‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 70 sur 206 · IX. — CHAPELLE DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

IX. — CHAPELLE DE LA VIERGE

Dans l’ordre de succession des chapelles échelonnées le long de la rue Saint- André, la chapelle de la Vierge était la neuvième cà partir du grand portail, et la

première eu venant du maître autel; elle prenait jour sur la rue Haulefeuille ou du ttchevet Saint-Andry u.

Le Beul et Cocheris 1 ont mentionnée sous le nom de et chapelle des Ramays ou Ramets n.

Le premier donne, à cet égard, les renseignements qui suivent : ctJean de Iiamays, avocat, fonda, par son testament du iG août i43o, la chapelle de la sainte Vierge (qui quelquefois est appelée la Conception) , voulant que l’évêque la conférât sur la présentation des rnarguil I iers. Elle a été divisée en deux parties. Germain de Ganay en avait été chapelain avant d’être élevé sur le siège épiscopal de Cahors .... Une autre chapelle de la Conception est dite fondée par Jean Ferroul dans des provisions de 1S21.11

I I. Cocheris qualifie d’erronées ces diverses assertions : * Le Beuf, dit-il, commet ici deux erreurs. La chapelle des Ramets, comme on l’appelait, et la chapelle de la Conception sont deux chapelles distinctes. De plus, la chapelle des Ramets a etc fondée le 4 juillet i433, et non pas en i43o. Cette chapelle possédait 108 livres de revenu en 1728. La chapelle de la Conception qui, à la même epoque, avait un revenu de 101 livres 4 sous, était alors à la nomination d’une demoiselle La Bucaille, comme la plus proche parente du feu sieur Féron, descendant probablement des fondateurs. Ajoutons qu’il 11e faut pas confondre la chapelle de la Vierge, autrement dite des Ramets, avec la chapelle Notre-Dame, fondée le 20 mars i5ifi.ii

Berty a essayé do faire la lumière au milieu de toulcs ces obscurités, sans y réussir pleinement. Nous avons puisé aux mêmes sources et nous sommes convaincu que Le Beuf et Cocheris ont pris pour des fondations de chapelles des créations de chapellenies et de vicaireries, faites postérieurement à la construction de l’édifice ; ce qui est bien différent. La liasse relative à la chapelle de la Vierge contient, en effet, plusieurs actes de 1 3 1 3 à 1 348, concernant le don du fief de Irichypar Jean llielu ou de Thelu, chanoine de Saint-Quentin, pour fondation dune chapellenie rit I autel de la Vierger. Le Beuf assure que cette fondation était «du titre de la Magdeleine, à la collation de l’évêque de Paris sur la présentation de l’Université, et que l’évêque Foulques de Chanac l’avoit confirmée en 1 3 4 8 . 11

Les historiens de l’Université 11’ont eu garde de l’oublier; Crévier la mentionne en ces termes: ttEn la même année ( 1 3 08 ) , l’Université acquit quelques terres et biens fonds des deniers que lui avoit légués Jean Thélu, docteur en décrets, et chanoine de Saint-Quentin, pour y être employés à fonder une chapelle, dont elle auroit la présentation. L’acle de l’acquisition des biens dont cette chapelle devoit être dotée est de i3o8, et cependant la fondation n’eut sa pleine et entière exécution qu’en i348. Alors la chapelle ayant été érigée par l’évêque de

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Paris dans l’église Saint-André-des-Arts, à l’autel cle la sainte Vierge, le célèbre Jean Buridan en fut le premier nommé chapelain. Elle subsiste encore aujourd’hui (1761), et elle est la chapelle la mieux rentée de l’Université W. n

Cette expression «à l’autel de la Vierge ::, le mot chapelle employé évidemment dans le sens de chapellenie, nous semblent donner la clef de tout le mystère : au lieu de compter quatre chapelles distinctes, la Vierge, la Conception, Notre- Dame, la Madeleine, il paraît beaucoup plus naturel de voir là des créations de chapelains et de vicaires officiant «à l’autel delà Vierge •», dans une seule et même chapelle, la plus vaste et la plus importante de toutes, comme le sont généralement les chapelles consacrées à la Vierge.

Nous trouvons dans l’une des pièces que nous avons consultées (Arch. nat.,L 63 1, n° 20), une nouvelle preuve de la vérité de notre interprétation. Le 6 janvier 1626, Jean Véron, prêtre, fondateur d’une et messe de la Passion n, avait demande aux marguilliers la permission de tt faire faire un autel contre la face du pillier ou estoit la chaire du prédicateur, du costé dextre du crucifix ::. Le h août 1 628, il obtint l’autorisation demandée et lit tt dresser et mettre ledit autel, contretable, tableau et l’image de Noslre Seigneur en Ecce homon. La messe devait être dite à cet autel, qui pouvait ainsi compter pour une chapelle.

Une raison d’impossibilité matérielle vient fortilier cette interprétation : en admettant même que la chapelle de la \ Aerge ait été divisée en deux, ce que nie Gocheris, en supposant de plus que la sacristie ait été jadis une chapelle, on ne trouve point encore, dans la succession de ces édicules, la place nécessaire pour loger tous ceux que mentionnent les historiens, et il faut absolument recourir à 1 une de ces deux explications: changements successifs de vocables, ou créations, dans une chapelle, de plusieurs titres de chapelains et de vicaires célébrant au meme autel, en vertu de fondations différentes. La liasse que nous avons dépouillée contient une pièce citée par Berty, laquelle concorde parfaitement avec l'explication que nous avons donnée. A la date du 3 juillet 1 633, Jean de Rnmeys, avocat au Parlement, fonde une vicairerie composée de deux chapelains, toujours «en la chapelle de la Vierge v, et abandonne, pour constituer revenu, deux maisons sises en la rue Pavée.

