V. fl
Cerfv. Une note du même auteur localise rigoureusement l’immeuble dont il s’agit; la voici :
te Saint-Cosme, 1618. Maison de la Fabrique joignant l’église. « Elle ne pouvait la joindre que du côté occidental , puisque le cote oriental de Saint-Corne était riverain de la rue de la Harpe. C’est sans doute dans cette maison que se réunissait le conseil des marguilliers de leglise Saint-Corne. Eu effet, nous trouvons dans le voisinage les maisons et de la fabrique de Saint-Sévrin, de la fabrique de Saint-Benoist u, immeubles qu’il ne faut pas confondre avec ceux que les marguilliers des diverses églises paroissiales possédaient ou administraient dans les différentes rues de Paris. On choisissait généralement, parmi les maisons composant le domaine temporel des paroisses, celles qui étaient le plus rapprochées de l’église, afin d’y établir le siège de l’administration paroissiale.
Écoles de chirurgie, ou Collegium chiriatricum. Nous consacrons plus loin un chapitre spécial la monographie de cet établissement.
Couvent des Cordeliers. L’importance historique et topographique de ce monastère nous a également déterminé à lui consacrer un chapitre particulier.
Maison sans désignation, attenant à l’église des Cordeliers; elle joignait le portail de l’église du couvent, et est ainsi délimitée dans une note recueillie par Berty :
1 5 8 3 . — Maison située et assise près et joignant et partie dessus le portail et entrée de l’église et du couvent, du costé de la Porte S. Germain des Prés. 11 Berty ajoute : « C’est rue de 1 Observance. 11
Emplacement occupé, au xvnc siècle, par la rue de 1 Observance.
Nous disons plus loin, à 1 article de cette rue, que 1 un de nos collaborateurs a cru pouvoir identifier cet emplacement avec le Petit Champ, Parvus Campus, dont il est question dans une charte de saint Louis, de l’année 1269.
Voici le texte de ce document :
et Concessimus ad usum ipsorum (Cordigerorum) quemdam vicum qui vocatur Parvus Campus, situm ad latus sinistrum Fratrum predictorum; ita quod ipsum vicum , propter usus suos et ecclesie sue , claudere valeant ac tenere in perpetuum. v
Toute la difficulté de l'interprétation réside dans le sens à donner aux mots latus sinistrum. Est-ce par rapport au spectateur tournant le dos à 1 eglise et regardant le nord, qu’il faut entendre ce côté gauche? Ou doit-on, au contraire,
RUE DES CORDELIERS, considérer 1 église des Cordeliers comme un être moral, ayant sa gauche et sa droite? Dans le premier cas, les mots laïus sinistrum pourraient s’appliquer à 1 emplacement occupe plus tard par la rue de 1 Observance; dans le second, on ne pourrait identifier le Parvus Campus qu’avec la partie supérieure de la rue llautefeudle, tombée dans le domaine royal après son déclassement, et concédée, à ce titre, par saint Louis. Nous examinons longuement le problème, à 1 article de la rue de l’Observance, et nous soumettons au lecteur les divers arguments qui militent en faveur des deux hypothèses.
Maison sans désignation, joignant I’Image sainct Loïs et appelée, en î 673, Hôtel de Touraine. C est 1 avant-dernier immeuble du côté méridional de la rue des Cordeliers. Une note de Bcrty la mentionne dans les termes suivants :
et 1G00. — Maison rue des Cordeliers, appartenant au couvent, tenant, d'une part, à la Maison de l'Image saint Louis, proche la porte Saint-Germain, d’autre, audit couvent, par derrière, aux remparts de la Ville, par devant, à la rue des Cordeliers, *
C’est cette maison «avec grand jardin au derrière, pris dans le fond du fossé d entre les portes Saint-Germain et Saint-Michel*, qui portait, en 1 673, le nom d Hôtel de Touraine. Le terrain sur lequel elle s’élevait faisait, avec plusieurs constructions «entretenantes*, partie d’un emplacement vendu, en cette même aimée, à I Hôtel-Dieu par le Prévôt des marchands et les Échevins, ainsi qu’il résulte de la copie d’un acte inséré dans les Registres du Bureau de la Ville. Les administrateurs de l’Hôtel-Dieu avaient, en acquérant ce terrain, le dessein «de le faire valoir par la construction do plusieurs bastiments et l’ouverture d’une rue qui prendroit depuis celle des Cordeliers, à l’endroit où est à présent la grande porte et principale entrée de l’Hôtel de Touraine, jusques à la rue de la Contrescarpe, traversant tout le fossé de la ville; ce qui faciliteroit la communication du faubourg Saint-Germain avec celui des Cordeliers*.
