Partie méridionale de la contrescarpe
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FOVTLLES DV LOVVRE.
Tour par un pont-levis précédé d’un pont-dormant. La pile de ce pont-dormant a été introuvable ; mais, en la recherchant, on a rencontré les restes d une construction aux trois quarts démolie, dont la destination passée n’est pas plus claire que celle de l’encorbellement W. Adossée à la partie sud-est de la contrescarpe, avec laquelle elle n’était point liaisonnée, elle consistait en une sorte de culée large de 2“ 67 et saillante d’un peu moins de 3 mètres, dont une face latérale tendrait au centre du Donjon. Elle était rattachée par un petit mur coudé à une autre pile, épaisse de o”, 81 seulement, placée à 3m,/i7 de l’autre, et appuyée pareillement à la contrescarpe; a environ 3m,6q plus loin, on voyait la retombée d’un arc plein cintre, dont les assises horizontales, au lieu de former des caveaux, étaient relancées dans la paroi du lossé. Toute cette maçonnerie semblait peu ancienne, et elle était trop endommagée pour qu’on en comprît la disposition primitive et l’usage. A defaut d explication sur son utilité et son origine, nous en donnons toutes les projections relevées avec une .scrupuleuse exactitude.
Plusieurs tranchées ont été creusées daris lés angles de la cour pour explorer le terrain; mais elles n’ont abouti il aucune découverte. A ce propos, il est opportun de mentionner que nulle part, dans les louilles, 011 n’a aperçu une trace de constructions antérieures au château de Philippe- Auguste, et qu’il a été partout évident que les fondations de l’édifice reposaient sur un sol vierge. Le fait n’est rien moins quune preuve matérielle en faveur de notre opinion sur l’origine du Louvre, qui devient ainsi incontestable.
Puisque l’une des pièces de l’aile occidentale était dite, en i36â, tria chambre du lioy où fut la sale Saint-Louis,» il est à penser que l’aile déjà élevée au milieu du xinc siècle remontait au temps de Philippe- Auguste; le château, en ellet, quelle qu’en fût la disposition intérieure, 11e pouvait être dépourvu de bâtiments d habitation autres que le Donjon. Pour l’aile méridionale, elle nous semble dater également de la période primitive, ce dont nous croyons avoir les preuves suivantes : i° Au point M du plan, nous avons vu un reste de muraille qui avait fait partie de l’aile antérieure aux Valois, et qui portait le caractère de la maçonnerie de Philippe-Auguste, facile à distinguer de celle de Charles V. 2° Des fouilles, faites exprès, nous ont montré que les fondations de l’aile actuelle renfermaient de nombreux débris de la construction quelle a remplacée, et que plusieurs de ces débris offraient des spécimens de moulures plus anciennes que le xive siècle. Nous considérons donc comme établie l’existence des ailes du midi et du couchant dans la forteresse de Philippe-Auguste. Il est certain, au contraire, que les deux autres ailes sont l’œuvre de Charles V, et ont été appliquées par lui contre de simples courtines qui, au nord et à l’est.
Voir la planche p. 1 s3. — m Sauvai dit (t. II, p. 21) que la salle Saint-Louis avait été construite par Louis IX. lui-même.
bâtiments du Louvre primitif.
TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, formaient la clôture du château. L’aspect de la maçonnerie et le manque de liaison entre les murs de refend et la muraille extérieure ont amené à la même conclusion tous les hommes du métier qui ont examiné la question. Elle est pour nous résolue, et nous sommes confirmé dans notre opinion par le fait que, si l’on suppose les deux courtines nues, comme elles devaient l’être à l’origine, elles se trouvent à égale distance du Donjon, dont la présence n’avait pas d’abord les inconvénients quelle a eus après l’érection des ailes ajoutées par Charles V.