O11 trouve dans la même liasse une mention de la chapelle, ou plutôt chapellenie de la Conception, par un sieur Feiron, dit Cocheris, eu réalité Jean Feirou, avocat au Parlement ; cette mention est relative à une inscription placée «sur la porte de la sacristie::. S’il s’agit non d’une chapellenie, mais d’une véritable eha-

(l) Histoire de P Université , II, p. 220.

TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, pelle, il est fort possible que ladite sacristie en occupât l’emplacement et que le titre en ait été transporté ailleurs. La fondation de Jean Feirou était du 4 septembre i5o6.

Enlin , il résulte des diverses pièces que nous avons dépouillées après Berty, qu’on ne trouve nulle part le nom des fondateurs de la chapelle de la Vierge, bâtie probablement par la fabrique à raison de son vocable et de son importance, et que la propriété n’en a jamais été revendiquée par ceux mêmes qui y avaient fondé des messes ou des obits.

Parvenu au terme de notre excursion dans l’église Saint-André, après avoir visité successivement les dix-neuf chapelles quelle renfermait, y compris 1 oratoire Saint-Mathias, nous avons encore à placer, ou plutôt à identifier celles de Sainte- Geneviève et de Saint-Michel, dont parlent les historiens.

Cette dernière, dit Le Beuf, travoit été fondée avant l’an i43i par Pierre du Perrey, clerc-notaire du Roi, et la fondation confirmée par le cardinal de Chalant, légat en France* P'. 11 est regrettable que IL Cocheris, dans ses noies et additions, n'ait pas cherché à l’identifier; les pièces dont il a donné la cote, et que Berty avait consultées, sont muettes à cet égard; nous n’y avons rien trouvé qui puisse aider à une identification. Un document important, qui n’a pas encore été publié et que nous reproduisons en substance, aurait pu nous fournir quelque lumière : c’est le procès-verbal d’une visite générale de l’cglise Saint-André, faite par l’architecte Antoine, en 1772; malheureusement nous n’y avons trouvé qu’une simple mention de la chapelle Sainte-Geneviève et aucune indication sur celle de Saint-Michel. En revanche, il y est fait mention de deux oratoires, et derrière le chœur*, au lieu du seul oratoire Saint-Mathias, et de deux chapelles et adossées aux piliers de l’entrée du chœur * ; ce n’étaient sans doute que des autels, et c’est peut-être là qu’il faut placer les vocables de la Conception, de Saint-Michel et de Sainte-Geneviève. Quoi qu'il en soit, nous croyons devoir maintenir le sens de chapellenie attaché au mot clmpelk, et nous pensons qu’il faut interpréter ainsi tout acte de fondation, dans lequel il n’est point parlé de construction ou d’appropriation à faire.

Aux chapelles se rattachent naturellement les confréries et les ex-volo. Sauvai en cite une (I, Z128), celle de Saint-Jean l’Évangéliste, érigée, dit-il, et fondée par les libraires qui, dans ce temps, ne vendaient que des manuscrits, les écrivains, les enlumineurs, les relieurs et parcheminiers, relevant de l’Université de Paris, comme suppôts. Elle fut confirmée par le roi Louis XI, le i5 septembre 1/167; ce qui prouve qu’elle existait auparavant. IL Cocheris en retrouve deux autres: celle

C' Histoire de la ville et du diocèse de Paris , édil. Cocheris , III , p. 3i .

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des Parcli eminiers, qui devait être un démembrement de la précédente, fondée par Jeanne Volant, veuve d’Antoine Montor, parcheminier, le 2/1 mars i65o; et celle de Jésus-Marie-Joseph, instituée l’année précédente par une bulle du pape Innocent X. Quant aux ex-voto, nous nous bornerons à en citer un, mentionné par Dulaure : crOn voyait, dit cet historien, dans une chapelle de l’église Saint-Andrédes-Ars, un ex-voto placé par Armand Arouct, frère de Voltaire W. r

Les cellules de reclus et de recluses se lient également aux chapelles, ainsi que les confréries et les ex-voto. Or l’église Saint-André-des-Ars nous offre une parlicularité de ce genre. Un siècle environ avant les recluses du cimetière des Innocents et de la chapelle de Sainte-Marie-Égyptienne, dont il est question dans le Journal d’un bourgeois de Paris®, l’abbé de Saint-Germain accordait une Jicenlia edificandi reclusagium, ou autorisation te à une recluse des Filles-Dieu de Paris de se bastir une demeure attenant et touchant les piliers de l’église Saint-André-des- Ars, sur la terre et jurisdiction temporelle de l’abbaye». Voici le texte de cet acte, qui a été relevé par feu H. Legrand dans les archives de l’Abbaye:

Permission accordée à une recluse des Filles-Dieu de Paris, par l’Abbé de Saint-Germain, de se bastir une demeure attenant et touchant les piliers de l'église de Saint-André-des-Ars sur la terre et jurisdiction temporelle de. l’Abbaije.

