MAISON DE LA RUE DES POULIES APPARTENANT À CATHERINE DE MÉDICIS
(Voir t. I.)
Extrait des Comptes de Mlu Claude de Beaune, dam1” du Goguier, de Janvier 1 5 5 7 à décembre 1 558 (sic). (Bibl. imp. mss. ER io3gG.)
A AI" Jehan de Neufville S' de Chantelou, la somme de Neuf mille livres tz. en quinze cens escuz sol. sept cens escuz pistoletz, deux cens trente trois ducatz testons et douzains, A luy ordonnez par la roine pour son payement d’une Maison assise a Paris, rue des Poithjes, près et joignant celle de lad. Dame et du S' de Villeroy, qu’il a vendue a icelle dame comme par le Contract de Vendition passé pardevant Du Nesmes et Le Jarry, notaires ou Clilet. ( Chastelet ) de Paris, le tiersjour de may, suivant ordonnance de lad. Dame cy rendue, appert . ix” I. tz.
Cette mention se trouve au fol. 38 v° nouv. et au fol. ho nouv. on lit :
A Jacques Passavant, Martin des Fossez et Denys Gilbert, maçon, charpentier et couvreur, deineurans à Paris, La somme de Sept livres quatre solz tz. A eulx ordonnée par la Royne dont elle leur a faict don aflin qu’ilz eussent meilleur couraige de besongner jour et nuict chacun en son endroict en la maison de lad. Dame, rue des Poullies, A cause quelle y vouloit faire loger messieurs d’Orléans, d’Arigou (sic), le sire d’Anjou de Madame Marguerite. Cy par des quiet’ . vij 1. mj s. tz.
Cette somme leur était donnée en pur don, car nous trouvons au fol. 1/1 du registre deJanvier îôôy:
Ledict jour (2 5 janvier) à Martin Des Fossez, 11T charpentier a Paris, La somme de Soixante six livres tz. A luy ordonnée pour son payement des parties de son estât de réparations par luy faicles pour le service de la Royne en sa maison assise à Paris, rue des Poulies, près Villeroy, Comme par cesd. partyes et par la quictance dud. Des Fossez, du XV” janvier. cy appert . LSTj 1- *z-
A Jacques Passavant, 111e maçon a Paris, La somme de Cinquante livres douze solz six
deniers lourn. A luy ordonnée polir son payement des réparations par luy faictes en la maison de lad. Dame, Comme par ses partyes et quittance dud. vingt cinquiesme jour de janvier appert, . . l 1. xij s. vj d. tz.
A Jehan Arnoul, menuisier, La somme de Trente et une livres sept (sic) solz tourn. A luy semblablement ordonnée pour son payement des parties de son estât par luy faictes et fournyes en la maison de lad. Dame, comme par sond. estât et quiet, du quinziesme jour de janvier appert, . . xxsj I. xvj s. tz. (me).
Au loi. 1 8 v° et 1 9 :
A Jacques Rousseau, m victrier, demeurant a Paris, La somme de Quinze liv. tourn. A % ordonnée pour son payement de certains ouvraiges de son mestier qu’il a faiciz poulie service d’icelle Dame dans sa maison assise a Paris rue des Poulies, Comme plus au long est contenu et specidîé par ses partyes, et qu’il appert par sa quictance du huictiesme jour de mars M V cinquante sept, cy . j ,
A Pierre IIeviuon, m* serrurier, demeurant a Paris, La somme de Quatorze livres huicl solz lmict deniers tourn. A luy ordonnée pour son payement des ouvraiges de son estât qu il a laietz pour ladicte Dame en sa maison a Paris, Comme par ses partyes et sa quictance du neufviesme jour de mars oud. an appert, cy . xmj 1. vnj s. vnj d. tz.
A Jehan Renodt, m’ menuisier a Paris, La somme de Quatrevingts douze livres tourn. 4 luy ordonnée pour payement des partyes de son estât qu’il a faictes pour le service da lad. Dame en sa maison à Paris, Comme par sond. estât et sa quictance du neufviesme jour de mars appert, cy . mj»VIj ). tz.
