RUE DES GRANDS-AUGUSTIN S
terres amorties, qu’il prit à cens et rentes en 12G3 et en 1268, des religieux de Saint-Germain-des-Prés.
"En 1 265, l’ayant agrandie d’une grange qu’il acheta six livres parisis, d’Allix de la Driesche et de ses enfants, et que les religieux amortirent en 1268, il y joignit en 1 28b un jardin et des terres qu’il eut par échange de ces mêmes religieux, pour d’autres terres qu’il avoit à Cachan et à Arcueil.
"Gui de Castres, eu 1 299, y enferma encore un jardin, qui appartenait à Pierre de Coluinna; Jean de la Groslaye, ou de Villiers, l’augmenta de trois maisons voisines, qu’il acquit en 1A86; et enfin il y a grande apparence que Mathieu de Vendosme y fil faire une chapelle, puisque les religieux de Saint-Germain lui eu avoient donné la permission en 1263; mais ni lui ni ses prédécesseurs 11’y eurent point de cimetière, et je doute même qu’ils y aient jamais eu des cloches. Les religieux alors, par une clause expresse, lui ayant défendu ces deux choses; en un mot, cet hôtel a toujours dépendu, pour le spirituel, du curé de Saint-André, et quant au temporel, des religieux de Saint-Germain; car ce fut encore à ces conditions que Mathieu de Vendosme entra en possession de cette terre.
"En i43i, Guillaume de Faireschal, abbé de Saint-Denys, obtint permission des religieux de Saint-Germain d'y tenir ses assises. En 1 h 87, il y fonda six boursiers; en 1607 ou environ , il fut vendu soixante-six mille livres et ruiné en même temps pour faire la rue Dauphine, la rue Christine et la rue d’Anjou h). 71
Ou remarquera que Sauvai use d’une appellation erronée, en indiquant la rue Saint-André-des-Ars comme la voie le longde laquelle fut bâti l’hôtel-collège de Saint-Denis. Nous avons déjà fait observer qu’à la principale voie d’une région se rattachaient les petites rues secondaires s’embranchant sur ce tronc commun, et qu’une maison construite dans les rues Pavée, Gilles-le-Queux, des Sachets, de l’Eperon, etc., était dite autrefois ttsise en la rue Saint-André-des-Ars s.
L’établissement d’un cimetière et d’une chapelle sans cloches est confirmé par Sauvai. Cet auteur identifie de plus la masure sans nom mentionnée par Du Breul : c’est la grange d’Allix de la Driesche, incorporée eTi 12 65 au pourpris de Saint-Denis. 11 parle, en outre, d’un échange de terres touchant à ce pourpris contre d’autres que l’abbaye possédait à Cachan et à Arcueil, et qu’elle cède pour agrandir son domaine parisien. Enfin, il fait, à l’année 1299, mention de l’annexion du jardin de Pierre de Coluinna.
Ce ne sont point les seuls points précisés par Sauvai ; il en est un qui fait contusion chez plusieurs historiens, et que Sauvai a débrouillé: nous voulons parler de l’addition de trois maisons réunies, en 1 A8G, à l’hôtel— collège de Saint-Denis, et de la fondation, en 1A87, de six bourses en faveur d’autant d’étudiants. On a
1 Anlijuités de la ville de Paris, l. Il, p. 260 et 266.
faussement attribué cette fondation à l’abbé Guillaume de Farréchal , ou Faireschal, qui était mort dès l’année iA3g; Sauvai en restitue l’honneur à Jean de la Groslaye, ou de Villiers, qui était abbé au moment de l’annexion des trois immeubles et de la création des bourses.
Dom Bouillant ajoute peu de chose aux renseignements fournis par Du Breul et par Sauvai: il se borne à désigner l’emplacement concédé par Gérard de Moret, abbé de Saint-Germain, à son confrère de Saint-Denis s dans le territoire de Laas, derrière le jardin des religieux de la Pénitence n, et à mentionner la réserve de la juridiction abbatiale, des droits curiaux du curé de Saint-Andrédes-Ars, ainsi que le payement d’un cens annuel de vingt sols. Quant à la transformation dernière de l’hôtel, Dom Bouillard en parle très sommairement : «11 a été, dit-il, changé dans la suite en maisons qui font aujourd’hui partie des rues Dauphine et Christine, derrière les Grands-Augustins n P).
Félibien ajoute quelques détails au chapitre des acquisitions faites pour créer le pourpris de l’hôtel et, plus tard , celui du collège; il fait connaître les propriétés achetées et le nom des vendeurs; son exposé complète donc ceux de Du Breul, de Dom Bouillard et de Sauvai.
«En 12 63, dit-il, Mathieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis, et qui fut depuis régent du royaume en 1270, de même que Suger, fit bâtir pour lui et ses successeurs, dans le territoire de Laas, derrière le jardin des religieux do la Pénitence ou Sachets, sur des terres amorties qu'il prit à cens et rentes des religieux de Saint-Germain-des-Prés, en 1263. E11 1 2 65, il augmenta son bâtiment d’une grange qu’il acheta d’Allix de la Driesche et de ses enfants, et que les religieux de Saint-Germain amortirent en 1268. En 1 285, il y joignit un jardin qu’il eut par échange des mêmes religieux, pour d’autres terres quil avoit à Cachan et a Accueil. Guy de Castres, en 1299, y renferma encore un jardin qui appartenait à Pierre de Columna. Jean de la Groslaye, ou de Villiers, 1 augmenta de trois maisons voisines, qu’il acquit en 1 h 8 6 . Mathieu de Vendôme bâtit aussi une chapelle, tant pour son hôtel que pour le collège qui y étoil joint. Il en obtint la permission des religieux de Saint-Germain, à condition qu’il n’y auroit ni cloche ni cimetière, et. que cet hôtel ou collège dépendroit pour le spirituel du curé de Saint- An dré-des-Ars, et pour le temporel de l’abbaye de Saint-Germain. Guillaume de Ferréchal, abbé de Saint-Denis, voulut tenir ses assises en son hôtel en iô3i . Il ne l’osa faire sans en demander la permission aux religieux de Saint-Germaiudes-Présf2). En 1Ô87, on fonda six boursiers au collège Saint-Denis. En 1G07,
: Histoire de l’abbaye de Saint-Gcrmain-des- en son hôtel parisienne pouvaient, a dit Du Breul,
Prés , p. 1 3s . " estre lenues en la ville (le Sainct-Denys , à cause ries
a) (.es rassises- que l’abbé de Sainl-Denis linl voleurs el mauvais gorneniens qui couroient la