A tous ceux qui ces putes lectres verront, Jehan Lebacle de Meudon, clilr. garde de la prevoslé de Paris, salut. Savoir faisons que, pardevant Guill. Deschamps et Adam Pelil, clers notaires jurez du Roy iTre sire, eslablis de par luv en son Chastellet à Paris, etc. — Mess. Grenier de Plaisance et Pierre Viel bôfis, en l’église de Paris, ou nom et corne amis cl allins do Gilonne La Galerence, Recluse, nagueres en l’ostel des Filles Dieu de Paris, d’une part, et mess. Jacques Senvuni, curé de l’église Saint Andry des Ars à Paris, Michel Levasseur et Nicolas de Tannes, marregliers de l’église dud. Saint Andry ou nom et pour ycellc église d'autre part, asseurerent et pr vérité confessèrent que, de la droit licence et aücté (autorité), de Monsgr l’evesque de Paris, ilz avoient accordé et traicté ensemble pour lad. Recluse, que vcclle Recluse doresnavant, sa vie durant seulement, auroil son habitâôn et demeure tant en ladicle église de Sainct Andry qe coiïïe ou circuitc d’un pié de terre de lé, joignant au pilier de ladicle église, dehors cheanl sur la terre et voierie de Sainct Germain des Prez, lequel pié de terre et de long, tant corne lad. habilaon durra, queReverent pere en Dieu, Mous, l'abbé cludict Sainct Germain auroit voulu et accordé et consantu (sic) que l’habitaôn de ladicle Recluse y soit laide,

;i) Histoire de Paris , II, p. 2 63.

(2) rrLe xi* jour d’octobre, au jeudy, fut la recluse, nommée Jelianne la Voirière, mise, par maistre Denis des Moulins, lors evesques de Paris, en imc massonete toute neuve, dedans le cymetière des Innocens, et fîst ung bel sermon devant elle et devant moult grant foison de peuple, qui là esloit pour le jour. * (Journal d’un bourgeois de Paris, édit. Tuetey, p. 336 et 33y.)

Le nouvel éditeur de ce journal ajoute les détails suivants: rr Jeanne la Verrière fut remplacée par Alix la Bougeotte, morte le 29 juin 1/176. Ces deux recluses paraissent s'être cloîtrées volontairement; il n’en est pas de même de Renée de Vendemois qui fut condamnée, Je 20 mars 1/186, pour adultère et assassinat de son mari, à la réclusion perpétuelle en une logclte construite h ses fixais dans le cimetière des Innocents. » (Ibid.)

au

pour soy demourer le cours de sa vie durant seulement, sans préiuddice de sa terre et juridiction et sans ce que, apres son trespassement, autre Recluse y puisse demourer ou habiter sans le consentement dud. abbé, Et pour ce ycelles dessusnommees partyes, es noms qc dessus, promirent lovaument et en bonne foy ladicte habitàôn abatre ou taire abatre tantost apres le decez de ladicte Recluse, sil plait aud. abbé et si corne lad. habitàôn se comptera, delessez la place aud. abbé, cy autel point et estât corne elle est a présent, sans préiudice de lad. eglise terre et juridiction dud. Saint Germain des Prez , promettans par leurs sermens a non venir contre a nul jour pour quelque cause, et a faire et entériner et accomplir ce qc dit est esdiz noms. Obligeans quant à ce lesd. mess. Grenier et Pierre Vie! , euls, leurs hoirs, tous leurs biens et de leurs hoirs, et lesd. marregliers de Sainct Andry dessusd. , dans tous lesbiens de ladicte eglise quelconques pus et a venir, a insler etexploicter par toutes justices pour ces 1res acomplir. Esquelles nous, a la relacon (réclamation) desdis notaires jurez, avons mis a ces 1res le sccl de la prevosté de Paris, l’an mil ccc cinquante et neuf, le samedy vint et vij jours de mars.

Signé : A. Petit. (Sceau à queue avec fleur de Iis.)

La logette construite pour abriter Gilonne la Galerence ne survécut pas sans doute à cette recluse, puisqu’il avait été stipulé qu’on la aferoit abatre tantost aprez son decez n. Nous ne saurions dire à quelle partie de l’église elle était accolée; c’était plus probablement sur la rue du Cimetière, à cause de la circulation qui encombrait la ccgrant rue Saint-Germain -n.

Tout cet ensemble de petits bâtiments, chapelles, oratoires, logettes, accolés

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successivement à l’église Saint-André, offrait un aspect assez disparate et nécessitait de fréquentes réparations. L’extinction des familles des fondateurs, la diminution des revenus, l’attiédissement des paroissiens, quand il s’agissait de fondations ou de dotations nouvelles, avaient du laisser la plus grande partie des frais d'entretien à la charge de la fabrique. C’est pour satisfaire à ce devoir et aussi pour mettre en bon état les chapelles <t vacantes et impélrablesn, afin de les concéder ou de les bailler à des conditions avantageuses, que les marguilliers de Saint- André obtinrent, le i h mai 1772, de François Dufour de Villeneuve, lieutenant civil delà ville, prévôté et vicomté de Paris, d’abord une homologation de leur délibération, puis une sentence en vertu de laquelle l’architecte Jacques Denis Antoine fut chargé de se transporter dans l’église Saint-André, avec Joseph Bouillerot, greffier des bâtiments, pour visiter lesdites chapelles. 11 ne faut donc point s’étonner de ne pas trouver, dans le rapport de ces experts, l’indication de toutes les chapelles que renfermait l’église. Il s’agissait, nous le répétons, de réparations à exécuter dans les chapelles vacantes et impétrables, ainsi que dans d’autres pour lesquelles il pouvait y avoir quelques contestations au sujet de la propriété. Celles qui ne se trouvaient pas, en 1772, dans l’une de ces deux conditions ne reçurent point la visite de l’architecte Antoine.

