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L'OSERAIE. Le 5 septembre 1344, Fabbaye bailla à Étienne de Senlis une pièce de terre contenant trois arpents, dite l'Oseraie, et située sur le fossé du Préaux-Cleres. au bout des murs de la Courtille des moines. Dans un autre bail de 1354, la même pièce est indiquée comme tenant d'une part au Pré-aux-Cleres.
et d'autre part à la voie des Vaches (rue Saint-Dominique ); le censier de 13 énonce en outre la « pièce de terre … laquelle on appelle Oseroye … tenant d'une e part à la voye aux Vaches, d'aultre au Pré aux Cleres, aboutissant d'un bout aux «murs de la Courtille dudit Saint GermainU). » Aïnsi, la terre de TOseraie était comprise entre le Pré-aux-Cleres, la rue Saint-Dominique et la rue des Saints- Pères: par conséquent la Butte en faisait partie. Au xvr' siècle, elle en était dislinguée, et le territoire de l'Oseraie, sur la rue des Saints-Pères, se bornait à l'emplacement de la maison de J. Fraguyer. Les locutions «en l'Oseraye» et «sur le Pré-aux-Clercs» étaient alors employées fréquemment comme synonymes, et il semble que le nom de FOseraie se donnait parfois plus spécialement au VOISInage du Pré-aux-Gleres, non confondu avec les terrains longeant la rue Saint- Dominique. Cette interprétation résulte de divers textes, et, entre autres, du
passage suivant d'un litre de 1531 : «arpent aboutissant d’un bout à l'Oserave,
- d'aultre au chemin des Treilles» (rue Saint-Dominique). Toutefois il était plus ordinaire de considérer le territoire de l'Oseraie comme borné par la rue Saint- Dominique; on écrivail donc «arpent en l'Ouzzeraye, tenant... au Pré-aux-Cleres, «et d'autre bout au chemin aux Vaches» (1415); «pièce de terre, à l'Oseraye.
. aboutissant d'un bout au chemin des Treilles» (1531), ete.
Aussi bien, ce que le territoire de l'Oseraie avait perdu sur la rue des Saints- Pères, il le regagna largement vers le “couchant, dans la direction duquel il finit par s'étendre assez pour atteindre le canton de la Petite-Seine : plusieurs docu-
ments mentionnent le lieu ædict la Pelite Seyne, aultrement dicte FOseroye
(1527, 1533, etc.). Ge lieu. où les deux climats se confondaient, était placé à la hauteur de l'extrémité du Pré-aux-Cleres, à 800 mètres au moins de la rue des Saints-Pères.
Au commencement du xvn° siècle, après le jardin de JF. Meurier on ne rencontrait plus jusqu'à la Seme que des terres dépourvues de constructions, c’est-à-
dire le Pré-aux-Cleres et des champs ou des jardins.
Sous-entendu : le chemin entre deux