A Estienne Guigkebeuf, natier, demeurant à Paris*1), La somme de Trente livres liuict solz tourn. A luy ordonnée pour le payement des ouvraiges de son mestier qu’il a fournvs pour lad. Dame en sa maison à Paris, Comme plus au long par sond. estât et sa quictance du neufviesme jour de mars oudit an appert, cy . \xx 1. vnj s. tz.
A Gilles Chartier, demeurant à Paris, La somme de Cinquante livres tourn. A luy ordonnée pour payement des ouvraiges de son mestier de couvreur qu’il a faiciz pour lad. Dame en sa maison assise a Paris, Comme par son estât et sa quictance du huictiesme jour
de mars Mil V' cinquante sept appert, cy . ,1 )z
Nous ferons remarquer que les sommes payées à ces ouvriers et pour l'achat de la maison de la lue des Poulies, qui est souvent appelée la Petite maison de Paris, l’ayant été par le compte particulier delà dame comptable des deniers prias es coffres de sa chambre , 'tant pour lefaict de sou argenterye, etc. il est évident que celle propriété n’était pas régie par les règles ordinaires de la comptabilité delà maison de la Reine mère.
Pour donner une idée de la manière dont Catherine en usait pour les comptes de deniers de cette caisse particulière, nous donnons la copie littérale d’une partie, placée au fol. i 3 v . des espèces comptées es mains de la Reine par la d"' du Goguier.
Janvier Mil cinq cens cinquante sept.
Deniers mis es mains de la Roine durant le mois de janvier.
,l} Ce Guigncbeuf fournissait aussi pour le Louvre.
Baillé et délivré comptantes mains de la Rome, durant le mois de janvier, la somme de Deux cens quarante neuf livres et douze solz tz. , pour employer selon et ainsi quil a plu a lad. dame et dont elle n’a voulu autre déclaration ny speciiïication estre cy faicte, Comme appert par l’acquit signé de sa main Le XIP février Mil Ve cinquante sept, cy appert . ij'xLix x,i s- tz-
Pour le mois de février (ut supra), cy . ijCLIjtt v,j s- vj lz-
Pour le mois de mars (ut supra), cy . xxxvnj ij s. tz.
Somme totale . vcxLtt j s. vj d. tz.
Meme registre, pour les mois d’avril, mai et juin 1 8 5 8 , au fol. 32 v°.
A Jehan Arnout, me menuisier demeurant a Paris, La some de Huict livres dix huict solz tournois, A luy ordonnée pour son payement dans unes tables garnies de leurs tréteaux qu’il a fournies et livrées pour servir a mectre et tendre les meubles de lad. dame en sa maison a Paris rue des Poulies , Comme par ses partyes et quictances rendues Appert, cv . . . Vlljtt xvnj s. tz.
Dans le registre des Comptes de Féron, trésorier et receveur général de la Reine mère pour l’année 1 585 (Arch. de l’Emp. KK 1 1 6 ), au loi. 928 :
Autres deniers payez par ledict Feron, présent Trésorier et receveur general, aux ouvriers cy apres nommez qui ont travaillé Pour la Royne mere du Roy, tant en son chasteau de Sainct Maur que en ses maisons de Pans et Hostel d Orléans, pour leur entier et parfaicl payement des ouvraiges par eulx faicts es dietz lieux , selon la vérification qui en a este faicte par le commandement de sa Maiesté et estatz qui en ont esté arrestez a chacun desdietz ouvriers des l’annee Mil cinq cens soixante dix huict par le sieur Mole, general des finances de lad. Dame, dont les parties ont esté tirees a néant a faulte de londs ou compte que Maistre Claude Marcel conseiller, cy devant Trésorier et receveur general desdictes finances, a rendu du faict des Bastimens d’icelle dame depuis l’annee Mil cinq cens soixante seize jusques en fin de l’annee Mil cinq cens soixante dix sept, Et ce en vertu d un estât que ledicl sieur Molé en a espedié audict Feron, en fin duquel est son ordonnance signee de sa main le dernier jour de décembre Mil cinq cens quatre vingtz cinq, contenant mandement audict Feron Pour payer lesd. ouvriers des sommes mentionnées audict estât y rendu ainsi quil s’ensuict :
Maçonnerie.
