et immondices de ce quartier, située sur le chemin de Vaugirard, vers Notre-Dame-de-Liesse, contenant 3 arpens et demy, acquis par Messieurs les Directeurs de ce quartier la somme de 4,5oo livres.

La Caille complète celte longue énumération en donnant le nombre des maisons

et des lanternes de chaque rue comprise dans les deux quartiers du Luxembourg et de Saint-Gerniaiu-des-Prés; nous reproduisons ces chiffres en appendice, comme autant de points de repère dans l’histoire des accroissements du faubourg. Dans sa nomenclature des hôtels, après avoir cité les plus considérables, il a soin d'ajouter qu'il en existe plusieurs autres « écrits dans le plan, * On les y trouve, en effet, un peu disséminés, mais entourés de terrains vagues et de «places à bâtir, v qui appellent la construction. La rue des Saints-Pères montre l’hôtel de Cossé et un second hôtel de Villars; le premier, celui de la rue de Grenelle, est l’ancien hôtel Le Cogneux et de Navailles. En la rue Saint-Guillaume, ou des Rosiers, se voit l'hôtel de Mortemart, hienlôt accompagné de l’hôtel de Créquy. Les rues de la Planche et de Varenne en possèdent quatre: ceux de Saint-Aignan, de Saint- Gelais, de Nogent et de Châtillon. Dans les rues de Grenelle, de Saint-Dominique et de l’Université, outre les hôtels que mentionne le texte de La Caille, on distingue, sur son plan, ceux de Rotelin, de Pompadour, de Matignon, de Châteauneuf, de Comminges et cle Palloiseau. A l'entrée de la rue du Cherche-Midi, se dessine l’hôtel de Montmorency; l’hôtel de Verrue, depuis hôtel de Toulouse, forme l’angle de cette rue et de celle du Regard.

Nous avons déjà fait remarquer le ralentissement des fondations et des translations de maisons religieuses à la fin du xvnc siècle; le commencement du xvmc est signalé par quelques nouvelles créations; mais elles sont désormais sans grande influence sur le développement du faubourg. Les hospitalières de Saint-Thomas de ^ illeneuve s’installent, en 1700, dans la rue de Sèvres qu’elles habitent encore aujourd'hui; ce sont les seules que la Révolution ait laissées vaquer paisiblement à leurs œuvres de charité. La même année et dans la même rue s’établit, sous le nom de «filles de l’Enfant-Jésus,» un couvent de femmes, mal renté et insuffisamment soutenu, que le curé de Saint-Sulpice, Languet de Gergy, transforme peu après en une sorte de succursale de la maison de Saint-Cyr. Enfin, en 170Ô, se fonde, sous le nom de «Repenties ou Pénitentes de Sainte-Valère, n un second asile dont les bâtiments occupent l’ extrémité septentrionale de la rue de Grenelle, à l’angle du boulevard des Invalides.

Le lecteur remarquera sans peine le caractère spécial de ces établissements : des gardes-malades, des institutrices pour les jeunes filles nobles, une seconde maison du Bon-Pasteur, en somme trois œuvres d’une utilité sociale incontestable. Plus de couvents d’hommes; plus de monastères de femmes vouées à la vie contemplative; on sent que les tendances se modifient, et que les vocations deviennent plus rares, à mesure que les libéralités diminuent. Avec la mort de Louis XIV, les encouragements royaux et princiers, qui avaient eu jusque-là une si grande influence sur les fondations religieuses du faubourg Saint-Germain, cessent à peu près complètement: le gouvernement et l’entourage du Régent , la cour frivole de Louis XV,

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