ANCIENNE ALLÉE DES MURS, AUJOURD’HUI RUE MAZET
La rue Dauphine, qui est d’origine relativement moderne et dans laquelle débouchent plusieurs voies secondaires, soit du même temps, soit d’une époque postérieure- — -rues d’Anjou ou de Nesle, Christine et du Pont-de-Lodi — louche, par son extrémité méridionale, à une petite rue qui a son ancienneté et dont le nom a beaucoup occupé les historiens de Paris. Une contrescarpe étant généralement l’escarpement, d’un mur fortifié du côté de la campagne, ou la paroi extérieure du fossé, on en a conclu que l’emplacement occupé par la rue dont il s’agit était en dehors de l’enceinte. Mais le Chemin sur les fossés est bien indiqué par le tracé des rues Mazarine, de l'Ancienne-Comédie et Monsieur-le-Prince — anciennes rues des Fossés-de-Nesle, de Saint-Germain et de l’hôtel de Coudé — et la ligne de la muraille de Philippe-Auguste est nettement accusée par ce qui eu reste, tant entre les rues Dauphine et Mazarine, que sur le côté oriental du passage du Commerce. L’emplacement occupé par la rue de la Contrescarpe — aujourd’hui rue Mazet — ne peut donc être antérieur à l’enceinte; mais il y touchait de près, et en dedans, car il constitue une portion de ce chemin de ronde, ou rallée des mursit, qui régnait le long de la muraille, sur la plus grande partie de son parcours, et n’était interrompu que par les dépendances de certains couvents, prolongées abusivement jusqu’au mur lui-même.
Le fait étant parfaitement établi, il aurait fallu, dit M. A. Bonnardot, donner le nom d 'escarpe et non celui de contre-escarpe à la rue dont il s'agit. C’est la seule protestation que nous ayons rencontrée chez les historiens et les topographes, à propos de l’inexactitude de la dénomination adoptée. Jadlot se borne à dire, d’une façon générale, que «ce nom lui vient de sa situation le long des murs de l’enceinte de Philippe-Auguste d ; La Tynna, encore moins précis, le fait dériver «de l’ancienne situation de la rue près de la contrescarpe (terme de fortification) des murs de l’enceinte d.
Deux autres voies publiques, situées dans des quartiers différents, ont porté ce nom, mais à plus juste titre, parce qu’elles étaient, l’une et l’autre, extérieures à l’enceinte : nous voulons parler des rues de la Contrescarpe-Saint-Marcel et de la Contrescarpe-Saint-Antoine. La première était, en effet, située hors de la porte Bordelle, ou Saint-Marcel, et la seconde, hors de la porte Saint-Antoine et le long des fossés de la Bastille. Pour la distinguer de ces deux voies, on avait donné à celle dont nous nous occupons le nom de Contrescarpe Saint-André, ou Dauphine, à raison de ses aboutissants dans ces deux rues. Un document de 1 6 3 6 , que nous
TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU VIEUX PARIS, avons déjà cité plusieurs lois, le Procès-verbail de netloijeinent, l’appelle rue de la Bazoche, dénomination dont il est difficile de donner une explication. Serait-ce une allusion aux nombreux hôtels parlementaires qui peuplaient jadis le quartier Saint-André-des-Ars, au point que l’église de ce nom était devenue une paroisse de magistrats, de procureurs, d’avocats et autres hommes de loi? Ou ne peut émettre, à ce sujet, qu’une conjecture.
La dernière appellation donnée à la rue qui nous occupe est un nom propre; elle le doit au voisinage de l’Ecole de médecine. On a voulu, en 1869, honorer la mémoire du médecin André Mazet, mort, en 1821, de la fièvre jaune qu’il était allé étudiera Barcelone. La plus ancienne, la plus naturelle, celle qui aurait dû lui rester, este Allée des Murs». Ce chemin de ronde, envahi de tous les autres points par les constructions, n’est plus guère visible qu’en cet endroit, et il eût été bon d’en conserver le souvenir.