Râiimeuisue charii-s v. L’aile nord, généralement dépassée au-dessous du niveau de son ancien parement, était coupée par des murs de refend qui formaient cinq ou six pièces de grandeur différente, ne se rapportant en rien aux descriptions de Sauvai. La destination spéciale de ces pièces, qu’on a trouvées dépourvues d’aires I'1, ne saurait se deviner, si ce n’est pour l’une d’elles, la plus étroite et la mieux conservée, qui avait toute la physionomie d’un cellier pour les provisions. Elle était large de 2m,o5, longue de 7'“, 68, et divisée eu sept travées par des dosserets portant les retombées d’arcs doubleaux en ogive, dont les derniers claveaux subsistaient (2>. Construite en contre-bas des salles voisines, elle avait nécessairement toujours été obscure, ce qui corrobore l’hypothèse qu’on s’en servait comme d’une cave'3: Des restes d’une distribution inintelligible apparaissaient dans la salle centrale, où un puisard, voûté en arc de cloître, avait été établi, mais après la démolition des corps de logis. Tout auprès était un cheneau plus ancien et antérieur à la suppression du fossé, puisqu’il y débouchait à l'aide d’une gargouille. La muraille extérieure de l’aile était épaisse de 2"‘,2g, et renforcée d’un contre-mur. La muraille intérieure, fondée à une profondeur d’environ 5m,5o, n’avait qu’une épaisseur de im,o5 à im,i6; mais elle était buttée par six contre-forts, et elle s’appuyait en outre sur la cage do la Grande-Vis, ainsi que sur une sorte d’avant-corps, dont les restes sont très-insuffisants pour en faire imaginer l’ordonnance.
Le passage au Donjon. Cet avant-corps était muni de deux contre-forts adossés à la contrescarpe du Donjon 6) et descendant jusqu’au fond de son fossé. Celui de gauche ou de l’ouest, large de o"',88, reposait sur un double soubassement à chanfreins; il était coiffé d’un larmier dans lequel pénétrait un prisme à huit pans, fragment d’un pinacle qui était disposé d’une manière normale par rapport à l’aile, tandis que l’axe du contre-fort tendait au centre de la Grosse-Tour. Séparé de l’autre par un espace
1 Elles devaient être pavées en dalles portant nu sur le sol.
Voir la planche p. 118.
’’ Avec le lemps une partie a été utilisée comme
fosse d'aisances, et l’autre remplie d'un massif de maçonnerie. Ces distributions paraissaient indépendantes des grandes salles du haut.
Voir les planches p. 1 1 5 , 1 18 et 119.
Je 2™, 88, le contre-fort do droite était plus large de o“,33 et portait de même sur un double soubassement; seulement, sur une des faces latérales de celui-ci. le chanfrein le plus élevé manquait, et sur la face antérieure il était remplacé par une saillie moulurée ; bizarrerie malencontreuse sans raison d’être appréciable (' . Le larmier, qui était très-mutilé, ne s’étendait point sur toute la largeur du contre-fort, de sorte qu’il y restait une partie où s’insérait le membre supérieur d’un cul-de-lampe semi-circulaire, accolé à son (lanc. Le ce contre-pilier, n comme on disait en vieux langage, répondait au centre d’un ressaut large de 3m,64, dont l’encorbellement, n’excédant pas o"',28, était racheté par des moulures se continuant, sur une longeur de 3m,22, au sommet de la contrescarpe. Un cordon ana¬
logue, mais placé un peu plus haut, ci
(l) Dans les planches p. 1 1 8 et 119, on voit très-distinctement les parties qui sont l’objet de la description et de la critique de M. Berty. Nous pensons que, si notre devancier avait pu mûrir davantage les réflexions que les dispositions de cette partie de l’œuvre du xiv“ siècle lui avaient suggérées, il aurait, ainsi qu’il le donne à entendre lui-même, compris que ce motif central du Palais où se trouvaient le Passage et la Grande-Vis, avait dû être plus élevé au-dessus du sol de la cour que les autres parties , restes des constructions militaires de Philippe-Auguste. C’est d’ailleurs ce qui expliquerait, d’une manière satisfaisante, l’état de dégradation du rez-de-chaussée de cette aile, où l’on ne trouve de trace de carrelage que dans la tour de la Taillerie. Les dimensions de ces tours du château ne permettant pas de les utiliser pour une habitation convenable, on les avait conservées comme elles étaient, et l’on avait ménagé une sorte de soussol dans lequel se trouvaient des magasins, des caveaux, enfin des locaux de service, tandis qu’au dessus s’étendaient les salles du