‹ Topographie historique du vieux Paris (volume 5)Chapitre 83 sur 206 · RUE DES GRANDS-AUGUSTIN S · texte numérisé non relu

RUE DES GRANDS-AUGUSTIN S

il habitait, l'hôtel en 160a. On comprend que, quatorze ans auparavant, il ait abrité le duc de Mayenne et donné asile aux troupes de la Ligue qui défendaient Paris contre le Béarnais. Sauvai confirme le fait en ces termes : ttPeu de temps avant les barricades (12 mars 1 588), Charles de Lorraine, premier duc et pair de Maïenne. . vint loger à l’Hostel Saint-Denys, où s’assemblèrent quelques ligueurs, qu’il assura du secours et de l’assistance du duc de Guise son frère v O.

Peu d’années après, l’achèvement du Pont-Neuf et le percement des rues Dauphine, Christine, d’Anjou, qui en fut la conséquence, amenèrent la destruction des bâtiments et le lotissement du pourpris de l’hôtel— collège de Saint-Denis. Nous exposons les détails de l’opération à l’article de ces trois rues.

Sept pignons de maisons entretenants, c’est-à-dire tenant les uns aux autres, de manière à former un groupe compact. L’existence de ces maisons à pignons, dont le texte de Berty 11e parle point et qui 11e sont pas figurées sur son plan, nous est révélée par les Comptes de confiscation de 1 6 a 1 à 1 A3 h : cr Sept pignons de maisons entretenants, y est— j 1 dit, sis en la rue du Collège-Saint-Denis, qui furent à M1, Benoist Picdalet 11 W.

Ces « sept pignons p, qui sont dits « sis en la rue du Collège-Saint-Denis d, étaientils réellement tous en bordure de cette voie, ou bien comprenaient-ils les deux maisons en retour sur la rue Saint-André, dont l’une fut habitée par le connétable Gillon Le Brun, et l’autre possédée, trois siècles plus tard, par un sieur Sédille ? On sait combien les désignations topographiques sont vagues au moyen âge et avec quelle indifférence les scribes du temps placent sur une seule et même rue les propriétés qui étaient en bordure et à l’angle de deux voies. Mais nous savons d’autre part que M° Benoît Picdalet, le propriétaire des sept pignons entretenants, possédait, avant les confiscations anglaises, la maison qui appartint plus tard à Me Sédille, et qui séparait celle du connétable Gillon Le Brun du petit séjour de Navarre et d’Orléans. Le fait résulte de ce fragment de compte, imprimé par Sauvai, comme le précédent: — itDe 1 ô a 3 à 1627. — Maison qui fu a Me Benoist Picdalet, jadis procureur au Parlement, seize en ladicte rue de Sainct André des Arts, devant et à l’opposite du séjour d’Orléans 3 (3). Nous inclinons à croire que cette désignation s’applique à la maison Sédille plutôt qu’à celle de Gillon Le Brun, parce que la mention de coin, qui est constante dans les titres de cette époque W, eût certainement été faite s’il s’était agi de l’immeuble formant l’angle des rues Saint-André et du collège Saint-Denis.

(l) Antiquités de Paris, t. II, p. i u3, On trouve constamment, en effet. les locu-

Sauvai,, III, p. 1 96. lions suivantes: faciens cunewn , faisant le coing,

' ' Sauvai. , III, p. 216. l’encoigneure , etc.

Il se pourrait donc que la maison de G il Ion Le Brun ait compté, en tout ou en partie, au nombre des sept pignons confisqués en i/iai, puisqu’il n’en est pas l'ait mention dans les comptes ultérieurs. Ce lotissement répond assez, d ailleurs, au parcellaire actuel, qui comporte sept à huit propriétés entre la rue Saint-Andrédes-Ars et le point de la rue du Collège-Saint-Denis où se trouvait 1 hôtel abbatial. Seule, la maison ttà I opposite du séjour d’Orléans d paraît devoir être exclue du groupe de constructions confisquées en liai, puisquelle ne la été que de i /i 2 3 à ilxiU. Bien que la mention d’un immeuble confisqué précédemment se retrouve souvent à une date postérieure, dans les comptes imprimés par Sauvai. il paraît plus probable que M° Benoît Picdalet fut victime d’une seconde confiscation deux ou trois ans après la première, et alors ou doit ranger les «sept pignons entretenants n sur la rue du Collège Saint-Denis, comme il est dil dans le texte imprimé par Sauvai.

Partie latérale de la maison dd connétable Gillox Le Brun, ayant appartenu, comme nous venons de le dire, à Mr Benoît Picdalet. (Voir l’article que nous avons consacré à cet immeuble dans la rue Saint-André-des-ArsW.)

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COUVENT DES SACHETS ET DES GRANDS-AUGUSTINS

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