La première vacation, qui eut lieu le 21 mai, consista dans une entrevue avec les marguilliers, à qui l’architecte donna lecture de la sentence et des autres actes qui s’y rattachent; elle se termina par l’examen de l’une des deux chapelles de la Résurrection. La seconde visite fut remise au a5 mai; les suivantes eurent lieu les 26 et 3o du même mois, 2, 3, 1 6 et 1 7 juin ('h Voici quel fut le résultat de celte expertise :

Première chapelle de la Résurrection. — Cotte chapelle est fermée, sur te bas côté, ou collatéral à droite de la nef, par une forte et très ancienne grille en bois plein et à panneaux jusqu’à hauteur d’appui, et à balustrcs par le haut, et entrelas de fer et différants ornements eu sculpture évidés; le tout couronné d’une corniche enrichie de deuticules et d’ornements taillés, surmonté d’un fronton triangulaire qui sert de couronnement à la porte d’entrée de la chapelle , et sur lequel sont posées deux figures très mutilées, représentant des chérubins. Aux deux côtés des frontons et sur la corniche qui sert de couronnement à la grille, sont de mauvais chardons de fer, la plupart cassés.

La porte d’eulrée de la chapelle est ferrée de deux fortes fiches coudées, d’une vieille serrure à tour et demi, avec sa clef, la gâche, entrée et boucle. Plusieurs ornements de la partie supérieure sont mutilés, de même que le surplus de la grille de clôture de la chapelle. On remarque aussi à la corniche plusieurs éclats.

A gauche, en entrant dans la chapelle et au dehors, on voit, appliqué au-devant de la partie inférieure de la grille, un banc de menuiserie soutenu par des consoles, aussi de menuiserie, qui portent sur la première des deux marches de pierre qui sont à l’entrée de la chapelle;

f'! Le rapport de l’architecte Antoine, adressé au lieutenant civil Dufour de Villeneuve, est conservé aux Archives nationales (section historique) sous la cote S 33io.

à droite, sont des vestiges de pattes qui indiquent que le banc de ce côté a été supprimé lors de la construction du tambour de la porte du bas côté.

Sur la partie supérieure de la grille et à gauche, en entrant dans la chapelle, sont appliquées de mauvaises planches et un petit guichet ouvrant; le tout formant les ouvertures de la grille à hauteur d’homme, cl, à gauche, sont appliqués deux mauvais panneaux au même effet [sic).

La chapelle est voûtée d’arêtes de forme gothique, avec branches d’ogive en pierres de taille, qui se réunissent et sont liées au milieu de la voûte par quatre rosaces de sculpture, au centre desquelles sont des armoiries, aussi en sculpture.

Les murs, en trois sens, de la chapelle, sont en pierre de (aille. Dans celui qui est du côté de la rue du Cimetière et en face de la grille de clôture, est un grand vitrail, cintré par le haut, en forme gothique, servant à éclairer la chapelle. Ce vitrail est divisé en (rois parties, sur sa largeur, par deux branches en pierre , qui se terminent dans le haut en diverses ligures gothiques. Les vides de ce vitrail son! fermés de panneaux de verre montés en plomb, formant différents compartiments ornés et encadrés de bordures, sur lesquelles sont peintes des fleurs et différents ornements coloriés. Sur deux de ces panneaux et dans la partie inférieure du vitrail, sont peintes des armoiries semblables à celles qui sont au centre de la voûle et ci-devant déclarées. Presque tous ces panneaux sont en mauvais étal; indépendamment du besoin qu’ils ont d'être nettoyés, il y a nombre de pièces cassées; les planches sont fracturées en beaucoup d’endroits; le défaut des châssis en fer rend ce vitrail peu solide, les panneaux n’étant soutenus que par quelques traverses mal scellées dans les côtés montants.

Au dehors du vitrail, est un grand grillage de fil de fer, monté sur un châssis de tringles arrondies formant dix-huit panneaux, la plupart percés, déchirés et hors de service.

Dans l’intérieur de la chapelle et au-devant du vitrail, est une forte tringle de fer, avec des poulies pour porter un rideau.

Le plancher inférieur est parqueté et en assez bon état, à l’exception de quelques pointes et de plusieurs petits panneaux, le long du mur de face, sur la rue du Cimetière.

L’autel de la chapelle consiste en un très vieux coffre de bois de chêne dont le devant ouvre en deux parties ferrées d’anciennes fiches à broche, d’une serrure sans clef et d’une barre de fer en deux parties, avec des supports et crampons.

Epitaphe de Claude Gallard.

Annonciation. Celte chapelle est fermée sur le bas côté ou collatéral, à droite de la nef, par une grille en bois très forte et très ancienne, à panneaux par le bas, jusqu’à hauteur d’appui.

La voûte est en pierre de taille, de même forme que celle de la chapelle de la Résurrection.

Vitrail gothique également de même forme, avec armoiries.

