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CHAPITRE IV

PORTE DAUPHINE

Sommaire : Date de la construction de la porte Dauphine. — Traite' conclu avecEdme Ravière, concessionnaire de l’entreprise; plans, devis et clauses de la concession. — L’architecte Le Mercier chargé de construire le nouvel édifice. — Réception des travaux. — Démolition de la porte, nécessitée par le prolongement de la rue Dauphine. — Inscription gui en perpétue le souvenir. — Vues diverses de cette porte.

Comme la rue à laquelle elle livrait passage , la porte Dauphine était d’origine récente : elle ne fut construite que pour fermer et régulariser la brèche faite dans la muraille de Philippe-Auguste, au moment où l'on prolongea la rue Dauphine jusqu’aux deux chemins sur les fossés : rues Mazarine et de l’Ancienne-Comédie. C était en 1 année iG3g, trente-deux ans après l’ouverture de la première section de la voie ouverte pour donner, sur la rive gauche, un débouché au pont Neuf. Un traité intervint alors entre la Ville, copropriétaire du mur, du fossé, des allées des murs, et le représentant du roi, d’une part, et le sieur Edme Bavière, qualifié de <c secrettaire de monsieur le prince (Pu, d’autre part, tant pour édifier la porte que pour exécuter les travaux accessoires rendus nécessaires pai cette construction. Ce traite, que Bouquet cite dans son Mémoire f2l, et qui est consigne tout au long dans les Registres du Bureau de la Ville, est une pièce fort intéressante au double point de vue topographique et administratif. Nous la reproduisons en entier, sous la rubrique où elle figure dans le recueil municipal.

Porte au bout de la rue Dauphine.

Articles et conditions accordez par M. Charles de Cambout, chevalier S. de Pont-Chasteau , conseiller du Roy en ses Conseilz, gouverneur de la Ville et chasteau de Brest, M " Oudart Le Féron, aussy conseiller du Roy en ses Conseilz , président ès enquestes de sa Cour de parlement, prévost des marchandz; nobles hommes Germain Piètre conseiller au Chastelel, Jacques Tartarin bourgeois, Claude Boue aussy conseiller du Roy en ses Conseilz et président en sa Chambre des comptes, Antlwine Barthélemy conseiller du Roy et maistre ordinaire de ladilte chambre, Pierre Sainctot et Pamphille de la Cour, conseillers de ladilte Ville , commissaires à ce depputez.

Aesme (sic) Raviere, secrettaire de Monseigneur le Prince, pour la construction d’une porte au bout de la rue Dauphine et continuation de ladite rue au travers du fossé, pour aller d’un droict

(l’ 11 élail> en le secrétaire du prince de Coudé; on le trouve aussi qualifié de «advocat et bourgeois de Paris ». — (!) P. 1 8 1 .

allignement rencontrer et joindre les autres rues du fauxbourg Saint-Germain, laquelle sera nommée .

Premièrement sera ledict Ravière tenu faire ladite porte de onze piedz de large et douze pieds jusques à l’imposte, et six piedz soulz clef de liault, avec deux petites portes à costé, de trois piedz et demy de large et sept piedz de hault, pour desgager la grande; les deux trumeaux entre les petites et grandes portes auront quatre piedz et demy de face, et ce qui restera entrera entre les petites portes, et les murs voisins auront un pied et demy chacun.

Les fondations seront basties dans terre de huict piedz d’espaisseur au bas de la fondation, revenant à sept piedz au rez de chaussée, basties avec libage au droict des tonneaux, et les intervalles remplis de moellon, le tout massonné de chaux et sable fondez sur vif fondz et piloté, sy besoing est, et les murs de dessus de six piedz d’espaisseur nécessaire, et le tout conformement au desseing de ce faict, dont la maçonnerie, jusques audict impostes, sera bastie avec quartier de pierre de cliquart et du franc ban, et le reste, de Saint-Leu, le tout taillé proprement et ayant pareille face dedans que dehors.