Entre les portes de Nesle et de Bussy, l’Allée des Murs fut utilisée par les cordiers®, les archers et les arbalétriers, comme les fossés le furent pour l’exercice du jeu de paume et pour l’équitation®. Nous avons déjà cité, à cette occasion, plusieurs passages et extraits de comptes empruntés à Sauvai, lesquels ne laissent aucun doute à cet égard®. Parmi les diverses places te où les Parisiens prenaient l’arc et l’arbalètre par divertissement et pour s’exercer», Sauvai cite nie Jardin des archers et arbalétriers, proche la porte de Bussy » ®.
Comme les permissions et concessions de ce genre donnaient lieu à une recette, 011 en trouve trace dans les comptes de la Prévôté. Sous la rubrique : Autre recep te à cause des nouveaux murs, Sauvai a publié cet extrait : n La porte de Bussy, en tirant à la porte de Nesle : Le logis de la porte de Bussy, avec les allées des murs, depuis ladite porte jusqu’à l’hostel de Nesle et deux tours estant esdits murs, ensemble un appentis édilié en l’allée d’en bas, baillé par ladite Ville aux capitaines et archers d icelle, dès le seizième mars 1 5 5 8 , pour y édifier, bâtir et entretenir buttes et autres choses nécessaires et convenables pour l’exercice du jeu de l’arc®. »
La rue de la Contrescarpe eut sa part de ces appropriations, lesquelles disparurent au moment de la construction de la porte Dauphine, de même que les jeux
de paume quittèrent les fossés pour
11 Nous avons cité ailleurs, d'après le Mémoire de Rouquet (p. 194), une pièce de laquelle il résulte que, vers i465, “Simon Aubert, cordier, ‘'voit à louaige la porte de Bussy et les allées des Murs, depuis laditte porte aux Galeries de Neelle, tant hault que bas, pour y filer de son tneslier».
121 C'est sans doute h une partie des fossés que
s’installer dans des maisons et hangars,
se rapporte ce passage du Journal de l’Esloilc : “Carrière au long des murs, entre les portes de Bussy et de Nesle, où le Bolonais Turquisé ouvrit son manèges (t. II, p. 81).
131 Voir au chapitre des Enceintes, tours et portes.
111 Sauvat, , I, p. fie 2.
RUE DE LA CONTRESCARPE
lorsque l’on commença à bâtir sur les chemins des fossés et sur les fossés euxmêmes. Ce qui explique pourquoi cette petite portion de l’allée des murs a subsisté seule, à l’état de rue, c’est, d’une part, la proximité des deux portes Dauphine et Bussy, qu’elle faisait communiquer entre elles et, d’autre part, l’absorption, dans le pourpris du séjour d’Orléans, du prolongement de l’allée des murs vers la porte Saint-Germain. Sauvai appelle cette allée une rue, et en fait la continuation naturelle de celle de la Contrescarpe : a Entre les murs du faubourg Saint-Germain, dit-il, et l’hôtel des ducs d’Orléans, appelé le Séjour d’Orléans, il y avait encore, en i A8A, une rue parallèle à celle de l’Eperon, qui aboutissait à la porte de Bussy et à la rue Saint-André et qui fut condamnée, depuis ou alors, par celui à qui échut la partie de ce logis la plus proche de la porte de Bussy et des murailles de la Ville11), n
L’origine de la rue Contrescarpe ne saurait être plus clairement expliquée; elle formait la suite de celle dont parle Sauvai.
CÔTÉ ORIENTAL
(du Sud au Nord).
CENS1VE ET JUSTICE DE SA1NT-GERM A1N-DES-PRES
PAROISSE SAIAT-ANDRÉ-DES-ARS
PETIT SÉJOUR DE NAVARRE, Hôtel de Bussy et de Lyon. C’est sous cette dernière dénomination que l'immeuble dont nous allons raconter les vicissitudes figure sur le plan dressé par Adolphe Bcrty; mais, avant de la recevoir, il avait porté d’autres noms et abrité de nombreux hôtes, auxquels les archevêques de Lyon succédèrent».