L’intérieur de la chapelle est décoré d’un lambris de menuiserie dans la face opposée à l’autel, de même que dans celle du vitrail. La dernière partie est moins élevée que la première; ce qui produit un détestable effet.

Epitaphe d’Hercule Vauquelin des Yvetaux.

Saint-Jérôme. On voit dans celte chapelle une grille de fer, élevée, distribuée en panneaux, avec frises, barreaux droits et enroulements; porte au milieu, surmontée d’un couronnement en fer;

Voûle semblable à celles de la chapelle de la Résurrection et de l’Annonciation;

Grand vitrail en forme gothique, s’ouvrant sur la rue du Cimetière.

La décoration du retable est en pierre de Tonnerre : elle se compose de pilastres suppor-

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tant une corniche cintrée en voussures, dans laquelle est une Gloire, au-dessus d’un tableau représentant saint Jérôme qui administre la communion.

L’autel a la forme d’un tombeau; il est de marbre de différentes couleurs.

Épitaphe de Mathieu Chartier;

Epitaphe de Michel Chartier (incorrecte);

Autres épitaphes, parmi lesquelles on remarque une inscription en vers français à l’honneur de Michel Chartier.

Saint-Sacrement ou Communion. Celte chapelle, en forme de rotonde, est fermée par une grille en fer à barreaux, ouvrant à deux vantaux. Cette grille est surmontée d’un couronnement.

Elle est éclairée, sur la rue Hautefeuille, par un vitrail dont les peintures représentent une Gloire éternelle, au centre de laquelle est l’Agneau pascal, avec les attributs des évangélistes et plusieurs chérubins.

L’autel, placé au-devant du vitrail, est un coffre de bois en menuiserie.

Epitaphe delà demoiselle Claude Le Maistre, fille de Gilles Le Maistre, morte le 22 septembre 1 5 56.

Épitaphe de Carolus Loppeus, théologien de Navarre, mort en 1 633.

Fonts baptismaux. Celte chapelle est éclairée, sur la rue Saint-André, par un grand vitrail, qui est divisé en trois parties par des meneaux en pierre, se terminant dans le haut, en diverses figures gothiques : les vides sont remplis de panneaux de verre, sur lesquels sont peints : i° le baptême de Jésus-Christ; 20 différents ornements servant de bordures; 3° des armoiries.

Les murs et voûte de ladite chapelle sont 1res irréguliers dans leur plan par le biais qui occasionne l’alignement du mur de face sur la rue Saint-André, qui, n’étant point parallèle au mur de la nef, produit sur toutes les chapelles de ce côté la même irrégularité.

Tableaux anciens et médiocres représentant : l’un, l’entrée de Jésus-Christ à Jérusalem; l’autre, son ensevelissement.

Grille anciennement en bois; de fer en 1772.

Épitaphe de Louis Royer, mort en 1661.

Sainte-Martiie. — 11 ne restait de cette chapelle, eu 1772, que l’emplacement occupé par une allée.

Saint-Pierre. Grand vitrail sur la rue Saint-André. Ce vitrail est divisé en trois parties par des meneaux de forme gothique. On y voit peints le Paradis terrestre et diverses armoiries.

Voûte gothique, avec branches d’ogive qui se réunissent en rosaces ou culs-de-lampe.

Grille de fer.

Pourtour de forme irrégulière.

Chapelle servant de sacristie. Elle est située à l’angle des rues Hautefeuille et Saint-André, et éclairée de ces deux côtés par un xitrail gothique, où sont peintes diverses armoiries.

En face du vitrail de la rue Hautefeuille, sont différents corps d’armoires, de très ancienne menuiserie, surmontés de portions de lambris plus modernes.

Oratoire ou chapelle Saint-Mathias, derrière et à gauche du rond-point du chœur.

Autel en vieille menuiserie.

Eclairé, sur la rue Hautefeuille, par un vitrail composé de trois panneaux de verre montés en plomb.

La voûte est en pierre, avec armoiries sculptées au centre.

Oratoire à droite du chœur, ayant son entrée par la chapelle de la Communion.

Cet oratoire est sans autel. Il est éclairé, sur la rue Hautefeuille, par un vitrail et deux petits œils-de-bœuf garnis de panneaux de verre en mauvais état.

Sainte-Geneviève. Cette chapelle devait être l’une des deux adossées aux piliers du chœur. Le procès-verbal constate, en effet, qu’elle consistait en «un autel de menuiserie en forme de tombeau moderne, décoré de panneaux enrichis de divers ornements n. Elle renfermait un tableau peint sur toile et représentant sainte Geneviève.

Saint-Jean-Baptiste. Cette chapelle est fermée, sur le collatéral, par une grille de bois fort ancienne, ornée de colonnes en forme de balustres, et de pilastres au dedans, avec panneaux pleins, jusqu’à hauteur d’appui.

Vitrail divisé en trois parties par des meneaux de pierre se terminant, dans le haut du vitrail, par une rose gothique; l’un des meneaux contient des armoiries.

Voûte gothique, de même que toutes celles de l’église.

Au-dessus du retable, grand tableau sur toile représentant Jésus-Christ et saint Pierre sur les eaux.

Epitaphes de Jean Rusé et de Jean Brinon.

Chapelle de la Vierge. Elle est éclairée par trois vitraux, dont deux regardent la rue Hautefeuille, et le troisième sur un petit escalier qui conduit de la sacristie au bureau des marguilliers. Ces vitraux sont garnis de panneaux de verre montés en plomb, au milieu desquels est un petit tableau peint sur verre, représentant la mort de Jésus-Christ et, au-dessus, le chiffre de la sainte Vierge.