A costé de laquelle porte cy dessus, du costé des eschoppes, ledict Ravière sera tenu de récompenser la première desdittes eschoppes du costé de laditte porte, et icelle délaisser, avec la petite place tenant en eschaudé, pour en icelles y pouvoir loger un portier, sy mieux n’ayme ledit Ravière faire et bastir audict lieu un bastiment de dix à douze pieds, pour y loger ledict portier.

Sera tiré deux murs à l'issue de ladite porte au travers du fossé, pour former et construire ladide rue Dauphine, à la distance l’un de l’autre de cinq thoises ou environ, qui est la largeur de laditte rue, laquelle passera d’un droict alignement pour rencontrer les autres rues du faulx bourg. Lesquelz murs seront baslis avec libage par voies et chesnes, es endroiclz nécessaires, et moillon entre deux. Le tout mis en œuvre avec chaux etsable, de quatre piedz d’espoisseur, fondez sur vif fonds, revenant à trois piedz au rez de chaussée, aiant leur tallus du costé hors œuvre; et ledict Ravière se pourra servir du dessoulz du passage de la rue entre lesdicts murs [jour faire caves, à condition que les murs et vouttes d’icelles seront basties de pierre de taille jusques à la haulteur des plus haultes caves, et d’espoisseur capable pour porter lesdittes voultes, afin qu’il n’en puisse arriver accident lors que les charrois passeront sur icelle en l’estendue de la rue; et le tout appartiendra audict Ravière, pour sur vieux et au dedans des places y bastir maisons, ainsy qu’il sera dict cy-après, mesmes au rendu des murs qui se rencontreront dans la ville, depuis le mur d’icelle jusques à la dicte porte.

Sera faict ung autre gros mur au travers du fossé, du costé de la porte de Nesle, lequel prendra depuis la muraille de la Ville et sera poursuivy jusques à la rue du fauxbourg qui descend à la rivière, pour avoir seulement ses quinze thoises de fasse dans œuvre par devant, depuis l’encogneure du regard des eaues, sur la profondeur de vingt une thoises ou environ qui se rencontrent jusques au mur de ladicte Ville. Lequel gros mur sera fondé sur vif fondz et d’espoisseur capable pour soustenir les terres qui sont posées contre iceluy et faire bastiment sur iceluy, comme il advisera.

Fera un canal ou aqueduc de sept pieds dans œuvre, de largeur et de plus grande haulteur que les lieux le permettront, observant les pantes nécessaires à ce suject, le tout pour recevoir les eaues qui tombent de la porte de Rucy, jusques et hors les places délaissées audict Ravière, dont les murs seront garnis chacun de trois assises de bonne pierre dure, au rez de chaussée du dedans œuvre dudict canal, avec chesne et voussoirs de douze piedz en douze piedz, et le reste de bon moislon, le tout fondé sur vif fondz et mis en œuvre avec mortier de chaux et sable dans l’estendue de ses places.

Quant au tuyau qui passe au travers le fossé pour la conduitte des eaues, il demeurera au

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lieu où il est aprésent sictue' et en la mesme haulleur; pour lequel supporter il sera faict un massif à vif fondz de sept piedz et demy de large, pour sur ieeluy massif eslever les murs d’un aqueduc qui aura trois piedz de large dans œuvre et six piedz de haulleur soulz clef, etlesdictz murs de deux d’espoisseur, et contre l’un d’iceux, de six piedz en six piedz, il sera arrache' des encorbellemens, pour sur iceux poser et soustenir le tuyau desdictes eaux; au dessus de laquelle voulte sera faict une ouverture de deux pieds de large et quatre piedz de long, recouverte de pierre de brodisaire, au lieu qu’il sera désigné avec le sieur Francine, intendant desdictes eaues, pour servir à donner de l’air aux ouvriers lorsqu’il sera besoing d’y travailler, laquelle ouverture sera libre, sans estre engagée d’aucun bastiment sur icelle; et sera le fondz dudict aqueduc pavé de grais pour luy donner son égoust, pente et descbarge, depuis le regard desdittes eaues jusqu es dans le canal de l’esgoust.

