RUE DU SABOT
de celle de la rue de Condé à laquelle elle aboutissait, et fut achetée par le prince
de Condé au mois de décembre 1703. Elle avait été élevée sur deux pièces de terre cédées, le 10 mai 1590, par la veuve de Gilles Liénard à Me Pierre François,
dit de Colonia, chanoine de Saint-Benoît. La première de ces pièces, qui avait été baillée le 29 novembre 1515 à Jacques L'Héritier, avait environ quinze toises et six pouces de profondeur sur quatre toises un pied de largeur; la seconde, un peu moins profonde, était large de cinq toises. Toutes les deux aboutissaient à la propriété de Durant Parques, ce qui nous a permis d'en restituer l'emplacement.
Janin (1531), puis maison sans désignation (1543), qui fut achetée, le 18 février 170, par le prince de Condé. C'est la dernière, dans cette direction. que ce personnage ajouta à son hôtel. Elle constituait l'extrémité de la pièce de terre d'Ange Coignet, et contenait, en 1628. cent trente toises de superficie. Une partie du terrain qu'elle occupait était formée d’une place de douze toises de profondeur sur cinq toises un pied de largeur; cette place, contiguë aux terrains dont nous venons de parler, avait été baillée en même temps à de Golonia, et aboutissait à la maison du Petit-Écu-de-France. Au même lieu avait existé un lot de quatorze loises de largeur, baillé par Coignet à Jean Yve, le 20 novembre 1516.
Deux sanons (1547) dépendant de la maison du Riche-Laboureur, faisant le coin de la rue de Condé. En 1698, à la place de ces jardins, il y avait des constructions formant la partie postérieure de deux maisons ayant leur entrée par la rue de Condé.
RUE DU SABOT (FasanT AUJOURD'HUI PARTIE DE LA RUE BERNARD -PALISSY )
La rue du Sabot commence à la rue du Four et finit à la rue du Dragon.
Cette petite rue, assez rarement mentionnée à cause de son peu d'importance, apparaît pour la première fois dans un titre de 1468. où elle est énoncée «ruelle «qui va en la rue du Four.» Au xvr° siècle, on l'appelait «rue Copieuse» (1523, 1931, etc.), à cause du clos Copieuse, qui formait une de ses encoignures. Dans le censier de 1531, elle est appelée «petite ruelle qui descend du chemin + dudiet hostel du Sépulchre à la rue du Four, » et dans le censier de 1 59, «rue « de l'Arpenteur.» Ce dernier vocable n’a Jamais été signalé, et nous ne l'avons point rencontré ailleurs. Le nom de rue du Sabot ne commence à être employé dans les actes qu’à l'époque de Louis XHIE, bien que l'enseigne du Sabot, d'où il provient, soit beaucoup plus ancienne. La rue du Sabot doit se confondre avec une certaine rue Saunet-le-Breton, dont les auteurs ne parlent point non plus, et