Aux heritiers de feu Laurens Jonguet, Luy vivant mc maçon, La somme de Quarante deux escuz trente trois solz deux deniers tournoiz a eulx ordonnée par ledict estât cy devant rendu, pour reste et parfaict payement de la somme de Soixante deux escuz trente tiois solz deux deniers tourn. a eulx deue Pour ouvraiges de maconnerye par luy faictz en la maison de ladicte Dame durant les mois de juing et juillet Mil cinq cens soixante unze, selon la vérification qui en a esté faicte par led. sieur Molé, transcripte audict compte, auquel la dicte partie est tiree a néant a faulte de fondz, folio ijc uj. En vertu duquel payement a esté faict comptant par ce dict présent Trésorier et receveur general a Jehanne de Berly, vefve dudict deffunct Jauquet (sic), Comme dud. payement appert par la quictance
APPENDICES
passée par devant Bergeon et Lybault, notaires au Chastelet de Paris, en dacte du vingt sixiesme jour de janvier Mil cinq cens quatre vingt six, cy rendue. Pour ce cy lad. somme . » . . xuj esc. xxxnj s. mj d. tz.
Charpenterie.
A Charles Marchant et Guillaume Regnier, maistres charpentiers, La somme de Sept cens soixante treize escus vingt cinq solz tourn. A eulx ordonnée par led. estât cy devant rendu, pour reste et parfaict payement de la somme de Unze cens soixante treize escuz vingt cinq solz tourn. a eulx deue Pour reste des ouvraiges de charpenterie par eulx faietz pour lad. Dame es lieux de Sainct Maur et Maison de Paris, depuis l’annee Mil cinq cens soixante dix jusques en fin de l’année Mil cinq cens soixante seize, selon la veriflication qui en a esté faicte par ledict sieur Mole, transcripte aud. compte, folio mj'xix, Auquel ladicte partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel ladicte première somme de vijci.xxnj esc. xxv s.tz. a esté payee comptant par led. présent Trésorier et receveur general ausdietz Marchant et Hegnycr, Comme dud. payement appert par quiclance signee de leurs mains et passée par devant notaires du Chastelet de Paris en dacte du huictiesme jour de février Mil cinq cens
quatre vingtz six, cy rendue. Pour ce cy lad. somme de . vijcLxxnj esc. xxv s. mj d. tz.
Audit Charles Marchant La somme de Neuf vingtz trois escuz trente solz tournoiz A luy ordonnée par led. estât cy devant rendu, Pour reste et parfaict payement de la somme de Deux cens soixante treize escus trente solz tourn. qui luy estoil deue pour reste des ouvraiges de charpenterye par luy séparément faietz pour lad. Dame en sa maison de Paris durant l’annee Mil cinq cens soixante dix sept, selon la veriflication qui en a esté faicte par led. sieur Molé, Iranscripte aud. compte, auquel folio mjc xuj ladicte partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel payement a esté faict comptant par cedict présent trésorier et receveur general de lad. première somme de ix“ nj esc. xxxs. tz. audict Marchant, Comme dud. payement appert par quiclance signee de sa main et passée par devant notaires du Chastelet de Paris, en dacte du huictiesmejour de fehvrier Mil cinq cens quatre vingt six cv rendue. Pour cq cy lad. sonTde . ixMnj esc. xxxs. tz.