Les grandes et petites portes de menuiseries, avecq les ferrures convenables et nécessaires, seront faicles aux despens dudict Ravière, suivant le mémoire qui luy en sera baillé par lesdictz sieurs de la Ville, et tous lesditz ouvrages faicts et parfaictz suivant deux plans et devis qui seront paraphez semblables l’un à l’autre, l’un desquels demeurera au greffe de la Ville et l’autre es mains dudict Ravière, qui fournira les clefs à mesdilz sieurs, du jour qu’il aura ses expéditions necessaires, comme il sera dict cy après. Ledjct Ravière fera paver laditte rue nouvelle ouverte pour la première fois seulement, comme pareillement le fonds de l’esgoul et canal cy-dessus.

Tous lesquels ouvrages seront faictz et parfaictz bien et duement des matériaux et qualitez des murs cy-dessus, le tout soubz bonne et dure visitation, au dire du maistre des œuvres de la ville et gens à ce cognoissans, et rendra le tout faict et parfaict comme dict est. Sera tenulcdict Ravière desdommager les nommez Turpin, Maisonncupfve et Bonnefille de leurs maisons qu’il convient abattre et desmollir pour la construction de laditte rue, suivant la prisée et estimation qui en sera faicte par experlz, en esgard qu’ilz les tiennent à baux amphileotiques de la ditte Ville, aux conditions apposées par iceux de la desmolir, sy laditte Ville en a affaire en cas de nécessité publicque et au temps qu’il leur en reste à jouir, demeurant ledict Ravière subrogé pour ce regard aux droictz de laditte Ville, et s’il en restoit quelque chose desdites maisons après laditte rue passée, luy appartiendra en propriété.

En considération des despences à faire par ledict Ravière pour l’accomplissement de ce que dessus et de la perle qu’il souffre, en ce qu’il convient passer lesdictes rues au travers des cours et places à luy appartenantes, Messieurs de la Ville et de Pontchasteau luy donnent, deslaissent et promettent de faire jouir à l’advenir en plaine propriété toutes les places qui se trouveront dans le fossé, des deux costez de laditte nouvelle rue, sans en rien reserver ny excepter, et ce depuis la porte de Bucy, en deçà, jusques au susdict mur qui sera faict du costé de ladicte porte de Nesle et tiré de la muraille de la Ville, jusques sur la rue du fauxbourg qui descend à la rivière, pour avoir quinze thoises de face dans œuvre sur laditte rue, à prendre de l’encogneure dudict regard sur la profondeur que le fossé de la Ville ne trouvera de largeur, en ce compris le mur de la Ville aux endroictz desdittes places, et le tout de fondz en comble en toutte l’eslendue des susdites places, à la charge de souffrir les passages des canaux seulement; pour de tout jouir, par ledict Ravière, ses hoirs ayans cause en toutte propriété, et en disposer ainsy que bon luy semblera, avec la propriété des places et courtz à luy appartenant, proce'dans de l’acquisition de Denis Jacolet qui avoit les droits des Jacobins, et lesdictz Jacobins, de la royne Louyse de Lorraine, mesme ce qui luy restera, après laditte rue passée, des places qu’il tient apresent à bail emphiteotique, par luy acquises de Christophle Gamard, et par ledict Gamard, de laditte Ville, sans que laditte propriété luy puisse estre contestée cy après, ny que pour raison d’icelle il puisse a l’advenir estre inquiété en quelque sorte et manière que ce soit. Messieurs feront lever

et oster incessamment a leurs frais touttes les oppositions et empeschemens qui pourroient survenir, en quelque temps et par qui que ce soit, à l’exécution du présent traite', soit pour la construction des ouvrages ou pour la jouissance des places et choses générallement cy-dessus spe'ciffie'es, et feront iceluy enregistrer et homologuer dans un mois au Parlement, après laquelle homologation ladite Ville en demeurera deschargée, ledit Ravière ne pourra estre dépossédé pour quelque cause et occasion que ce soit.