Jaillot résume très brièvement l’histoire de cet hôtel : «Le second hôtel de Navarre, dit-il, était situé de l’autre côté de la rue Saint-André-des-Arts et vis-àvis du premier. Jeanne, reine de France etde Navarre, le légua, le a5 mars i3oô, pour la fondation d’un collège; mais ses exécuteurs testamentaires le vendirent et firent bâtir ce collège à la montagne Sainte-Geneviève. L’hôtel de Bussy fut bâti sur cet emplacement; il a formé, depuis, les grand et petit hôtels de Lyon, rues Saint-André et Contrescarpe, où sont aujourd’hui les carrosses de voitures et les messagers d’Angoulême, Bordeaux, Orléans, etc.», n
(1) Sauval, I, p. 172.
(î) On ne peut indiquer ici qu'une orientation approximative, la rue Contrescarpe présentant une certaine obliquité.
(3) L’époque où eut lieu celle succession est difficile à préciser. Au commencement du xiv' siècle et probablement avant , les archevêques de Lyon avaient eu, à Paris, plusieurs résidences. Sauvai (II, 2(53)
en mentionne une qu’il 11’est pas difficile de localiser : rr En 1 3 1 8 , dit-il, Pierre de Savoie, archevêque de Lyon, donna entre vifs, à Guichard de Beaujeu, son hôtel qui était situé à la rue des Cordeliers, et tout devanl la porte qui aboutissoit à l’hôtel de Reims.»
(4) Recherches historiques, etc. Quartier Saint- André-des-Arts , p. i5. L’Almanach royal de 1700
Piganiol fait à peu près le même récit, en ajoutant quelques détails omis par Jaillot : (cC’étoit, dit-il, un des huit hôtels que les rois de Navarre avoient à Paris; il s’étendoit depuis la porte de Bussi jusqu’à la rue des Grands-Augustins. ::
Le Grand Hôtel de Lyon cesse donc d’ctre possédé par la Maison de Navarre, en i 3oA ; il est vendu par les exécuteurs testamentaires de la reine Jeanne, épouse de Philippe le Bel, et c’est probablement après avoir passé en diverses mains que nous le voyons possédé, en i35o, par un membre de cette famille de Buci ou Bussy, auquel les religieux de Saint-Germain avaient vendu la porte voisine. C’est sans aucun doute parce qu’il était contigu à cette singulière propriété — dont le séparait seulement l’allée des murs, — que les Buci en firent l’acquisition. Le membre de cette famille, dont il est question en i 35o, Simon de Buci, était chevalier et conseiller du roi Jean ; c’est lui-même qui avait traité avec l’Abbaye.
Les hôtels annexes, situés de l’autre côté d’une muraille ou d’une rue, comme le petit séjour de Nesle au xive siècle, et la basse-cour du Petit Luxembourg dans les temps modernes, étaient généralement peu importants: on y voyait des (testables::, des celliers, des cours, des jardins, des bâtiments de service, etc. On comprend donc que l’acquéreur du Petit Séjour de Navarre en ait utilisé le terrain pour la construction d’un hôtel. Celui qu’il fit bâtir couvrait, avec ses dépendances, tout l'espace compris entre la porte de Buci, ou de Bussy, et la rue de la Barre (des Grands-Augustins) ; il aboutissait au jardin des écoliers de Saint-Denis, et avait un des côtés de son pourpris sur la rue Saint-André-des-Ars.
Malingre, ou plutôt Du Breul, confirme ces faits et rattache la construction de l’hôtel , dit plus tard de Lyon, à l’achat de la porte de Buci : n Simon de Bussy, dit-il, chevalier et conseiller du Roy, fit réparer et recouvrir la porte, en l’an i35o, et prit à rente annuelle et perpétuelle de vingt, livres parisis , de Messieurs les Religieux, abbé et convent de Saint-Germain-des-Prez , la maison qui est au-
dessus de ladicte porte et les tours qui 1
constate la même transformation, soixante-quinze ans auparavant. Il est à croire que les carrosses et les coches, si plaisamment décrits, en i652, par Collelet, dans la satire des Tracas de Paris, qui précéda celle de Boileau, partaient déjà de rhô tel de Lyon :
Je vois déjà de loin venir Un carrosse, on plutôt un coche Où pendent pistolets de poche,
Ou grands fusils tout attachez,
Etuis de chapeaux accrochez,
Panniors et mannes qui brandillent, diables et cordes qui pendillent. . .