Ladite chapelle est enfermée dans une grille de fer en plan circulaire.

Epitaphe de Lenain de Tillemont;

Epitaphes de Jean Feirou et de sa femme;

Epitaphe de Pierre d’Hozier;

Epitaphe de Claude Monlmory;

Epitaphe de Michel de Lauzon, conseiller au Parlement, mort en iGio.

Trinité. Chapelle fermée sur le bas côté, à droite, par une très ancienne grille, partie en menuiserie et partie en fer, avec barreaux et enroulements d’un dessin très gothique, de même que les ornements qui décorent la partie inférieure de ladite grille, laquelle, jusqu’à hauteur d’appui, est distribuée en panneaux et pilastres.

La corniche qui termine la partie supérieure de ladite grille est aussi décorée d’ornements gothiques, de même que les pilastres qui la supportent.

La voûte est en pierre, de forme gothique, et enrichie de divers ornements.

Au-dessus de l’autel, est un très ancien tableau sur toile, représentant la Cène.

Deux des faces intérieures de la chapelle sont revêtues de lambris de menuiserie très anciens.

Sainte-Anne. Grilles en fer, d’environ k pieds 1/2 de hauteur.

Voûte de forme gothique, de même que toutes celles de l’église.

ÉGLISE SA INT -AND RÉ -DES- A RS

Autel en forme de tombeau.

Mauvais tableau peint sur toile, représentant sainte Anne et la Vierge.

Saint-Antoine. Grille en fer de 8 à 9 pieds de hauteur.

Vitraux de forme gothique.

VoûLe gothique.

Deuxième chapelle de la Résurrection. Grille en barreaux de fer d’environ 3 pieds de hauteur, avec porte ouvrant dans le milieu, élevée sur une espèce de socle de pierre, de deux marches de hauteur au-dessus du carreau des collatéraux.

La portion de voûte de ladite chapelle qui se raccorde avec celle des bas côtés se trouve occupée par l’un des piliers butants de la tour; ce qui donne au plan de ladite chapelle une forme très irrégulière.

Le vitrail à jour sur la rue Saint-André est divisé par deux meneaux de pierre, qui se terminent dans le haut en espèce de rose gothique.

L'autel qui est en face de la grille et adossé au mur de face de la rue Saint-André, audessous du vitrail, est le seul qui soit ainsi placé; il a la forme d’un tombeau antique.

Mausolée de MM. Joly de Fleury, en marbre de différentes couleurs, surmonté d’une figure allégorique qui est appuyée sur un écusson de bronze, aux armes des Joly de Fleury. Dans le bas est un trophée de justice aussi en bronze. Sur une table de marbre blanc est gravée l’épitaphe de Guillaume Joly de Fleury.

Caveau.

Saint-François. Cette chapelle est éclairée, sur la rue Saint-André, par un vitrail divisé, sur sa largeur, en trois parties, avec meneaux de pierre, qui se terminent dans le haut en forme de rose gothique.

Voûte de forme gothique.

L’entre-colonnement du retable est rempli par un tableau peint sur toile, qui représente saint François.

Grille de clôture, de menuiserie, en forme gothique.

Tombes et épitaphes des Montholon.

Autres mausolées.

Saint-Laurent. Cette chapelle est éclairée, sur la rue Saint-André, par un vitrail divisé, comme celui de la chapelle Saint-François, avec meneaux de pierre, qui se terminent dans le haut en différentes formes gothiques. Chaque partie du vitrail est garnie de vieux panneaux de verre, montés en plomb, et scellés dans des pieds-droits et meneaux de pierre.

Voûte de forme gothique, avec branches d’ogive enrichies d’armoiries et culs-de-lampe sculptés.

L’autel est un coffre de menuiserie, de forme très ancienne.

Plancher formé de carreaux de terre cuite, en très mauvais état, par suite de vétusté.

Épitaphes de plusieurs membres de la famille Isambert. La plus ancienne est de 1587.

Chapelle Saint-Nicolas. Vitrail ouvrant sur la rue Saint-André, formé de panneaux de verre blanc montés en plomb.

Grille de clôture, d’une menuiserie très ancienne.

Épitaphe de Jean Leclerc, conseiller du roi, chanoine de Noire-Dame d’Amiens, mort le 20 septembre i&22.

Chapelle Saint-Augostin. Elle est éclairée par un vitrail, plus large que celui des chapelles précédentes. Panneaux de verre montés en plomb.

Sur le vitrail sont peintes les armoiries des de Tliou et autres.

La voûte est en pierre de taille et de forme gothique.

Les murs son! aussi bâtis en pierre de taille. Sur celui de gauche est appliqué l’autel, qui consiste en un grand retable de pierre de Tonnerre, composé de deux colonnes d’ordre corinthien, surmontées d'un entablement et d’un fronton, dans le tympan duquel sont les armes de la maison de Tbou.

Epitaphes des de Thou.

