MENT PARTIE MÉRIDIONALE DE LA RUE BONAPARTE
La rue du Pot-de-Fer commençait à la rue du Vieux-Colombier et finissait à la rue de Vaugirard.
C'était aussi, probablement, une des ruelles Saint-Sulpice; mais nous n'en ans Jamais eu la preuve. Jaillot assure que, dans des actes du xv° siècle, elle est désignée par la formule : ruelle tendant de la rue du Colombier à Vigneray. Nous n'avons point retrouvé ces actes; toutelois il n'est point douteux que la locution rapportée par Jaillot ait été en usage, puisqu'elle est reproduite dans des documents postérieurs. La rue du Pot-de-Fer est effectivement énoncée, dans le censier de 1523, «ruelle qui tend de la rue du Colombier à Vigneray, appellée «la ruelle Henri du Verger.» Dans le censier de 1543, elle est désignée ainsi : «chemyn par lequel on va à la maison qui fut Henry du Vergier.» Henri du Verger, maître boulanger, mort entre 1 198 et1510, possédait plusieurs maisons dans la rue, et même il était le seul qui y en possédät; son nom a done ét6 donné tout naturellement.à la rue, qu'on énoncait encore rue Henry du Verger en 1656. N
dans les titres jusqu'en 1696. On lit dans le censier de 1999 : æpelite ruelle
anmoins on disait de préférence alors rue du Verser, et cette dénomination fisure 8 8
tappellée du Verger, » et dans celui de 1 628 : « rue du Pot de Fer, diete du \ erper.
Le censier de 1687 contient une note exprimant que la rue du Pot-de-Fer s'appelait anciennement la ruelle des Champs; Le fait n’est point mvraisemblable; mais, comme nous l'avons fait remarquer ailleurs, nous avons constaté que l'unique rue, où ruelle des Champs, qui soit maintenant mentionnée dans les archives de l'abbaye, se confond avee la rue du Vieux-Colombier. Le voisinage de cette dernière rue a, d'ailleurs, fait donner parfois à la rue du Pot-de-Fer le nom de «ruelle du Coulombier» (1534154 3). Sauval aflirme qu'elle commençait de son temps à « prendre le nom de rue des Jésuites, à raison de leur noviciat; » Mais nous n'avons rencontré la preuve de cette assertion que dans un seul document, d'où il faut conclure que cette dénomination populaire a été peu usitée.
La liste des rues donnée par Corrozet contient l'indication d’une certaine «rue «des Jardins, près Saint-Sulpice, » que Jaillot identifie avec la rue du Pot-de-Fer. Il y avait effectivement des jardins däs la rue du Pot-de-Fer, et une confusion à pu naître dans l'esprit du vulgaire, par suite de la synonyimie des mots verver el jardin. Nos recherches ne nous ont fourni aucun renseignement sur ce point; elles ne nous Ont pas appris non plus où élait placée l'enseigne du Pot-de-Fer qui à donné à la rue sa dernière dénomination. Au reste, de toutes les pelles voies des
environs de Saint-Sulpice, la rue du Pot-de-Fer est celle sur laquelle il existe le
moins de documents anciens, car, par une fatalité surprenante, le censier de 1595 a perdu le feuillet qui s\ rapportait, et les archives du noviciat des Jésuites. d'où nous aurioné tiré sans doute quelque éclaircissement, sont disparues. Le nombre et l'emplacement précis des maisons de la rue du Pot-de-Fer ne se
révèlent à nous qu'au temps de Louis XII.
CÔTÉ ORIENTAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
\usow attenante à celle du coin de la rue du Vieux-Colombier, sans désignalion en 1628, puis ayant eu l'enseigne de la Fontaine (1651); elle le devait appatemment au brasseur Jean de la Fontaine, qui en étail propriétaire vers 1628. Cette maison provenait du morcellement d'une des propriétés contiguës, el fut
absorbée dans les bâtiments du séminaire Saint-Sulpice, par les directeurs duquel
elle fut achetée le 15 mars 1
5. Sa superficie était de quatre-vingts toises. Masox sans désignation, dite, en 1 b9p, appartenir à « M. de Hèves, secrétaire,» En 1687, on l'a pelait l'hôtel de Saint-Quentin. Mason sans désignation, bâtie sur une place de onze toises el demie de large, cédée, le 25 janvier 1634, par Pierre de Brion au chanoine de Notre-Dame, Pierre de Montreuil. Elle fut donnée au séminaire le 31 mars 168.
Partie postérieure de la éraxne muson du président Brion. { Voir Rue Férou.)
Masox sans désignation, faisant le fond du cul-de-sac Férou, et contiguë au jardin du coin de la rue de Vaugirard. Les Jésuites l'achetèrent, le 3 décembre 1639, de M° François Robert de Montry, qui l'avait bâtie sur une place par fui acquise du président Brion, le 29 avril 1638. Cette place, aimsi que l'emplacement de toutes les maisons précédentes, provenait du morcellement de la grande
maison de Henri du Verger, s'étendant jusqu'à la rue du Vieux-Colombier g Jusq
CÔTÉ OCCIDENTAL
JUSTICE
ET CENSIVE DE L'ABBAYE
signation (1628). dont la première élait contiguë
Deux waisoxs sans d
maison du coin de la rue de Vaupirard et la seconde appartenait aux Mathurins. Maison sans désignation (1628), faisant le coin de la rue Honoré-Chevalier,
et appartenant aux Jésuites. Nous n'avons trouvé aucun document du x siècle relatif à ces maisons, qui, très-probablement, étaient des morcellements de celle du coin de la rue de Vaugirard. En 1529, l'emplacement de toutes ces maisons
était occupé par un jardin appartenant à M° Michel Raimbaut,.
HÔTEL DE MÉZIÈRES, faisant le coin septentrional de la rue Honoré-Chevalier et l'angle méridional de la rue de Mézières. (Voir à l'article de cette dernière
rue.)
Grañpe Maison sans désignation (1628), faisant le coin septentrional de la rue de Mézières, et aboutissant en partie sur la rue du Gindre. Elle appartenait en 1628 à Robert de Montry, et occupait l'emplacement d'une autre construction connue, au Lemps de François [*, sous le nom de maison aux Fireus. Celle-ci avait été élevée, vers le commencement du xvi siècle, sur un arpent de terre labourable, par Jean du Verger, et, après la mort de ce dernier, elle était passée à son épouse Jeanne Firelin (alias Filletin et Fizelin), puis aux héritiers de cette
femme. Il est probable qu'elle formait primitivement lencoignure des rues de
Mézières et du Gindre. Dès 1 17, elle était divisée en deux maisons, dont une appartenait à Nicolas Pot, marchand boucher, et l'autre à la veuve Grand-Jean Boutevillain,
Mason sans désignation (1628), contiouë à la maison du coin de la rue du
Vieux-Colombier, et en ayant fait partie dans la première moitié du xvi siècle,