côtoyent, avec une grande place vague
Je crois qu’il tarde à ces personnes (les voyageurs) Que le cocher de vin épris,
Déjà ne soit hors de Paris;
Car c’est un embarras étrange Qu’un si grand coche dans la fange;
C’est presque un village roulant,
Qui n’avance que d’un pas lent,
Et qui trouve dedans les rues Toujours quelques coquc-cigrues,
Des carrosses et des charrois.
Qui l’arrêtent autant de fois,
Brisent essieu, disloquent roue,
Et couvrent les passants de boue.
(Description de Paris, t. VII. p. 109.)
RUE DE LA CONTRESCARPE
s’étendant depuis ladicte porte jusqu’à la rue de la Barre, et tenant au jardin du Collège des Escoliers de Sainct-Denys. En laquelle place ledict sieur de Bussy y fist bastir J’hostel de Bussy, où maintenant sont les petit et grand Iwslel de Lyon, et quelques autres maisons adjacentes (1b n
L’hôtel resta la propriété de la famille de Buci pendant un temps que nous 11e saurions préciser. Peut-être servit-il encore, mais à titre de location, do dépendances au grand hôtel, ou séjour de Navarre, devenu séjour d’Orléans, lorsque cet hôtel fut habité successivement par le duc Philippe d’Orléans, par le duc de Berry, par Louis, duc de Guyenne, et enfin par Louis d’Orléans, qui fut roi de France sous le nom de Louis XII. S’il eut cette affectation, il cessa de l'avoir à partir de 1 6 8 5 , date de la vente du séjour d’OHéans par le duc Louis. C'est alors, sans doute, que les descendants ou ayants cause de Simon de Buci l’aliénèrent, et qu'il recommença le cours de ses vicissitudes.
tr Après avoir appartenu, dit Adolphe Berty, à l’archevêque de Lyon en i5afi, il fut, en 1 5 3 1 , à M° Guillaume Gétrault, puis à Messire Jehan de Bussy et Renée (sic), au cardinal de Ferrare en 1 5 4 3 , puis, en i 5 9 5 , à l’archevêque de Lyon et aux hoirs de Sirvinges, avocat au Parlement
Peu de temps avant cette dernière date, une tt carrière de l’escuyrier avait été établie à proximité de l’hôtel : le Journal de l’Estoille nous apprend, en effet, que et le Bolonois Turquisé ouvrit son manège en i582, le long des murs de la Ville, entre les portes de Bussi et de Neslen P).
{1) Théâtre des Anliquilez de Paris , p. 2 i5.
(2) M. Camille Platon, notre collaboi’aleur, relève assez vivement ces diverses assertions. Nous extrayons de la note qu'il nous a communiquée les observations qui suivent :
ff L’archevêque de Lyon, en 1 52 3 , était François de Rohan. 11 est peu probable qu’il ail acquis l’hôtel , puisqu’il vivait encore lorsque Gétrault l’acheta neuf ans plus tard. 11 est moins probable encore que trois acquéreurs se soient succédé dans l’espace de douze ans, de 1 53 1 à 1 5 43 , époque où nous voyons l'hôtel habité par Hippolyte d’Esle, cardinal de Ferrare, alors archevêque de Lyon et primat des Gaules, dignité qu’il échangea avec le cardinal de Tournon, et dont il reprit possession plus tard. Comment expliquer ensuite qu’un autre archevêque de Lyon, c’est-à-dire Pierre d’Espinac, ait de nouveau possédé l’hôtel en i5q5? 11 y aurait là, de la part des prélats lyonnais, une série de ventes et de rachats absolument invraisemblables, à une époque où la mainmorte était la règle en matière de biens ecclésiastiques.
