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AVANT-PROPOS

doivent aller bien au delà de ce qui suffit habituellement à une œuvre, même savante, où l’auteur appuie ses idées personnelles de quelques documents, et cherche simplement à les faire prévaloir. M. Berty, dont 1 ambition était de produire un ouvrage définitif, avait donc beaucoup plus à faire que ses devanciers : après avoir largement exposé, dans le premier volume, ses découvertes et les inductions qu’il en tirait, il lui fallait encore rassembler, coordonner et expliquer une multitude de documents précieux, que recèlent les bibliothèques et les archives. C’est là, en effet, que sont enfouies des liasses de comptes et de plans dont l’interprétation et l’application au terrain présentent, à côté de difficultés très-sérieuses, d’inappréciables avantages pour les topographes.

Notre laborieux prédécesseur a certainement cherché avec une consciencieuse activité et réuni avec une louable persévérance les éléments écrits ainsi que les matériaux graphiques de son ouvrage; il a déployé, pour les mettre en œuvre, un zèle infatigable; mais peut-etre a-t-il trop succincte-

à Paris (Revue d’architecture, publiée par César Daly, année 1 856 ).

70 Le fanal du cimetière à Château-Larcher (Vienne) (même recueil, année 1 856).

8° Le Napoléonium , monographie du Louvre et des Tuileries réunis, avec une notice historique et archéologique (par A. Berty), Paris, Grimm, in-8°,

9° Les rues de l’Ancien Paris (Revue archéologique, année 1857).

1 o° Sur une croix appartenant au cimetière de la Ferlé-sous-Jouarre (Revue d’architecture, publiée par César Daly, année 1857).

il0 Exposition des beaux-arts de i85j (même recueil et même année).

1 2 0 Les Piliers de l’église Saint-Séverin ; leur style, leur agencement (même recueil et même année).

i3° Les Androuet Du Cerceau et leur maison du Pré-aux-Clercs (i54q— i645), Paris, 1857, in-8° (Extrait du Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français).

1 h° Trois îlots de la Cité, compris entre les rues de la Licorne, aux FèveS', de la Lanterne, du Haut- Moulin et de Glaligny, Paris, 1860, in-8°, avec deux plans (Extrait de la Revue archéologique).

1 5° Les grands architectes français de la Renaissance : P. Lcscol, Pli. de l’Orme, J. Goujon, J. Dul-

lant, les Du Cerceau, les Métezeau, les Chambige , etc. Paris, Aubry, i86o,in-8°.

iG° La Renaissance monumentale en France, spécimens de composition et d’ornementation architectoniques, empruntés aux édifices construits depuis le règne de Charles VIII jusqu’il celui de Louis À IV, Paris, Gide, puis Morel, i86i-i864, 2 vol. in-h°, avec 100 planches sur acier.

170 La Grande et la Petite Galerie du Louvre, Paris, Gide, 1861, in-4°, avec planches (Extrait de la Renaissance monumentale).

180 Annuaire de l’archéologue, du numismate et de V antiquaire , pour l’année 1862 (seule année publiée), en collaboration avec M. L. Lacour; Paris, Claudin, 1862 , in-i 2.

M. Berty a donné en outre de nombreux dessins dans la Statistique monumentale de Paris, publiée par Albert Lenoir, dans les Monuments anciens et modernes, etc. dans l'Architecture du vr au 1 vu' siècle, publiée par J. Gailhabaud, et dans la Renaissance monumentale, dont il a fait le texte. Enfin il a inséré quelques articles dans l’Intermédiaire , Journal des Chercheurs et des Curieux, ainsi que dans le Moniteur des architectes, et dans la Vie moderne (vieux Paris et Paris moderne; les nouveaux noms des vieilles rues), 3o novembre 1859, sous le pseudonyme de J. Corrozet.

Continuation du travail topographique.

Difficultés de la lâche.

ment expliqué le parti qu’il espérait en tirer. Quanti il a commencé la description de la Région du Louvre et des Tuileries, il ne pensait pas assurément que la suite de ce travail, entièrement préparée, ne serait point publiée par lui. C’est dans un second volume, conduisant le lecteur jusqu’en 1610, date de la mort de Henri IV, qu’il se proposait de résumer les enseignements de toute espèce résultant des faits, des révolutions topographiques et autres, qui ont transformé le sol du vieux Paris. Les fouilles du Louvre, exécutées en 1866, grâce aux espérances que ses recherches et ses calculs avaient fait concevoir, lui donnaient dès lors, pour continuer et développer son système d’études, une autorité vraiment incontestable. Aussi comptait- il exposer, dans son résumé, les idées qui devaient ramener bien des incrédules et ouvrir de nouveaux horizons aux savants et aux chercheurs. Cette tâche, que la mort ne lui a pas permis de remplir, nous est dévolue aujourd’hui.

Nous sommes loin de nous dissimuler l’importance des devoirs que nous impose la continuation des travaux de M. Berty, et nous aurions reculé devant une pareille entreprise, sans les bienveillants encouragements qui nous ont été donnés par les membres de la Sous-Commission des Travaux historiques de la Ville de Paris. Assurément, nos études persévérantes et des travaux spéciaux, analogues à ceux de M. Berty, nous permettaient de songer a produire un ouvrage du même ordre ; toutefois ce n’est point sans une certaine défiance de nous-même que nous avons accepté une telle mission.

On comprendra facilement qu’un auteur s’aventure à publier, sous sa responsabilité personnelle, un ouvrage utile et consciencieusement fait, parce que ses idées hardies, ses erreurs même ne peuvent être attribuées qu’à lui seul; mais, ici, nous ne saurions nous dissimuler que l’honneur de continuer, pour la Ville, la Topographie historique du sol parisien, nous impose 1 obligation de ne marcher que sur un terrain solide et éprouvé, de n’avancer rien qui ne puisse être bien établi ou ne résulte de preuves indirectes, comparées et analysées, enfin de fournir, par nos recherches et nos restitutions, des documents graphiques de toute nature, exécutés ou reproduits avec une scrupuleuse fidélité. Les études topographiques sont, en effet,

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