‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 179 sur 206 · COLLÈGE DE BOISSY · texte numérisé non relu

COLLÈGE DE BOISSY

LETTRES D’AMORTISSEMENT ENREGISTREES AU PARLEMENT (i66o).

« Veu par la Cour les lettres patentes du Roy, données à Soissons au mois de mai 1660, par lesquelles leclict seigneur permet au principal et boursiers du collège de Boissy et leurs successeurs, de tenir et posséder les maisons et héritages et biens contenus en la déclaration par eux fournie, et iceux admortist dès maintenant et à tousjours, sans que lesdicts principal et boursiers et leurs successeurs puissent estre contraincts de les mettre hors de leurs mains, ny qu ils puissent estre troublez, pour quelque prétexte que ce soit; à la charge toutesfois de payer aux seigneurs particuliers, desquels lesdictes maisons, héritages et biens rellevent, l’indemnité, si aucune ils doivent, etc.

«Ladicle déclaration de biens, y attachée sous le contrescel, avec la quittance de 2,200 livres tournois par eux payée pour le droict d’admorlissement, etc.

«Ladicle Cour a ordonné et ordonne que lesdictes lettres seront registrées ès registres d icelle, pour jouir, parles impétrans de l’effect et contenu en icelles, selon leur forme et teneur. (Félibien , Preuves, III, p. io3 et suiv.)

Les statuts du collège d’Harcourt sont fort étendus; ils n’occupent pas moins de dix pages dans Du Boullay (IV, i53-iG2) et sont divisés en quatre-vingt-six articles; ce qui témoigne de la sollicitude minutieuse avec laquelle les fondateurs ont tout examiné, tout prévu. Nous n’avons dû retenir de ces nombreuses prescriptions que celles ayant trait à l’installation matérielle des écoliers et présentant ainsi quelque intérêt topographique.

Les théologiens vivent séparés des artiens; à ceux-ci la petite maison d’Avranches située près de la porte d’Enfer; à ceux-là le grand hôtel, également d’Avranches qui confine à l’église de Saint-Côme : «Statuimus quod Theologi separatim vivant et cohabitant ab Artistis, videlicet in majori domo quæ est propinquior ecclcsiæ Sancti Cosmæ, et Arlistæ in minori domo quæ est versus portam Inferni, nec habeant aliquid commune in cohabititione, excepta capella.'n

La chapelle n’était pas le seul lieu où ils se rencontraient : ils devaient prendre leurs repas en commun : «Tarn Theologi quam Artistæ simul comedant in prandio et in cœna.»

APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. 629

Les uns et les autres avaient droit à des chambres que leur assignait le maître : «Tarn Theologis quam Artistis cameræ assignentur per magistrum, prout melius viderit expedire.»

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