Ce texte permet d apprécier l’étendue du terrain occupé par l’Hôtel de Touraine, son jardin et ses dépendances, puisqu’il s’étendait depuis le couvent des Cordeliers jusqu à la maison de l’Image saint Louis, faisant face à la tourelle d angle de la rue du Paon. C est là que se succédaient les six maisons «entretenantes*, vendues par la Ville à 1 Hôtel-Dieu et profilant leurs modestes façades sur la rue des Cordeliers. Ce n’étaient, en effet, sauf la Maison du Boy David, dont nous allons parler, que maisonnettes en pans de bois, élevées d’un étage seulement.
Maison du Roy David (1673), «de moellons de maçonnerie*, dit l’acte de vente.
C’était la première, d’orient en occident, et la plus importante des six maisons et entretenantes r. Celle qui venait ensuite était une
Maison sans désignation (1678), dont il n'est pas fait mention spéciale dans l’acte de vente. Elle était contiguë à deux autres.
Maisons sans désignation, indiquées comme occupant « le milieu desdites six maisons ». L’acte de vente (1673) ajoute les renseignements suivants : «Dans l’une desquelles demeure un potier d’étain, dans l’autre un chaudronnier, et dont jouissent les héritiers de Phélipes Brissard pour l’une, et François Fieffé pour l’autre, en vertu de baux amphitéo tiques, valables encore pour deux ans, dans lequel temps l’Hostel-Dieu jouira des deux maisons, et, en attendant, il recevra de la Ville , par chascun an , la somme de deux cent quatre vingt livres pour les loyers desdictes deux maisons r.
Maison sans désignation (1673), occupée au moment de la vente par un coutelier. Elle était, ainsi que la suivante, la plus rapprochée du lieu où crétoit l’ancienne porte desmolye * , la porte des Cordeliers ou de Saint-Germain, et avait fait retour à la Ville, «en conséquence du délaissement qui lui en avoit esté fait par Me Florent Marquelet, seigneur de la Noue, procureur du P.oy delà ville de Meaux, qui avoit droit d en jouir, connue estant aux droits de Robert, son aieul , à qui les places sur lesquelles lesdites maisons ont été basties avoieut esté données par bail amphitéotique, à la charge de faire lesdits bastimensa.
Maison de l’Image saint Louis, formant l’angle de la rue des Cordeliers et de l’ancienne allée des murs, en face de la rue du Paon. En 1600, dit une note de Berty, elle appartenait aux Cordeliers; en 1673, c’était une propriété de la Ville, puisqu’elle fut comprise dans la vente faite à 1 Hôtel-Dieu. Elle était, à cette date, occupée par un bourrelier.
Les clauses et conditions énoncées dans l’acle nous renseignent sur les motifs qui déterminèrent la Prévôté des marchands à cette aliénation : l’architecte Blondel élevait alors un arc de triomphe commémoratif des victoires de Louis XIV, et la Ville avait pris à sa charge les frais de ce monument. Pour obtenir un prix plus considérable, elle offre de grands avantages aux acquéreurs de ses terrains : elle leur «cède, quitte, transporte et délaisse, du tout à toujours, la place et fond de terre où sont ù présent construits les murs de la Ville joignant lesdits héritages, tant de face que de côté n. Enfin, il est déclaré dans l’acte que «ces ventes et délaissemens furent faits en échange de la somme de vingt mil livres, destinées au payement des ouvriers travaillant à la Porte Saint-Denis d.
COUVENT DES CORDELIERS