Palais. Comme le dérasement du château a dû se faire assez bas, et de manière à dégager complètement le sol de la cour, il n’est point surprenant que nous ne retrouvions plus les distributions décrites par Sauvai , puisqu’elles étaient à environ 2 ou 3 mètres plus haut. L’état de la maçonnerie et l’examen des raccords pratiqués dans les vieilles courtines , la richesse que fait supposer la disposition des portions conservées de la façade du bâtiment septentrional qui regarde le midi, tout cet ensemble d’indices nous fait croire que l’aile de Charles V s’adossait à la vieille courtine et aux vieilles tours, et que toute la richesse de l’architecture, le nombre et l’élégance des baies et
ronnait en outre la paroi au-dessus des
des ouvertures diverses, avaient élé réservés pour le côté donnant sur la cour. C’était du reste un usage répandu à cette époque, de se clore au dehors et de s’épanouir en dedans. C’est à l’époque de Louis XIII et Louis XIV que se développe le goût de la lumière répandue à profusion dans les palais et les hûtels. La puissance donne la sécurité : on ouvre ses portes et ses fenêtres ; on proscrit les herses . les grilles, et le verre blanc remplace les vitraux. Les moulures, les culs-de-lampe et les naissances de piliers à moulures que nous remarquons de ce côté, ne sont que les moindres parties de l’architecture qui s’épanouissait au-dessus, et cet ensemble nous paraît ne pas trop s'éloigner des descriptions de Sauvai et des historiens. C’est aussi la raison du dérasement de cette aile en contre-bas du rez-dechaussée et des lieux habités, qui nous empêcherait de rapprocher trop rigoureusement les mesures données par Sauvai de celles qui ont été trouvées dans les fouilles. Il faut tenir compte des talus, des ressauts et des arrangements ingénieux, mais peu faciles à deviner, qu’employaient habituellement les architectes et maîtres-maçons du moyen âge. Sauvai a rassemblé des documents, mais ne les a ni ordonnés ni publiés. De plus, c’était un avocat, un littérateur studieux et non un toiseur ; il a pu se tromper sur quelques dimensions ; ses copistes en auront fait autant, et les éditeurs, dans l’activité qu’ils ont déployée pour avancer leur publication , auront laissé échapper ou commis eux-mêmes bien des fautes. Sauvai n’en a pas moins laissé un ensemble précieux de documents qu’on peut contrôler; M. Berty luimême a heureusement prouvé la possibilité de le faire, et il nous a ouvert des sources fécondes qu’il 11e tient qu a nous de bien exploiter. — H. L.
contre-forts et de leurs dépendances, qu'une simple description serait impuissante à faire comprendre.
L’agencement singulier des contre-forts et l’ordonnance qu'ils impliquent, sans la révéler aucunement, a vivement excité la curiosité des archéologues, et provoqué bien des hypothèses, plus ou moins hasardées, sur la destination de l’ensemble. Après y avoir longuement réfléchi, nous croyons que le ressaut s'appuyant sur le grand contre-fort se redressait verticalement jusqu'à une certaine hauteur, pour y recevoir, ou la retombée de l’arc qui portait la galerie de communication entre l'aile septentrionale et la Grosse-Tour, ou plutôt les abouts des poutres soutenant cette galerie, probablement construite en bois.
Le cul-de-lampe nous parait être celui d’une petite cage d’escalier hélicoïde hors d’œuvre, servant à monter des salles inférieures de l’aile au niveau de la galerie. Eu de pareilles conditions, un escalier serait fort étroit, mais nullement extraordinaire, car les marches en pourraient être longues de G5 à 70 centimètres'1'.
A peu do distance du grand contre-fort a été exhumée une construction polygonale portant de fond dans le fossé ® et ayant l’apparence d’une base de cage d’escalier, si bien qu’on crut d’abord être en présence de la Grande-Vis; mais la grossièreté de l’appareil, qui 11e se reliait point avec celui de la contrescarpe 3 , et ce fait que presque tous les moellons n’étaient pas dressés, tandis que la maçonnerie du xivc siècle était entièrement nette, ont fait unanimement admettre qu il n’y avait là qu’une bâtisse postérieure au comblement du fossé. Nous n’avons donc point à nous en préoccuper, et, si nous ignorons complètement à quelle occasion elle a pu être faite, nous sommes sûr quelle était sans rapport avec la Grande-Vis, qu’il faut conséquemment chercher ailleurs.