Le rapport, dontnous avons reproduit ou analysé les parties les plus importantes, témoigne de l’état disparate et fort négligé de l’église Saint-André-des-Ars. Il est évident que cet édifice, avec ses annexes composées tt de pièces et de morceaux», ne présentait que peu d’intérêt aux contemporains; il nous en offrirait, au contraire, beaucoup à l’heure présente, par les différences caractéristiques qui distinguaient les diverses parties de l’édifice de ses dix-neuf ou vingt chapelles. 11 n’en reste plus rien aujourd’hui, sauf certaines substructions enfouies sous le sol de la place, que des fouilles intelligemment conduites pourraient mettre à découvert. Lors du remaniement des circonscriptions paroissiales de Paris en 1791, l’église Saint- André fut conservée, puis fermée quelque temps après, et finalement vendue le h fructidor au v (ai août 1797). On ne tarda point à la démolir, et l’emplacement qu’elle occupait, racheté le 2 h mars 1809 par la ville de Paris, devint la place Saint-André-des-Ars. Plusieurs des objets d’art quelle renfermait furent détruits; le tombeau de la princesse de Gonti par Girardon et celui du prince de Gonti, œuvre de Nicolas Couslou, furent transportés au Musée des monuments français (d.

La reconstitution de la fortune mobilière et immobilière de l’église Saint-André sort des limites de notre cadre; nous nous bornerons à indiquer les propriétés bâties qu’elle possédait. En 167/1, la fabrique acquit plusieurs lots de terrains dépendant de l’ancien hôtel de Nemours, et y lit construire des maisons de produit. La déclaration faite le 5 floréal an 11 constate qu elle possédait, depuis un temps plus ou moins long, plusieurs autres immeubles : une maison sise rue Gervais-Laurent, dans la Cité; une seconde en la rue Saint-Germain-!’ Auxerrois;

;l) La collection formée par les soins d’Alexandre Lenoir comprenait plusieurs autres reliques d’art provenant de l’église Saint-André; on y voyait notamment : (n° i3o) deux ligures académiques par Barthélemy Prieur; (n05 i5o. 1 65 et 166) le buste

de Christophe de Thou, la statue de Jacques-Auguste de Thou , celles de Marie de Barbanson et de Gasparde de la Châtre, sa première et sa seconde femme, œuvres de Prieur et de François Anguier, un bas-relief par Girardon , etc.

TOPOGRAPHIE HISTORIQVE DV VIEVX PARIS

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Christophe.

ÉGLISE SAINT-ANDRÉ DES-ARS

une troisième dans la rue Pavée; deux dans la rue Saint-André-des-Ars, une autre en la rue de l’Hirondelle, la plupart à elle léguées et grevées de fondations pieuses. (Arch. nat. S 33o8-33o9.)

Les inscriptions funéraires étaient nombreuses à Saint-André-des-Ars; les liasses conservées aux Archives contiennent des copies de ces épitaphes, et les historiens de Paris en ont imprimé les plus remarquables. Dès le commencement du xvinc siècle, une partie avait péri, par suite du défaut d’entretien de l’église; de plus, un arrêt du 18 août 1721 avait autorisé le curé à retirer celles qui étaient placées derrière le chœur. Grâce aux épitapliiers manuscrits conservés dans les bibliothèques de Paris et antérieurs à l’arrêt dont il s’agit, II. Cocheris a pu allonger la liste que donnent les historiens. Nous la reproduisons dans l’ordre un peu trop arbitraire où cet érudit l'a donnée :

Anne-Marie Martinozzi, princesse de Conli (A février 1672); François-Louis de Bourbon, prince de Conli (22 février 1709); Jean-Baptisje Bavol, chevalier, seigneur d’Ombreval, avocat général à la cour des aides (17 janvier 1699); Geneviève Bertlielot, sa femme (?); Gilbert Mauguin, président en la cour des monnaies (6 juillet 167A); Claude de Maistre, fille de Gilles le Maistre, premier président de la cour du parlement, seigneur de Sainl-Cehaull, et femme de Claude Bergeau, conseiller du roi au grand conseil, seigneur de Marcil lièro (3o juillet i5A5); Catherine Frémit, sa femme (ior novembre 1 5 1 5 ) ; Catherine Le Febvre, sa deuxième femme (27 . i532); Claude Le Maistre, nolaire et secrétaire du roi (G no¬

vembre 1662); Martin Couray ou Couvay, conseiller et secrétaire du roi (9 juillet 1698); Augustin Couvay, fils du précédent, avocat (3 ides de novembre 1601); Claude d’Aubray, cbevalier-baron de Bruyères -le-Château, Saint-Sulpice, Monchamps, Sainl-Chéron , la Repose et le Coudreau (3i mai 1G09); Michel de Lauzon, seigneur d’Haubervilliers près Meudon, conseiller du roi au parlement, commissaire aux requêtes (2 novembre 1G10); Elisabeth d’Amours, sa femme (3o janvier 1 G 3 1 ) ; Anne de Lauzon, fille unique, femme d’André Potier, seigneur de Voiron, conseiller du roi et président au parlement de Bretagne (i5 décembre 1611); Renée de Charnières, dame de Chize (3 avril 1G22); Bitaut, seigneur de Cliize, conseiller du roi, maislre des requêtes et intendant de la justice au bas Languedoc, son mari (3 avril 1G22); Christophe Fouquet, conseiller au parlement (1626) ; Pierre Seguier, marquis d’ü, son petit-fils u638); André du Chesne, historien (3o mai 1GA0); Olivier Alligret, conseiller et avocat du roi, seigneur de Clichy et de Charen tonneau , édificateur de la chapelle qui porte son nom (23 septembre 1 535); Claire Le Gendre, sa femme (16 octobre 1 5 68 ) ; Jean Ruzé, seigneur du Jau, de Lance- Quilles et de Monceau, conseiller du roi, fils de Guillaume Ruzé, conseiller, et de Catherine Briçonnet, époux de Geneviève Brinon (?); Pierre dTIozier, généalogiste (î1'1' décembre îGGo); Jacques-Auguste de Tliou, premier président du parlement de Paris G (ior novembre 1682); Anne de Thou, sa femme (1 5 des calendes de novembre 1 586 ) ; Jean de Thou , seigneur de B011neil, conseiller du roi et maislre des requêtes, fils aîné de Christophe de Thou (5 août 1579);