Fait et arreste au Bureau delà Ville, le septiesme avril mil six cens trente-neuf; signez Charles du C/VMBout, Piètre Tartarin, Le Féron, Galland, Boue, Aubry, Barthélemy, Sainctot, de la Court et Ravière.

Le concessionnaire de la porte Dauphine avait été bien inspiré en s’adressant à Le Mercier, architecte de la Sorbonne, pour lui demander le plan du nouvel édifice. Le Mercier, dont le cardinal de Richelieu s’était montré fort satisfait, et à qui la Ville venait de donner un nouveau témoignage de confiance en le chargeant de reconstruire la porte de Nesle, fournit les dessins nécessaires et fit exécuter les travaux. Ils ne lurent terminés qu en i64i, ainsi que le témoigne la pièce suivante empruntée aux Registres du Bureau de la Ville.

Lan mil six cens quarante cinq, le lundy unziesme jour de febvrier, nous Pierre de la Tour, conseiller secrétaire du Roy et de ses finances, Jean Chuppin, conseiller et bourgeois de la Ville, Pierre Euslache, aussy bourgeois, et Charles Coiffier, maistrc des requestes ordinaires de la Royne et commissaire examinateur au ChasLelet de Paris, et eschevin de laditte ville, sommes partis de l’hostel d’icelle ville, neuf heures du matin, accompagnez de MM. Germain Piettre, Martin Le Maire et Nicolas Boucot, procureur du Roy, greffier et receveur de laditte Ville, et transportez auboutde la rue Dauphine, au lieu ouest à présent basty la porte Dauphine, construite par Esme Romet (sic), secrétaire ordinaire de Monsieur le prince de Gonde'(1), pour voir et reconnoistre si les ouvrages mentionnez au traicle' fait avecq ledict sieur Ramet (sic), dès le septiesme avril mil six cent trente neuf, pour raison de la construction de laditte porte, sont bien et deuement parachevez, ainsy qu’il est porte' par le dixiesme article dudict traicté, auquel lieu se seroit rendu, de nostre ordonnance verballe, Cristofle Gamard, juré du Roy ès œuvres de maçonnerie, et Augustin Guillain, maistre des œuvres demaçonnerye de îadicte Ville, ausquelz Gamard et Guillain nous avons enjoinct de bien et fidcllement voir et visitter lesdictz ouvrages, comme ils ont laicl en nostre présence, et vériffier, article par article, les conditions et charges portées par ledict traicté, ledit Raviere présent en personne; les juelz ouvrages ilz ont trouvé bien et deuement faiclz et parfaictz suivant et au désir et conformément audict traicté, et tout ainsy et en les mesmes formes et manières qu’il est représenté par les plans qui en ont esté dressez et mis au greffe de Iadicte Ville, à l’exception d’un trou ou regard, que ledict Ravière est obligé de laisser depuis le regard jusques au canal dans la voulte, au lieu le plus commode de lacqueduc, de deuz piedz de large et quatre piedz de long, lequel trou doibt estre couvert d’une pierre de liaiz pour servir aux ouvriers lorsqu’il sera besoing d’y travailler; «à quov satisfaisans, ainsy qu il est porté par ledict traicté, icclluv Raviere demeurera entièrement deschargé et aura

'' La qualification donnée à l’eulrepreneur de la porte Dauphine nous permet de l’identifier, malgré l’altération de son nom : il s’agit bien d’Edme Ravière.

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satisfaict à ce qu'il est tenu et obligé par sondict traicté. Signé : de la Tom> Chuppin , Eustachf., CoiEFIER ? PlETTIlE , BoiICOT (1ta.

Augustin Guillain certifie, de son côté, et avoir veu et visité tous lesdietz ouvrages, et les avoir trouvez bien et deueument faietz et parfaietz » , à l’exception du trou ou regard dont il est question plus haut (2b Edme Ravière avait donc rempli ses engagements.