Aux heritiers de feu Jehan Gaultier, Luy vivant maislre charpentier, la somme de Quarante escuz quarante cinq solz tourn. A eulx ordonnée par led. estai cy devant rendu, Pour reste et parfaict payement de la somme de soixante escuz quarante cinq solz tourn. qui leur estoit deue pour ouvraiges de charpenterye, ahbattaiges et démolitions par led. deflunct faictes en la Maison de lad. Dame a Paris, durant le mois de janvier mil cinq cens soixante dix sept, selon la veriflication qui en a esté faicte par ledict sieur Molé, transcripte aud. compte, auquel folio mjc Lxj Lad. partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel lad. première somme de xl esc. xlv s. tz. a esté paiee comptant par led. présent trésorier comptable a Pierre de Mars marchant, ou nom et comme ayant le droict par transport de Charlotte Cauchon , vefve dud. feu Jehan Gaultier, tant en son nom que comme tutrice et curatrice des enflans mineurs d’ans dud. deflunct et d’elle, Comme dudict payement appert par quiclance signee de sa main et passée pardevant notaires du Chastelet de Paris en dacte du dix neuf™0 jour de janvier Mil cinq cens quatre vingtz six cy rendue. Pour ce cy ladicte somme de . xl esc. xlv s. tz.
Menuiserie.
Aux vefve et heritiers de feu Leon Sagonne et David Fournier, eulx vivons maistres menuisiers à Paris, La somme de Quatorze cens sept escuz trente huict solz six deniers tournoiz A eulx ordonnée par led. estât cy devant rendu pour reste et parfaict payement de Deux mil cent cinquante deux escuz trente huict solz sept deniers tourn. qui leur estoit deue pour ouvraiges par eulx faiclz de leurs estatz es lieux de Sainct Maur et Maison de Paris depuis le unzieme jour de décembre Mil cinq cens soixante dix jusques au dernier dud. mois Mil cinq cens soixante dix sept, selon la veriflication qui en a esté faicte par ledit sieur lMolé, transcripte aud. compte, auquel folio mjc Lxvij lad. partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel lad. première sonf de xmj'vij esc.xxxvnj s. vij d. tz. a esté paiee comptant par ced. présent trésorier et receveur general a Alexandre Guillemot, marchant bourgeois de Paris, tant en son nom que corn' ayant les droictz ceddez de Nicolas Leseq son beau frere, Et encores corn" procureur de Jehan et Nicolas Guillemot ses freres, aussi marchons demeurons a Paris, tous enllans et heritiers de feue Jehannc de Vaulx leur mere vefve dud. feu Leon Sagoyne (sic), lad. de Vaulx donataire universelle d’icelluy Sagoyne. Et de Nicolas Moreau aussi, ni" menuisier a Paris, et Ysabeau Gasteau sa femme, auparavant vefve dud. feu David Fournier, tant en leurs noms que comme tuteurs et curateurs des enllans mineurs d’ans d’icelluy Fournier et de lad. Gasteau , Comme dudict payement appert par quictance signee de leurs mains et passée pardevant notaires du Chastelet de Paris en dacte du dix septiesme jour de janvier Mil cinq cens quatre vingtz six, cy rendue. Pour ce cy lad. som' de . xmj' vij esc. xxxvnj s. vij d. tz.
Serrurerie.
A Mathurin Bon , m* serrurier a Paris, La somme de Mil quatre escuz deux solz huict deniers tourn. A luy ordonnée par led. estât cy devant rendu, Pour reste et parfaict payement de la somme de Seize cens quatre escuz deux solz huict deniers tourn. A luy deue pour ouvraiges par luy faietz audict Saint Maur, Maison de Paris et Chappelle des Cappuchins, depuis Tannée Mil cinq cens soixante dix jusques en fin de Tannee Mil cinq cens soixante dix sept, selon la verillication qui en a esté faite par ledict sieur Molé, transcripte aud. compte, auquel folio vclxix lad. partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel lad. première somme de si. mj esc. ij s. vnj d. tz. luy a esté paiee comptant par ced. présent trésorier et receveur general, Comme dud. payement appert par quictance signee de sa main et passée pardevant Bergeon et Moreau, notaires an Chastelet de Paris, en dacte du vingtiesme jour d’octobre Mil cinq cens quatre vingtz cinq cy rendue. Pour ce cy lad. som' de . *'-”'j esc. ij s. vnj d. tz.
