PAROISSES DE SAINT-COME, SAINT-SEVERIN ET SAINT-ANDRE-DES-ARS
Maison de l’Esciiiquier ou Estiquler (1373), faisant le coin méridional de la rue de Mâcon à son débouché dans celle de la Harpe, et paraissant avoir été un démembrement delà Maison de la Herpe, de même que celle-ci semble avoir été détachée de la Maison dd Papegault et de la Barbe d’Or. Ces deux derniers im-
!*) Recherches, elc. Quartier Saint-Amlré-des-Arts, p. 72. — l!) Féubien, Preuves , I, p. 1 33.
RUE DE LA HARPE
meubles, en effet, avaient une façade latérale sur la rue de Mâcon, et le parallélogramme qu’ils formaient avec la Maison de l’Echiquier constituait originairement un pourpris d’une certaine étendue.
Deux extraits de censiers donnent, aux dates de 1 A8g et de i53o, les indications suivantes sur cet immeuble :
k 1/189. Maison à deux pignons, à l’opposite de l’Asne rayé : c’est l’Eschiquier , faisant le coin de la ruelle Mascon, tenant, d'une part, et aboutissant à la Herpe.
tt 1 53o. Maison à deux pignons, l’Esciiiquier, faisant le coin de Mascon et aboutissant de l’autre costé à la Herpe W. ■»
Une note perdue dans les Suppléments de Berty contient, à la date de 1G86, la mention suivante, qui s’applique à l’Echiquier, à la Herpe, à la Barbe d’Or, à la Belle Imaige et au Mouton, c’est-à-dire à tout l’espace compris entre les rues de Mâcon et Poupée :
te Maison du chef saint Denys, faisant le coin de la rue de Mâcon, contenant treize pieds et demi sur cette rue, et, sur la rue de la Harpe, vingt-quatre de profondeur;
tr Maison de la Herpe, contiguë , ayant douze toises de profondeur, sur trois toises et demie de large par le milieu;
cLes Trois Boys, ci-devant la Barre d'Or , ayant douze toises et demie de profondeur, sur trois toises et demie de large;
«Notre-Dame, ayant dix toises et cinq pieds de profondeur;
tr Maison derrière, ayant entrée sur la rue de la Harpe, par une allée, avec vingt pieds de face sur neuf toises de profondeur, entre la petite cour de devant et ladite allée, qui a six pieds de large P). «
Il résulte de cette note que deux des maisons ci-dessus énumérées, l’Echiquier et le Papegault, ou la Barbe d’Or, avaient échangé leurs enseignes contre celles du Chef saint Denis et des Trois Roys.
Maison de la IIerpe (1,373); de la Grant Harpe (157/1); de la Petite Harpe (i6o3), aboutissant, comme nous venons de le dire, à la rue de Mâcon. Enveloppant la Maison de l’Échiquier, elle était enveloppée elle-même par celle du
111 La rue de la Harpe, avec la Bouderie orien- ni versité, nous n’en décrirons le côté oriental que taie qui en formait le prolongement, étant la ligne dans le volume suivant, séparative des régions occidentale et centrale de l’U- (*> Supplément aux notes de Bertv.
Papegault. Deux notes, recueillies par Adolphe Berly et portant, l’une la date de 1 63g , l’autre celle de 1 686 , contiennent les deux mentions suivantes , applicables soit à la petite, soit à la grande Herpe, sans qu'on puisse déterminer exactement à laquelle des deux elles s’appliquent :
rt i 63g. Mention d’une maison ad Citharam, de laquelle les boursiers prirent possession en 127g, ainsi que d’une autre rue Saint-Cômei1’.
cc 1 686. Maison de la Grande Harpe, ayant douze toises de profondeur, sur trois toises et demie de large, par le milieu W. »
Maison du Papegault (1870) et delà Barre d’Or (157/1), paraissant avoir eu pour enseigne l'Image saint Martin en 1873. Deux notes de Berty se réfèrent à cet immeuble :
tr 157/1. Le Papegault, à présent la Barbe d’Or, tenant au grand médecin du Roy, d’autre part à l’Imaige de la Grande Harpe, par derrière à M. le général de Saultier.
tt 1 61 1 . La Barbe dOr, tenant à la Grande Harpe, d’autre part à la Belle Ymaige. 11
Les maisons et aux Images 11 étaient nombreuses dans la rue de la Harpe. Le seul côté occidental en comptait huit : la Maison auxYmaiges, à l'angle septentrional de la rue Pierre-Sarrazin ; l’Ymaige saint Martin presque au coin de la rue Serpente; l’Ymaige sainte Barbe, qui lui était contiguë; l’Ymaige saint Michel et l’Ymaige saint Pierre, à l’angle méridional de la rue des Deux-Portes; l’Ymaige saint Nicolas, entre cette voie et la rue Poupée; l’Ymaige saint Martin, et l’\ maige Notre-Dame à l’angle méridional de cette dernière.
L'Image Notre-Dame étant, par excellence, tt la Belle Image », c’est elle qu’il faut
Au xm' siècle, les étudianls qui fréquenlaient les écoles de Paris étaient divisés, comme aujourd’hui, en internes et externes. Ces derniers trouvaient difficilement à se loger. Ce n’était pas toujours le propriétaire qui leur imposait des conditions inacceptables; mais leur turbulence les faisait éloigner des maisons paisibles; il suffisait , en effet, d’introduire un martinet ou galoche dans un logis , pour le rendre inhabitable.
La papauté et la royauté intervinrent en faveur des clercs parisiens. Contrairement au droit de
propriété, et dans l’intérêt du pays latin qui vivait des dépenses faites par les écoliers , on taxa un certain nombre de maisons. Si un propriétaire refusait de livrer ses logements au prix fixé par le commissaire de PUniversité, sa maison était interdite durant cinq années. Au nombre de celles qui furent ainsi taxées, en 1 281 , figure rrla maison deM* Guillaume de Charleis, rue Saint-Côme, devant la maison au Cerf : h livres et demies. (Voir Mémoires de la Société de l’histoire (le Paris, t. IV, p. i h y.)
1,1 Supplément aux notes de Berty.
RUE DE LA HARPE. 399
identifier avec la Maison de la Corne de Cerf et de l’Ymaige Notre-Dame (i 373) aboutissant rue Poupée, et dans cette partie, dit Berty, étant en censive de Saint- Germain-des-Prés.