«Nous tenons que voici les seules mutations subies
par l’hôtel de Lyon de i523 à i5q5 : François de Rohan a transmis à Hippolyte d’Esle , qui a transmis à François de Tournon, — lequel habitait l’hôtel en 1 553 , ainsi que le constatent les Registres du Bureau de la Ville (voir le IVe volume imprimé, p. 1 hh) , — qui a transmis à Antoine d’Ablon, qui a finalement transmis à Pierre d’Espinac. » Pour parler plus exactement, il 11’y a eu que transmission de jouissance, les archevêques qui se sont succédé sur le siège de Lyon n’étant qu’usufruiliers de l’hôtel, comme des autres biens delà mense archiépiscopale.
Quant aux a hoirs de Sirvinges n , ce furent ou des locataires ou, peut-être, de véritables acquéreurs. Il est à croire que l’aliénation définitive de l’hôtel eut lieu vers celte époque, dans les dernières années de l’épiscopat de Pieri'e d’Espinac , ou dans les premières de celui d’Albert de Bellièvre.
En 1599, l’Esloille y place une scène galante dont les acteurs furent Henri IV et Mlled‘Entragues, ce qui porte à croire que l’hôtel était alors ou vendu ou inoccupé.
’3) Journal de l’Estoille , t. II. p. 81.
Lorsque 1 hôtel de Lyon cessa d’être habité par des prélats, des grands seigneurs ou de riches bourgeois, il se transforma en hôtellerie, et c’est dans ses écuries que logèrent les tt carrosses de voitures » dont parle Jaillot.
Petit Hôtel de Lyon, attenant sans doute au grand, et en formant une dépendance. Malingre en atteste l’existence au commencement du xvuc siècle.
Maisons adjacentes existant à la même époque, toujours au témoignage de Malingre, mais sans qu’on puisse les localiser exactement. Etaient-elles situées au côté oriental de la rue Contrescarpe, c’est-à-dire dans le pourpris des deux hôtels de Lyon? Bordaient-elles la rue Saint-André-des-Arts, sur laquelle ce pourpris se terminait au sud? Faut-il les identifier avec les maisons Sédille et Gillon Le Brun, qui faisaient suite à l’hôtel, vers l’orient? Nous ne pouvons rien affirmer à cet égard.
CÔTÉ OCCIDENTAL'1)
Le côté occidental de la rue Contrescarpe était la muraille même de Philippe- Auguste, puisque l’allée des murs constituait le sol de la rue. Nous devons donc renvoyer le lecteur au chapitre des Enceintes, portes, poternes et tours, pour tout ce qui concerne les allées des murs en général, et ne consigner ici que les particularités relatives à la partie très courte de ces allées qui a formé la rue Contrescarpe et ses environs immédiats.
Nous avons déjà dit que plusieurs couvents et hôtels avaient abusivement obtenu d’étendre leurs jardins et dépendances jusqu’au mur, et même au delà. Tandis que le Roi octroyait ces sortes de concessions, la Ville, copropriétaire des murs, comme ayant contribué aux frais do construction, cherchait à tirer parti du chemin de ronde intérieur qui les longeait, et louait à des cordiers, à des archers, à des arbalétriers, les portions qui leur étaient nécessaires pour leurs industrie et exercices, et Je laisse, dit Sauvai, toutes les autres places où les Parisiens prenoient l'arc et l’arbalètre, par divertissement et pour s’exercer, comme... au jardin des archers et des arbalétriers proche la porte de BussiPl.»
Cette proximité désigne l’emplacement de la rue Contrescarpe, puisque, dans un et Compte de recepte à cause des nouveaux murs», il est littéralement parlé du sol de cette rue : tt La porte Bussy, en tirant à la porte de Nesle. Le logis de la porte de Bussy, avec les allées des murs, depuis ladite porte jusques à 1 hoslel de Nesle et deux tours estant esditz murs, ensemble un appentis édifié en l'allée d’en bas,
: Il ne faut pas entendre te mot occidental dans un sens rigoureux : l’obliquité de la rue Contrescarpe ne se prêle point à une orientation facile. — f2) Sauvai, I. p. 62e.
RUE DAUPHINE
baillez par ladite Ville aux capitaines et archers d’icelle dès le seiziesme mars