Couvreur.
A Nicolas Thomas, m” couvreur, La somme de Trois cens quatre vingtz cinq escuz quarente trois sols trois deniers, a luy ordonnée par lcd. estât cy devant rendu, Pour reste et parfaict payement de la somme de Cinq cens soixante escus quarante trois solz trois deniers tourn. a luy deue Pour reste des ouvraiges de couverture par luy faietz pour lad.
APPENDICES
Dame, tant a Sainct Maur que maisons de Paris, depuis le vingz huictiesme jour demay Mil cinq cens soixante treize jusques au dernier jour de décembre Mil cinq cens soixante dix sept, selon la vérification qui en a esté faicte par led. sieur Molé, transcripte aud. compte, auquel folio vij'mj v° ladicte partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel lad. première somme de nj' mj” v esc. xuij s. mj d. tz. luy a esté payee comptant par ced. présent comptable. Comme dudict payement appert par quictance signee de sa main et passée pardevant notaires du Chastelet de Paris en dacte du dix septiesme jour de janvier Mil cinq cens quatre vingtz six, cy rendue. Pour ce cy ladicte somme de . njc iuj"vesc. xliij s. mj d. tz.
Suivent les notes des restes pour les painctres Pierre Pontlieron et Th. Aubert, et pour le plombier. Jehan de la Rue, non applicables aux maisons de Paris.
P AVEOR.
A la vefve et enffans de feu Pierre Vovsra, luy vivant maistre paveur, La somme de Cent trois escuz vingt huict solz six deniers tournoiz, A luy ordonnée par led. estât cy devant rendu et a luy deue pour ouvraiges de gros pavé de grain par luy faietz devant la Maison de Paris, durant l’annee Mil cinq cens soixante seize, selon la vérification qui en a esté faicte par led. sieur Molé, transcripte, aud. compte, auquel folio vnj' lxv ladicte partie est tiree a néant a faulte de fondz, En vertu duquel ladicte somme payee comptant par ced. trésorier et receveur general a Aubin Gaultier, marchant fournissant le pavé de la Ville de Paris, et Catherine Simon a présent sa femme, de luy auctorisee et auparavant vefve dudict Voisin, tant en leurs noms que comme tuteurs et curateurs des enffans mineurs d’ans d’icclluy deffunct Voisin et de lad. Simon, Comme dud. payement appert par leur quictance signee dud. Gaulthier et passée pardevant notaires du Chastelet de Paris en dacte du dix huictiesme jour de janvier Mil cinq cens quatre vingtz six, cy rendue. Pour ce cy lad. somme de . cnj esc. xxvnj s. vj d. tz.
VlCTRIERS.
Aux heritiers de feu Jehan de La Hamée, luy vivant maistre Victrier à Paris, La somme de Quatre vingtz dix huict escuz cinquante solz tournoiz, A luy ordonnée par led. estât cy devant rendu et a luy deue pour reste des ouvraiges par luy faietz de son estât de victrier esdietz lieux de Sainct Maur et Maison de Paris, depuis l’annee Mil cinq cens soixante douze jusques au dernier jour de décembre Md cinq cens soixante dix sept, selon la vérification qui en a esté faicte par led. sieur Molé, transcripte aud. compte, auquel folio vnj' i.xxj lad. partie est tiree a néant a faulte de fondz , En vertu duquel ladicte somme a esté payee comptant par ced. présent trésorier et receveur general a Jehan de La Marque marchant, ou nom et coin’ tuteur des enffans mineurs d'ans dudict de La Humée et de Catherine Souline sa femme. Comme dud. payement appert par quictance signee de sa main et passée pardevant notaires du Chastelet de Paris en dacte du sixiesme jour de febvrier Mil cinq cens quatre vingtz six, cy rendue. Pour ce cy ladicte somme de . mj-viij esc. l s. njd.lz. (sic).