A im,5o vers le couchant du petit contre-fort, la contrescarpe présentait une saillie à trois pans, qui dépendait d’un massif de maçonnerie s’étendant jusqu'à l’aile septentrionale et en faisant partie. C’est incontestablement sur ce massif que s’élevait la Grande-Vis, puisque sur nul autre point ne sont apparues des fondations capables de porter un pareil édifice, et qu’en le supposant là on ne se met en opposition avec aucune des rares données que fournit Sauvai. Assurément il est fort embarrassant de reconstituer la place de l’escalier, et nous nous sommes, sans succès, efforcé de saisir, dans le chaos des libages, une trace quelconque propre à faciliter cette tâche; toutefois, et l'on n’est point en droit
En restituant la cage d’après la moulure dont il reste un débris sur le contre-fort, on obtient un diamètre extérieur de i"\9o. ou 1 toise; supposant les murs épais de 22 centimètres, ou 8 pouces, on arrive à cette capacité intérieure de xm,5i.
soit 68 centimètres pour chaque marche et i5 centimètres pour le noyau.
1 Le cordon de la contrescarpe était resté intact derrière.
131 Voir les planches p. 1 1 1 et 1 18.
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d’exiger davantage, il est indubitable que l’emplacement comporte l’existence d’une tourelle renfermant des marches de 7 pieds de long1'1, et des bancs de 6 pieds li pouces de long sur 2 pieds de large, car notre restitution le prouve®. C’est là d’ailleurs notre seul but, et nous n’avons pas la moindre prétention à représenter exactement une construction très-compliquée, qui nous est parfaitement inconnue. La Grande-Vis et les parties attenantes de la contrescarpe vers l’occident, et aussi vers 1 orient, jusqu’au ressaut voisin du cul-de-lampe, étaient d’une maçonnerie à joints finis, très-proprement ravalée, qui contrastait avec celle de la contrescarpe primitive, moins rigoureusement faite® et partout dégradée, à cause de la nature des pierres. Raymond du Temple avait, surveillé l’exécution de son œuvre, dont les matériaux provenaient des carrières de la rive. gauche®.
L’aile orientale contenait deux salles assez vastes, aux extrémités desquelles ont été rencontrés do grands massifs de maçonnerie, servant d’aires à des pièces qui, situées près du couloir de la porte d’entrée, avaient pu être employées comme corps de garde. Ces massifs, dont la nécessité ne se révèle guère, étaient postérieurs aux murailles, et l’un d’eux circonscrivait un vide rectangulaire à usage inconnu. Dans la salle qui touchait à la cour de la Taillerie, une cave elliptique en plan et voûtée avait été pratiquée pendant les derniers temps de l’existence du château. Elle pénétrait au-dessous d’une arcade également peu ancienne, à côté de laquelle était aussi un massif. Le mur intérieur de l’aile orientale était dépourvue de contre-forts, mais il avait une épaisseur de im,i)2. A sa rencontre avec 1 aile méridionale existait un pan biais où l’on apercevait les traces d’une petite porte. Là, le mur était fondé à Ô3 centimètres plus bas qu’à son extrémité opposée, ce qui s’explique par la déclivité du terrain à l’époque où l’on commença à y bâtir.
La tour du Milieu, c: devers les jardins, n était située à toises 3 pieds ou l 28"', 28 de la tour de la Fauconnerie (restituée), et à 27", 38 de la tour de la Taillerie. Elle avait 8m,28 de diamètre, soit 16 centimètres de moins que nous n’avions supposé, et son centre était placé à im,oq en saillie sur la courtine, ce qui la faisait désaflleurer de 36 centimètres sur l’alignement de la tour de la Taillerie. Son développement était de t5n,,22 ou 7 toises à pieds 10 pouces, c’est-à-dire de 5 toises k pieds supérieur à celui (6l ■ 5p 6p°) qui est donné par
11 Cela indique un diamètre intérieur de i5 pieds, ou de 1 3 si l’on comprend dans la longueur de la marche le noyau qui en faisait toujours partie au moyen âge. Nous nous sommes arrêté à ce dernier parti, Sauvai paraissant avoir tiré ses renseignements des archives de la Chambre des comptes.