(1) 11 y a là une double erreur : Jacques-Auguste de Thou ne fut jamais que président à mortier; puis la date ( 1 58a) indique qu’il s'agit de Christophe.

(2) Anne de Thou ne pouvait être la femme de Jacques-Auguste; des lieux personnes qui portèrent ce nom, l’une fut la sœur, et l’autre la fille de Christophe.

IVmiMEIUE NATIONAL B.

Jacques- Auguste de Thon, historien (mai 1 G 1 7 ) ; Marie de Barbançon-Cany ( Barbansonix - Canix ), fille de François-Michel de Barbançon, lieutenant du roi en Picardie, première femme du précédent (5 août 1601); Gasparde de la Ghâlre, sa seconde femme (1627); Mathieu Chartier, jurisconsulte (1 5 septembre 1 5 5 9 ) ; Jeanne Brinon, sa femme (3 mai 1 553); Geneviève Chartier, sœur du précédent, veuve de François de Monlholon, garde des sceaux de France (?); Michel Chartier, docteur en droit, maître de Boissy et curé de Saint-Christophe de Paris; François de Monlholon ( 1 554); Isabelle Caille, femme de Jean Viole, conseiller à la cour seigneuriale d’Andreyel et dWigrcmont (2/1 octobre 1 53a); André des llayes, avocat (?); Geneviève Le Noir, sa femme (?); Pierre Manguin, de Clermont, avocat (9 juillet 1627); Suzanne du Lac, sa femme (?); Guillaume de Vieilbourg, lieutenant au régiment des gardes, chevalierseigneur de Miennes et de Cours, près Cosnes-sur-Loire (icrmars 1 G 3 1 ) ; Agnès Ferroul, femme d’Et. Boujault, conseiller-notaire et secrétaire du roi, fille de Joach. Ferroul, seigneur d’Esgriselles (25 juin 160A); Pierre Le Maistre, secrétaire du roi ( 1 5 G 2 ) ; Robert Coiffé, greffier en chef de la chambre des comptes, fondateur d’une chapelle (7 septembre 1/107); Henri Sincler, évêque de Rossem en Ecosse (janvier i56A); Marguerite du Breuil, veuve de Pierre de Hacqueville, conseiller du roi et président en la chambre des requêtes (?); François de Monlholon, président au parlement (18 juin 1 563); Marie Boudel, sa femme; Jean Saget (9 mai 1/167); Jean Goujet, conseiller au parlement (18 juin 1 ''i 7 3 ) ; Jean Bouchard, conseiller au grand conseil (26 août 1 62/1); Jeanne de Freineré (i5 février i53A); Jacques de Thon, conseiller et avocat du roi (ier octobre i5o/i); Geneviève Lemoine, femme du précédent; Marie Chevalier, dame de Grigny et Sainl-Marry, femme de Jean Le Boulanger, chevalier, seigneur de Hacqueville, premier président au parlement (25 septembre 1 5 2 1 ) ; François de Loynes, président des enquêtes au parlement ( 3 o juin 1 5 2 ) ; Geneviève Le Boulanger, sa femme, dame de Grigny (?); Jeanne de Coüarmonne, femme de Pierre Belle, huissier au parlement (1/191); Richard d’Elbene, Florentin, seigneur de l'Espine et de Bois-Espinard en Brie (20 septembre i5Zi3); Jeaune de Lovan, veuve du précédent (?); Marguerite de Corbie, dame de Gainaches (5 avril 1 U. . ?); Philippes llolman, écuyer du roi, seigneur de Germaine, conseiller du roi en la prévôté de Paris (2G novembre 1 5 93 ) ; Pierre Holman, son fils, conseiller à la prévôté (28 septembre 1G2A); Jean du Vair, procureur général du duc d’Anjou, en i568, maître des requêtes (1G juin 1692); Barbare François, sa femme (?); Philippe du Vair, sa tille (?); Robert Nanteuil, graveur du cabinet du roi (décembre 1 G 7 8 ) ; Sébastien-Louis Lenain de Tillemont, historien ( 3 0 novembre 1 G 3 7 ) ; Louis Cousin, président en la cour des monnaies, membre de l'Académie française (2G février 1707); Antoine Houdard de la Mothe, membre de l’Académie française (2G décembre 1731); Charles du Moulin, jurisconsulte (26 décembre 1 5 6 G ) ; Henri d’Aguesseau, maître des requêtes de l’hôtel, président du grand conseil, etc. (17 novembre 1716): Claire Le Picard du Périgin, sa femme (?); Jean-Baptiste- Paulin d’Aguesseau, leur fils (20 janvier 1723); Claude Loger, curé de la paroisse (?); Joli de Fleury, procureur général du parlement (?); l’abbé Le Batteux, littérateur (17G0).

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