CE.NSIVE DE SAINT-BENOÎT
Maison de l’Escu de France, immeuble très étroit et de peu de profondeur, enclavé dans le pourpris de la Gaulée.
CENSIVE DU PARLOIR AUX BOURGEOIS
Maison de la Corne de Cerf (1A10), à laquelle est déclarée tenir, en l’année 1/107, une maison du Petit Mortier, qui 11e figure pas sur le plan de Berty. La pièce où se trouve cette mention localise ainsi la maison dont il s’agit, ir proche de l’église Saint-Andry, tenant à la maison du Cerfn.
Maison de la Corne de Daim, ou de Daim Rouge (15/17); 011 1® L'ouveî en 1 û 6 5 , désignée sous le nom de Saint Ei.oe.
Maison du Pot d’Estain (15/17), aboutissant, comme la précédente, au Plat d’Estain de la Bouderie orientale, et contiguë à la maison faisant le coin de cette rue.
Maison du Saint-Esprit et de l'Ange, formant l’angle occidental de la même Bouderie et ayant subi, comme les deux précédentes, un retranchement par suite de l’établissement d'un pan coupé. Berty, qui le figure sur son plan, n’en donne pas l’explication dans ses notes. Résultait-il de la mesure générale d’élargissement qui fut prise, lors de la construction du pont Saint-Michel, pour la Petite Bouderie ou Bouderie orientale, ainsi que pour les voies qui y aboutissaient? Aurait-il été motivé par l’établissement, en ce lieu, de la fameuse borne qui était censée représenter les traits de Périnet Le Clerc, le traître qui livra l’une des portes de Paris aux Bourguignons?
Nous nous trouvons ici en présence de deux versions contraires. Selon .
les boucliers érigèrent à Périnet Le Clerc une statue sur la place Saint-Michel (sic), — c’est-à-dire du Pont-Saint-Michel, — de laquelle statue le piédestal subsista longtemps.
Quant à la statue elle-même, elle fut renversée, décapitée même, et l’historien Saint-Foix déclare l’avoir vue adossée, en guise de borne, à la maison qui laisait le coin de la rue Saint-André-des-Ars cet de la Vieille Bouderie, -n probablement la Bouderie orientale, puisque la figure du traître s’élevait au carrefour de 1 Abreuvoir-Mdcon.
Mais F élibien n’admet pas cette légende : <t Tous les auteurs contemporains, dit-il, et ceux qui les ont suivis jusqu’à la fin du xvi° siècle, n’ont point parlé de cette statue. Il y a plus : l'Hôtel— Dieu a fait acquisition de la maison qui fait le coin des deux rues eu i5oi, et dans les contrats qui en onL été faits, où tous les débornements sont spécifiés, il 11’est lait aucune mention de cette statue. En 1761, la maison a été rebastie, et, dans le procès-verbal de 1 alignement donné par les trésoriers de France, il 11’est parlé que dune borne ordinaire placée à ce carrefour, telle qu’011 la voit encore et sur laquelle les tailleurs de pierre ont tracé grossièrement une espèce de visage, peut-être pour se conformer à l’erreur populaire établie dès le teins que Du Breul escrivoit ses Antiquilez de Paris^.v
Jaillot, dont ou connaît l’esprit judicieux, 11’admet pas davantage cette légende.
Histoire de lu ville de Paris, II. p. 790.
RUE SAINT-ANDRÉ-DES-ARS
«Quelques historiens , dit-il, ont écrit que ce fut à cette occasion qu’on plaça la statue de Permet Le Clerc au bout de la rue S. André; d'autres, comme Du Breul, disent qu’on n’y mit cette statue qu’en 1 436 , après l’expulsion des Anglois, en mémoire et exécration de sa perfidie. Je pense que c’est une fable qui s’est perpétuée j sans autre fondement qu’une tradition populaire, et que cette figure est celle d’une borne, dont la partie supérieure représeutoit une tète d’homme. J’ai lu, dans des Notes manuscrites recueillies par dom Félibien et qui se conservent ;\ Saint-Germain-des-Prés, que cette borne étoit un monument d’une amende honorable faite au chapitre Notre-Dame, en expiation d’une insulte faite à un chanoine lors d’une procession qui passoit en cet endroit. Si ce lait étoit vrai, on en eût vraisemblablement conservé le souvenir par une inscription, ou par quelque monument de sculpture mieux placé et moins exposé à être détruit, qu’une borne mise à l’angle de deux rues très fréquentées et qui, par sa position, pouvoit facilement être mutilée ou rompue PL d
En présence de ce dissentiment et en l’absence de tout texte positif, de tout débris authentique de la borne dont il s’agit, nous ne pouvons rien affirmer. Qu'il nous suffise de constater, avec Félibien , que la Maison du Saint-Esprit et de l’Ange, acquise en i5oi par 1 Hôtel-Dieu , avait été reconstruite en 1701. Elle a disparu lors de la reconstruction du pont Saint-Michel et du percement du boulevard de ce nom.
|J Recherches historiques, etc. Quartier Saint-André-des-Arts , p. 7.
ÉGLISE SAINT-ANDRE-DES-ARS