Quelques mois après la réception des travaux, la Ville recevait une assignation prouvant que le vieux conflit existant entre elle et le roi, au sujet des portes et de tout ce qui touchait à l’enceinte, était encore vivant. Un sieur Daniel Cadet, regarde à cheval des plaisirs de Sa Majesté *, avait été nommé portier de la nouvelle porte, et demandait à être mis en possession de son office; mais la Ville remontrait que, ndès le septiesme jour de septembre mil six cent trente neuf, elle avoit pourveu Pierre Jonglet de la charge de garde-clos et portier de la porte Dauphine, cà la nomination et présentation de maistre Claude Bourot, lung des quartiniers de ladicte ville, aprez avoir donné pour caultion de sa fidellité René Buisson, maistre brodeur de Paris, certifié bon et solvable par ledict Bourot, ainsy qu’il s’est pratiqué de tout temps, sans que Sa Majesté à présent régnante ni les rois ses prédécesseurs en ayent jamais disposé. Aussy seroit ce pervertir tout l’ordre de la première ville du royaume, et judicieusement estably, contre l’intention de sadicte Majesté, qui n’a pas sceu que ladicte charge de portier lût en la disposition de ladicte Ville, laquelle a faict construire ladicte porte et le logement du portier à ses propres cousts et despens, lesdietz portiers estant gaigés de ladicte Ville, comme serviteurs domestiques d’icelle (3). i>

Moins heureuse que son voisin l’hôtel de Nevers, la porte Dauphine ne devait subsister que trente-deux ans et demi : le 2/1 septembre 1673, le Bureau de la Ville assemblé recevait communication d’un arrêt du Conseil d'Etat rendu à Nancy, et Sa Majesté y estant d, par lequel la nouvelle porte était condamnée. Il y était dit que et pour faciliter lu communication du fauxbourg Saint-Germain avec les quartiers des Cordeliers et de Saint-André-des-Arts, et sadite Majesté désirant rendre plus commode le passage de la rue Dauphine, quy se trouve embarrassé par la porte Dauphine à présent inutille, sadite Majesté, en sou Conseil, a ordonné et ordonne que ladite porte Dauphine sera desmolye, à la dilligence des prevost des marchands et eschevins de sa bonne ville de Paris, ausquelz Sa Majesté enjoinct de faire mettre des marbres, tant è l’endroict où est à présent ladicte porte Dauphine, qu’aux endroietz où estaient celles de Saint-Germain et de

Bncv, sur lesquelz sera faict mention de la démolition des dictes portes, pour servir ce que de raison W*.

En exécution de cet ordre, la porte Dauphine fut abattue. On ne la connaît qu’imparfaitement, et le devis que nous avons reproduit ne suffît pas pour qu’on s en représente exactement l’aspect. Elle devait ressembler, dans son ensemble, aux portes de Pidoux, élevées, vers la même époque, sur le parcours de la nouvelle enceinte bastionnée. Le plan de Gomboust la montre de profil , sous la forme d’un pavillon rectangulaire percé d’une arcade. Sur une pièce du recueil intitulé Topographie française , et publié, en 16/18, par Jean Boisseau, 011 l’aperçoit en perspective : c’est un bâtiment sans étage et à toit aigu, dans lequel s’ouvre une grande baie à plein cintre, entourée d’une chaîne de pierres en bossage. Le plan publié en 1 6 5 4 par le même topographe la représente avec deux ouvertures, ou fenêtres, au dessus de la baie principale; ce qui indiquerait l’addition d’un étage au-dessous du comble. Il semblerait que la démolition n’en a pas été complète, dit M. Bonnardot, car, en 1760, le géographe Bobert de Vaugondy signalait, comme subsistant encore, et un jambage de l’arc 11, c’est-à-dire un pied droit analogue à celui du fameux archet Saint-Merri, que Raoul de Presles dit avoir vu à l’entrée du cloître de ce nom. Le seul souvenir qui en reste aujourd’hui est le e marbre 11 dont il est parlé dans l’arrêt du Conseil d’Etat. Voici quelle est la teneur de cette inscription commémorative :

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