Nous n’avons pas hésite à donner toutes les notes cjue nous avons trouvées sur cette maison ou ces maisons de la rue des Poulies, parce que les details qu on y rencontre sur la nature et la durée
des travaux qu’on y fil par les ordres de la reine Catherine donnent moyen de se renseigner sur sa situation et sa destination.
M. A. Berty (t. I, p. 91 et 92) parle de l’hôtel d’Alençon, d’Anjou, appartenant à Nicolas de Neuville, sr de Villeroy, et donne les limites successives de cet hôtel formé de plusieurs anciens immeubles ayant appartenu à des princes du sang royal de France. Mais il ne parait pas avoir eu connaissance de l’achat de la maison delà rue des Poidies, que Catherine de Médicis acquit de Jehan de Neuville, srde Chanteloup, par acte du 3 mai 1 5 5 8 , et qui est dite tenir à la maison déjà possédée par Catherine et à celle du sr de Villeroy. C’est en 1 5 6 8, le 3o mai, que Nicolas et Jehan de Neuville cédèrent leur hôtel entier au duc d’Anjou, depuis Henri III; de sorte que I on comprend pourquoi dans les années suivantes on voit des abbataiges et démolitions dans la maison ou les maisons de la reine, rue des Poulies. Nous devons donc supposer, M. Berty n’ayant rien dit sur ce point, qu’il y avait, enclavé ou faisant hache dans l’hôtel occupé par les deux frères de Neuville, plusieurs maisons ayant pignon sur la rue des Poulies, comme presque tous les hôtels un peu vastes avaient coutume d’en avoir pour le produit, en se réservant le centre de 1 îlot pour l'habitation du maître. Les détails donnés par M. Berty sur les propriétés voisines longeant la rue du Petit-Bourbon, qui faisait la communication de la rue des Poulies à celle d’Autriche, nous conduisent à penser que les maisons de la Reine mère ne donnaient pas de ce côté, mais de l’autre, formant enclave sur le côté oriental de l’hôtel. Nous donnerons un croquis de ces propriétés dans les plans d’époques.
Une remarque qu’il importe de faire aussi, après avoir lu les notes des restes à payer pour travaux divers des bâtiments de la Reine, c’est qu’elle élai L souvent dans l’impossibilité de solder ses ouvriers et ne leur donnait parfois que de faibles à-compte. On paye en j 586 des travaux exécutés de 1670 à 1 5 7 G , réglés et vérifiés en 1577, an‘clés à des sommes assez importantes. Une autre remarque qui frappe l’esprit quand on lit les numéros des folios de ce compte général des restes réservés à faute de fonds, c’est que les notes de maçons, charpentiers et autres ouvriers des bâtiments se trouvent, dans ce compte que nous n’avons pas, mêlées à une foule d’autres dettes de diverses natures; en effet, on accuse le folio 871 du compte arrêté par Molé, et, quels que soient Jes détails des notes, il en faudrait beaucoup pour remplir tant de pages. D’ailleurs, en compulsant les registres des comptes de la Reine, nous avons partout trouvé trace de ces délais de payements pour les ouvrages de bâtiments; mais elle, aussi bien que son fils Henri III, payaient tout de suite les frais occasionnés par leurs fêtes. C’est pour faire comprendre cette situation que nous avons donné ces comptes intégralement. Nous regrettons de 11e point avoir trouvé les comptes de l’argenterie de la reine mère pour 1573 et 167/1, c*ans lesquels devraient se rencontrer les mêmes détails sur la fête des Tuileries en l’honneur des Polonais, comme nous avons eu à peu près complets les comptes de la tragédie représentée à Blois à la fin de l’année 1 5 5 6 : cette publication aurait donné de grandes lumières sur les prix des étolfes et joyaux de cette époque, sur le prix des journées des divers artisans, et tout cela renlre dans les données topographiques et hisloriques qui peuvent élucider bien des obscurités.