(3) Voir p. 159.
!1) On remarquait avec surprise que les assises du larmier de gauche étaient rejointoyées en plâtre.
(4> Le cul-de-lampe était en liais d’Arcueil ou de Bagneux; les contre-forts et la base de la Grande- Vis étaient en roche de Moulins.
Aile orieulak de
us tours extérieures.
TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, les comptes, et a pu être pris à une plus grande hauteur. Reposant sur un soubassement en talus, relié par un chanfrein à ses parois verticales, elle n’avait pas un plan circulaire à l’intérieur (1) et était percée de deux meurtrières latérales, qui descendaient jusqu’au niveau d’une double aire en plâtre, jadis recouverte de carreaux en terre cuite. Le diamètre de la tour de la Taillerie était, contrairement à notre attente, peu différent de celui de la tour du Milieu, car il n’atteignait que 8n,,A6 au lieu d’environ 9”, 09, et les murs avaient une épaisseur de im,g8, ce qui produisait un diamètre intérieur de im,5o Quoique l’édifice fût fort endommagé, on y a retrouvé la plus grande partie d’un pavement à compartiments rectangulaires, formé de briques émaillées, à fond rouge ouvert, chargé d’ornements jaunes presque effacés1-3'. Cette mosaïque, placée à 67 centimètres audessous du sol actuel, n’a pu être enlevée, parce que les briques, toutes fendillées, se brisaient en pièces lorsqu’on tentait de les arracher. Le développement de la tour de la Taillerie était de 2im,i2 ou 10 toises k pieds 5 pouces, chiffre qui ne diffère pas du rtpourtourn de la tour de la Fauconnerie (11 toises); on doit donc croire que les quatre tours d’angle étaient semblables. Nous avons constaté que celles du nord-ouest et du sud-est, dont nous avions espéré étudier les restes, étaient entièrement détruites ou perdues dans les fondations des bâtiments qui les ont remplacées.
Quant à la tour en fer à cheval, vers l’artillerie, il est très-évident qu’elle était au centre de la courtine occidentale; car, en la plaçant ainsi et en lui donnant le même diamètre que la tour vers les jardins, nous constatons quelle se trouve à i5 toises h pieds de chacune des tours d’angle voisines, en parfaite conformité avec l’indication des comptes, qui ne marquent un pied de plus que parce que la cote est prise à une plus grande hauteur. Les restes de la tour de l’Artillerie ont été aperçus lors des derniers remaniements du palais, du côté des Tuileries.
Les trois seuls points du sol du vieux Louvre qui aient été reconnus consistent dans les pavements en briques des tours du portail oriental, de la Taillerie et du Milieu, vers les jardins. Le carrelage des tours du portail était à h 1 centimètres, •et celui de la tour de la Taillerie à 19 centimètres plus bas que le pavement de la tour d u Milieu , qui avait l’altitude de 3 Zim. 73 au-dessus du niveau de la mer. Mais , comme les murs de la tour du Milieu, qu’on ne trouve nulle part entamés en manière de seuil, étaient dérasés à une vingtaine de centimètres au-dessus du carrelage, on doit en conclure que le sol des pièces voisines était d’autant plus élevé; ce qui produit l’altitude de 3âm,93. C’est précisément celle de l’assise è laquelle s’est arrêtée la démolition de la contrescarpe près des contre-forts, et les moulures
O H y avait des traces de marclies dans le mas- nous avions conjecturé : i4 pieds égalent 4,n,53.
sif qui en diminuaient la capacité intérieure. (3) Voir, à la planche, p. i3o, la ligure repré-
( J C’est bien là très-exactement le diamètre que sentant le plan de la tour de la Taillerie.
HISTOR.IQ.VE DV VIEVX. PARIS,